‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 570 sur 1220 · CORÉ · texte numérisé non relu

CORÉ

loge de cet auteur à la tête du Catalogue de sa Bibliotli., composé parNaudé.

I. CORDIER, jésuite et chancelier de l'université de Pont-à-Mousson , qui vivait au xviii^ siècle, a laissé : Eclaircissements sur la prédestination; Pont- à -Mousson, 1746, in-12. Voy. Quérard, la France littéraire. La fiouv. Biogr. généi .

II. CORDIER (Alexandre ou Antoine), chanoine de Langres, né à Villiers-sur-Saize, mort l'an 1671, a laissé, outre une Oraison funèbre de M. Se'bastieti Zamet, évêque, duc de Langres, ï Histoire du grand martyr S. Mamert, patron de Langres ; Paris, 1650, in-8», et Langres, 1656. Voy. Moréri, Diction, histor.

ill. CORDIER (Claude-Simon), chanoine d'Orléans, né l'an 1604, mort dans la même ville l'an 1772 , a laissé : Vie de la mère de Chantai, fondatrice de la Visitation, avec des Notes tirées de ses Lettres: Orléans, 1742, in-12.

IV. CORDIER (François), sieur des Maulets, oratorien, mort l'an 1693, a donné : 1» Manuel chrétien^ Paris ; — 2" Vie d'Anne des Anges, carmélite; ihid.jlGQi, in-S". Voy. Moréri, Diction, histor.

V. CORDIER (Guiljaume), imprimeur belge du xvi' siècle, le premier qui ait exercé à Binche en Hainaut l'art de la typographie ; il a publié : la Vie et légende de madame saincte Luthgarde ; 1544, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér,

VI. CORDIER DE SAINT-FÎRMIN (Edmond), ecclésiastique, littérateur, né à Orléans vers 1730, mort à Paris l'an 1816, fut un des fondateurs du Musée de Paris. Il a laissé, outre des écrits purement littéraires indiqués dans la Biogr. univers., des Pensées sur Dieu, sur l'immortalité de l'âme et sur la religion; 1802, in-S"; ouvrage qui , comme le dit Feller avec raison , vaut mieux que tous ses autres.

I. CORDON DE SAINT -FRANÇOIS, corde garnie de nœuds que portent différents Ordres religieux qui reconnaissent saint François d'Assise pour leur fondateur. Plusieurs de ces Ordres, comme les Cordeliers , les Capucins, les Récollets, le portent blanc; mais les Frères Pénitents ou Picpus le portent noir.

IL CORDON-DE-SAINT-FRANÇOIS, confrérie instituée en l'honneur des liens dont Jésus- Christ fut attaché. Le pape Léon X approuva la pratique de porter ce cordon , et y attacha des indulgences. Sixte V érigea la confrérie en 1585, et Paul V la confirma. Voy. le P. Candide , Vie de saint François, p. 608. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XVII , p. 115, 116.

III. CORDON-JAUNE (ORDRE DU), espèce de société ridicule instituée sous Henri IV par le duc de Nevers, et composée de catholiques et d'hérétiques dont la réception se faisait dans les églises, en présence des curés. Ils devaient se secourir mutuellement contre leurs propres pères, et, si l'un d'eux manquait d'argent, il

Souvait prendre à un autre jusqu'à cent écus. [enri IV ayant eu avis de cette institution , l'abolit en 1606, et fit prendre des informations sur le compte des curés qui l'avaient favorisée. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast. ,t.\lU, p. 419. VEncyclop. cathol.

I. CORDOUE (Antoine de), de l'Ordre des Frères-Mineurs, mort l'an 1578, a laissé : 1" Tratado de casos de conscientia; Tolède, 1575; — 2" de Potestate papœ; Venise, 1579, in- fol, ; — 3" Quœstiones quatuor de detractione , ac restitutione famœ; Alcala, 1553; — 4» Annotationes ad compendium. privilegiorum FF. Minorum et aliorum Ord. Mendie; Naples, 1595, in-4°; — 5» Quœstioniarium theologicum lihris quinque dis-

tinctum; Tolède, 1578; Ingolstadt, 1593, et Venise, 1604 ; — 6" de Indulgentiis ; Alcala, 1554 ; — 7" Expositio casuum. Prœlatis reservatorum; — 8o le Texte du droit canon avec sa division. Voy. le P. Jean de'Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I", p. 100.

IL CORDOUE (Corduha), ville épiscop. d'Espagne sous la métropole de Tolède. Ce siège fut fondé l'an 264, et le premier qui l'occupa fut Osius, surnommé le Grand. Lorsque saint Ferdinand, roi de Castille, prit cette ville sur les Maures, il y rétablit l'évêché. On a tenu deux conciles à Cordoue. Voy. le P. Florez, Hispania sacra,ioïti. X. Regia, tom. III, XX. Labbe, tom. II, VIII. Hardouin,tom. I, V. Baronius, ad ann. 851 et 852. Richard et Giraud. Gaet, Moroni, vol. XVII, p. 117 et suiv.

m. CORDOUE DE TUCUMAN , ville épisc. de l'Amérique méridionale dans la province de Tucuman; elle fut érigée en évêché par Pie IV l'an 1559, ou, selon d'autres, par Pie V, en 1570, Par la suite des temps elle cessa d'être évêché. Cependant, en 1805, Pie VII y nomma un évêque; en 1830, le pape Pie VIII fit évêque in partibus de Cumana un ecclésiastique de Cordoue, en le déclarant vicaire apostolique de ce diocèse. En 18.36, Grégoire XVI nomma ce même prélat évêque de Cordoue, et suffragant de l'archevêque de la Plata , c'est-à-dire de Charcas. Voy. Gonzalez d'Avila, Théâtre des églises des Indes occidentales.

I. CORDOVA (Antonio -Fernandez), iésuite espagnol, mort à Grenade l'an 1634, a laissé : Instruccion de confessores; Grenade, 1621, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

il. CORDOVA (Jean), jésuite espagnol, mort l'an 1645, a laissé : Catena in libros Regum; Lyon, 1652, 2 vol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CORDULE (sainte), vierge et martyre , fut la compagne de sainte Ursule. L'Église honore sa mémoire le 22 octobre. Voij. Ursule.

CORDYLUS, et, selon Dé Commanville, CO- RYDULUS ou CODRILLUS, ville épisc. de la seconde Pamphylie érigée en évêché au v^ siècle , sous la métropole de Perge. Son premier évêque, Maras, assista au concile de Chalcédoine. Il est question de cette ville dans les Actes des conciles et dans la Notice d'Hiéroclès, Voy. De Commanville, /" Table alphabet.. p. 242. Richard et Giraud.

1. CORË, fils dEsaii et d'Oolibama. Il succéda à Cénez dans le royaume d'une partie de l'Idumée , et eut pour successeur Gatham, Voy. Genèse, xxxvi,16.

IL CORE, lils d'Isaar, appartenait à la tribu de Lévi, Il fut le père d'Aser, d'Elcana et d'Abiasaph, et devint le chef de la famille des Carites, célèbre parmi les Lévites. Poussé par la jalousie, Coré se révolta contre Moïse, et entraîna dans sa rébellion deux cent cinquante Lévites. 11 fut englouti dans la terre avec ses partisans et tout ce qu'ils possédaient. Quelques rationalistes modernes, tels que J.-D, Michaëlis, Eichhorn, etc., ont voulu expliquer ce fait ou par un tremblement de terre que Moïse avait prévu, ou par une mine qu'il avait fait creuser, ou enfin par la sépulture des conjurés enterrés vifs; mais toutes ces explications naturelles sont évidemment opposées au texte de l'Écriture, outre que la circonstance où se trouvait Moïse exigeait un vrai miracle, Voy. Nombr., xvi, 12 et suiv., et Bergier, qui dans son Diction, de théol., art. Aaron , réfute l'objection que les incrédules ont tirée de cet événement contre Moïse.

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