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COUL
COTTRET ( Pierre -Marie ) , évéque de Beauvais, né à Argenteuil l'an 4768, mort l'an 1841 , fut reçu bachelier de Sorbonne, mais il ne put prendre les autres grades, parce que la révolution, qui éclata à cette époque, l'en empêcha. Depuis il devint successivement professeur adjoint de la nouvelle faculté de théolope de Paris, créée par Napoléon sans le concours du Pape, chanoine honoraire de Kotre-Dame de Paris, vice-promoteur général du diocèse, évèque de Caryste in partibus, puis évèque de Beauvais. On a de lui : 1" Considérations sur l'état actuel de la religioji catholique en France et sur ks moyens de la rétablir; Paris , 1815, in-8" ; — 2o Discours sur la religion , considérée comme une nécessité de la société; 1823, in-8» ; — 3" un certain nombre d'articles sur les questions religieuses et littéraires dans les Tablettes du clergé;
— 4® plusieurs lettres publiées dans Y Union ecclésiastique, recueil mensuel, sous le titre de : Ijsttres a'un ancien curé à un jeune curé de campagne, sur les devoirs et les attributions de son ministère. Voy. V Ami de la Religion , qui (t. CXIIl,
{). 385) a donné une notice étendue sur le préat. Ij'Encyclop. cathol.
GOTURIUS (Jules -César), jésuite allemand du xvii» siècle. Il a laissé : 1» Epitome contioversiarum, seu dcmonstrationes catholicœ , quibus ostenditur solnrn Ecclesiam caiholicam esse apostolicam; Munich, 1643, in -12; — 2° An quivis in sua fide salvari possit ; Meisse , 1645 , in - 12.
Voy. la Nou'v. Biogr. génér.
COTWICK. Voy. Cootwich.
COTYAGUM où COTY^UM, ville épisc. de la Phrygie salutaire, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Synnades. La notice de l'empereur Léon la mentionne comme métropole; selon De Commanville, elle fut érigée en évèché au ive siècle , en archevêché honoraire au y«, et *n métropole au ix«, avec les évéchés de Spara, Conis et Gaiocome pour suffragants. Elle a eu quatorze évéques, dont le dernier assista au concile où furent condamnés Barlaam et Acyndyne.
Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I", p. 852. De Commanville, p. 239, et /« Table alphabet., p. 81. Richard et Giraud. .
COUCHE (D. Marc), bénédictin de la congrégation de Saint-Vanne, à Luxeuil , né à Besançon , mort vers l'an 1751 , professa la théologie et devint prieur de Mont -Roland. On lui doit : 1* Commentaria theologioa benedictino - thomistica in Summam Divi Thomœ ; — 2" Defensio decretorum pontificiorum circa régulas morvm ;
— 3» Philosophiœ cum theologia christiana connexio ; — 4° Ad prolegomena S. Scriplurœ brevis manuductio ; — 5" Apologie des principaux points de la doctrine de saint Thomas ; — 6" plusieurs autres écrits dont on trouve la liste dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.
L COUCHES (bénédiction après les}. La bénédiction des femmes après leurs coucnes doit se faire dans l'église paroissiale , par le curé ou un ecclésiastique qui le représente. Ainsi l'a décidé la Con^'r. des Rites, le 10 décembre 1703.
II. COUCHES DE LA VIERGE, nom d'une dévotion à la sainte Vierge ; elle consiste dans des saluts que l'on chante neuf jours avant Noël. Voy. Richard et Giraud.
COUCHOT, avocat au parlement de Paris, a laissé, outre des ouvrages de droit civil : Dietionnaire civil et canonique de droit et de pratique, 1 vol. in -4". Voy. Moréri , édit. de 1759.
COUDÉE {Cubitus). Selon les uns, la coudée hébraïque était de vingt pouces et demi; selon d'autres, de dix-huit pouces. Quelques-uns ont
prétendu que chez les Hébreux' il y avait deux sortes de coudées : l'une appelée sacrée, qui équivaut à trois pieds de roi , l'autre nommée commune ouvulgaire, qui était d'un pied et demi. C'est en distinguant ces deux sortes de coudées que plusieurs interprètes cherchent à concilier quelques passages qui semblent se contredire. Moïse assigne aux Lévites mille coudées autour de la ville de leur demeure; et, au verset suivant, il leur en donne deux mille. Dans le 3^ livre des Rois, on donne dix-huit coudées aux deux colonnes de bronze qui étaient dans le temple de Salomon; dans les Paralipomènes, on les fait de trente -cinq coudées. On concilie ces deux passages en distinguant deux sortes de coudées, dont les unes sont presque le double des autres. Voy. Nombres, xxxv, 4. III Rois, VII, 15. II Paraiip., m, 15. D. Calmet, Comment, sur les Nomhr., xxxv, 4, dont Rosenmûller a adopté l'opinion , mais sans le nommer dans Y Excursus II, qui suit ses Scholies sur les Nombres. Gesenius dit ( Thésaurus, au mot Amma) qu'il est aussi certain qtie ce qui est très-certain , que la coudée vulgaire des Hébreux avait six palmes, c'est-à-dire vingt -quatre doigts. Paucton, Métroloqie ou Traité des mesures , poids ou monnaies, p. i37, 138. Waserus, de Mensur. hebrcpor., p. 20.
COUDERT DE GLAUZOL (Jean -Baptiste), canoniste français du xvni" siècle, a laissé : le Code ecclésiastique, ou Questions importantes et observations sur l'édit du mois d'avril 1595 concernant la juridiction ecclésiastique et sur quelques autres arrêts et édits; Paris, 1775, 2 vol. m-S". Vor/. la Nouv. Biogr. génér.
COUDRETTE (Christophe), publiciste, né à Paris l'an 1701 , mort l'an 1774 dans la même ville. Élevé par les Jésuites, il se montra leur ennemi acharné, et se lia avec les principaux Jansénistes, ce qui le fit interdire par l'archevêque de Paris, M. Vintimille. Ses sentiments sur la bulle Unigenitus lui valurent deux fois la prison. Il a laissé, entre autres écrits : 1» Dissertation sur les Bulles, contre Baïus ; Utrecht, 1737,4 vol. in-12; — 2° Dissertation théologique sur les loteines; 1742, in-12; — 3» Mémoires sur le Formulaire ; 17.56, 2 vol. in-12; — 4» Histoire générale de la naissance et des progrès de la compagnie de Jésus, et analyse de ses constitutions et principes; Paris, 1770, et Rouen, 1761, 4 vol. in-12; — 5° Idée générale des vices principaux de l'institid des Jésuites, etc.; 1761, in-4o et in-12; — 6° plusieurs autres ouvrages indiqués dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. Feller, Biogr. univers.
COUEL (Jean), anglican, né dans le comté de Sullolk en 1038, mort en 1722 à Cambridge, demeura neuf ans à Constantinople en qualité de chapelain de l'ambas-sadeur d'Angleterre. Pendant son séjour dans cette ville, il recueillit des liemarques sur l'état de l'Église grecque; remarques publiées à Cambridge en 1722, in-fol.
COUET DU VIVIERS (Abraham), ministre à la Haye, a laissé : Histoire évangélique dans son ordre naturel, ou Nouvelle harmonie des quatre évangélistes; in- i:°. Voy. le Journ. des Savants, 1707, p. 753, l^e édit., et 662, 2<-' édit.
GOUGAT. Voy. Cucufat.
COULAN (Antoine), protestant, né à Alais l'an 1667, mort à Londres l'an 169i, était ministre d'un temple français dans cette dernière ville. On a de lui ri» Examen de l'histoire critique du Nouveau Testament; Amsterdam, 1696, in-8°; — 2° la Défense des réfugiés ;Dev enter, 1691, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
ÔOULE (Cuculia , pallium), robe monacale a
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l'usage des Bernardins et des Bénédictins. Ces derniers la nomment communément chape; les autres ont gardé le nom de onde. Cette robe descend jusqu'aux pieds; elle a des manches et un capuchon, et sert dans les cérémonies. Les Bernardins en ont de deux sortes : une blanche, pour assister à l'oftlce divin, et une noire, qu'ils portent au dehors. Vofj. D. Mabillon, Prœfat. Act. Sonet. Benedict., sœciU. quinti, n. 59. D. Macri Hrerolexii^n, ad voc. Cuculla.
COULEURS. LÉglise latine allecte cinq couleurs à ses divers offices : le blanc, le rouge, le vert, le violet et le noir. Le blanc, pour les mystères de Notre- Seigneur, excepté le Vendredi saint, pour les fêtes de la sainte Vierge, des Anges, etc.; le rouge, pour les fêtes du Saint- Esprit, du Saint- Sacrement, les offices de la Passion, les apôtres excepté saint Jean, et pour les martyrs. Dans les églises où l'on suit le bréviaire romain, on se sert du blanc aux solennités du Saint -Sacrement. Le vert s'emploie pour les pontifes, docteurs, abbés, moines, etc.; à Rome c'est le blanc, comme pour les veuves. Le violet sert dans r.A.vent, pendant le Carême, aux Vigiles, aux Rogations, aux Quatre-Temps, et dans tous les temps de pénitence. Le noir sert pour les oftices des morts. Voy. Durand , Rational., l.III, c. xvii. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 96.
COULOMS. Koy.CoLOMS.
L COULON (Claude-Antoine), prédicateur, né à Sahns en 1745, mort à Paris l'an 1820, fut choisi pour grand vicaire par M. de Suffren, évêque de Sistéron. Ses principaux ouvrages sont: 1° Exhortation à la jjersévérance dans la foi pendant les temps de persécution : Paris, 4792, in-S"; — 2» Paraphrase du psaume Exaudiat te Dominus ; Londres, i799, in-S" ; — 3» Abrégé de la di'fense de la déclaration du clergé de France en 1682 (de Bossuet), ou Exposition des principales preuves établies par ce savant évéque , avec la réponse à toutes les plus importantes objections de ses adversaires ; Londres, 1813, in-8*. Voy. la Nouv. liiogr. gènér.
IL COULON (Louis), jésuite, né à Poitiers l'an 1605, mort Tan 1664, a laissé : i" Harmonie des quatre évangélistes sur la passion de Notre-Sei- ^neur. avec des éclaircissements; Paris, 1645, in-12; — 2» Histoire des Vies des Papes, trad. du latin de Platina ; Paris, 1656, in-12 ; — 3° Histoire des Juifs; 3 vol, in-12; — 4° des ouvrages sur la langue grecque et sur la géographie. V^oy. le P. Le Long, Biblioth. de la France, ei Bibliofh. sacrée.
III. COULON, ville de la tribu de Juda qui ne se lit que dans le texte grec seulement. Vog. losué, XV, 60.
I. GOULPE (Culpa), tache que le péché fait à l'àrae , et obligation qu'elle contracte en péchant de subir une peine étehielle si le péché est mortel, et temporelle, s'il n'est que véniel. Le sacrement de Pénitence remet la coulpe; mais il exige de notre part une satisfaction temporelle
II. COULPE se dit, dans plusieurs monastères, de laveu de ses fautes que fait un religieux en présence de tous les frères assemblés.
I. COUPE. On peut appliquera ce mot ce qui a été dit du mot calice; car ils sont l'un et l'autre la traduction du latin mlix
II. COUPE DE BÉNÉDICTION. Cest celle que l'on bénissait chez les anciens Juifs dans les repas de cérémonie , et qu'on se passait en buvant a la ronde. Voy. D. Galmet, Diction, de la Bible.