COND
Voy. IJghelli , Hal. Sacra , tom. V, p- 323. Richard et Giraud.
CONCORDOIS. Voy. Bagnolois.
I. CONCOURS. On appelle concours l'action réciproque de personnes qui agissent ensemble pour obtenir un même hénélice , et concurrents ou contendants ces mêmes personnes.
II. CONCOURS. On donne encore ce nom à l'examen même que subissent les candidats qui aspirent à un bénéfice.
III. CONCOURS se dit enfin par rapport aux y)rovisions des bénéfices, lorsqu'il y a plusieurs provisions d'un même bénéfice faites le même jour à diverses personnes ; ces provisions s'annulent alors mutuellement, parce qu'il est impossible que le même bénéfice appartienne à plusieurs titulaires. Voy. Brodeau sur Louet , lett. M., somm. x. La Combe, Jurispr. canon., an mot Concours. Date, n» I.
IV. CONCOURS se dit aussi des bénéfices qui se donnent au plus digne parmi ceux qu'on a examinés à cet effet. Le concile de Trente ordonne que toutes les cures , même vacantes en cour de Rome par démission , soient conférées au concours. Voy. Conc. Trid., de Reform., session XXIV, c. xvni. Pie V, Constitut. de 1567. Gibert, Instit. eccl. et hénéf., p. 730, tit. xxii. M(''m. du clergé, tom. II, p. 272; tom. XII, p. 1422 et suiv.
V. CONCOURS DE DIEU. C'est une vérité de foi que le concours de Dieu, ou la grâce, qui est l'action immédiate de Dieu lui-même, nous est nécessaire pour toute action surnaturelle et utile au salut.
CONCRET, terme qui signifie, à proprement parler, un sujet avec sa forme ou sa qualité ; il est opposé au mot abstrait , qui marque la forme ou la qualité sans le sujet.
CONCUBINAGE {Concubmatus} signitie :
4" toute conjonction illicite, comme l'adultère, l'inceste, etc.; 2» la simple fornication; 3" un mariage légitime, quoique moins solennel, avec nne femme pauvre et de basse condition. Suivant l'assemblée de Melun de 1579 , après l'hérésie et la simonie , le concubinage est le crime qui cause les plus grands maux à l'Église. Voy. les Mém. du clergé, tom. IV, p. 108. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André , Cours alpliabét. de droit canon.
CONCUBINAIRE (Concubinarius), celui qui vit conjugalement avec une femme qui n'est pas son épouse. Le concile de Trente veut qu'on anathématise les concubinaires qui ne se corrigent pas après le troisième avertissement. Quant aux clercs concubinaires, ils devaient être privés de leurs offices et de leurs bénéfices; et, après la troisième monition, ils devaient être déclarés inhabiles à en posséder. Voy. Conc. Trid.,rfe Reform., sess. XXIV, c. vni;sess.XXV, c. XIV. Fleury, Instit. au droit ecclés.^ tom. II, p. 124. Mém. du clergé, tom. YI, p. 104; tom. VII,
CONCUBINE {Concubina), se prend : 1» pour une femme qui, n'étant pas mariée avec un homme, vit avec lui comme si elle était sa femme; dans ce sens, la loi divine n'a jamais permis les concubines ; 2» pour une femme légitime , mais de moindre condition que son mari , et 'dont le mariage, quoique moins solennel que les autres, renferme les mêmes obligations; dans ce sens, les concubines sont permises ou tolérées par l'Église; 3° pour une femme du second rang et subordonnée à la femme principale , à la maîtresse de la maison ; les concubines, prises dans ce sens, étaient permises dans l'ancienne loi. Voy. II Rois, m, 2, 3,
4,5; XX, 3. III Rois, xi, 3. De Ferrières et Denisart, au mot Concubinage. Richard et Giraud.
CONCUPISCENCE, se prend quelquefois en bonne part dans l'Écriture {)our l'amour de la science et de la sagesse; mais il se prend plus souvent pour l'appétit déréglé qui nous porte vers les biens sensibles, et surtout pour les désirs de la chair. Saint Jean dit que tout ce qu'il y a dans le monde est concupiscence de la chair, ou concupiscence des yeux, ou orgueil de la vie, pour désigner l'amour déréglé du plaisir, des richesses et des honneurs. Saint Paul appelle la concupiscence péché; mais cela doit s'entendre du péché improprement dit, en tant qu'elle est la cause et l'eflet du péché. Dans l'Écriture, on appelle Sépulcres de la concupiscence le lieu où les Hébreux campèrent dans le désert, et où ils arrivèrent après avoir quitté le Sinaï , parce qu'ils y enterrèrent les vingt-trois mille hommes que Dieu frappa pour les punir d'avoir murmuré et d'avoir demandé de la chair. Voy. Sagesse, vi, 18,21.1 Jean, n,16. Le Concile de Trente, sess. V, C.V. Nombres, xi,34,etc. August., Contra Jidian., l.IV, c, XIV, n" 65. Contra duas Epist. Pelag., 1. I, c. xiii, n. 27. Op. imperf., 1. II, n"» 71, etc. Retract., 1. I, c. ix. Richard et Giraud. Le Dict. enci/cl. de la théol. cath.
CONCUPISCIBLE (Appetitus concupiscibilis).
L'appétit concupiscible est celui qui nous porte à souhaiter le bien. Il est opposé à Yappétit irascible, qui nous porte à éviter et à repousser le mal.
CONCURRENCE D'OFFICE se dit, en terme de bréviaire, lorsque plusieurs fêtes se suivent immédiatement, en sorte que les secondes vêpres de la première fête concourent avec les premières vêpres de la seconde fête; de manière que si les deux fêtes sont de la même classe, les premières vêpres se terminent par le dernier psaume , et les secondes commencent au capitule. Si la première fête est d'une classe supérieure, les vêpres sont entièrement de cette fête; si elle est d'une classe inférieure, on en fait seulement la commémoraison par l'antienne de Mnc/nificot. son verset et l'oraison.