‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 539 sur 1220 · I. COLBERT (Charles -Joachim), neveu du · texte numérisé non relu

I. COLBERT (Charles -Joachim), neveu du

frand Colbert, né à Paris l'an 1C67, mort l'an 738, fut grand vicaire de Rouen, agent général du clergé de France , puis évéque de Montpellier. S'il faut louer son zèle pour la conversion des hérétiques, on ne saurait trop déplorer les écarts dans lesquels l'a précipité l'esprit janséniste dont il était imbu. Non content de s'opposer à la bulle Unigenitus , il écrivit d'une manière violente contre les évèques français, attaqua le Pape, et publia contre Clément XII une lettre pastorale. Les ouvrages donnés sous son nom ont été recueilhs en 1/40, 3 vol. in-4o. Son Catéchisme , qui est à bien des égai'ds un bon ouvrage, a été mis à l'/wrfex (Decr. 21 jan. 1721), et la plupart de ses Instructions pastorales y ont été mises aussi; quelques-unes même ont été condamnées par l'autorité séculière. Voy. Richard et Giraud. Feller.

II. GOLBERT (Michel), de l'Ordre des Prémontrés, docteur de Sorbonne, né vers l'an 1633 , mort à Paris l'an 1702, devint abbé général de son Ordre en 1670. On a de lui : l" Lettres d'un abbé à ses religieux; Paris, 2 vol. in-8»; — 2° Lettres de consolation adressées à sa sœur sur la perte de son mari , premier président du parlement de Rouen. Voy. Richard et Giraud.

I. COLE (Thomas), théologien anglican, mort l'an 1697, fut disciple de Locke, et devint principal du collège de Sainte-Marie à Oxford. Ses principaux ouvrages sont : \° A Discourse of the Christian religion; in-S»; — 2° A Treatise un imputed righteousness ; in-8"; — 3" i4 Discourse of régénération, fuith and repentance; in-S». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

II. COLE ( "William), théologien, mort l'an 1662, fut secrétaire de l'évêque de Winchester. Il a laissé, entre autres écrits : 1» Man consider^ed with respect to theology ,philosophy , anatomy, and compared with the universe. Voy. ibid.

ÇOLEBROOKE (Henri-Thomas), célèbre orientaliste anglican, né à Londres en 1765, mort dans la même ville l'an 1837. Il n'entrait pas dans notre plan de parler de cet écrivain , qui s'est acquis une grande gloire par ses travaux sur la langue, la littérature, la religion, etc., des Indiens; mais l'inexactitude avec laquelle des indianistes même des plus savants ont présenté son opinion sur l'antiquité des Védas, et les conséquences fausses qu'on en a tirées contre l'origine de la Genèse mosaïque, nous font un devoir rigoureux de rétablir la vérité des faits. Il est incontestable que, dans ses Mémoires sur les Védas, Colebrooke semble faire remonter la composition de ces livres sacrés des Indiens jusqu'au xive siècle avant l'ère chrétienne ; mais ce savant ne fonde son opinion que sur des calculs astronomiques fort incertains, et encore ne la donne-t-il lui-même que comme une conjecture tout à fait vague, et qui par conséquent ne mérite pas beaucoup de confiance. Voici, en effet, ses propres paroles : This, it must be acknowledged , is vayue and conjectural. Comment se fait-il que parmi tous les indianistes qui se sont fondés sur l'autorité de Colebrooke pour soutenir la haute antiquité des Védas, il ne s'en trouve aucun qui ajt tenu compte de cette restriction, quoiqu'elle soit très -importante dans

la question de l'origine de ces livres? Voy. les Asiatic Researches, tom. VU, p. 284. Foy. aussi J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. P^, p. 7^ et les Livres saints vengés, tom. I", p. 173, où les connaissances et les tables astronomiques des Indiens sont appréciées à leur juste valeur.

COLENDAL (Henri),iésuite,né à Cologne l'an 1672, mort l'an 1729, fut tour à tour missionnaire, professeur de théologie à Osnabruck, chapelain royal à Dresde, prédicateur et recteur de la maison professe à Cologne. Ses principaux ouvrages sont : 1° Arnica confabulatio catholicum inter et Lutheranum de existentia sacerdntii inter Lutheranos; Cologne , 1710, in-S"; — 2" Osnabrugensis rusticus edoctus a catholico ecclesiaste methodum, qua facillime demonstrat inanitatem sacerdotii Lutheranorum ; ibid., 1710; — 3° Nullitas sacerdotii Lutheranorum ; ibid., 1713, in-S".

COLEONI ou CdGLÎONI, COLLÉONI (Célestin), capucin, né à Bergame, vivait au xvii^siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1" Vita S. Patritii, apostoli et primi orchiepiscopi Hibernensis, etc.; Brescia, 1617, in-8"; — 2» Tractatus de vero et legitimo mntrimonio S. gratœ Virginis: ibid., 1618 ; — 30 Vita SS. martyiMrn Firmi et tiustici; ibid., 1618, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. COLER (Jean-Christophe), théologien protestant, né à Altern-Gottern l'an 1691, mort à "NA^'eimar l'an 1736, fut ministre et prédicateur de la cour du duc de Saxe-Weimar. Il a laissé , entre autres ouvrages : l» Bibliothèque théologique choisie, en allemand; Leipzig, 1724-1736, in-8<»; — 2» Gazette ecclésiastique, en allemand; Weimar, 1734 et suiv., in-8»; — 3" Rejnarques importantes sur divers sujets de théologie, etc.; en allemand; Leipzig, 1734; — 4» de Épigraphe rabbinica, sive prœcipuis quibus in scribendis libris suis rabbini usi fuerint rationibus; de Ephrœrno et Joanne Damasceno; Wittemberg, 1714, in-4»; — 50 plusieurs autres écrits qui sont indiqués dans la Nouv. Biogr. génér.

II. COLER (Jean-Jacques), théologien protestant, né à Zurich au xvi^ siècle, fut le disciple de Théodore de Bèze. Il a laissé : 1" Questio theologica , an anima rationalis sit ex traduce; Zurich, 1586, in-4"; il se trouve aussi dans Rodolphe Goclenius , Psychologia , etc.; Marpurgi, 1694, in-8o; — 2" Psychologia . hoc est de hominis fie/7i?e//one; Marpurgi, 1694, in-8°. Voy. ibid.

I. COLÈRE. La colère est mise au nombre des péchés capitaux, parce qu'elle est la source des inimitiés, des querelles, des injures, et quelquefois même des meurtres. On peut remédier à ce vice en s'accoutumant à la patience , à l'humilité , à la charité , en prenant de fortes résolutions de se réprimer dans les occasions qu'il faut prévoir, et en se proposant l'exemple de Jésus-Christ et des saints. La colère est un péché mortel quand elle est trop violente , quand elle est opiniâtre, invétérée, injurieuse à Dieu ou pernicieuse au prochain. Elle n'est que péché véniel lorsqu'elle est légère, passagère, imparfaite par le défaut d'une pleine liberté, et qu'elle n'éteint pas la charité. — Il ne faut pas confondre avec la colère proprement dite cette émotion vive, mais modérée, qu'on éprouve pour empêcher un mal ou procurer un bien; ce n'est pas un péché, c'est un zèle louable, une juste indignation, et, si l'on veut employer le mot, une juste colère. Mais si cette émotion est immodérée, même pour une bonne fin, elle est un péché, plus ou moins grand, selon la nature et le principe de l'émotion déréglée. Voy. saint Thomas, 2,2, qusest. 158, art. 3, et quaest. 180, art. 3. Bergier, Diction, de théol.

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