‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 553 sur 1220 · XIII. COMMUNION SACRAMENTELLE. Voy · texte numérisé non relu

XIII. COMMUNION SACRAMENTELLE. Voy

Communion eucharistique , n» V.

XIV. COMMUNION SOUS LES DEUX ES- PÈCES, c'est-à-dire sous l'espèce du, pain et sous celle du vin. Il n'y a rien dans l'Écriture ni dans la Tradition qui puisse faire une obligation de la communion sous les deux espèces. Ainsi, c'est tout à fait gratuitement que les protestants soutiennent que la communion sous une seule espèce ne permet pas de ressentir entièrement les effets de l'Eucharistie , et qu'elle viole le commandement de Jésus -Christ. Le corps de .Îésus-Christ, après sa résurrection, ne pouvant être réellement séparé de son sang, Jésus-Christ est renfermé tout entier souschaque espèce. Ainsi, en recevant l'une ou l'autre, on reçoit tout à la fois le corps et le sang du Sauveur ; et par conséquent on n'a pas besoin de communier sous les deux espèces pour ressentir complètement les effets de l'Eucharistie , et pour obéir au commandement que nous a fait Jésus - Christ de nous nourrir de son corps et de son sang. Voy. Richard et Giraud , qui , à l'art. Communion , § m , expliquent très-bien les textes bibliques relatifs à la communion , et exposent les diverses raisons qui ont porté l'Église à abroger la communion sous l'espèce du vin. Bergierj qui, dans son Diction. théoL, s'attache particulièrement à réfuter les objections des protestants.

XV. COMMUNION SPIRITUELLE. Dans l'Église catholique, on appelle ainsi le désir de recevoir la sainte Eucharistie , et les sentiments de ferveur par lesquels un fidèle s'excite luimême à s'en rendre digne. C'est une excellente pratique de piété que de faire la communion spirituelle toutes les fois qu'on assiste à la sainte messe sans faire la communion réelle.

COMMUNIQUANTS. Voy. Communicants.

COMMUNISME , secte nouvelle dont les doctrines paraissent résumées dans le Credo communiste , publié en 1841 par Etienne Cabet , et dont voici la substance : 1» Il n'y a point d'autre Dieu que la nature ; 2" Tous les maux venant de l'inégalité sociale , il n'y a point d'autre remède à y opposer qu'une égalité générale et absolue; 3" La nature n'a pas fait les uns pour être maîtres , riches , oisifs, et les autres esclaves , pauvres et accablés de travail : tout est pour tous; 40 L'institution de la propriété a été la plus funeste de toutes les erreurs ; pour mettre fin aux malheurs de l'humanité, il faut rétabhr la communauté des biens. Cette théorie, comme on le voit aisément , aboutit à détruire l'idée de Dieu, à y substituer un panthéisme absurde , à renverser les fondements de la morale, et à jeter partout la confusion. Voy. les Encycliques de Pie IX en date du 9 novembre et du 8 décembre 1849. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de lu théol. cathol.

,1. COMO (Comum), ville épisc. d'Italie, dans l'État de Milan. Les uns prétendent que saint Barnabe en a été le premier apôtre ; les autres disent que saint Ermagore d'Aquilée , disciple de saint Marc, y a établi le premier évêque. Ce qu'il y a de certain, c'est que saint Félix, disciple de saint Ambroise , y siégeait l'an 379. Voy. Ughelli, Ital. Suer., tom. V, p. 255, 265, 322. De Commanville, I"^ Table alphabet., p. 77. Gaet. Moroni, vol. XV, p. 92 et suiv.

IL COMO (Ignazio-Maria), littérateur, mort à Naples l'an 1750, s'est distingué par ses con-

naissances sur l'antiquité et par son talent pour la poésie. Il a laissé : 1" Inscriptiones stylo lapidario vitas exhibenies summorum pontificum et cardinalium regni Neapolitani; — 2» Histoire de la célèbre confrérie de la Très-Sainte-Trinité de Naples, en italien; — 3" des poésies et des épigrammes tant en latin qu'en italien. Voy. Tipaldo , Biografia degli Italiani illustri. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. COMPACT (Compactum), est la même chose que concordat, contrat, convention, accord.

IL COMPACT BRETON , ancienne convention faite entre le Saint-Siège d'une part et la nation bretonne de l'autre ; convention d'après laquelle tous les collateurs ordinaires avaient droit de conférer les bénéfices qui vaquaient pendant les derniers mois de chaque quartier de l'année; c'est-à-dire mars , juin , septembre et décembre, qui étaient appelés mois de partition , pour les distinguer des mois de l'alternative. Voy. l'art. Alternative.

III. COMPACT DES CARDINAUX , nom donné à un accord fait entre les cardinaux avant l'élection de Paul IV. Ce pape , après son élection, ratilia l'an 1555 cet accord par une bulle, appelée Bulle du compact, et qui contient des dispositions favorables aux cardinaux, surtout en ce qui concerne la collation des bénéfices. Voy, La Combe , au mot Cardinal, p. 106, distinct. 2 ; et p. 108, distinct. 3. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, qui rapporte les principaux articles de ce compact.

COMPAGNIE (cœtus, conventus), nom qui se dit de plusieurs personnes assemblées en un même heu. Il signifie aussi quelques sociétés ecclésiastiques ou religieuses , mais particulièrement la société des jésuites. Le nom de Compagnie de Jésus a été attribué à l'Ordre des Jésuites par les Papes , qui l'ont confirmé , et par le concile de Trente. Voy. Jésuites.

COMPAGNIES (Mauvaises). Rien n'est plus dangereux pour le salut que la fréquentation des mauvaises compagnies ; aussi faut-il les fuir avec soin , à moins qu'on ne soit assez fort dans la vertu pour ne point se laisser corrompre, et qu'on espère en les fréquentant contribuer à leur conversion. Voy. saint Thomas , in cap. ix Matth., ante med.

I. COMPAGNONI (Piétro), littérateur, né à San-Lorenzo l'an 1802, mort à Lugo en 1833, a laissé : 1° / sette Salmi penitenziali di Davide ed il Salmo cm , parafrasati e di utilissime note corredati da due chierici Lughesi; Lugo, 1821, in-8o; — 2» Prosa sul natale di Cristo ; ibid., 1830, in -8»; — 3° Gesii al cuore délia monaca considerazione ; ibid., 1832, in -12; — 4» Brève cenno sulla santità e dottrina del beato Alfonso Ligori; ibid.; — 5" plusieurs autres écrits indiqués dans YÈnci/clop. cathol.

II. COMPAGNONI (Pompeo), évêque d'Osimo , né à Macerata en 1693, mort l'an 1774, devint archidiacre de Macerata et auditeur du cardinal Barberini. On a de lui, outre une Epitre à l'Académie de Cortone , écrite en latin, un ouvrage intitulé : Memorie istorico-critiche délia Chiesa et de' vescovi d'Osimo; Rome , 1782, 5 vol. in-4o; ouvrage édité par l'abbé Ph. Vecchietti, qui a aussi publié la Vie de Compagnoni en 1784. Voy. Feller. Chaudon et Delandine , Diction, histor.

COMP AN, littérateur, né à Arles vers l'an 1730, fut d'abord avocat, plus tard il embrassa l'état ecclésiastique. Il a laissé : 1» l'Esprit de la religion chrétienne opposé aux mœurs des chrétiens ae nos jours; Paris, 1763, in -12; — 2" le Temple de la piété et œuvres diverses; ibid., 1765,

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in -12. Voij. Quérard, la France littéraire. La Nouv. Hiogr. génér.

COMPANS (Jean), lazariste, né à Dalon, dans le diocèse de Pamiers, l'an 1771, mort en 1835,

rrofessa la théologie à Toulouse. On a de lui : ° Histoire de la vie de Jésus- Christ , avec la concorde des évangélistes. des éclaircissements sur les endroits obscurs et la solution des difficultés que présente le texte; — 2" Traité des dispenses de Collet, corrisié, annoté et augmenté ; 1827, 2 vol. in-8% 2-= édit. Votj. Feller, Biogr. univers.

I. COMPASSION, mouvement de l'âme qui nous rend sensibles aux maux d'autrui. Voy. Miséricorde, n" I.

II. COMPASSION DE LA SAINTE VIERGE, fête que Ion célèbre le vendredi de la semaine de la Passion, en mémoire des douleurs de cette sainte Mère à la vue des souHrances , des ignominies et de la mort de son divin Fils.

COMPATIBILITÉ , terme de droit qui signifie la qualité ou la nature des bénéfices qui peuvent être possédés par une même personne. Voy. Bénéfice ecclésiastique. Imcompatibi- LITÉ. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

COMPATIBLE se dit des bénéfices qui peuvent être réunis sur la même personne sans dispense. Voy. Compatibilité.

COMPENDIUM. Voy. Compiègne.

COMPENSATION, acte par lequel une personne se paie par ses mains de ce qui lui est dû. Ce n'est pas un péché contre la justice, mais c'est agir contre l'ordre du droit , qui veut qu'on s'adresse aux juges établis pour se faire payer. Aussi n'est -elle permise que lorsqu'il y a impossibilité d'être payé autrement; encore faut-il qu'il n'y ait point de danger de scandale ou d'infamie ni pour celui qui use de compensation, ni pour d'autres qui pourraient être taxés de vol à son occasion. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Saint Thomas, 2. 2, q. Lxvi , art. 5, ad tertiurn. Richard et Giraud , et le Traité de la Justice dans les théologiens. COMPÈRE. Voy. Parrain.

COMPÉTENCE ( Competentia ) ; c'est le droit d'exercer régulièrement la puissance renfermée dans une dignité ou charge ecclésiastique. On dit en ce sens ta compétence du Pape, des patriarches , des archevêques , des évéques , etc. COMPÉTENT ( Competens) , c'est-à-dire qui demande avec d'autres. Nom donné dans la primitive Église à un ordre de catéchumènes , parce qu'ils étaient plusieurs qui demandaient ensemble le baptême , ou parce qu'ils y étaient suflisamment disposés et sur le point ae le recevoir. Les compétents étaient aussi nommés élus, electi, c'est-à-dire choisis pour recevoir le baptême. Voy. Richard et Giraud.

COMPIÉGNÉ(Cow/>e«rfi«/«), ville de France située dans le diocèse de Soissons. On y a tenu 11 ou 13 conciles, selon la manière différente de les compter. Voy. la Regia , t. XVII , XXI , XXVIII. Labbe, VI, VII, X , XL Hardouin, III, IV, VI, VIL Mansi , tom. I", p. 607, 1013. Galliu Christ., tom. III, p. 89, in instrumentis. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XV, p. 98 et sniv.

COMPILATEUR, auteur qui a recueilli plusieurs ouvrages de même ou de différente nature en un seul corps ; genre de travail qui s'appelle compilation. Gratien est un com[»ilateur du droit canon; Baronius, de l'Histoire ecclésiastifine. et le P. Labbe, des Conciles, etc. COMPINIACUM. Voy. Cognac.

COMPLAINTE ( Vindiciarum petitio, postulatio), en matière bénéliciale , est luie action pos-

sesson e par laquelle celui qui est en possession d'un bénéfice de droit ou de fait seulement, se plamt du trouble que lui cause un autre prétendant au même bénéfice. Voy. Louet. Brodeau, lettre B, somme 2. La Combe , Jurisprud. can., au mot Complainte, p. 154. Richard et Giraud. Voy. aussi Possessoire. Recréance. Régale. Séquestre.

COMPLÉMENT DE BÉATITUDE (Complementum l^ntitudinis). C'est le surcroit accidentel de béatitude dont les saints jouiront dans le ciel après la résurrection de leurs corps glorieux; car leur béatitude essentielle consiste dans la claire vision de Dieu.

COMPLICE (Criminis socius, particeps, conscius). celui qui a participé au crime, qui l'a favorisé. Un complice est obligé solidairement à la réparation du tort qu'il a fait conjointement avec les autres complices. S'il a seulement reçu une partie des choses prises sans sa participation, il n'est obligé à restituer que ce qu'il a reçu. Il doit en conscience déclarer ses complices au juge qui l'interroge. Voy. Richard et Giraud.

COMPLIES (Compléta, compleforium) , dans l'Eglise latine , est la dernière partie de l'office du jour; les Grecs le terminent par les vêpres. Cet office est ainsi nommé parce qu'on le chante lorsque le jour est accompli ou terminé , ou parce qu'il est le complément et le terme des prières de l'Église. Voy. le cardinal Bona, de Psalmod., c. x. Grand-Colas, Traité de rdffice divin , p. 355. Le P. de Bonrecueil , l'Esprit de l' Eglise dans lu récitation de cette partie de l'office nu'on appelle Compiles ; Paris, 1734, 1 vol. in-1'2. Cet ouvrage, qui contient l'expHcation de toutes les prières composant les Compiles , se trouve analysé dans Richard et Giraud. Le Journ. des Savants, 1734, p. 051, 1" édit. D. Macrini, Hierolexicon, ad voc. Completorium. Gaet. Moroni, vol. XV, p. 100 et suiv. L'Encyclopédie cathol.

COMPONCTION {Compunctio, pia tristitia), mot dérivé de pungere, compungere, piquer; il signifie : 1" un vif et amer regret d'avoir offensé Dieu, semblable à un trait qui perce l'àme et qui la pénètre; 2° une disposition douloureuse, un sentiment pieux de tristesse et de dégoût fondé sur les tentations et les misères de cette vie , le risque continuel de s'y perdre , l'éloignement de Dieu, etc. Bergier, Diction, de théol.

COMPONENDE se prend : 1» pour l'office de la cour de Rome où 1 on envoie toutes les suppliques pour les dispenses qui doivent être payées, afin de les taxer; cet office est dépendant du dataire; 2° pour le droit ou la taxe qui se paie aux officiers de la cour de Rome pour l'expédition des bulles. Quand les parties sont hors d'état de payer la componende, la dispense se fait in forma paupérum, c'est-à-dire gratis; il n'y a à payer que les frais d'expéditions et les ports de lettres. Voy. l'abbé André, Cours méthodique de drnit canon.

COMPOSTELLE ou SAINT- JACQUES DE GALICE (Compostella) , ville archiépisc. de la Galice en Espagne. A la fin du xi* siècle ^Urbain II transféra l'évèché dlria Flavia à Compostelle, dont le pape Calixte II érigea l'église en métropole l'an 1120. Le premier évêque de Compostelle est Théodemire, mort l'an 840. "Trois conciles ont été tenus dans cette ville. Suivant la tradition de l'Église d'Espagne, la foi chrétienne fut prêchée dans cette contrée par saint Jacques le Majeur, dont Compostelle possède les reliques ; mais cette tradition a été at-

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taquée. Voy. Regia, tom. XXV. Labbe, tom.IX. Hardouin, tom. VI. Le card. d'Aiguirre, tom. III, p. 322. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,\ol.XV, .p. 102 et suiv., expose les raisons qui militent en faveur de la tradition espagnole sur la prédication de saint Jacques en Espagne; et, de son côté, Permaneder donne, dans le Diction, encyclop. de la théol. cathoL, les raisons du sentiment contraire.

COMPRÉHENSEUR {Comprehensor), mot dérivé de comprehendere , dont saint Paul se sert pour exprimer la victoire d'un athlète qui remporte le prix à la course , et qu'il applique par métaphore à un homme entrant en possession de la gloire céleste. Le compréhenseur est donc le saint qui jouit de la claire vision de Dieu pour l'éternité dans le ciel, et qui comprend Dieu tout entier, quoique non totalement, et selon tous ses rapports qui sont infinis, totum, sed non totaliter, comme disent les théologiens. Le compréhenseur est opposé à viator, voyageur, mot employé pour parler du chrétien qui voyage encore sur la terre, lieu de son exil. Voy. I Cor., IX, 24. Philipp.,iii, 12 et 13.

COMPRÉHENSION {Comprehensio), ierme qui désigne l'état des compréhenseurs. Voy. Compréhenseur.

I. COMPROMIS (Compromissum), accord par lequel on donne pouvoir à des arbitres déjuger des procès ou d'autres différends et l'on promet de s'en tenir à leur sentence. Dans une cause purement ecclésiastique, on ne peut, par compromis, prendre pour arbitre quelqu'un qu'on n'a pas choisi conjointement avec une personne ecclésiastique et par autorité du supérieur ecclésiastique. On ne peut faire de compromis quand il s'agit des droits spirituels d'une église. Voy. De Ferrières, Diction, du droit, au mot Compromis.

II. COMPROMIS, en matière bénéficiale, est un accord fait entre ceux qui avaient droit d'élection, par lequel ils transmettaient à un ou plusieurs membres de leurs corps ou à des étrangers, le pouvoir d'élire au bénéfice ou à la dignité vacante, s' obligeant d'approuver leur choix pourvu que la personne élue eût les qualités propres au bénéfice ou à la dignité. L'usage de l'élection par compromis est fort ancien. Voy. saint Grégoire, 1. II, Epist. XV. De Ferrières, Introd. au droit eccle's., tom. II, p. 86. Gibert, Instif. eccl. et he'néfic, p. 348. Compromissaire.

COMPROMISSAIRE {Compromissarim), celui que l'on choisit par compromis pour arbitre d'une affaire, d'une élection, etc. Les compromissairesdoivent être en nombre impair, élus et approuvés par tous ceux qui ont voix dans l'élection. L'opposition d'un seul annulerait le compromis , qui doit se faire vice omnium, ainsi que l'a dit Innocent III au ¥ concile général de Latrari, tenu l'an 1215. Voy. Gibert, Instit.eccL, p. 348. Rebuffe, in Concordat., tit. de Election. de rogat. Cabassut , Jur. canon, theor.^ et prax., 1. II, c. XXIV, n. 11. Pontas, au mot Élection, cas 5. Richard et Giraud.

COMPSA. Voy. Conza.

COMPTABLES, ceux qui gèrent ou qui ont géré les affaires de quelques particuliers; ils sont irréguliers et incapables de recevoir les Ordres, selon le droit commun, jusqu'à ce qu'ils aient rendu leurs comptes sans reliquat. Ceux qu'on appelait curiaux ou décurions, et dont la personne ainsi que les biens étaient engagés dans les spectacles ou les divertissements publics, étaient aussi déclarés irréguliers par les canons. Les constitutions de plusieurs Ordres religieux défendent de recevoir des comptables

ou débiteurs. Voy. Concil. Carihag., cap. l, de Obligat. ad rat., etc. Can. legem, dist. 53, in summ. Durand de Maillane, Dict. de droit canon, au mot Comptable. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

I. COMPTON (Henri), anglican, né à Compton l'an 1632, mort à Fulham l'an 1713, devint évêque d'Oxford, puis de Londres. Ce fut un des plus grands adversaires du catholicisme sous Jacques II. Suspendu de ses fonctions par ce roi , il favorisa de tout son pouvoir l'établissement du prince d'Orange sur le trône d'Angleterre. On a de lui, entre autres écrits : 1» The jesuits' intrigues,with the private instructions oftheat Society to their ernissnries, trad. du français ; Londres, 1669; — 2" .4 Treatise on the holy communion; ibid., 1677, in-8»; — 3" six Lettres au clergé de son diocèse, réunies et réimprimées sous le titre d'Episcopalia; ibid., 1686, in-12; — 4» une Lettre sur la non-résistance , imprimée dans les Mémoires de J. Kettlewell ; ibid., 1718 ; — 5° quelques traductions de l'italien. Voy. VEncyclopcathol. La Nouv. Biogr. génér.

II. COMPTON (Thomas), savant jésuite, né à Cambridge l'an 1593, mort à Liège l'an 1666, a laissé:!» de Philosophia «««wersa; Anvers, 1649, in-foL; — 2" Prometheus christianus , seu liber moi^alium , in quo philosophiœ moralis finis et scopus apeî-itur ; Anvers, 1652, in-8°; — 3° Theologiœ scholasticœ tomi duo, in Summum S. Thomœ; Liège, 1659 et 1664, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. GOMPUT (Computus, Computatio), terme de chronologie. Il ne se dit que des supputations des temps qui servent à régler le calendrier, c'est - à - dire à déterminer le cycle solaire , le nombre d'or, les épactes , l'indiction romaine , les fêtes mobiles, etc.

II. COMPUT ECCLÉSIASTIQUE, ou manière de calculer le temps par rapport au cuite et aux offices divins de l'Église , comme les Quatre- Temps, la Pâque et les fêtes qui en dépendent.

COMPUTISTE (Computator), mot qui désigne non - seulement celui qui travaille au conipid , mais encore l'officier de la cour romaine dont la fonction est de recevoir les revenus du sacrécollcge.

COMTE PALATIN, dignité dont les empereurs d'Allemagne et les papes favorisent certaines personnes. Voy. Richard et Giraud.

CONACUM. Voy. Cognac.

C0N.4;US. Voy. CoNEi.

CONGAUBARDITES. Voi/. Caucobardites.

CONCEIÇAM ou BARBOSA DA COSTA (Antoine), franciscain, né à Porto en 1657, mort l'an 1713, fut un prédicateur très-distingué. 11 a publié : Clamores evangelici ; Lisbonne, 1698, in-4o. Voy. Barbosa Machado, Biblioth. Lusitaniu.

I. CONCEPTION, ancien Ordre militaire qui reconnaît pour fondateurs Ferdinand , duc de Mantoue, Charles de Gonzague, ducdeNevers, et Adolphe, comte d'Alla, qui l'instituèrent en 1619. Cet Ordre fut confirmé l'an 1624 par le pape Urbain VIII. Voy. Sponde, Annal., 1619, n. 14. Hermant, Histoire des religions ou Ordres militaires de l'Eglise et des Ordres de chevalerie, p. 384 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XV, p. 152 et suiv.

IL CONCEPTION (Antonio de la ), de Sienne, dominicain, né à Guimaraens, mort l'an 1586, prit le surnom de Sienne en entrant dans l'Ordre de Saint-Dominique. Il a laissé ; Iodes Notes sur la Somme de saint Thomas; — 2" Annales et Bihliothèque des auteurs de son Ordre qui ont écrit sur la morale et la spiritualité; Paris, 1647, in-4». Voy. Nicol.- Antonio, Biblioth. Hispan.

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nova. Possevin, Apparat, sac. iioréri, Diction, hisfor. La Souv. Hiogr. génér.

III. CONCEPTION DE CHILÉ ou CHILI (Co«ceptio), ville épisc. de lAmérique méridionale sous la métropole de Lima. Lévéché fut d'abord établi à Impériale l'an 4564; mais les Indiens ayant ruiné cette dernière ville, Clément VIII le t/ansféra Tan 1C03 à Conception de Chilé, en le laissant toujours suffiagant de Lima. Voy. Ricliard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XV, pag. 45C( 151 .

IV. CONCEPTION DE LA VÉGA (La), ville épisc. de Tile espagnole située sur la côte septentrionale, dans lAmérique. Ce siège fut érigé 1 an 1511 ou 1513, par les soins de Christophe Colomb, sous la dépendance de Saint-Domingue; mais la ville avant été détruite en 15(>4 par un tremblement de terre , l'évéché fut réuni à la métropole de Saint-Domingue. Voy. Gaet. Moroni, vol. XV. p. 151.

V. CONCEPTION IMMACULÉE, Ordre de religieuses fondé par Béatrix de Sylva, Portugais^ . Innocent VIII l'approuva lan 1489, et lui donna la règle de Citeaux. L'an 1511, Jules II donna à cet Ordre une règle particulière. Voy, Le Mire, Orig. des Relig.. 1. V, c. xiii. Sponde, Annal., ann. 1584, n. 9. Gaet. Moroni. vol. XV, p. 151,

VI. CONCEPTION IMMACULÉE DE LA SAINTE VIERGE. Le 8 décembre 185i, le Souverain Pontife Pie IX, en vertu de son autorité suprême et infaillible, a déclaré et défini, en présence d'une nombreuse assemblée de cardinaux et d'évèques de tous les pays , que lu doctrine qui tient que la bienlteureuse Vierge Marie, dès le premier instant de sa conception, a été, par un privilège extraordinaire de Dieu, préservée et exempte de toute tache du péché originel , a été révélée de Dieu, et qu'en conséquence elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. Ainsi l'ImraaculéeConceptionde la sainte Vierge est maintenant un article de foi , et on ne saurait la nier sans être hérétique. Mais, il faut bien le remarquer, même avant cette définition dogmatique, le sentiment commun des théologiens a toujours été que Marie, Mère de Dieu , n'a pas contracté le péché originel dans sa conception , et ce sentiment est fondé : l^sur plusieurs passades de l'Écriture; 2» sur l'autorité des Pères ue lÉglise les plus respectables ; 3" sur la précaution qu'a prise le concile de Trente de déclarer (sess. V«) qu'en décidant

aue tous les enfants d'Adam naissent souillés u péché originel, son intention n'est point d'y comprendre la sainte Vierge ; 4" sur le décret du concile de Bàle tenu en 1439, décret reçu par l'université de Paris et par un concile dAvigiioii en 1457; 5" sur les décrets de plusieurs papes qui ont approuvé la fêle de Y Immaculée Conception et l'office composé à ce sujet, et qui ont défendu d'enseigner la doctrine contraire : tels sont Sixte IV, Pie V, Paul V, Grégoire XV, Alexandre VU. Cette fête, d'ailleurs, était déjà célébrée en Occident au ix« siècle , et elle est encore plus ancienne en Orient (Assémani, Calendr. wtiv., tom. V, p. 433 et suiv.). Aussi la faculté de théologie de Paris, en 4497, statua par un décret que persoime ne serait reçu au degié de docteur, qu'il ne s'engageât par serment à soutenir Yinimarulée Conception; la plupart des autres universités ont fait de même. Ainsi , longtemps avant la définition de Pie IX, la croyance à ce privilège de la Mère de Dieu était établie dans l'Église. Voy. Thomassin, de lu Célébration des fêtes, L I, c. x, et 1. H, c. V. Thiers, de la Diminution des fêtes , c. l. VEncy-

I clop. cat/wl., au Supplém.; on y trouve des documents très-intéressants sur ce qui s'est passé dans ces derniers temps par rapport à la définition du dogme de l'Immaculée Conception. Ces documents sont d'abord un excellent travail de la Civilta cattolica de Rome sur ce qui

I s'est passé dans ces derniers temps par rapport à la déclaration du dogme de Y Immaculée Conception, travail reproduit en substance, et ensuite les pièces officielles. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., cite les passages des Pères en faveur de cette vérité, et répond aux protestants oui ont prétendu que cette croyance était née dans les derniers siècles. Gaet. Moroni , qui (vol. XV, p. 140 et suiv.) cite d'autres ouvrages sur YImmnc. Concept., et s'étend particulièrement sur la controverse à laquelle elle a donné lien.

CONCEPTIONE (Maria Crucifixa), religieuse née en Sicile l'an 1645, morte en odeur de sainteté l'an 1699, était fille de Jules - Marie Tommasi, duc de Palma et prince de Lampadusa, fit ses vœux en 1662 dans le couvent des Bénédictines du Saint-Rosaire à Palma, sous le nom de Maria Crîicifixa à Conceptione. On a d'elle, en italien : 1» de l'Horrnble Laideur de l'âme d'un prêtre qui célèbre le divin sacrifice en état de péché mortel; Rome, 1672; Palerme, 1675, sans nom d'auteur, et 1695, avec le nom de l'auteur; — 2» un Choix de lettres spii-ituelles recueillies parmi celles qu'elle a écrites pour l'édification des > âmes pieuses: Girgenti,4704, in-4o: — 3* divers autres écrits, que l'on trouve dans sa Vie donnée par Jérôme Turanus. Voy. Mongitore, Bihlioth. Siru/u. La Nouv. Biogr. génér.

I. CONCESSION est, en terme de chancellerie romaine , la seconde partie de la signature, qui consiste en la signature même du Pape ou de son délégué; la première se fait par fiât, et l'autre par concessum. Après ce seing du Pape ou celui de son délégué, viennent, dans la signature, les clauses sous lesquelles la chose demandée est accordée. Voy. GoNCESSUM.

II. CONCESSION {Concessio), se dit : 4° de la permission, du privilège, de l'octroi de quelque grâce qu'accorde un supérieur à un inférieur; 2" de la chose même qui est accordée. Le Pape fait des concessions d'indulgences plénières, et les évêqiies de quarante jours seulement.

CONCESSUM, terme familier en matière de provisions de cour de Rome. Dans les signatures données par le cardinal délégué du Pape, on lit : concessum utpetitur : dans celles qui sont signées par le Pape on lit : fiât ut petitur.

CONCHA. Voy. Cvença.

I. CONCHES {Concltœ). abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située près de la petite ville de ce nom , au diocèse d'Évreux , et fondée l'an 4035. Les bénédictins de la congrégation de Sainte Maur y furent introduits l'an 4630. Voy. laiGall. Chi-isf., tom. XI, col. 637.

IL CONCHES (Guillaume de). Voy. Guillaume

DE CoNCHES.

CONCHYLIUS. Voy. Coqiille.

CONCILE, assemblée légitime des pasteurs de l'Église pour régler les affaires qui regardent la foi, les mœurs et la discipline. 11 y a quatre sortes de conciles : 4» le concile général ou plé» nier, qui représente le corps de l'Église universelle, et qui par cette raison doit être convoqué de toutes les parties du monde catholique, pour que tous les évéques du monde catholique puissent sy trouver, s'ils le veulent , quoiqu'il ne soit pas nécessaire, pour son œcuménicité,qu us s'y trouvent tous; 2" le concile national, assemblée des archevêques ou évèques d'un royaume

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ou d'une nation ; 3' le concile provincial, asseml)lée des évéques d'une province présidée par l'archevêque ou le métropolitain; 4" le concile rfîoce^aiw , assemblée de curés d'un diocèse présidée par l'évèque. Ce dernier s'appelle aujourd'hui synode rfiocciam, plutôt que concile diocésain. — Les conciles sont d'institution divine. Les Hébreux avaient leur sanhédrin ou grand consistoire, ou concile, composé de 70 membres qui avaient le pouvoir d'inteipréter la loi et d'en fixer le sens (Nombr., xi, 16. Deutéron., xvii, 8). Jésus-Christ, dont Moïse n'était que la figure, a établi dans son Église un sénat qui a droit de juger infailliblement les matières de religion. De là ces paroles des apôtres assemblés dans le concile de Jérusalem : // a semblé bon à l'Esprit-Saint et à nous (Actes, xv,28). — Les conciles, soit généraux, soit particuliers, sont trèsutiles; ils deviennent même en quelque sorte nécessaires lorsqu'il s'agit de finir un schisme entre plusieurs papes contendants,de s'assurer de l'élection douteuse d'un pape, etc. (Bellarmin, de Conciliis, 1, I, c. ix-xi). — Les conciles généraux ont par eux-mêmes une autorité suprême et infaillible pour ce qui regarde la foi, les mœurs et certains points généraux de discipline communs à toute l'Église. Il n'y a de foi dans les conciles généraux que les symboles et les canons, pris dans le sens naturel des termes. La marque principale qui sert à distinguer un article de foi de celui qui ne l'est pas, c'est lors-

3u'un point est proposé comme un dogme qui oit être cru par les fidèles sous peine d'anathème et d'hérésie (Melchior Canus, de Locis theologicis , 1. V, c. v). Mais les conciles particuliers n'ont par eux-mêmes ni une autorité infaillible , ni une puissance universelle ; ils ne l'ont que quand ils ont été acceptés et confirmés par le Pape. — Le Pape seul a le droit de convoquer les conciles généraux , d'y présider par lui-même ou par ses légats, de les approuver et de les confirmer. Tout cela lui appartient en qualité de chef de l'Église universelle. Les premiers conciles généraux ont été convoqués par les empereurs, mais c'est du consentement des papes; et ces conciles n'ont eu d'autorité que parce que les papes en ont confirmé les décisions. — Les seuls évoques ont le droit de se trouver aux conciles comme témoins, juges et législateurs. Eux seuls ont voix délibéralive ou décisive par leur caractère; les cardinaux l'ont en vertu de la coutume , les abbés et les généraux d'Ordre en vertu des privilèges qui leur ont été accordés. Quant aux autres prêtres séculiers ou réguliers qu'on y appelle, ils n'y sont que comme docteurs et conseillers, pour examiner, instruire, dresser les matières, et n'y ont que voix consultative. Fo;/., pour les diverses questions qui se rattachent aux conciles , outre les auteurs que nous avons déjà cités dans cet article , Cabassutius , Notitia ecclesiastica sœculi XVI in Concil. Trid., num. 95. Petrus Ballerini, de Poteslute Sunim. Pontificum, et Conciliorum generalium, cap. ii-iv. Joannes Baptista Bartoli, Institution. Juris cnnonici, cap. xxii, xxiii. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Concilium. Joan. Cardin. 'èo^\\di , Institutiones Juris publici ecclesiastici , p. 71 et seq., edit. 5, Parisiensis L Fr. Schmalzgrueber , Jus ecclesiasticum universuni, tom. I, p. 129 et seq. Bergier, Diction, de théolog. VEncyclop. catfioL, tom. IX, et le Supplém. Le Diction, encyclopéd. de la théol. cathul. Pour la question particulière de la Supériorité du Pape sur le concile général, Voy. l'art. Pape. CONCILIABULE ( Conciliubulum , conventiculum), assemblée de prélats irréguliore, illicite,

qui n'a pas été convoquée légitimement, comme, par exemple, le synode de Rimini, que le pape Damase rejeta comme ayant été réuni sans son consentement, et le concile de Bàle à partir de la XXV« session , et dont Bellarmin a dit : Non fuit concilium ecclesiasticum, sed conciliabulum schismuticum , seditiosuni et nullius prorsus auctoritatis. On appelle aussi co7iciliabules toutes les assemblées des hérétiques; telle fut l'assemblée d'Éphèse, présidée par Dioscore , patriarche d'Alexandrie et partisan d'Eutychès; assemblée qui a mérité le nom de brigandage d'Ephèse. CONCILIATEURS. Voy. Syncrétistes.

I. CONCINA (Daniel), dominicain, né dans le Frioul l'an 1686, ou, selon d'autres, en 1677, mort à "Venise l'an 1756, acquit une grande réputation comme prédicateur, et consacra toute sa vie à enseigner, à écrire et à prêcher. Clément XII et Benoît XIV lui ont donné des preuves de leur bienveillance. Ce qui distingue particulièrement ses ouvrages, c'est un amour éclairé pour les saines doctrines et un zèle ardent pour les défendre contre les opinions relâchées. Il a laissé quarante volumes sur la théologie , parmi lesquels nous citerons : 1" la Discipline ancienne et moderne de l'Eglise romaine sur le saint jeûne du Carême, etc., en italien ; Venise, 1742, in -4"; — 2» Defensio concil. Trident, et upostolicarum constitutionum Ecclesiœ romanœ in causa paupertatis monasticce , etc. ; Bologne , 1745 , in-4'' ; — 3° Theoloqia christiana dogniatico- rnoralis ; Rome , ili:{), \'2 vol. in-4o; — 4» de la Religion révélée contre les athées , les déistes, les matérialistes et les indifférents . en italien; Venise, 1754, in-4''. Voy. Moréri, Diction, histor. Bichard et Giraud, (jui donnent le catalogue de vingt-quatre des écrits de Concina. Gamba , Galleria di Uomini illustri de provincie Austro-Venete del secole 1800; Venise , 1824.

II. CONCINA (Nicolas), frère du précédent, mort à Venise l'an 1763, entra chez les dominicains , et professa la théologie et la philosophie. Outre des discours et des ouvrages sur le droit, on a de lui : Synopns tertiœ partis metaphysicœ, hoc est theohgiœ naturalis ; in-4''. Voy. la Noîw. Biof/r. génér.

CONCLAVE. On donne ce nom au lieu où sassemblent les cardinaux pour élire le Pape, et à l'assemblée. Le conclave est toujours dans le palais du Vatican. C'est un assemblage d'autant de cellules qu'il y a de cardinaux présents à l'élection ; elles sont toutes numérotées et se tirent au sert. Chaque cardinal fait mettre ses armes sur celle qui lui est échue. Le conclave est fermé et gardé en dedans et en dehors avec une telle sévérité , qu'on n'y laisse pas même , entrer les provisions de bouche sans que les prélats qui gardent les tours les examinent avec soin, pour voir si l'on n'y glisse pas quelques billets de la part des personnes intéressées à la nomination du Pontife. On doit entrer au conclave onze jours après la mort du Pape ; et avant d'y entrer on dit une messe du Saint-Esprit dans la (îhapelle Grégorienne. Un prélat prononce un discours latin pour exhorter les cardinaux à choisir une personne digne de remplir la chaire du prince des apôtres. Lorsque le conclave est fermé, il n'y reste que les cardinaux et deux conclavistes {voy. Conclaviste) pour chacun d'eux. Le dernier des maîtres de cérémonies sonne une clochette dans tout le conclave , le matin à six heures et l'après-dinée à deux, pour appeler les cardinaux ad capellarn Domini , c'està-dire à la chapelle du scrutin, qui est celle de Sixte IV, où le scrutin se fait deux fois par jour. Les ecclésiastiques séculiers et réguliers vont,

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tant que dure le conclave, tons les jours on procession à Saint -Pierre, et font le tour du Vatican en chantant le Veni Creator pour l'élection du Pontife. Vqy. Papebr., Propyleum ad Ad. SS. mail conatus chron.-histor. P. II, p. 55, 69 et 128. Coraro , Relat. de la cour de Home. Idée du conclave: 1676. T,e Baron de Huissen, Hist. des Conclaves, tjaet. Moroni, vol. XV, p. '258 et suiv. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon. On trouve dans ces divers ouvrages d'autres détails sur le conclave.

CONCLAVISTE, domestigue qu'un cardinal choisit pour le servir, et qui s'enferme avec lui dans le conclave. Chaque cardinal a deux conclavistes , l'un d'église, et l'autre d'épée , et ils doivent être au service du cardinal depuis un an au moins. On en accorde quelquefois un troisième aux cardinaux princes et aux cardinaux vieux et infirmes. Voy. les auteurs cités à l'art. CoNCLWE. L. Ferraris, Prompta Bihlioth. Richard et Giraud, et surtout Gaet. Moroni, qui, vol. XVI, p. 1 et suiv., s'étend fort au long sur les conclavistes.

CONCLUSIONS , mot employé dans le sacramentaire de saint Grégoire , et qui signifie la même chose que les postcommunions qu'on dit aujourd'hui à la messe.

CONCOMITANCE { Concomitantia . societa?, communiu) , terme théologique qui signifie accompagnement, union. Les vertus sont tellement liées ensemble , qu'on dit que l'une est avec l'autre par concomitance. Dans la sainte Eucharistie, le corps de Jésus-Christ, étant un corps animé, ne peut pas plus être séparé du sang que le sang ne peut l'être du corps et de lame. Ainsi , c'est par concomitance que le corps du Sauveur se trouve sous les espèces ou accidents du vin, et le sang, sous les espèces du pain , ce que semblent ne pas dire les paroles de la consécration.

CONCOMITANT ( Concomitans ). Concomitante ou coopérante est un nom donné , en théologie , à une grâce actuelle qui accompagne nos actions, et qui concourt avec nous pour nous faire agir d'une manière surnaturelle et méritoire. Voy. Gkace.

CONCORDANCES {Bihliorum concordaniiœ) , dictionnaires qui renferment par ordre alphabétique tous les mots de la Bible , et qui aident a trouver les passages dont on ne sait qu'une partie, et s'assurer du livre et du chapitre où ils se trouvent pour voir, en les conférant, leurs significations. Il y a des concordances hébraïques , chaldaïques, syriaques, grecques, etc. Voy. Le Long, Biblioth. Sacr., tom. I*"", p. 454. D. Calmet, Biblioth. Sacr., dans son Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la thèol. cathol. On trouve dans ces ouvrages le catalogue des diverses concordances qui ont été composées jusqu'à ce jour.

CONCORDANTIEL, qui comprend les concordances , qui est fait à la manière des concordances.

1. CONCORDAT. Nous envisageons ici les concordats comme des traités ou des transactions passées entre le Pape , comme chef de l'Eglise, et les chefs des dilïérentes nations; tels sont, par exemple, le traité fait à Bologne en 1516, entre le pape Léon et François I". au sujet de la pragmatique -sanction; le concordat de 1801 , fait à Paris entre le pape Pie Vil et Bonaparte , premier consul ; et celui qui fut passé entre le même Pape et Louis XVIII pour une nouvelle circonscription des diocèses et autres points de discipline ecclésiastique. Un concordat est un vrai contrat svnallagmatique qui

oblige également les deux parties contractantes non-seulement en leur propre personne, mais en la personne de leurs successeurs; de sorte qu'une fois ratifié, un concordat ne peut plus être rompu ni modifié , directement ou indirecment, que du consentement libre des deux parties. Voy., pour les concordats de France, l'abbé André, qui en rapporte les textes, et pour les concordats de l'Empire germanique et ceux des États de la confédération germanique , comme pour ceux des États italiens , ceux d'Espagne , de Portugal, de Pologne, des Pays-Bas et de la Suisse, le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol., où l'on trouve aussi le texte du concordat de France entre Bonaparte, premier consul, et Pie VII , avec quelques détails intéressants de ce qui se passa à la suite de ce concordat. Voy. aussi, pour quelques autres concordats , L. Ferraris , Prompta Biblioth. Fr. Schmalzgrueber , Jus eccles. universum, tom. V, p. 221 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XV, p. 35 et suiv. Quant au concordat conclu en 1855 entre le Saint-Siège et l'Autriche , il est rapporté in extenso au supplém. de l'Encyclopédie catholique, article Au-

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