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II. COLÈRE (JOUR DE LA). C'est le jour du jugement de Dieu, le jour de sa vengeance. Voy. Roin., Il, 5.

III. COLÈRE DE DIEU. La colère de Dieu, comme le dit justement saint Augustin, n'est autre chose que la justice par laquelle il punit le crime. Ce n'est pas en Dieu une passion ou un trouble de l'âme, comme est la colère de l'homme, mais une perfection que l'Écriture exprime en disant : « Pour vous. Seigneur toutpuissant, vous jugez avec une tranquillité parfaite.»— « Toute punition, dit encore saint Augustin, est nommée colère de Dieu; mais ordinairement Dieu punit pour corriger, quelquefois pour damner. » Le saint docteur dit de plus que « tout ce que nous souffroiis en ce monde est un châtiment de Dieu qui veut nous corriger pour ne pas nous damner à la lin. » Ainsi , ce que nous appelons colère de Dieu dans cette vie est souvent un effet de sa miséricorde. Lactance, qui a écrit un traité de ,1a colère de Dieu, se borne à prouver contre Épicure que Dieu récompense la vertu et punit le crime. L'Écriture sainte elle-même appelle colère de Dieu la punition, le châtiment, la vengeance qu'il exerce envers les coupables. Voy. Nombr., xvi, 46. Rom., III, 5, etc. August., de Trinitut., 1. XIII, c. XVI. Serrn. Il in Psalm. LViii, n" 6; Serm. XXII, c. m. n»3; Serm. CLXXI, de Verbis Apostoli , n» 5. Enarr. in Psalm. Cil, n°* 17 et 20. Bergier, Diction, de théol.

COLÉTANS, franciscains, ainsi nommés de la B. Colette de Corbie, dont ils embrassèrent la réforme au commencement du xv« siècle. Ils conservèient ce nom jusqu'à la réunion qui se lit de toutes les réformes de l'Ordre de Saint- François, en vertu d'une bulle de Léon X datée de l'an 1517. Par la même raison, les idigieuses Colétines reprirent le nom général lï Ooservantines ou de Clurisses. Voy. Bergier, Diction, de théolonie.

I. COLETI ou COLETTI (Jean -Dominique), jésuite, né l'an 1727, mort à Venise l'an 1799, fut d'abord envoyé comme missionnaire au Mexique; il se retira dans sa famille lorsque son Ordre fut supprimé. Ses principaux ouvrages sont : 1° Vida de S. Juan apostoli evangelista : Lima, 1761; — 2" Luciferi episcopi Calaritani vita, cum notis , operibus prœfixa ; Venise, 1778; in-fol.; — 3° plusieurs ouvrages sur l'histoire, la géographie et les inscriptions. Voy. la Nouv. liiogr. ffé/ie'r.

II. COLETI ou COLETTI (Nicolas), savant ecclésiastique , né à Venise l'an 1681 , mort l'an 1765, a donné : 1" une nouvelle édition de Vltalia Sacra d'Ughelli, qu'il a continuée jusqu'au xviii» siècle; 1717-1733, 10 vol. in-fol.; —2» une nouvelle édition de la Collection des Concile.^-, enrichie de notes et d'additions ; 21 vol. in-S" ; — 3" Séries episcoporum Cremonensium , aucia; Milan, 1749, m-l»; — 4° Monumenta Ecclesiœ Venetœ S.-Motsis; 1758, in-4». Voy. Richard et Giraud. Feller, Bionr. univers.

COLETTE ou COLLETTE (sainte), réformatrice de l'Ordre de Sainte -Claire, née à Corbie l'an 1380, morte à Gand le 6 mars 1446, joignit à la prière, la mortification et la plus ardente chanté, l'étude des livres saints; ce qui la mit à môme de faire des conférences spirituelles aux filles et aux femmes qu'elle assemblait. D'abord béguine, urbaniste, bénédictine, elle prit plus tard l'habit du Tiers-Ordre de Saint- François dit de la Pénitence, puis celui de Sainte- Claire , dont elle voulut faire suivre la règle dans toutes les maisons de filles de l'Ordre de Saint -François. Ne pouvant pas établir cette

réforme en France, elle l'établit du moins en Savoie, d'où elle se propagea dans les Pays-Bas, au delà du Rhin, des Alpes et des Pyrénées. La plupart des Martyrologes, hors le romain, la mentionnent au 6 mars. L'an 1625, Urbain VIII autorisa son culte. Voy., dans les continuateurs de BoUandus , la Vie de la bienheureuse Colette, écrite en français par Pierre de Vaux, dit de Reims, son dernier confesseur, et traduite en latin par Etienne Julliac , cordelier, docteur de la faculté de théologie de Paris. Richard et Giraud.

COLIA ou GOLIAS, père d'Achab le faux prophète. Voy. Jérém., xxix, 21.

I. COLIN (Henri), curé de Notre-Dame de Namur, vivait au xviif siècle. Il a laissé : 1" un ouvi-age conti^e le P. Hévrat, récollet, pour prouver œxe tous les paroissiens sont obligés d'assister à la messe de leur paroi'ise , sous peine de péché; — 2° Réponse touchant l'obligation d'assister à la paroisse ; 'Na.mur, 1708, in -8°. Voy. le Journ. des Savants, 1708, p. 142, l^^ édit., et p. 129, 2^ édit. Richard et Giraud.

IL COLIN (Hyacinthe), barnabite,né à Loches en 1665, mort à Paris l'an 1727, a publié ; 1° Moyens pour assurer son salut et se disposer à une sainte mort; Paris, 1719, in -12; Venise, 1732; ouvrage enrichi de nombreux passages des saints Pères; — 2" Règlement de vie d'une dame chrétienne : Paris, 17 19.

III. COLIN (l'abbé), de l'Académie française, est auteur d'une traduction du Traité de l'Orateur de Cicéron, et de plusieurs discours qui remportèrent le prix en 1705, 1711 , 1714, 1717. Les sujets de ces discours sont : 1" la Justice et la vérité sont les plus fermes appuis du trône des rois ; — 2° Il ne peut y avoir de véritable bonfieur pour l'homme que dans la pratique des vertus chrétiennes ; — 3" Dieu est la confiance de ceux qui mettent leur protection en lui; — 4" la Néces-r site de connaître la religion et de la pratiquer; — 5" les Rois ne peuvent bien régner s'ils ne sont instruits de leurs devoirs envei^s Dieu et envers les hommes, selon les instructions que Churlcmagne donna à son fils, et Louis XIV au roi sonarrierepetit-fils. VoyAe Journ. des S«uflw^5, 1706,p. 12, 1« éd.; p. 10, 2« éd.; 1708, p. 82, l--^ éd.; p. 76, 2« éd.; 1712, p. 126, l'''' éd.; p. 109,2^ éd.; 1715, p. 468,1'-' éd.; 1718, p. 120, l'« éd.; 1738, p. 43, l'"^ éd. Richard et Giraud.

COLLADO (Diego ou Didace), dominicain, né à Miajadas, mort l'an 1638, se rendit au Japon , où, malgré la persécution, il prêcha l'Évangile durant plusieurs années. Rappelé en Espagne en 1638, le navire qui le portait lit naufrage , et CoUado ne voulant point abandonner ses compagnons d'infortune, leur donna jusqu'au dernier moment les secours de la religion. Il périt avec eux. Ses principaux ouvrages sont : 1° Historia ecclesiastica de los sucesos de la christiandad de Japon; Madrid, 1632, in-4o; — 2"' Modus confitendi et examinandi pœnitentemJaponensem, etc.; Rome, 1631 , in-4«; — 3° des Effets de l'aumône; Alcala; — 4° des Sermons en espagnol; Alcala. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. IL

COLLADON (Nicolas), théologien protestant genevois du xvi'' siècle, succéda à Calvin comme professeur de théologie à Genève. Il a laissé ; l" une traduction française du livre de Théodore de Bèze : de Hœreticis gladio puniendis; 1560, in-8»; — 2° Methodus facillima ad explicationem Apocalijpseos Johannis; Morges, 1591 ; — 3" Jésus Nazarenus, ex Matthœo, II, 32; Lausanne, 158b, in-8». Voy. Le Long, Biblioth. Sacra. La ^ouv. Biogr. génér.

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COLLAT AIRE, celui à qui un collateur donnait un bénéfice ecclésiastique.

COLLATEUR, celui qui donnait des bénéfices, qui y pourvoyait. Les collateurs de bénéfices étaient divisés en deux classes : les collateurs généraux, c'est-à-dire le Pape dans toute l'Église, les évêques dans leurs diocèses, et les souverains dans leurs États ; puis les collateurs particuliers , dont le pouvoir ne s'étendait qu'à la collation des bénéfices dont ils étaient considérés comme fondateurs. Voy. Mémoires du clergé, tom. X , p. 1782; tom. XII, p. 2. Pialès, Traité des collations et provisions des bénéfices; Paris, 4754. Richard et Giraud.

COLLATIF (Collativus), bénéfice qui pouvait être conféré. Le bénéficepurementcoUatif était celui qui dépendait du collateur seul, qui le conférait à qui il voulait, pourvu que ce fut un sujet capable. Un bénéfice électif collatif était celui que conféraient les personnes mêmes qui élisaient, sans que l'élection eiit besoin d'être confirmée par aucun supérieur.

COLLATINES. Vorj. Oblates.

I. COLLATION se prend, en matière bénéficiale, ou pour le droit de conférer un bénéfice, ou pour la provision même du bénéfice. Il y a deux sortes de collations, la libre et la nécessaire. La première est celle qui dépend de la volonté du collateur, qui peut disposer du bénéfice à son gré^ la seconde est celle que le collateur est obligé d'accorder au sujet qui lui est nommé ou présenté , ou nommé par ceux qui ont droit de nomination ou de présentation. Voy. Rebufîi, in praxi parte prim. tit. Requisita ad coll. bon., n. 25. Barbosa, in Appendic. ad tract, de offic. épis, formula 67. La Combe , Jurisp. canoniq., au mot Collation, sect. m. Richard et Giraud.

II. COLLATION {Collatio, Cœnula), petit repas qu'on fiùt le soir les jours de jeîme. La collation était inconnue autrefois, puisqu'on ne faisait qu'un repas vers le soir; mais peu à peu le repas fut avancé, et la collation fut introduite. Le mot collation vient de ce que, dans les Chapitres, on lisait avant compiles les collations ou confélences des saints Pères ; cette lecture, commencée au chœur, s'achevait au réfectoire, où il était permis de boire un coup ; peu à peu on y mangea, et la collation se trouva ainsi introduite parmi les fidèles. Voy. saint Antonin, Summ. TheoL, II« part., tit. Vl, c. ii, v. 9. Pontas, au mot .Teùne, cas. 17 et 18. Claude de Vert, Cérém. de l'Egl.. tom. II, p. 110. Richard et Giraud.

COLLE {Collis), ville épisc. d'Italie située en Toscane; cet évèché, érigé l'an 1592 par Clément VIII, est sous la métropole de Florence. Voy. Ughelli, Ital. Sacra, tom. III, p. 203 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Morom, vol. XIV,

COLLECTAIRE (Collectarius liber, Collectarium), était autrefois un livre qui renfermait toutes les oraisons appelées collectes; aujourd'hui c'est un livre qui contient les capitules et les oraisons qui se disent aux heures canoniales. Voy. les Acta SS. Mart., tom. III , p. 756. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Collectarius.

COLLECTE (Collecta) se prend : 1» pour une quête de deniers qu'on donne pour soulager les pauvres ; 2" pour les levées que les princes faisaient sur leurs peuples pour quelque pieuse entreprise; 3° pour une assemblée ou réunion religieuse ; 4" pour le sacrifice de la messe qui se faisait dans ces assemblées; 5» pour une oraison propre que le prêtre récite après le Gloria in excelsis; et, en général, pour toutes les oraisons de la messe et de chaque office. Les papes

Gélase et saint Grégoire ont les premiers introduit les collectes dans leurs sacramentaires. Voy. Lévit.,23, 36. Deutéron., xvi, 8,etc. I Gorinth., xvi,l, 2. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Collecta. Claude Despense, Traité de l'origine, de l'antiquité, des auteurs et de l'usage des Collectes. Gard. Bona, sur la Liturgie, 1. II, c. V, n. 3. Le P. Lebrun , Explication des cérémonies de la messe, tom. I", p. 192. Bergier, Diction, de théol. Le Traité de la messe et de l'off. div.; Paris, 1714jp. 30. Messe.

COLLECT'EVR (Tributorum coflctor), celui qui était nommé par les habitants d'une paroisse pour asseoir et lever la taille. Les collecteurs étaient obligés, sous peine de péché mortel et de restitution, de garder la justice et l'égalité dans l'imposition de la taille , en taxant chacun selon ses facultés. Voy. Code des tailles; Paris, 1713. Diction, des arrêts, au mot Collecteurs.

COLLÈGE (Collegium)., nom qu'on donne à l'assemblée de certains corps ou sociétés. On dit, chez les chrétiens, collège des apôtres, le sacré collège ou collège des cardinaux , collège des chanoines , etc. Le mot collège pris dans ce sens, vient, dit Papias, de l'union de plusieurs personnes constituées dans la même dignité et occupées des mêmes fonctions. Voy. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Cœtus. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Collegium.

II. COLLEGE (Gymnasium litterarum), lieu établi pour enseigner publiquement les lettres divines et humaines, la théologie, la philosophie, la grammaire, etc. Chez les anciens, les collèges établis pour l'instruction de la jeunesse étaient presque toujours dirigés par les ministres de la religion. Lorsque le christianisme fut établi en France, les monastères devinrent presque autant de collèges où l'on instruisait les enfants. Voy. Charlem., Capitul., 1. 1, c. xxii. Conc. Trid., sess. V, c. i, deReform. Le Concile de Toulouse tenu en 1590. Mém. du clergé, tom. I", p. 871, 873,1042 et suiv.

COLLÉGIALE (Ecclesia collegialis, Collegiata), église desservie par des chanoines séculiers ou réguliers, et dans laquelle il n'y a pas de siège épiscopal. Elle est ainsi appelée parce qu'elle est composée de plusieurs personnes qui font corps ou collège. Voy. Bergier, Diction, de théol.

COLLÉGIAUX, chapelainsainsi nommés parce qu'ils forment un collège entre eux; ceux qui ne forment pas de collège sont appelés non-collégiaux.

COLLÉGIENS (Collegio adscripti), sectaires de Hollande qui se sont formés de la secte des Arminiens et des Anabaptistes. Ils étaient ainsi nommés parce qu'ils se réunissaient tous les premiers dimanches de chaque mois. Chacun pouvait prier, parler, chanter et expliquer l'Écriture sainte. Les Collégiens n'existent plus, au moins comme société organisée. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de lu théol. cathol.

COLLÉONI. Voy. CoLÉONl.

I. COLLET (Philibert), avocat, né à Châtillonlez-Dombes l'an 1643, mort l'an 1718, a laissé : 1» Traité des excommunications; Dijon, 1683, in-12 ; — 2" Entretiens sur les dixmes , aumônes et autres libéralités faites à l'Eglise; Lyon, 1601, in-12; Paris, 1693, in-12; — 3» Entretiens sur la clôture religieuse; ibid., 1697, in-12 ; — 4" plusieurs autres écrits, qui sont indiqués dans Richard et Giraud. Foî/.Nicéron,i)/mot>e*, t. III. Papillon, Vie de Collet , dans les Métn. de littérature et d'hist. du P. Desmolets, tom. III. Fel- 1er, Biogr. univers.

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