I. CORSINI (.\ndré). Voy. André, n° IV
IL CORSINI (Laurent). Voy. Clément XII.
CORTACIUS (Michel), prêtre de Crète, a laissé une Homélie nir l'excellence de la prêtrise; Venise, 1642.
GORTASSE (Pierre-Joseph), jésuite, né à Apt l'an 1681, mort à Lyon l'an 1740, professa dans cette dernière ville' la théologie positive et la langue hébraïque , et se livra à la prédication pendant quatorze ans. Il a laissé : Traité des noms divins ou des perfections divines : ouvrage propre à donner des idées sublimes de Dieu et a faire naître de grands sentiments de la reli-
Eion; trad. du grec de saint Denis l' Aréopagite ; von, 1739, in-4». Voy. le Journ. des Savants, 1739. Moréri , édit. de 175'J.
I. CORTÈSE ou CORTESIO, CORTEZ (Grégoire), cardinal, né à Modéne lan 148^], mort à
Rome l'an 1548. était issu d'une illustre famille de Modène , et était très-versé dans le droit canonique et civil. Après avoir été auditeur auprès du cardinal de Médicis depuis Léon X , il se retira près de Mantoue, dans l'abbaye de Padolyrone , d'où il passa dans le monastère de Lénns; puis il devint abbé du Mont-Cassin. Le pape Paul III l'envoya en Allemagne en qualité de nonce, et, à son retour, il le revêtit de la pourpre. On a de lui : 1» de Theologica institutione liber; — 2° de Potestate ecclesiastica tractatus; — 3° Tractatus S. Basilii de virginitate , e grœco in latinum versus; — 4" de Viris illustribus ordinis monastici liber ; ces ouvrages ont été en partie imprimés à Venise; 1573, in-4o. Voy. Sponde, an. 1547, n. 30. Le Mire.Possevin. Tiraboschi, Storia délia Letteratura Ifaliana. tom. VII, part. I, II. Moréri, Diction. Iiistor.
II. CORTÈSE ou CORTESI , CORTEZI (Paul), né à San-Germiniano, mort l'an 1510, fut secrétaire apostolique sous Alexandre VI et sous Pie III, puis protonotaire apostolique et évêque d'Urbin. On a de lui : l^un Traité sur le cardinalat; 1510; — 2" un ouvrage qui comprend quatre livres de Sentences; lo40.
CORTOIS DE PRESSIGNY (Gabriel), archev.
de Besançon, né à Dijon en 1745, mort à Paris l'an 1823 , siégea aux assemblées du clergé de 1780 et 1788; il était alors évêque de Saint-Malo. Il a publié : 1" deux Lettres pastorales, l'une le 24 avril 179-1 ; il enjoint aux fidèles de Saint- Malo de ne point reconnaître les nouveaux pasteurs (jui se présenteront à eux en vertu de l'élection populaire; l'autre le 6 avril 1792; elle a pour objet d'ordonner la publication du bref de Pie VI du 1" mars, relatif aux affaires de l'Église de France; — 2» un écrit intitulé : le Placement de l'argent à intérêt distingué de l'usure; Lyon, 1821, in-8». Le prélat s'y déclare formellement pour la légitimité du prêt à intérêt renfermé dans les limites légales. Voy. Feller.
CORTONE (Cor/owa ou Cortonium), ville épisc. d'Itahe dans la Toscane. On prétend que la foi y fut prêchée dès le i" siècle par le bienheureux Romule; elle fut érigée en évêché suffragant de Florence par Jean XXII. Depuis, l'évêque fut immédiatement soumis au Saint-Siège, comme il l'est toujours, Voy. Ughelli, Italia Sao-a, tom. I". p. 639 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XVII, p. 299 et suiv,
CORUS, mesure. Voy. Cor.
CORVAISIER (René), docteur et professeuide théologie, né à Angers l'an 1589, a laissé : 1» la Chasse du loup-cervier, réponse au libelle du ministre Thomson intitulé : la Chasse de la béte romaine; — 2° deux répliques à la défense de Thomson ; — 3° trois Harangues imprimées l'an 1619, et par lesquelles pendant trois ans il fit les ouvertures des écoles. Voy. Mémoires du temps.
CORVARIA (Pierre de), astipape, mort en 1333, fut mis sur le trône pontifical par Louis de Bavière, qui avait été excommunié par Jean XXII. Son vrai nom était Bainalluchi ; il prit celui de Corvaria dans l'Abruzze, Il avait été d'abord marié, mais il avait quitté sa femme pour entrer dans l'Ordre des Frères -Mineurs. Se voyant abandonné de tous , il se rendit de Rome à Avignon pour demander pardon a Jean XXII, qui le traita avec bonté , sans toutefois lui rendre une liberté dont il aurait pu abuser. Corvaria vécut encore trois ans et un mois. Il fut enseveli dans l'église des Frères- Mineurs , avec leur habit et des honneui^ convenables. Voy. Artaud de Montor, Hist. des sou-
cos
COSM
verains Pontifes romains, tom. III. La Nomu. Bioqr. qénér.
I. CORVIN ou GORVINUS (Jean-Arnold), jurisconsulte et théologien néerlandais, mort l'an 1650, embrassa les erreurs des Ilemonirants ou Arminiens. \\ se livra d'abord à la prédication; mais forcé de s'expatrier à cause de ses opinions religieuses, il vint en France, et retourna plus tard à Amsterdam , où il professa le droit. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° Defensio sententiœJ.Arminii de prœdestinatione, gratia Dei et lihero hominis arhitrio ; Leyde , 1613 , in-8° ;
— 2" Pétri Molinœi, novi anatomici ,mala Encheiresh, sive censura Anatomes Arminianismi P. Molinœi, calrinistœ Parisiensis ; Francfort-surle-Mein, 1G22. Voy. la Nouv. Bioqr. yénéi\
II. CORVIN ou GORVINUS Ï)E BELDERN (Arnold), lils du précédent , vivait au commencement du XVII* siècle. Il se convertit au catholicisme l'an 1644, et professa le droit à Mayence. On lui doit : 1" Jus canonicum pet^ aphorismos expiicatum; Amsterdam, 1648, et Paris, 1671, in-12; traduit en français par M. P.-J. Carie sous le titre de Code du droit canon d'après les aphorismes d'Arnold Corvin; Paris, 1841, in-18;
— 2<> Posthumus Pacianus, seu Jul. Pacii definiiiones utriusque juris; ibid. , 164b, in -12; — 3» Summarium jurisprudentiœ romanœ, seu codicis Justiniani methodica enarratio; ibid., 1665, in-4''; — ^° Tract a tus gem,inus de personis ac beneficiis ecclesiasticii , seu introductio ad juris canonici explicationem ; Francfort-sur-le-Mein , 1708, 2 vol. in-4"; ouvrage posthume ; — 5" plusieurs autres écrits indiqués dans la Nouv.Biogr. génér.
GORYCUS, ville épisc. de la première Gilicie, au diocèse d'Antioche , sous la métropole de Tarse ; c'est aujourd'hui Carachirar. Nous n'en connaissons que cinq évêques, dont le premier, Germain, assista au premier concile général de Gonstantinople, tenu l'an 381. Voy. Richard et Giraud , qui en font une ville différente de Coryque, tandis que De Gommanville ne mentionne qu'une Corycus, Curco ou Carachirar, ville de la première Gilicie dans la Caramanie, sous la métropole de Tarse. Voq. GoRYQUE.
CORYDALLA ou GORYDALLUS, ville épisc de Lycie, au diocèse d'Asie., sous la métropole de Myre ; elle est mentionnée dans les Notices et les Actes des conciles. On n'en connaît que quatre évêques ; Alexandre , le premier d'entre eux, vivait du temps de saint Basile, qui en parle honorablement. Voy. Basil., Epist. CDIIL Ricliard et Giraud.
CORYDALUS. Voy. Cordylus.
GORYPHÉE (Corijphœus), mot dérivé du grec, et qui signifie le sommet de la tête. Il s'emploie pour désigner le chef, le principal d'une compagnie , d'une doctrine , d'une secte.
GORYQUE, aujourd'hui Chorachisar , Churco, Churc , ville épisc. de la première Gilicie, dans la Caramanie; son évêque est sous la métropole de Séleucie. Les Latins s'en emparèrent à la lin du XI P siècle, et y mirent un archevêque sous la métropole d'Antioche. Voy. Richard et Giraud, et conipur. l'art. Corycus.
I. GOS, père d'Anob et de Soboba, et un des descendants de Juda. Voy. I Paralip., iv, 8.
IL COS ou COUS, ile de l'Archipel située vis-à-vis de Gnyde et dllalicarnasse. Saint Paul, parti de Milet, vint à l'ile de Gos, et de là se rendit à l'ile de Rhodes. Voy. Actes, xxi, 21.
III. COS ou COUS, siège épisc. sous la métropole de Rhodes; au xv« siècle elle est devenue un archevêché honoraire. Cette ville a eu sept évêques, dont le premier, Méliphron, assista
au concile de Nicée. Voy. Richard et Giraud.
COSAN , fils d"Elmadan , et un des ancêtres de Jésus-Christ selon la chair. Vo?/. Luc, m, 28.
COSCINOMANCE ou COSKINOMANCE, COS- KINOMANTIE (Coscinomantia), divination qui se fait par le crible.
GOSENZA, ville arcbiépisc. du royaume de Naples, dans la Calabre citérieure. D'après la tradition du pays, la foi y fut prêchée dès le I" siècle, et Innocent III dit qu'elle est la plus ancienne église du royaume de Sicile. Cet évèché dépendait autrefois de Salerne; on pense qu'il fut érigé en métropole vers l'an 1050. Son premier évêque fut sacré par saint Etienne , évêque de Reggio. Vot/. Ughelli, Ital. Sacra, tom. IX , p. 18B. Gaet. Moroni, vol. XVU, p. 303 et suiv.
GOSERANS. Voy. Conserans.
COSILINO, ville épisc. d'Itahe située dans la Lucanie, à quatre milles de Salerne ; ses évêques prenaient indifféremment le titre d'évêques de Cosilino et de Marcelliano; on en trouve trois dans Ughelli, liai. Sacra, tom. X, col. 128; le premier siégeait sous le pape Gélase. Voy. Richard et Giraud.
COSIN (Jean), évêque anglican de Dnrham, né à Norwich l'an 1595, mort l'an 1672, obtint l'archidiaconat d'York et le rectorat de Branapelh. Il demeura quelque temps en France, où il se lia très-étroitement avec les ministres de Charenlon. Ses principaux écrits sont : l» A Scholastical history of the canon of the Hoty scripture; — 2» History of the Transsubstantiation; Londres, 1671 ; histoire qui a été condamnée par ï Index (Decr. 1 decemb. 1687). Voy. Smith, Vie de Cosin; Londres, 1707. Nicéron, Mémoires, tom. I«>^. Richard et Giraud, qui donnent la liste des ouvrages de Cosin.
COSKINOMANCE, GOSKINOMANTIE. Voy,
CoSCINOMANCE.
GOSMAS ou COSME, né à Alexandrie en Egypte, vivait du v^ au vi* siècle. 11 fut surnommé Indicopleustes , à cause de son voyage dans les Indes. Il quitta le commerce pour embrasser l'état monastique, et composa plusieurs ouvrages , dont le seul qui soit venu jusqu'à nous est intitulé la Topographie chrétienne. Voy. D. Geillier, Hist. des aut. sacr. et eccle's., tom. XVI, p. 347 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent une analyse de la Topographie chrétienne.
I. COSME ou GÔME (saint), né en Arabie, frère de saint Damien , et comme lui médecin au HP siècle. Comme ils exerçaient gratuitement la médecine, on les surnomma. Anargyres (sans argent). Ils étaient à Egée, ville maritime de la Gilicie, lorsque Lysias, gouverneur de cette province pour l'empereur Dioclélien, rechercha les chrétiens. On arrêta Gosme et Damien , qui confessèrent la foi, et furent décapités. Les Latins les honorent le 17 septembre, et les Grecs le 1'*^ novembre; ces derniers reconnaissent d'autres saints du même nom, dont ils font la fête le l^"" juillet. Voy. les Acta Sanctorum septembris, tom. VII, où l'on trouve tout ce qui concerne ces saints martyrs. Richard et Giraud.
IL COSME, dit Hagiopolite , né à Jérusalem, vivait au viii® siècle. 11 devint évêque en Palestine , puis il se retira dans un monastère. Il a laissé treize Hymnes, que l'on trouve dans la Hibliotheca Pairum , et il a composé une partie des Odes qui sont dans le Triodum des Grecs. Voy. Baronius, Annal., n"* 8 et 334. Moiréri, Diction, histor. La Nouv. Biogr. géné\
III. COSME (CHEVALIERS DE SAINT-) ET DE SAINT - DAMIEN. Ordre militaire
COSM