COST
qui, d'après Justiniani, fut institué Tan i030 à Jérusalem, et confiimé par Jean XXII, qui donna aux chevaliers la règle de Saint- Basile. Ces chevaliers devaient protéger les pèlerins qui allaient en Terre -Sainte et soigner ceux qui étaient malades. Le P. Hélyot croit que cet Ordre est le même que celui de la Pénitence-des-Martyrs. loy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. iHQ»ast., tôra. 1", p.272. Hermanl,Wi.stoj>e des- Ordres de chevalerie, p. 43 et suiv.
IV. COSME DE VILLIERS, dit SAINT- ÊTIENNE, carme, né à Saint-Denis l'an it:«3, mort à Paris Tan 1758, a laissé ; 1" Bibliaihecu Carmeiitana , notis criticis et dissertaticaiituis illustrata: Orléans, 1752; — 2« Vie de Michel Angriuni , dit de liohgrte,géné>xil de i' Ordre des Carmes; Paris, 1728; — 3» Vie du P. Loms-Jacoh, carme: ibid., 1739. Voy. la Biblioth. Canng' lit., tom. i,col. 353.
COSMOGONIE MOSAÏQUE. On entend ordinairement par cette expression le récit de l'orijrine du monde tel quil se trouve raconté par Sloise au commencement de la Genèse; et à ce point de vue le mot cosmogonie se confond souvent avec création ou œuvre des six jours. Ne pouvant donner à cet article l'étendue et le développement que le sujet même semble exiger, nous nous bornerons aux trois considérations suivantes : 1° Dans l'œuvre générale de la création telle que Moïse 1 expose, il y a incontestablement deux actes de la puissance divine tout à fait différents, et par suite deux sortes de créatures bien distinctes. En effet, tantôt Dieu tire du néant même certaines créatures, tantôt il en produit dautres en employant une matière préexistante; en sorte que, parmi les êtres appelés à l'existence, les uns sont réellement créés ex tnhilo. et les autres ne reçoivent qu'une nouvelle disposition, une simple organisation, tme forme qu'ils n'avaient pas auparavant. De là vient que l'auteur de la Genèse emploie quelquefois indifféremment les divers mots de créer, faire, former., façonner: genre de confusion, du reste, qui se trouve dans notre propre langue et dans beaucoup d'autres. 2° Nous entendons par jours, dans le récit de la création, des jours naturels et ordinaires , et non des périodes indéterminées imaginées par quelques théologiens et quelques interprètes pour concilier les laits contenus dans ce récit avec l'état prétendu de la science géologique, comme si cette conciliation ne pouvait avoir lieu autrement. 11 faut ignorer entièrement et le véritable état de la science géologique et la langue hébraïque pour soutenir un sentiment opposé au nôtre. Aussi est-ce avec raison que Rosenmùller, tout rationaliste qu'il est, conclut du récit de Moïse qu'il serait difficile d'exprimer d'une manière plus [«•écise et plus claire , qu'il s'agit ici d'un jour naturel, et nullement d'un espace qui embrasserait un grand nombre de jours ou d'années. « Diem intelligendum esse naturalem , neque « vero plurium sive dierum,sive annonim spa- (( tium, vix disertius declarari potuit hac for- « mula (Schol. in Gènes., i, 5). » S» De ce qu'aucun homme n'a pu être témoin de l'origine du monde, il ne s'ensuit pas que le récit en soit fabuleux ou même incertain , si Dieu l'a révélée à l'homme; or il est impossible qu'il en soit autrement , car en lisant attentivement ce récit on voit qu'il porte partout l'empreinte de b vérité ; on sent même que c'est ainsi que Dieu doit avoir procédé dans la formation de ce grand ouvrage. Jamais un homme n'aux-ait pu de luimême faire parler et agir l'Être suprême avec tant de majesté. Il n'est donné à l'esprit humain
d'inventer de cette manière. Aussi l'œuvre des six jours a-t-elle fait de tout temps l'admiration des sages et des philosophes; car, sans parler des Pères et des docteurs les plus éloquents , saint Basile, saint Ambroise , saint Augustin, saint Jean Ghrysostome et Bossuet, qui l'ont si magnifiquement commentée, Descartes, Newton, Leibniz , Euler, l'ont crue et l'ont révérée • Bacon la donnait comme le principe de ses connaissances, et le célèbre Delnc la regai"de comme une démonstration rigoureuse de la révélation. Voy., outre les autorités citées au mot Création , Du^et, Ex^ieution de f ouvrage des six jours. L'abbé Maupied, Dieu, t homme et le monde connus par les trois premiers chapitres de la Genèse. L'aobéA. Sorignet,/o Cosmogonie de la Bible devant les sciences perfectionnées.
COSPÊAN ou COSPEAU (Philippe de), évêque de Nantes, né dans le Hainaut l'an 15&, mort çrès de Lisieux l'an lGi6, fut reçu docteur en borbonne, et devint évêque d'Aire, puis de Nantes. Il acquit une grande réputation comme prédicateur. Il a laissé : 1» Oraison funèbre prononcée en l'église de Paris aua- obsèques de Henri le Grand: Paris, IGIO, in-8°; — 2» Remontrance du clergé de France au roi. prononcée le 18 juillet 1617; — 3° Propatre Berullio epiitola apolo' getica ; Paris, 1622, in-S". Voy. relier, Biogr, univers. La Nouv. Biogr. génér.
L COSSART (Gabriel), jésuite, né à Pontoise l'an 1615, mort à Paris l'an 1674, a coopéré au Recueil des conciles entrepris par le P. Labbe, et en a publié les 8 derniers volumes; Paris, 1672, 18 vol. in-fol. On a encore de lui : Orutiones et c«>v/jj««,- Paris, 1675etl725,in-'12. l'o?/. Richard et Giraud.
II. COSSART (Laurent-Joseph), né à Cauchyla-Toue l'an 1753, mort en 1830, fut maître des conférences de théologie au séminaire de Saint- Nicolas-du-Chardonnet, puis supérieur du séminaire de Saint-Marcel. On lui doit : l* Miroir du clergé; Lyon et Paris, 1824, 2 vol. in-12, nouv. edit. ; — 2" Cours de Prônes; 1816, 2 vol. in-12 ; — 3° Science pratique du catéchiste ;i.i&Sy in-i2. Inédit., et 1839, in-8'>, 2«édit. Voy. Fel- 1er, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
COSSIO et COSSIUM VASATDM. Toj/.Bazas.
I. COSTA (Francesco- Antonio), jurisconsulte, né à Messine l'an 1571, mort lan 1656, fut nommé juge à Messine et vicaire général de la Sicile. Il a laissé : Conciliorum, sive responsionum jurùs volume». Voy. la Biblioth. Sicula.
IL COSTA (^ean), jurisconsulte, né à Cahoi-s, mort lan 1637, professa le dioil à Toulouse pendant trente et un ans. Il a laissé un commentaire ad capit. cwn Martinus de Constit. commentarius ad Décrétâtes.
III. COSTA (Manoël), jésuite, né l'an 1559, mort l'an 1604, fut recteur au collège de Saint- Paul à Braga, puis visiteur de l'Ile Tercère. On a de lui : Historia das Missoes do Oriente, U'aduit en latin par Maffei en 1571. Voy. La Nouv, Biogr. génér.
IV. COSTA (Pie), abbé régulier de Saint- Martin à Palerme , Ordre de Saint-Benoit, mort l'an 1597, a laissé : Volumen asceticum de sacro-^ sancta Eucharistia.
V. COSTA- RICA, république de l'Amérique septentrionale avec laquelle le pape Pie IX a conclu un concordat en 1853. Voy. l'abbé André , qui , dans son Cours alphabet, de droit canon, rapporte le texte de ce concordat et celui des lettres apostohques qui le conlirment.
COSTADEAU ou COSTADAU ( Alphonse), dt»minicain de la congrégation du Saint -Sacrement , né à Alans, paroisse du diocèse de Samt-