VII. COMMUNION ÉTRANGÈRE. Voy. Communion Pérvgrine
VIII. COMMUNION EUCHARISTIQUE ou SA- CRAMENTELLE. On appelle ainsi l'action de recevoir dans le sacrement de l'Eucharistie le corps , le sang , l'âme et la divinité de Jésus- Christ ; ou , en d'autres termes, qui sont ceux de saint Paul, l'action d"y participer. On sait que dans toutes les religions l'usage de manger en commun la chair de la victime a été constant. Voy. I Corinth., x, 16, 18. Bergier, Diction, de théol.
IX. COMMUNION FRÉQUENTE. Le concile de Trente exhorte les lidèles à communier fréquemment ; il désirerait que les assistants communiassent à chaque messe. Il décide que pour ne pas communier indignement il faut être exempt de tout péché mortel; que pour communier avec fruit il faut des dispositions plus parfaites; que pour communier fréquemment il faut une foi ferme, une dévotion et une piété sincère, une grande sainteté. Par rapport aux dispositions requises pour la communion fréquente , les théologiens modernes sont tombés dans des excès et des erreurs opposés à la docti'ine des Pères et à l'esprit de l'Église. Les uns , comme Antoine Arnaud dans son livre de la Fréquente Communion, ont exigé des dispositions telles , que non-seulement les justes, mais les plus grands saints ne pourraient communier même à Pâques. Les autres, au contraire, ont prétendu que la seule exemption du péché moi^ tel suffit pour qu'on puisse commimier trèssouvent et même tous les jours; que les dispositions actuelles de respect , d'attention, de désir, et la pureté d'intention ne sont que de conseil , etc. C'est ce qu'on reproche au P. Jean Pichon, jésuite, d'avoir enseigné dans un ouvrage intitulé : l'Esprit de Jésus -Christ et de l'Église sur la fréquente communion: ouvrage qui, en effet , a été condamné par la S. congrégation de
sostom., Hornil. xvii in Epistol. ad Hebr. Conc. Trid., sess. XVIII, c. viii , xix ; sess. XXII, c. vi. Grandcolas, Ancien Sacrantentaire , part. I"^^, p. 294.
X. COMMUNION LAÏQUE; communion telle que les laïques la reçoivent. C'était autrefois un châtiment pour les ecclésiastiques qui avaient commis quelque faute grave, d'être réduits à la communion laïque, c'est-à-dire à l'état d'un simple fidèle , et d'être traités de même que si jamais ils n'eussent été élevés à la cléricature. Cette distinction montre jusqu'à l'évidence que l'Église a toujours mis une distinction entre l'état des clercs et celui des laïques.
XI. COMMUNION PASCALE; la communion que les fidèles sont tenus de faire dans la quinzaine de Pâques, conformément au décret du concile général de Latran , tenu en 1215 sous le pape Innocent III, lequel porte : « Que tout fidèle de l'un et de l'autre sexe, lorsqu'il sera parvenu à l'âge de discrétion, fasse en particulier et avec sincérité la confession de ses péchés à son propre prêtre au moins une fois l'an ;... et qu'il reçoive avec respect , au moins à Pâques, le sacrement de l'Eucharistie; à moins que, du conseil de son propre prêtre , il ne croie devoir s'en abstenir pour un temps pour quelque cause raisonnable ; autrement qu'il soit privé de l'entrée de l'église pendant sa vie , et de la sépulture chrétienne après sa mort (cap. xxi). » Par rapport à la confession , Clément VIII , dans un décret de l'an 1592, déclare positivement que les fidèles peuvent, même en carême et dans le temps pascal, se confesser aux réguliers approuvés par l'ordinaire ; mais qu'ils doivent communier à Pâques dans leur propre paroisse.
XII. COMMUNION PÉRÉGRINE ou ETRAN- GERE (Communio peregriiiu), châtiment que les anciens canons infligeaient aux ecclésiastiques condamnés à faire pénitence. C'était une espèce de suspense par laquelle ils étaient pri^ vés de l'exercice de leurs fonctions. On ne leur accordait la communion que comme on la donnait à un ecclésiastique étranger. Le concise