‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 542 sur 1220 · II. COLLIN (Conrad). Voy. Kœllin · texte numérisé non relu

II. COLLIN (Conrad). Voy. Kœllin

III. COLLIN (Jean), jésuite, né à Saint-Junien au xvii« siècle, prêcha avec succès à Paris. Son principal ouvrage est intitulé : Histoire sacrée des principaux saints et autres personnes

vertueuses qui ont pris naissance , qui ont vécu ou qui sont en vénération particulière en divers lieux du diocèse de Limoges; Limoges, 1672, in -18. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

^ ÏV. COLLIN (Jean), théologal de l'église de Saint-Junien à Limoges , frère du précédent, a laissé : 1" Vita beatorum Amandi et Juniani anachoretarurn ; Limoges, 1657, in-4»; — 2" Histoire sacrée de la vie des saints principaux du diocèse de Limoges; ibid., 1673, in-12; — 3° Florilegium sacrum Lemovicense, etc.; ibid., 1673, in-16. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

V. COLLIN (M.), ancien vicaire perpétuel de Saint-Martin-des-Champs à Paris, a donné : Vie de la vénérable Marie Lumague, veuve de Polaillon, institutrice des Filles de la Providence; Paris, 1744, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1744, p. 510. !

VI. COLLIN (Nicolas), chanoine régulier de l'Étroite Observance de Prémontré et prieur de Rengeval, mort à Nancy l'an 1788. On lui doit : 1" Observations critiques sur le Traité des dispenses de Collet; Nancy, 1765 ; Paris, 1770, in-12; — 2° Traité du signe de la croix fait de la main, ou la religion catholique justifiée sur l'usage de ce signe ; Paris, 1775, in-12 ; — 3" Traité de l'eau bénite; ibid., 1776 ; — 4° Traité dupain bénit, etc.; ibid., 1777, in-12; — 5° Traité des processions de l'Église catholique; ibid., 1779, in-12 ; — 6° Traité du respect dû aux églises, etc.; ibid., 1781; — 7° Traité des confréries en général et de quelques-unes en particulier; ibid., 1784; — 8° Traité de la calomnie, des calomniateurs et des calomniés; ibid., 1787, in-12. Voy. Quérard, la France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.

COLLIN A (Le P. Boniface), camaldule,né à Bologne l'an 1689, mort l'an 1770, a laissé : Vita di San Romualdo, fondatore délia religione Camaldolese; Bologne, 1748, 2 vol. in-4». Ses ouvrages réunis ont paru sous ce titre : Opère diverse; ibid., 1774. Voy. le Journ. des Savants, 1742, p. 759. Richard et Giraud, qui disent que la vie de saint Romuald a été composée par divers auteurs ; mais que personne ne l'a écrite avec autant de détail et d'exactitude que le Père CoUina.

I. COLLINS (.\ntoine), philosophe anglican, né à Heston, dans le comté de Middlesex, en 1676, mort l'an 1729, employa toutes les ressources de son esprit pour ébranler, autant qu'il le put, les fondements de la religion par les ouvrages les plus impies. Les principaux sont : 1° Discours sur les fondements et les preuves de la religion chrétienne, avec une apologie de la liberté d'écrire; 1724; — 2° Explication des attributs de la Divinité ;iHO; —3» plusieurs écrits sur les articles de la religion anglicane. Voy. Richard et Giraud, Feller, Biogr. univers. VEncyclop. cathol.

II. COLLINS (Henri), dominicain, professait à Louvain l'an 1692, en quahté de premier régent du collège des Frères-Prêcheurs de cette ville. On a de lui des Thèses sur la grâce efficace par elle-même, selon la doctrine de saint Thomas ; Louvain, in-12, Voy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic. , tom. II, p. 732.

COLLIUS (François), grand pénitencier de la cathédrale de Milan, sa patrie, mort l'an 1640, soutint avec succès quelques thèses dans le concile de Milan. On a de lui : 1» de Animabus Paganorum; Milan, 1622, 1" vol.; 1633, 2« vol., in-4<>; — 2° de Sanguine Christi, lib. V, in qutbus de illius natura, effusionibus ac miraculis disseritur; Cologne, 1612, in-4<>; Milan, 1617, in-4»; cette dernière édition est la meilleure; — 3" Conclusiones in sacra theologia numéro 1165, una cum

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"Hariorum doctorum opinionibus; Milan, 1609, in-4". Voy. Richard etGiraud. Feller, Biogr. univcrf-i'Ilp.

COLLOMBET (François-Zénon), né à Sièges, flans le Jura, l'an 1808, mort à Lyon l'an 1^53. Parmi ses nombreux écrits nous citerons seulement : 1" Histoire de saint Jérôme ; iSii, 2 vol. iii-8°; — 2" Œuvres de saint Vincent de Le'rins et de sai?it Eucher de Lyon;\ vol. in-S»; — ^° Jésus parlant au cœur dujeutie homme;! vol. in-8"; '— 4" Jésus parlant au cœur du prêtre; 1 vol.; — 5" Histoire des saintes du diocèse de Lyon; 2 vol. in-S"; — 6» Livre de Marte, Mère de Dieu; 2 vol. ÎM-18. Voy. la Nouv. Biogr. génér., où l'on trouve la liste complète des ouvrages de Collombet.

COLLOQUE {Colloquium), conférence, dispute entre des personnes savantes pour terminer un point de controverse. Le colloque de Poissy, tenu l'an 1561 pour la réunion des calvinistes à l'Kglise catholique , colloque qui n'eut point de succès, est très-connu. Parmi ceux qui s'y trouvèrent, le P. Lainez, second général des Jésuites, lit un discours si solide, que les calvinistes n'y purent répondre; ils se contentèrent de le tourner en ridicule. Le colloque dégénéra en une simple conférence, qui eut lieu à Saint-Germain-en -Laye entre cinq docteurs catholiques et cinq ministres calvinistes. Voy. André Du Cliène. Sponde. Le Dict. ecclés. et canon. portatif.

COLLOT, curé de Chevreuse, a laissé: Coriversations sur plusieurs sujets de m.orale propices à former les jeunes filles à la piété; Paris , 1*733, in-12; — 2" Instructions sur les dimanches et les fêtes; — 3° l'Esprit de saint François de Sales; Paiis, 1727, in-8"; abrégé qui a fait oublier l'ouvrage de Camus ; — 4° Explication des vérités de la religioii cJirétienne. Voy. Feller, Biogr. univ.

COLLUSION (Collusio, prœvaricatio), intelligence secrète de deux parties qui agissent au préjudice d'un tiers. En matière béneliciale, la collusion est un genre de vacance , la privation d'un bénélice possédé , et l'inhabileté à en posséder aucun. LUe oblige ceux qui en sont coupables à restituer et à réparer tout tort qu'ils ont pu causer. Voy. Confidence.

COLLUTHE, prêtre d'Alexandrie, vivait au iv« siècle. Il se sépara d'Alexandre, son évêque et son patriarche, ordonna des prêtres, et professa, entre autres erreurs, que Dieu n'avait pas créé les méchants , etc. Il fut condamné dans un concile tenu par Osius à Alexandrie l'an 319. Voy. S. Epiph., Hér. LXIX. S. Aug., Hér. lxv. Philastre, Hér. viii. Baronius, A. C. 315, n. 28 et 29. D. B. de Montfaucon, Vie de saint Athanase.

COLLUTHIENS {Colluthiani), hérétiques disciples de Colluthe. Ils se confondirent avec les méléciens et les ariens.

GOLLYRIDIENS , secte qui parut en Arabie vers Tan 373. Ce nom leur fut donné d'un mot grec qui signifie ^d^eaw, parce que dans le culte qu'ils rendaient à la sainte "Vierge, qu'ils honoraient comme une divinité , ils lui offraient des gâteaux par le ministère des femmes. Voy. S. Epiph., Hœres. Lxxix. Sandérus, Hœres. xcii. Baronius, A. C. 373, n. 50. Hermant, Hist. des hérés., tom. II, p. 97. Richard et Giraud. Bergier, qui dans son Diction, de théol. réfute Basnage,, lequel a prétendu que la manière dont saint Épiphane réfute l'hérésie des collyridiens prouve qu'on ne doit rendre aucun culte religieux à la sainte Vierge.

COLM. Voy. Colomb, n° l.

GOLMAN ou COLOMAN (Colomannus), mar- Ut, né en Irlande, mort le 13 octobre 1012. Comme il passait en Autriche pour se rendre dans la Terre-Sainte, on le prit pour un espion,

et on l'amena comme prisonnier à Stockeraw, où on lui lit souffrir mille tortures, et il fut pendu entre deux voleurs. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 13 octobre; l'Autriche l'a mis au nombre de ses patrons. Voy. Richard et Giraud.

COLMKILL. Voy. Colomb, n»L

COLOCZA ou COLOZZA, ville archiépiscopale de la haute Hongrie sur le Danube, dans le comté de Bath. Les Turcs s'en étaient emparés ; mais ils en ont été dépossédés.

COLOGNE (Colonia Agrippina), ville archiépisc. d'Allemagne. Saint Materne, son premier archevêque, assista au concile tenu à Rome l'an 313 par le pape Melchiade, et à celui que l'on assembla à Arles l'an 314 ; conciles qui furent assemblés pour terminer la cause des donatistes. Voi/. Conc. d'Arles. Regia, t. XXXV. Labbe, t. XIV. Hardouin, t. VII. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIV, p. 257 et suiv. Le Dictionnaire encyclopédique ae la théologie catholique.

I. COLOMB, COLM, COLMKILL, COLUM- CILLE , et par corruption COLUMBAN (saint), en latin Coiumba, Columhns, Columbanus, né en Irlande le 7 décembre 521, mort le 9 juin 597, se mit de bonne heure sous la conduite de Finnen, qui devint plus tard évoque de Clunard en Irlande. Il fut ordonné prêtre l'an 5i6. Après avoir fondé beaucoup de monastères, il alla, accompagné de douze de ses disciples, prêcher l'Évangile dans les montagnes d'Ecosse. Le bien

3u'il lit dans cette contrée lui mérita le nom "apôtre du pays. L'Églisa honore sa mémoire le 9 juin. Fo/y, Canisius. Surius. Bède, Hist., 1. III, c. IV. Bulteau, Hist. Bénéd., 1. II, c. XLVi, n. 4. D. Mabillon, le"" siècle bénéd. Les Bollandistes.

IL COLOMB (ORDRE DE SAINT-) ou deSaint- Colomban, comme l'appelle Bède, était autrefois fort étendu en Irlande ; car dans toutes les îles Britanniques il avait plus de cent monastères ou abbayes qui en dépendaient. Le chef d'Ordre était, selon l'opinion la plus commune, dans l'île de Hy ou de Jona, qui, du nom de son fondateur, fut appelé Ycolmkill. La règle donnée par saint Colomb était écrite en vers hibernais. Cet Ordre fut réuni plus tard à celui des chanoines réguliers. Voy. Bulteau , //i5^. de VOrd. de S.- Benoît. Alleman, Hist. monast. d'irl. D. Mabillon, Annal. Ord. S. Bened., tom. I, Le P. Hélyot, Hist. monast., tom. II, c. xx, p. 142. Gaet. Moroni , vol. XIV, p. 255, 256.

I. COLOMBAN (saint), abbé de Luxeuil, né en Irlande vers l'an 566 , mort en Italie le 21 novembre 615, fit profession au monastère de Bangor ; l'an 590 il passa en France avec douze autres religieux, et fonda les monastères d'Anegrai dans le désert des Vosges , de Luxeuil , à huit milles d'Anegrai, et de Fontanes, à une lieue de Luxeuil. Ce dernier acquit une grande célébrité, et fut regardé comme chef d'Ordre. Poursuivi par la haine de Bruneliaut, Colomban fut obligé de quitter la France ; il se retira près du lac de Zurich, et il annonça l'Évangile aux habitants du pays. L'an 612 il se rendit en Italie, où il fonda le monastère de Bobbio. C'est là qu'il mourut. Nous avons deux éditions complètes de ses œuvres : l'une dans Fleming, Collectanea sacra; Augsbourg , 1621 , in-8°, et Louvain,1667, in-foL; l'autre dans la Biblioth. des Pères, tom. XII; Lyon, 1677. Voy. Jonas, Vie de suint Colomban. Surius, au 21 novembre. Baronius. Possevin. Le Mire. D. Mabillon, Annal., tom. I et IL D. Ceillier, Hist. des aut. ecclés., tom. XVII, p. 482 et suiv. Richard et Giraud,

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3 ni donnent la liste détaillée de tous les écrits e saint Colomban.

II. COLOMBAN (Corneille-Wrank), bénédictin, né à Dendermonde , mort l'an lm5, fut élu abbé de Saint-Pierre l'an 1597. Il a laissé : 4" Traité du sacrement de l' Eucharistie ; — 2» la Consolation des âmes du purgatoire ; — 3° Discours sur les miracles et les éloges de la Vierge , en flamand ; Gand , 1612 ; — 4° le Marteau des calvinistes sur l'Eucharistie, tiré de saint Chrysostome, de saint Ambroise et de saint Cyprien; Anvers, 1607.

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