‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 547 sur 1220 · II. COMMANDEMENTS DE L'ÉGLISE. Ce · texte numérisé non relu

II. COMMANDEMENTS DE L'ÉGLISE. Ce

sont les lois que l'Église, munie de l'autorité de Jésus-Christ, son divin fondatevu", a faites en différents temps pour établir l'ordre et l'uniformité, soit dans le culte divin, soit dans les rnœurs. L'Église est une vraie société, et à ce titre elle a une puissance lé'^islative : c'est-àdire qu'elle a le droit d'imposer à ceux qui lui appartiennent des lois obligatoires. D'où il suit que sanctifier les fêtes, assister à la messe, observer l'abstinence et le jeûne à cei-tains jours respecter les censures ecclésiastiques, etc., sont des devoirs que l'Église a été en droit d'imposer aux fidèles, et auxquels ils sont obligés en conscience de satisfaire. Aussi l'Église a-t-elle fait usage de ce pouvoir dès son origine même. Tous les catéchismes contiennent un résumé des principaux commandements de l'Église. Foj/.Matth., xviii, 17,18; x,'i,19. Luc, x, 16. Jean, xvii,18. Actes, XV, 28, 41 ; XVI, 4; XX , 28, etc. Concil. Trid., sess. V, can. 20.

COMMANDERIE, administration d'une portion des revenus d'un Ordre religieux ou militaire confiée à un religieux ou a un chevalier de l'Ordre appelé Commandeur. Les commanderies des Ordres de Malte, de Saint-Lazare et des MathurinSj n'étaient pas bénéfices, mais de simples administrations. Le Pape ne pouvait les conférer, ni le roi y nommer. Les commanderies de l'Ordre du Saint-Esprit de Montpellier devaient être remplies par les religieux profès du même Ordre. Les commanderies régulières de Saint-Antoine de Viennois étaient électives confirmatives, et n'étaient pas plus que les commanderies da l'Ordre de Malte sujettes à la nomination du roi. Voy. Dumoulin, Sur le style du parlement, art. 5, q.249. Pontas, cas. i, au mot Chevaliers de Malte. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

COMMANDEUR, celui qui est pourvu d'une commanderie. l'of/. Comm.\nderie.

COMMANVILLE (Échard, abbé deV prêtre du diocèse de Rouen , a laissé : 1° Tables géographiques et chronologiques de tous les archevêchés et évéchés de l'univers, où l'on voit dans un abrégé méthodique et succinct l'état ancien et présent, tant de 1 Église latine que de l'Église grecque, et des autres communions de la chrétienté ; la situation et distribution de toutes les provinces ecclésiastiques, les noms des archevêchés et évéchés, leurs érections, unions, translations, suppressions, prérogatives, revenus, etc.; avec des Tables alphabétiques trèsamples, tant des noms latins que des noms vulgaires; Rouen et Paris, 1700, in-S": — 2" Vies des Saints; 1701 et 1714, 4 vol. in-i2. Voy. Le Long, liiblinth. histor. de la France.

I. COMMÉMORATION ou COMMEMORâISON (Conrmemoratio, mentio, memoria), se dit : l"de la fête que l'Église célèbre le 2 novembre en mémoire des fidèles trépassés , et qui fut instituée dans le xi* siècle par saint Odiîon, abbé de Cluny ; 2' d'une Antienne , d'un Verset et d'une Oraison que l'on dit à Laudes et aux Vêpres , en mémoire du saint ou de la férié dont on ne peut faire l'office tout entier, à cause d'une plus grande fête qui arrive le même jour; 3" d'une Collecte, d'une Secrète et d'une Postcommunion que l'on dit également à la Messe dans la même circonstance et pour le même motif. Voy. Bergier, qui {Diction, de théol.) réfute victorieusement la fausse interprétation que les protestants ont donnée du mot commémoration relativement aux rnartvrs.

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