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III. COLOMBAN (ORDRE DE SAINT-). Voij

Colomb, n<^ II.

I. COLOMBE (Culumha), oiseau domestique déclaré pur par la loi de Moïse. Lorsqu'une femme juive allait au temple après ses couches, elle devait offrir à Dieu un agneau et une colombe ; la sainte Vierge offrit deux pigeons ou deux tourterelles, ce qui était l'offrande des pauvres. La colombe est le symbole de l'innocence, de la douceur et de la fidélité. Lorsque le Sauveur fut baptisé par saint Jean, le Saint- Esprit descendit sur sa tète sous la forme d'une colombe. Voy. Genèse, viii, 8. Lévit., xii, 8. Nombres, vi, 10. Isaïe, xxxviii, 14. Jérém., XLVi, 16; L, 16. Matth., m, 16; x, 16. D. Calmet, Diction, de la Bible.

II. COLOMBE, oiseau que les Grecs et les Latins représentaient au milieu des ciboires ou dais qui couvraient l'autel; cette colombe était en or ou en argent, et on y conservait la sainte Eucharistie. Voy. le F* Concile gén., II' de Constantinople , acte v. La Vie de saint Basile. Le Testament de Perpétue, 5' évéq. de Tours après saint Martin. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 107. Moléon, Voyage liturg., p. 103. Richard et Giraud.

FIL COLOMBE (LA), en latin Colnmha, abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Citeaux, et lille de Preuilly. Elle était située sur les lisières des diocèses de Limoges et de Bourges. Les fondements en furent jetés l'an 1140, et l'on y lit venir des moines de Preuilly. Voy. le Diction, univ. de la France. La Gall. Christ., tom. II, col. 629.

IV. COLOMBE (ORDRE DE LA). Ordre militaire établi par Jean l*"", roi de Castille, à Ségovie, en 1379, selon les uns, en 1390, selon les autres. Quelques auteurs espagnols en attribuent l'institution à son fils Henri en 13^)9. Les chevaliers avaient un collier d'or d'où pendait une colombe , et recevaient un livre enluminé qui contenait les statuts de l'Ordre. Ces statuts portaient que les chevaliers devaient toujours tenir leur âme dano une grande pureté , de manière à être en état de recevoir la communion tous les jeudis; qu'ils feraient la promesse de garder la foi conjugale à leurs femmes; qu'ils exposeraient leur vie pour la défense de la religion; qu'ils prendraient sous leur protection les vierges, les veuves et les orphelins, et quils défendraient les frontières du royaume contre la fureur des barbares. Voy. Justiniani, Historié chronologiche del' origine degH Ordini Militari. Hermant, Histoire des Ordres de chevalerie, p. 258 etsuiv. Hélyot, (hydres monast., etc., tom. VIII, c. XLii,p.293. Gaet.Moroni, vol. XIV, p. 253, 254.

V. COLOMBE (sainte), vierge et martyre qui vivait au iip siècle , confessa la foi de Jésus- Christ à Sens, et cueillit la palme du martyre le 31 décembre; c'est ce jour- là que l'Église honore sa mémoire.

VI. COLOMBE (sainte), vierge et martyre, née à Cordoue, morte le 17 septembre 853, se mit fort jeune encore sous la direction de .sa

sœur, dans le monastère de Tabane. Lorsque les Maures eurent chassé les religieuses de cet asile, elle se retira à Cordoue, où elle publia hautement la gloire de Jésus-Christ; ce qui lui fit trancher la tète. On l'honore le 17 septembre. Voy. le Mémorial de saint Euloge de Cordoue, 1. III. Biilteau . Hist. bénéd., 1. V, c. LXXXI.

VII. COLOMBE (bienheureuse), de l'Ordre de Saint-Dominique, née à Riéti, morte le 20 mai de l'an 1502, se consacra à Dieu dès l'âge de dix ans. Elle se voua tout entière à la pénitence, et s'attacha surtout à contempler la Passion de Notre-Seigneur; elle était favorisée du don des miracles et de celui de prophétie. Elle fonda à Pérou se un couvent sous le nom de Sainte-Catherine de Sienne, et elle y mourut. Urbain VIII approuva son culte, et Benoit XIII permit à l'Ordre de Saint-Dominique , ainsi qu'aux villes de Pérouse et de Riéti , de célébrer sa fête le 20 mai.

VIII. COLOMBE (Brusson), prêtre de Fréjus, a laissé : Traités du péché originel et actuel, et des verfit^: Avignon, 1528.

IX. COLOMBE (Jérôme), de Pérouse, a donné : 1° Disquisitions sur la puissance de Jésus-Christ, etc.; Bologne, 1619; — 2" la Hiérarchie angélique et humaine; Lyon, 1647; — 3° deux livres du Gouvernement de l'Eglise; — ¥ Exposition en vers sur le Cantique des Cantiques, à Urbain VIII; — 5» les Psaumes de David, en vers italiens.

X. COLOMBE-LEZ-SENS (SAINTE-), Sancfa Columha prope Senonas, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située près de Sens ; on ne sait pas au juste à quelle époque elle fut fondée; mais il est certain qu'elle existait avant l'année 936, puisque le concile de Savonières, tenu près de Toul l'an 859, en fait mention. On y avait introduit la réforme de la congrégation de Saint- Maur. Cette abbaye a servi d'asile à saint Thomas, archevêque de Cantorbéry, lorsque cet illustre prélat fut obligé de quitter son diocèse. Voy. la Gall. Christ., tom. Ul, vet.edit. La Martinière. Diction, géogr.

COLOMBI. Voy. Columbi.

COLOMBIÈRE (Claude de LA), jésuite, né à Saint - Symphorien , mort en Bourgogne l'an 1682, se distingua comme prédicateur. Ses principaux ouvrages sont : 1" Lettres spirituelles , avec une retraite; Lyon, 1725, 2 vol. in-12; — 2o Réflexions chrétiennes; — ^° l'Office, les prières et les pratiques de la solennité du Sacré Cosur de Jésus; — 4° des Sermons. Voy. l'abbé Trublet, Réflexions de l'éloquence, p. 76. Le P. Colonia, jésuite, Hist. littér. de Lyon, tom. II. Le Diction, des Prédic. p. 78 et 79. Richard etGiraud.

I. COLOMBINI ou COLOMBINO (saint Jean), né à Sienne , mort le 31 juillet 1367, fut converti par la lecture de la vie de sainte Maiie Égyptienne. Il résolut, à partir de ce moment-là, de se consacrer au service de Dieu. Il lit de sa maison-un hôpital où il servait les pauvres et les malades sansjamais se rebuter. Il parcourut les villes de Toscane, préchant partout la pénitence, et fonda l'Ordre appelé des Jésuates , parce que les religieux prononçaient souvent à liante voix le nom' de Jésus. L'Eglise l'honore le 31 juillet, Voy. Jésuates.

II. COLOMBINI (Paul), barnabite, né à Gènes en 1656 , mort l'an 1741 , a publié en italien : 1° un Avent; Plaisance, 1701 ; — 20 une Passion de Jésus-Christ ; ce sont des méditations sur les souffrances du Sauveur; ibid., 1704; — 3» un Carême; Gênes, 1712; — 4° des Panégyriques; ibid.; — 5» Méthode pour les examens spirituels; Lucques. 1710. , .,

COLOMBNA, ville épisc. du diocèse de Mos-

COLO

COLO

covie sur l'Occa, située à dix, lieues de Moscou, sa métropole. On lui a uni l'Église de Kochire, dans le duché de Bezan. On n'en connaît que deux évèques : Afrane , qui siégeait l'an 14i)8, et Vassien, l'an 4520. Foj/. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1316.

COLOMBO. Voy. Columbum.

COLOMBS ou COULOMBS (Columbœ), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située au diocèse de Chartres, près de Nogent-le-Roi. Elle existait dès le ix« siècle. Cette abbaye, plusieurs fois ruinée, fut rétablie par les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, qui y furent introduits l'an 1648. Voi/. la Gall. Christ., t. VIII, col. 1248, nov. edit. Richard et Giraud.

COLOMIÈS (Paul), savant protestant, né à La Rochelle l'an 1638, mort à Londres l'an 1692. Ses principaux ouvrages sont : 1" Exhortation de Tertullien aux martyrs, trad. en français; La Rochelle, 1671, in-12; — 2" Rome protestante, etc.; Londres, 1675, in-8"; — 3» Ooservationes sacrœ ; Amsterdam, 1679, in-12 ; — 4" Theologorum presbyterianorum, icônes ex protestantium scriptis advivum expresses ; i6S2 , in-12; — 5° Parallèle de la pratique de l'Eglise ancienne et de celle des protestants de France dans l'exercice de leur religion; 1682, in-12. Ses ouvrages réunis ont paru sous ce titre : Colomesii opéra , theologi, critici et historici argumenti , junctim édita; Hambourg, 1709, in-4°. Voy. la iVoMi», Biogr. ge'nér.

COLÔMME (Sébastien) , barnabite , né à Pau l'an 1712, mort à Paris l'an 1788, fut provincial et visiteur général de son Ordre. On a de lui : Notice de l'Ecriture sainte, ou Description topograph., chronoL, histor. et crit. des royaumes, provinces , etc., dont il est fait mention dans la Vulgate; Paris, 1773, in-8"; réimprimé en 1775 sous le titre de Dictionnaire portatif de l'Écriture sainte; — 2» Vie chrétienne, ou Principes de la sagesse; 2 vol. in-18; Paris, 1773, 1774, 1820; Avignon, 1779; Milan, 1857-59; — 3° Manuel des reliaieuses; Paris, 1779, in-12; — 4» Éternité malheureuse, trad. du latin de Drexelius; ibid., 1788, in-12; — .5" traduction des Opuscules de Thomas A-Kempis ; Paris, 1785, in-12.

GOLONEA. Voy. Colonia, n» II.

I. COLONIA, ville épisc. de la troisième Cappadoce au diocèse de Pont, sous la métropole de Mocèse ou Justiniapolis; plus tard elle fut appelée Taxara. Elle a eu sept évèques, dont le premier, Euphraise, assista au concile deNicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 413. De Commanville, /"■« Table alphabet., p. 75. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol.XIV, p. 273.

II. COLONIA ou COLONEA, ville épisc. de l'Arménie première au diocèse de Pont, sous la métropole de Sébaste; elle est située vis-à-vis de Malatiath sur l'Euphrate. Cet évêché existait au iv» siècle. Voy. les ouvrages indiqués à l'article précédent.

III. COLONIA (André de), minime, né à Aix l'an 1617, mort à Marseille l'an 1688, a laissé, outre un Éloge du roi Louis XIV : 1» Lettre de Théopiste à Théotine, contenant un éclaircissement nouveau, théologique et nécessaire sur la distinction du droit et du fait; Aix, 1674, in-8"; — 2» Éclaircissement sur le légitime commerce des intérêts; Lyon, 1675, in-8»; Bordeaux, 1677; Marseille, 1682; — 3° le Calvinisme proscrit par la piété héroïque de Louis le Grand; Lyon, 1686, in-12. Voy. Chaudon et Delandine. La Nouv. Biogr. génér.

IV. COLONIA (Dominique de), jésuite, né à Aix l'an 1660 , mort l'an 1741 , fut un des premiers membres de l'Académie de Lyon. On a de

lui : i" Antiquités profanes et sacrées de la ville de Lyon, etc.; Lyon, 1701, 1702, in-12; — 2» Pratique de piété pour honorer le bienheureux Régis; ibid., 1717, in-12; — 3» la Religion chrétienne autorisée par le témoignage des anciens païens ; ibid., 1718, 2 vol. in-i2; — 4» Bibliothèque janséniste, ou Catalogue alphabétique des livres jansénistes, quesnel listes, baïanistes, ou suspects de ces erreurs; ouvrage qui fut mis à V Index en 1749 (Decr. 20 sept.), refondu, corrigé et augmenté sous le titre de Diction, des livres jansénistes ; 1752, 4 vol., dont les trois derniers sont du P. Patouillet. On trouve k latin une Bibliothèque antijanséniste ; — 5° InstiMction sur le Jubilé de l'Eglise primatiale de Saint-Jean de Lyon, etc.; ibid., 1734, in-12; — 6" des Oraisons funèbres, et plusieurs autres ouvrages divers dont on trouve la liste dans Richard et Giraud, et dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. les Mém. de Trévoux, novembre 1741. Moréri,édit. de 1759. Quérard, la France littéraire. Feller, Biogr. univers.

COLONIA VILLA. Voy. Conlie.

COLONIES. Jusqu'en 1850 la direction et l'administration spirituelle des colonies françaises a été confiée à des préfets apostoliques. Ces préfets étaient au nombre de sept ; il y en avait un à la Guadeloupe, un à la Martinique, un à la Guiane, un à Saint-Pierre et Miquelon, un pour les établissements français dans l'Inde, un à Bourbon dit la Réunion', et un au Sénégal. En 1850 donc le gouvernement français érigea trois évêchés, et par suite de cette érection les préfets furent supprimés à la Réunion, à la Martinique et à la Guadeloupe , et remplacés par les évèques de Fort-de-France, de Basse-Terre et de Saint-Denis, soumis tous trois à la métropole de Bordeaux. Les autres colonies, la Guiane, le Sénégal et l'Inde , continuent d'être gouvernés par des préfets apostoliques. Quant à Saint- Pierre, une bulle du 12 septembre 1853 y a transféré le siège épiscopal de Fort-de-France, de sorte que l'évêque a le titre d'évêque de Saint- Pierre et de Fort-de-France. Voy. l'abbé André, qui dans son Cornas alphabétique de droit canon donne les bulles portant érection des trois évêchés, ainsi que le décret du président de la république française relatif à cette élection.

COLONMACNOISA. Voy. Cluan.

COLONNA (Jean), dominicain, mort vers l'an 1285, nommé archevêque de Messine en 1255, a laissé quelques ouvrages manuscrits, parmi lesquels on remarque : 1" de Viris illustribus ethnicis et christianis, qu'on conserve à la bibliothèque de Saint-Jean et Saint-Paul à Venise ; — 2" Mare historiarum, ab orbe condito ad sancti Galliœ régis Ludovici IXtempora inclusive, dont deux belles copies se trouvent à la bibliothèque du Roi à Paris; ouvrage qu'il ne faut pas confondre avec la Mer des histoires, Paris, 1488, 2 vol. in-fol., dont l'auteur est un jacobin nommé Brochart, qui la publia en latin l'an 1475, sous le titre de Rudimentum novitiorum , in-fol. Voy. Echard, Scrip^or. Ordin. Prœdic, tom. I, p. 418 et suiv. Le P. Touron, Hommes illust. de l'Ordre de Saint-Dominique, tom. \^', p. 509 et suiv. Richard et Giraud.

I. COLONNE (Gilles), en latin Mgidius Romarnii. Voy. Gilles de Rome.

II. COLONNE DE NUÉE ET DE FEU. L'Écriture dit que les Israélites, en sortant d'Egypte, furent toujours conduits dans le désert par une colonne de nuée pendant le jour, laquelle devenait colonne de feu pendant la nuit. L'ange du Seigneur gouvernait les mouvements de cette nuée, et elle servait de signal pour camper et décamper. Le fameux critique anglais loland

COLU

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