‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 548 sur 1220 · II. COMMÉMORATION se dit encore de la · texte numérisé non relu

II. COMMÉMORATION se dit encore de la

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mémoii'e que le prêtre fait au Mémento de la Messe des personnes auxquelles il applique particulièrement le fruit de la Messe.

I. COMMENDATAIRE, économe auquel on confie l'administration d'un bénéfice jusqu'à ce qu'il y ait un titulaire. Les évèques qui prennent soin des églises sans pasteurs sont appelés en Occident évèques commendataires ou visiteurs. Dans l'Église d'Afrique, on les nomme intercesseurs ou intervenants.

II. COMMENDATAIRE , clerc séculier qui est pourvu par le Pape d'une abbaye ou d'un prieuré, avec permission d'en percevoir les fruits pendant sa vie. Dans ce sens l'abbé commendataire est opposé à l'abbé régulier. Voy. Commende.

COMMENDE ou COMMANDE, du latin Commendure, qui signifie donner en garde. Quand un bénéfice est vacant par l'absence ou par la mort du titulaire, on en confie la garde et l'administration à un économe jusqu'à ce qu'il soit pourvu d'un pasteur. Si l'économe est laïque, il administre seulement le temporel, et, pendant son administration, il jouit d'une partie du revenu. S'il est ecclésiastique, il gouverne pour le spirituel et pour le temporel. Les commjsndes furent en usage dès le iv* siècle de l'Église. "Comme elles ont produit des abus, les Papes et les conciles se sont élevés contre elles. Ainsi Clément V les annula toutes, même à l'égard des cardinaux, par sa constitution de l'an 1305 {in exbxiv. 2 de prœbend. in extrav. commun.). Le concile de Trente les a proscrites (sess. XXV, de lieform., cap. i; sess. XXVII, cap. iv). Cependant elles n'ont pas cessé entièrement depuis ; car il y a eu souvent des raisons qui les ont rendues utiles et même nécessaires. Aujourd'hui encore , comme le remarque De voti , le Pape , qui a le pouvoir de dispenser des canons qui défendent d'accorder des bénéfices réguliers à des ecclésiastiques séculiers, donne encore des commandes pour de bonnes et de justes causes. Il n'y a plus aujourd'hui de commendes ni en France ni en Allemagne. Voy. Devoti, Institut, canon., 1. II, tit. XIV, sess. III, n. 28. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

COMMENDER, donner un bénéfice en commende.

I. COMMENSAUX. Anciennement en France il y en avait de deux sortes ; les commensaux des maisons royales et les commensaux ecclésiastiques. Les commensaux ecclésiastiques, c'est-à-dire les aumôniers, chapelains, clercs de chapelle, etc., étaient réputés présents dans les chapitres et aux offices des églises dans lesquelles ils possédaient des bénéfices, pendant le temps de leur service à la cour ; ils percevaient par conséquent la rétribution attachée à la présence. Cependant ce droit des commensaux était limité , puisqu'il ne pouvait y avoir que deux exempts de la résidence en douze chanoines. Voy. Déclarât, de 1727. Arrêts du grand conseil du 26 juillet 1725 et du 11 décembre 1748.

IL COMMENSAUX DES ÉVÈQUES. On appelait ainsi autrefois les ecclésiastiques que les évèques choisissent ordinairement pour les aider dans les fonctions de leur ministère. Comme ces ecclésiastiques étaient souvent à leur suite , ils étaient qualifiés par in comitatu. Voy. le Diction, eccle's. et canon, portatif.

I. COMMENTAIRE, COMMENTATEUR. Un commentaire est une interprétation, une glose, une addition faite à un livre pour l'expliquer; et un commentateur est celui qui écrit, qui compose un commentaire.

IL COMMENTAIRE BIBLIQUE. Quoique le terme de commentaire soit général et convienne à toute sorte [d'explication, on le prend plus particulièrement pour une interprétation d'une grande étendue , et qui va au fond des choses , en expliquant ce qui est obscur, en fixant ce

aui est indéterminé, en découvrant les beautés u texte original , et en s'attachant à résoudre toutes les difficultés qui peuvent arrêter le lecteur. Il est très-difficile de faire un bon commentaire de la Bible, parce que le commentateur est presque toujours environné d'écueils de divers genres. Voy. J.-B. Glaire, qui, dans son Introd. histor. et crit.. etc., tom. I*"", non-seulement signale les plus dangereux de ces écueils, mais encore fait connaître les qualités et les connaissances que doit posséder quiconque veut interpréter avec succès nos livres saints, et donne une longue liste des meilleurs commentateurs anciens et, modernes, en commençant par les Pères de l'Église, et en caractérisant les ouvrages de chacun de ces commentateurs. Voy. aussi Bergier, qui , dans son Diction, de théol., réfute les objections que les protestants ont faites contre les explications données par ces saints docteurs; etKozelka, qui, dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol., indique, lui aussi, les (fualités essentielles d'un bon commentaire biblique, et donne les noms d'un grand nombre de commentateurs catholiques, protestants et juifs.

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