COLA
COGLIONI. Voij. CoLÉONi.
COGNAC ou CÔIGNAC {Campiniacum ou Compiniacum , Conacum , Condafe), ville de France située dans l'Angoumois, sur la Charente. On y a tenu quatre conciles. Voy. Labbe, tom. XI. Hardouin, tom. VII. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 122 et 123.
I. COGNAT (Coynalus), en droit civil se dit de ceux qui ont entre eux le lien de parenté qu'on appelle cngnation. Voy. l'art, suivant.
II. COGNAT (Cognatus), terme de jurisprudence qui se dit en général de ceux qui sont unis par des liens de parenté , mais qui aussi désigne particulièrement les parents du côté des femmes. Compar. Agnat, n° II.
COGNATION (Cognalio), terme de jurisprudence, exprime le lien de parenté entre tous les descendants d'une même souche , et particulièrement la parenté du côté des femmes. Compar. Agnation, Affinité, n» IL COGNATIUS. Voy. Cagnazzo.
COGNATUS ou COUSIN (Jean), chanoine de la cathédrale de Tournay au xviF siècle, a laissé, outre une Histoire de Tournay, en français : 1" de Fundamentis religionis ; Douay, 1597; c'est un traité de la connaissance naturelle de Dieuj de l'immortalité de lame et de la justice de Dieu; — 2° de Prosperitnte et exitio Salomonis; ibid., 15i>9; — 3" Historia sanctorurn Tornaci; ibid.,l(î21. Voy. André-Valère , Biblioth. Belg. COGNI. Voy. IcONiUM.
COHORTE (Cohors), en grec Speîra. Ce mot , qui se lit dans les Macchabées et dans le Nouveau Testament, doit s'entendre de la cohorte romaine, laquelle formait la dixième partie d'une légion, comprenait 3 manipules ou 6 centuries, c'est-à-dire 600 hommes. Cependant ce nombre variait souvent; car du temps de l'historien .loseph les cohortes romaines en Palestine étaient de 1000 hommes , d'autres de 600 fantassins et 120 cavaliers. Voy. Matth., xxvii,27. Marc, xv, 16. Actes, X, 7, etc. Macchab., v, 2, etc. J.-B. Glaire, Introduct. histor. et crit., etc., tom. II, p. 333,3''édit.
COIGNAC. Voy. Cognac.
COIMBRA (Manoël de), théologien, né à Obidos, vivait au xvii« siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1° Practica dos exercicios spirituaes de sa?ito Ignacio; Lisbonne, 1687; — 2» J*tro vespertino de S. Lucar Theresa de Jésus; 1689; — 3" Relaçam do sumptuoso apparato na canonisaçÀo de cinco santos : S. Lourenço Justiniano , S. Joào Copistrano, S.Joào de Sahagun, S.Joào de Deos e S. Paschoal Baylon ; Lisbonne , 1691 , 10-4°; — 40 Ba7inuete da Aima; 1687, in-12. Voy. Barbosa Machaao, Biblioth. Lusitan. Ferdin. Denis, dans la Nouv. Biogr. gêner .
COÏMBRE ou CONIMBRE ( Conimbria ou Conimbrica, Conimbriga Nova), ville épisc. de Portugal sous la métropole de Lisbonne , et située à trente-sept lieues de cette dernière ville, capitale du Beïra, sur le Mondego. L'évéché était dès l'an 520 à l'ancienne Conimbre; devenu un simple village sur l'Alentejo, il fut d'abord sous Mérida , ensuite sous Braga, en troisième lieu sous Lisbonne, pour redevenir suffragaiit de Braga, ce qu'il est aujourd'hui. Voy. De Commanville, /" Table alphabet., p. 77. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 127 et suiv. COINTE (Charles LE), oratorien, né à Troyes l'an 1611, mort à Paris en 1681, a laissé, outre quelques ouvrages manuscrits : 1» Orationespro fectioHum ausf)icatione in colleyio Andino habitœ, ann. Christi 1640 et 1641, in-4»; — 2» Annales ecclesiastici Francoruni ; V&ris , 1665-1683, 8 vol. in-foL; le 8« vol. a été publié par le P. Dubois.
Cet immense travail commence à l'an 417, époque à laquelle le P. Le Cointe <ixe le commencement du règne de Pharamond, et finit à l'an 845. C'est une pure compilation, mais pleine de recherches singulières , faites avec beaucoup de discernement et de sagacité. Voy. le P. Dubois, Vie du P. Le Cointe, en tète du 8« vol. des Annales. Nicéron, Mémoires, tom. IV etX. Moréri, Diction, histor. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
COIRE (Curia ou Curia Rhœtiorum, Curia Bhœtorum), ville de la Rhétie première et du Vicariat italique, aujourd'hui capitale des Grisons. Elle ne compte que peu de catholiques, relativement au grand nombre des protestants. Selon De Commanville, l'évênhé fut fondé en 350 sous la métropole de Milan; il devint ensuite suffragant de Mayence, et plus tard il fut soumis immédiatement au Saint-Siège. Une tradition nous apprend que ce furent des disciples de saint Pierre qui les premiers prêchèrent l'Évangile aux barbares Rhétiens, et que saint Luce ouLucius I", roi chrétien des îles Britanniques, fut le premier évèque de Coire. Remarquons que Baronius n'a pas cité ce fait dans le Martyrologe romain; mais il peut y avoir eu à Coire un évèque du nom de Luce, qu'on aura confondu dans la suite des temps avec le roi breton. Voy. De CommaiïwiWe, ibid ., p. 84. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, ibid.. p. 129,130.
COISLIN (Henri-Charles de Cambout, duc de), évèque de Metz, né à Paris l'an 1664, mort l'an 1732 , fut aussi premier aumônier du roi , et membre de l'Académie française et de celle des inscriptions. Il déploya toujours la plus grande charité à l'égard de ses diocésains, qui lui durent d'utiles établissements et plusieurs fondations pieuses. Il a publié : 1" un Choix des statuts synodaux de ses prédécesseurs; 1699, in-8'';
— 2» un Rituel ; 1713, in-4'>; — 3° un Mandement pour l'acceptation de la bulle Unigenitus ; vaandement que le Pape censura comme propre à conduire au schisme et à Terreur ; le conseil du roi de France le supprima par arrêt du 5 juillet 1714, comme injurieux à Sa Sainteté et aux prélats de rassemblée du clergé. Voy. Fel- 1er, Biogr. univers.
COLAÏA, père de Phadaïa, descendant de Benjamin , fut un des Juifs qui habitèrent à Jérusalem après le retour de la captivité de Babylone. Voy. II Esdras, xi, 7.
COLANGELO (François), théologien, né à Naples l'an 1769, mort l'an 1836, entra d'abord chez les Oratoriens , et devint évèque de Castellamare. On a de lui : 1" Apologia délia religione christiana; in-8°; — 2" Omelia di S. Gio. Crisostonio intitolata : Che Christo sia Dio, trad. du grec; — 3° la Irreligiosa libertà di pensare: in-8'';
— 4° Vita di S. Nazzaro; in-8o; — 5° plusieurs autres ouvrages littéraires et biographiques, dont on trouve la liste dans Tipaldo , Biografia degli italiani illustri, tom. VI, et dans la Nouv. Biogr. géne'r.
COLARBASE, célèbre valentinien du ii« siècle, fut disciple de Valentin , au système duquel il appliqua les principes de la cabale et de l'astrologie. Il faisait dépendre de sept astres la vie et la naissance de tous les hommes, et prétendait que la plénitude et la perfection de la vérité et de la religion étaient renfermées dans lalphabet grec, puisque Jésus-Christ était nommé alpha et oméga , première et dernière lettre de cet alphabet. Voy. saint Irénée , 1. I", c. X. TertuU., de Prescript., c. lui. S. Aug., Hœres., c. XIV et XV. S.Epiph., Hœres., xxxv. Baronius, •A. C. 175. Richard et Giraud.