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Argeritinensis episcopatti9 fundator prœvius, notis ïllustrafm; ibid., 1623, in-4''. Voj/. Alegambe, de Script. Socief. Jesu. Le Mire , de Sn'iptor. sœculi XVI.
II. COGCIUS (Josse), luthérien converti .»t chanoine de Juliers, a publié un recueil des térAôignages des Pères et des décisions des conciles sur les matières de controverse ; ce recliëil a paru sous le titre de : Thésaurus cafho- Hcus; 1599 et 1600; Colomie, 1619, 2 vol. in-fol.
GOCHELET (Anastase), carme, né à Mézières, mort à Reims l'an 1624, fut docteur de Paris et provincial de sa province. Ses discours et ses écrits sont une preuve éclatante du zèle qu'il déploya pour l'extirpation de l'hérésie. On a de lui : 1» V Enfer de Calvin ; Anvers , 1608 et 1610; — 2o le Cimetière de Cahnn ; ibid., 1610;
— 3° Répétitions du saint sacrifice de la Messe; ibid., 1601; — ¥ Réponse à l'abjuration de la vraie foi, que les calvinistes font en apostasiant ta foi catholique, apostolique, romaine; ibid., I601, in-8". Voy.laBiblioth. Carméli t., Xom.l^'', col. 64.
COCHET (Jean -Baptiste), recteur de l'Académie de Paris, né à Faverges en Savoie, mort à Paris l'an 1771 , a laissé : 1° des traités de mathématiques , de physique, de métaphysique, de logique et de morale • Paris, 1731-1756; — 2" Preuves sommaires de la possibilité de la présence de Jésus -Christ dans l'Eucharistie, contre les protestants; ibid., 1764, in -12. Voy. Feller, Biopr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
CfOGHIN (Jacques -Denis), docteur de Sorbonne , curé de Saint- Jacques-du-Haut-Pas et fondateur de l'hospice qui porte son nom , naquit à Paris l'an 1726, et mourut l'an 1783. Il montra toujours le plus grand zèle pour le soulagement de ses paroissiens. Il a laissé ri" Exercices de retraite pour l'intei^alle de l'Ascension à la Pentecôte, avec les pa^^aphases sur les Psaumes; Paris, 1778, in-12; — è» Entretiens sur les fêtes y les jeûnes , usages et principales cérémonies de l'Église; ibid., 1778, 1786, 1789, in-12;
— 30 CEuvres spirituelles ,tom. I«f et unique; ibid., 1784, in-12; — 4° Paraphrase de la prose Dies irae, ou Sentiment du pécheur qui désire travailler sincèrement à sa conversion; ibid., 1782, in-12 ; — 5° Paraphrase des psaumes, prières et cantiques qui se chantent à Saint-Jacques, etc. ; ibid., 1786, in-12; — 6* Prônes ou Insti-uclions familières sur les Epîtres et les Évangiles des dimanches et principales fêtes de l'année ; ibid., 1786, 1787, 2 vol. in-12; 1791, 3 vol. in-12; — 7° Prônes ou Instructions familières sur toutes les
Îarties du saint sacrifice de la messe; ibid., 1787, 791, in-12; — 8" Prônes ou Instructions sur les Grandeurs de Jésus-Christ dans les prophéties qui ont annoncé , dans les exemples de sa vie mortelle, etc.; ibid., 1806, 2 vol. in-12. Tous ces écrits, dont plusieurs ont été publiés par le frère de l'auteur après sa mort, sont excellents pour le fond et pour la forme. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, histor. Feller, Biogr, univers.
COCHLÉE ou COCHL.ffiUS ( Jean ) ; son vrai nom était Dobeneck ; il se donna celui de Cochheu.?, qu'il tira d'un village de Wendelstein , près de iS'uremberg, village où il naquit en 1480, selon son épitaphe , qui porte qu'il mourut le 10 janvier 1552 , âgé de 72 ans. Cochlée était doyen de l'église de Notre-Dame à Francfort -sur- le- Mein. Il ne cessa de poursuivre les hérétiques; c'est pourquoi il puolia de nombreux écrits contre Luther, Melanchthon, Zwingle, etc. Ses principaux ouvrages sont : 1" de Christi natura^ pro et contra; 1527, in-8"; — 2"» Concilium dele-
ctoruni cordinalium et aliorum prœlatorum , de emendendu ecclesia, Paulo III j'uhente. etc.; accessit J. Cochlœi discussio œquitatis super concilia, etc., ad tollendam per générale concilium inter Germanos in rcligione aiscordiam ; 1539 , in-8''; — 3° Spéculum antiques devotionis circa missam; 1549, in-fol.; — 4° Commentarin de actif et scriptis M. Lutheri , ab anno 1517 ad 1546; 1549, in-fol. Cochlée a publié lui-même le catalogue de ses écrits; Richard et Giraud en indiquent un bon nombre. Voy. Le Mire , de Scriptor. sœc. XVI. Bellarmin, de Scriptor eccles. Possevin, in Appar. sacr. Sponde, in Anna/. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclopéd. de la théol. cafhol.
I. COCKBURN (Jean), théologien anglican du XVII* siècle, a laissé : An inquiry into nature , necessity and évidence of cnristian faith , in several essays; Londres, 1696, in-S». Voy. la
IL COCKBURN (Patrice), orientaliste, né à Langton, mort à Saint- André l'an 1559, embrassa l'état ecclésiastique et professa à Paris les langues orientales. De retour dans son pays, il abjura le catholicisme, et fut le premier pasteur protestant d'Haddington. Il a laissé : 1" Oratio de excellentia et utilitate Verbi Dei ; Paris, 1551 , in-8° ; — 2" rfe Vulgari sacrœ Scripturœ phrasi ; ibid., 1552, in-S"; les doctrines contenues dans ces deux ouvrages firent naitre de justes craintes sur l'orthodoxie de Cockburn; — 3" In Orationem dominicam piu tneditatio;S3iint- André, 1555, in-S»; — 4» Commentutio in synibolum apostolicum; Londres, 1561, in- 40. Voy. la Nouv. Biogr. génér. et VEncyclop. catholique.
COCQ (Florent de), théologien flamand, de l'Ordre des Prémontrés, mort en 1691, a laissé : \q Principia tutius theologiœ moi'alis et spéculativœ ex sacra Scriptura , sanctisPatribus, maximo sancto Augustino et aliis probatis auctoribus compendiose deprompta ; Cologne, 1682, 3 vol. petit in -8", et 1689, 4 vol.; — 2" Conversio vera et apostolica , in qua tota justificaiionis œconomia exhibetur ; Liège , 1685, in -8»; — 3» de Jure et justitia; Bruxelles, 1687, in-4''; Matines, 1741, 3" édit. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
COCQUELIN. Voy. Coquelin, n» IL
COCQUAULT (Pierre), né à Reims, où il fut chanoine et officiai , mort en 1645 , a laissé , outre une Table chronologique de l'histoire de Reims , publiée en 1654, in-4" : 1" Mémoires pour servir à l'hist. ecclés. de Reims ; 5 vol. in-fol. et un in-4''; — 2" Mémoires pour la revendication des églises des Pays-Bas. Ces deux ouvrages ont été extraits du cartulaire de l'église de Reims, et sont restés manuscrits dans la bibliothèque de cette ville. Voy. Le Long , Biblioth. histor. de la France. Feller, la Nouv. Biogr. génér.
COCQUELIN (Nicolas), chancelier de l'église et de l'université de Paris , né à Corberie l'an 1640, mort l'an 1693. Ses principaux ouvrages sont : 1° Interprétation des Psaumes de David et des cantiques qui se disent tous les jours de lu semaine dans l'office de l'Église; Paris, 1686, in-12 et in-80 ; Bordeaux , 1731 , in-12 ; Limoges, in -8°; — 2° le Manuel d'Epictète, avec des réfiexions tirées de la morale de l'Évangile; Paris, 1688, in-12; 3" Traité de ce qui est dû aux puissances, et de la manière de s acquitter de ce devoir, pour servir de réponse aux égarements du min istre Jurieu ; Paris , 1690 , in-12. Voy. Richard et Giraud.
COCQUELINES ( Charles ) a édité le grand buUaire, intitulé : Bullarum, privilegiorum ac diploma.twn romanorum Pontificum amplissima coU
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leetio; cui accessere Pontificum omnium vîtes, notée et indices opportuni ; 12 vol. in-fol. Voy. le Jotirn. des Savants, 1743, p. 374.
COCUS (Robert ), anglican , vicaire de Leeds, mort en 1604, a publié un ouvrage fort estimé par ses coreligionnaires, et qui n'est pas, en effet, sans un certain mérite. Seulement l'esprit et le langage de secte déiigurent un grand nombre de ses observations. Cet ouvrage est intitulé : Censures quot-umdam scriptorum qui sub Hominibus patrum antiquorum a pontificiis citari soient ; le but de lauteur est, de discerner les vrais ouvrages des Pères de lÉglise d'avec ceux qu'on leur attribue faussement. Voy. Feller , Biogr. univei's.
CODDE (Guillaume Van Der), en latin Coddœus , orientaliste , né à Leyde Tan 1575, mort vers l'an 1637, a laissé : 1° Hoseas, propheta, hcbraice et chaldaice ,cum duplici versione latina, et commentariù hebiaicis Salonionis larchi, Ahen- Kirœiet Iktvidis Kimchi; Masora itemparva, etc.; Leyde, 1621, in-4"; — 2" des travaux sur la grammaire hébraïque et des fragments d'Aristophane. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
CODDIENS. Les Coddiens étaient une des branches des Gnostiques. Voii. Gnostiqies.
L CODE DES CANONS ou CODE CANONIQUE, nom donné à différentes collections qui ont été faites des canons des apôtres et de ceux des conciles. Voy. Canon. Droit canonique. Le Diction, ennjclop. de la théoL cotltol.
II. CODE DES CURÉS; c'était un recueil de maximes et de règlements à l'usage des curés, relativement à leurs fonctions, droits et privi- 'éges. Voii. le Diction, ecclés. et can. portatif.
CODÊCIMATEUR, celui qui avait part dans les dîmes dune paroisse. Lorsqu'un curé n'avait point de gros ou un supplément , chaque décimateur était tenu solidairement de lui fournir la portion congrue ou le supplément de celte portion. Voy. de Perrière, Diction, de droit, au mot CoDÉciMATEUR. Richard et Giraud.
CODIN , en grec Kôdinos, et en latin Codinus (George), surnommé le Kuropalate , mort probablement après la chute de Constantinople, en 1443, est l'auteur de deux compilations intitulées dans la traduction latine : 1° de Officialibus palatii Constantinopolitoni et de officits magnœ Ecclesiœ; ouvrage dont l'avant-demière édition est celle de Goar; Paris, 1648, in-fol., dans la Collection des auteurs byzantins du Louvre; et la dernière celle d'Immanuel Bekker; Bonn, 1839, in-S", dans la Collection des auteurs byzantins de Bonn ; — 2» Excerpta ex libro chronico de originibius- Constantinopolitunis, dont la dernière édition est celle de Pierre Lambeck ; Paris, 1655, in-fol., dans la Collection des auteurs byzantins du Louvre, laquelle cependant a été réimprimée dans la Collection de Venise. On attribue encore a Codin une traduction grecque de la Missa sancti Gi-egorii papce : 'Pans , 1595, in-S", insérée dans Biblioth. Patrum maxima. tom. II. Voy. Lambecius, Vita Codini, dans son édit. des Atitiquites de Constantinople. Fabricius, Biblioth. grœc, xii, 57. La Nouv. Biogr. génér.
CODOMANN (Laurent), cnronologiste protestant, né à Flotz, ou à Hoff, selon d'autres, l'an 1529, mort à Bayreuth, est auteur de : 1" Supputatio prœteritoruni unnorum mundi et septuaginta hebdoniadarum Danielis,ex hisforiis sacris ethnicisque sumpta; Leipzig, 1572, in-8°; — 2° Anm/ks sacrœ Scripturce, ubi origo Olympiad«w;"\Viltemberg, lo81 , in-4'>.
CODRATUS , martyr, mort l'an 258. Issu de parents chrétiens, et occupant un rang élevé, il étudia la médecine, et s'appliqua surtout à- con-
vertir ses malades. Jason , alors gôuvfeïnèur de la Grèce, le fit mettre à mort. L'Eglise grecque et l'Eglise latine honorent sa mémoire le 10 mars. Voy. les Acta Sanctorum. Bzovius, Nomenclafor sanctorum professione mediconnn.
CODRILLUS. Voy. Cordylls.
CODURC (Philippe), théologien français, né à Annonay, mort l'an 1660, fut d'abord ministre à Nîmes; plus tard il embrassa la religion catholique , et écrivit des ouvrages qui montrent qu'il était très-versé dans les langues orientales. Les principaux sont : 1° Comtyientaire sur le livré de Job; 16ol, in-4<'; — 2» Tmduction des livrés de Job et de Salomon; Paris, 1647, in-B»; ibid.', 1657, in-4»; — 3» Dissertation sur le sacrifice de la messe et sur la présence réelle du corps et du sang de Jénts-Christ dans r Eucharistie ;iQi5; — i:" Dissertation sur la généalogie de Jésus-Christ; il y concilie les contradictions apparentes des deux évangélistes qui la rapportent. Voy. Richard et Giraud.
1. COÊFFETEAU (Guillaume), frère du suivant, a laissé des Commentaires sur quelques psaumes et sur d'autres livres de l'Ecriture saifite. ainsi que plusieurs petits Traités sons ce titre : Florilegium; 1667. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lrir raine.
IL COEFFETEAU (Nicolas), dominicain, né à Saint-Calais l'an 1574, mort à Paris l'an 1623, fut un des quatre professeurs de théologie de la maison de Saint-Jacques, prédicateur ordinaire de Henri IV, et devint successivement évèque in partibus de Dardanie, suffra;:ant de l'évèque de Metz, puis évéque de Marseille. On le regardait de son temps comme le modèle de ceux qui veulent écrire et parler poliment le français. II a laissé un grand nombre d'ouvrages , dont on trouve la liste complète dans Richard et Giraud. Nous citerons seulement : l» la Défense de la sainte Eucharistie; Paris, 1606, 1617, in-8°; — 2" Prernier essai des questions théologiques traitées en notre langue, selon le style de saint Thomas et des autres scholastiques; ibid., 1607, in-4"'; — 3p le Sacrifice de l'Église catholique, apostolique et romaine; ibid., ItiOS, in-8°; — ifi Réfutation des faussetés contenues en la deuxième édition de l'Apologie de la Cène, du ministre Du Moulin; ibid., 1609, in -8». Voy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic tom. II. Le P. Touron, Homtn. illust. de S.-Domin., tom. V. Nicéron, Mémoires.
COÉGALITE, égalité parfaite, entre des personnes de même nature. L'Église a décidé contre les Ariens (ine, dans la sainte Trinité, le Fils et le Saint-Esprit sont deux personnes co- égales au Père. S'il y avait entre elles de l'inégalité, on ne pourrait pas attribuer la divinité à celle qui serait inférieure à une autre. Vot/. Bergier, Diction, de théol.
CŒLE ou CŒLOS, C7LA, ville épisc. de la Chersonèse de Thiace située dans la province d'Europe, au diocèse de Thrace, et érigée, au ix« siècle , sous la métropole d'Héraclée. Elle a eu trois évêques, dont le premier, nommé Cyrille , souscrivit aux Actes du concile d'Éphèse. Il administrait en même temps l'Église de Callipolis. Le siège de Cœlé fut transféré à Maiton. Voit. Maiton.
CŒLESTINUS, capucin, né à Mont-de-Marsan vers Tan 1596, mort à Toulouse l'an 1659, a laissé : 1° Synopsis prosopochronica historiée ec' clesiasticœ ; Toulouse, 1644, in-fol.; — 2» Prosopochronica S. Scripturce; Paris, 1648, in-fol.; — 3° Clavis David, sive arcana Scripturce S.; Bordeaux, 1650, in-fol.; — 4» Spéculum sine macula in quo Ecclesiœ faciès in triplici statu, naturœy
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legis et graiiœ, exhibetur; ibid., 1654. Voy. Bernard de Bologne , Biblioth. Capucinoi'. La Nouv. Biogr. génér.
CŒLÉ-SYRIE. Foy. Célé-Syrie.
CŒLICOLES. Voy. Célicoles.
COELKO (Simon), carme , né à Lisbonne l'an 1514, mort en odeur de sainteté l'an 1606, prit le degré de docteur à Sienne, et devint provincial de son Ordre. On a de lui : 1" Apologie de r Ordre des Carmes contre le P. Roman; — ^"Dialogue de la vie active et contemplative ; — 3" Chronique des Carmes , dont le premier volume seulement a été imprimé. Voy. Moréri, édit. de
COELLN (Daniel-Georges-Conrad de), théologien protestant, né à Arlinghausen l'an 1788 , mort l'an 1833, professa la théologie àBreslau, et se montra toujours zélé partisan de la réunion des églises évangéliques. Ses principaux ouvrages sont : 1" de Joelis prophetœ œtate; Marburg,1811; — 2° Confessionum Melanchthonis et Zwinglii Augustanarum capita graviora inter se conferuntur; Breslau , 1830 ; — d° de la Liberté de l'enseignement théologique dans les universités allemandes , et des restrictions que doivent mettre à cette liberté les livres symboliques, en collaboration avec Schulz; ibid., 1830; — 4" Ce qu'il faut entendre par inétisme, mysticisme et fanatisme; Halberstadt, 1838. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
CŒNOBIARQUE. Voy. Cénobiarque.
COËRCITIF (Qui jus coercendi habet), pouvoir de contraindre quelqu'un à faire son devoir. Un supérieur de monastère a la puissance coërcitive sur ses religieux.
COERCITION (CoemYio), droit de contraindre ou d'obliger par force quelqu'un à faire son devoir. Les supérieurs ecclésiastiques et laïques , séculiers et réguliers ont le droit sur leurs inférieurs, et doivent s'en servir selon l'étendue de leur pouvoir, les règles de la prudence et de leur état, la nature des fautes et les différentes dispositions des coupables.
COÉTERNEL , COÉTERNITÉ (Coœfernm, coœternitas), termes usités en théologie pour dire que les trois Personnes divines sont également éternelles, contre les Ariens et les Sociniens, qui prétendent que le Fils n'est pas coéternel au Père. Voy. Éternité, Trinité, et le Traité de la Trinité dans les théologiens.
COËTLOGON (François de), évêque de Quimper, né l'an 1031 , mort l'an 1706 , favorisa le P. Maunoir dans ses travaux apostoliques, fonda dans son diocèse un grand séminaire et une maison de retraite , et participa aux travaux de l'assemblée des évêques réunis à Tours l'an 1699. Il a laissé : Réflexions, Sentences et Maximes sur divers sujets de piété, et principalement sur l'amour de Dieu, tirées des Œuvres de saint François de Sales; Paris, 1698, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
COËTMALÔEN ou COËTMALOUAN (Silva Melonis), abbaye de l'Ordre de Citeaux située au diocèse de Quimper; elle fut fondée l'an 1142 par Alain le Noir, comte de Penthièvre et de Richement.
I. CŒUR se prend dans l'Écriture, non-seulement dans son sens primitif et naturel, c'està-dire le viscère , principal organe de la circulation du sang, mais dans plusieurs autres, comme dans la plupart des langues connues. Ainsi il signilie : 1" la volonté, les désirs , les résolutions; et c'est là son sens le plus ordinaire; 2° l'intérieur d'une chose , le lieu le plus profond (Ps. XLVi, 3. Matth., xii, 40); 3» les pensées intérieures, les affections, \ attachement (Ps. vu, 10.
Matth., VI, 1); 4" les réflexions ou la sagesse ^Proverb., xxviii, 28); 5» le courage, la valeur (Deutéron., xxvi , 8).
II. CŒUR (DÉVOTION AU SACRÉ), dont l'objet principal n'est pas d'honorer d'un culte singulier le cœur de chair, semblable au nôtre, qui forme une partie du corps adorable du Sauveur, mais l'amour immense du Fils de Dieu, qui prend sa source dans ce cœur divin, amour qui l'a porté à se livrer pour nous à la mort, à se donner tout à nous dans l'auguste sacrement de l'autel , malgré toutes les ingratitudes, toutes les injures et tous les outrages qu'il reçoit et qu'il a prévus. Une foule de saints avaient autorisé la dévotion au sacré Cœur de .Tésus, et montré combien elle est utile au salut des hommes , avant qu'une vénérable iille de la Visitation fût choisie pour la propager. Cette dévotion a été autorisée par un bref de Benoît XIV daté du 18 mai 1757, par un décret de la S. Congr. des Rites en date du 18 janvier 1765, décret qui fut sanctionné par Clément XIII le 6 février suivant. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, enci/clopéd. de la théolog. cathol.
III. CŒUR (INSTITUT DU SACRÉ-), congrégation récente vouée surtout à l'éducation chrétienne des jeunes personnes, et qui en France, en Amérique, en Italie, et en plusieurs autres contrées du monde, produit le plus grand bien. Sous le même nom , un institut avait été fondé en 1767 à Béchore, au mont Liban, par une visionnaire nommée Endié ou sœur Anne-Marie Agémi, qui prétendait avoir des révélations, mais qui fut condamnée en 1779 par le Saint- Siège, lequel abolit en même temps le nouvel institut. Voy. le Dict. encycl. de la théol. cathol.
COÉVËQÙE (Coepiscopus), évêque avec, un autre. "Walafride - Strabo dit qu'autrefois il y a eu des évoques qui avaient des coévèques qu ils chargeaient de fonctions convenables à leur état. Les evêques qu'en Allemagne on nomme suffragants, sont de simples co-évêques, c'est-à-dire des ecclésiastiques qui ont reçu l'ordre et le caractère épiscopal,des évêques in parlibus, mais qui , comme ailleurs , aident l'évéque dans ses fonctions épiscopales, sans espérance de lui succéder.
COGAN (Thomas), médecin anglais, né à Rowell l'an 1736, mort à Londres l'an 1818, embrassa d'abord l'état ecclésiastique, et dirigea la congrégation presbytérienne à Amsterdam. Ses écrits religieux sont : 1" Traité moral sur les passions; Londres, 1807, 2 vol. in-8»; — 2° Recherches théologiques ou Examen des principes religieux qui influent le plus sur la direction des passions et des affections intellectuelles ; ibid., 1812, in-S"; — 3" Dissertations théologiques sur la supériorité morale qui caractérise le christianisme, etc.; ibid., 1813, in-8"; réimprimées avec l'ouvrage précédent; 5 vol. in-S". Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. génér.
COGGESHALE ou COGGESHÀLLE (Ralph ou Radulphe, Raoul, Rodolphe), historien anglais qui vivait vers la tin du xii« siècle et au commencement du xiii", fut d'abord chanoine, puis religieux de l'Ordre de Citeaux. On a de lui : l" Chronique de la Terre - Sainte ; l'auteur a été témoin oculaire des faits qu'il y raconte; — 2" Chronicon anglicanum ab anno 1066 ad annum 1200; — 3° Libellus de motibus anglicanis sub Joaiine rege. Ces trois ouvrages ont été pubhés dans Martenne et Durand, Amplissima collectio veterum scriptorum et monumentorum ; — 4» Super quibusdam visionibu-'i liber unus; — 5° des Sermons et autres écrits. Voy. Ricliard et Giraud.