‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 586 sur 1220 · III. COUPE DE JOSEPH. Us paroles de la · texte numérisé non relu

III. COUPE DE JOSEPH. Us paroles de la

Genèse (xi.iv, 5,15) semblent au premier abord faire croire que Joseph se servait de la coupe comme d'un instrument de divination, d'autant que cet usage était cçmmun aux peuples de l'Orient, et surtout aux Égyptiens. Mais en expliquant la Vulgate conformément à Ihébreû et aux Septante, on se fait une tout autre idée ; car, comme le remarque saint Thomas, Joseph et son intendant ont pu tenir le langage que Moïse leur prête, parce que les Égyptiens"^ regardaient et proclamaient Joseph comme très-habile dans l'art de la divination. Voi/. Thomas, 2.2- quaest. 195. art. 7.

IV. COUPE DE SALUT. La coupe de salut dont il est parlé dans les Psaumes est une coupe daction de grâces que l'on buvait en rendant glaces à Dieu de ses miséricordes. On en voit encore la pratique dans le III* livre des Machabées (vi, 27), où les Juifs d'Éiiypte, dans les festins qu'ils firent pour leur délivrance, offrirent des coupes de salut. Quelques interprètes cependant croient que cette coupe de salut n'est autre chose que le vin qu'on répandait sur les victimes d'actions de grâces, suivant la loi de Moïse. Voi/. Exode, xxîx, 40. Nombr., xxviir, 7, 14. D. Cal'met, Diction, de la Bible.

COUPÉ ou COUPPÉ (Daniel), théologien protestant du xvii* siècle, a laissé : Traité des miracles, contre Bellarmin : Rotterdam, 1645, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

i. COUPLET se dit de la division des vers qui se fait dans une hymne quand on met un nombre égal ou de même mesure en chaque partie (stropha). Il se dit aussi des psaumes et des proses qu'on chante à l'église (versiculus).

II. COUPLET (Philippe), missionnaire jésuite, né à Malines lan 1628, mort l'an 1692. On lui doit : 1" Catalogus PP. Societatis Jesu gui posf obitum S. Francisci Xavierii, ab anno 1581 mque ad 1681 , in imperio Sinarum fidem Christi propagarunt; Paris, 1(386, in-8'>; — 2'» Dissert a tin. quibus causis motus Paulus V indulserit, lingua Sinensibus emditis communi per indigenus sacerdotes celebrari sacra, dans le P. Daniel Papebroch, Prolegomena ad pmpylœurn niaii, p. 126; — 3" plusieurs ouvrages en langue chinoise sur la religion chrétienne. Voy. André- Valère , Biblioth. Belg.. in-4», tom. 11^ p. 1029 et 1030, édit. de 1739. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

COUPPÉ. ^'ov. Coupé.

COUQUENFAT. Vo>/. Cuclfat.

I. COUR DE CHRiTlEJ^TÈiEpiscopaliscurio), nom donné autrefois à la juridiction des évêques. Voi/. Chrétienté.

II. COUR D'ÉGLISE (Cwia Ecclesiastica). dans son sens le plus, étendu, signifie la juridiction temporelle de l'Église opposée à la cour laïque ou justice séculière; et alors elle comprend toutes les juridictions ecclésiastiques; mais, dans un sens plus restreint, cette expression désigne la juridiction que les évéques exercent parie moyen de leur chancellerie (Toy. Chancellerie,'n» II) dans leurs diocèses, et s'exprime en latin par Curia Epùcopalis. Vot/. L. Ferra ris, Prompta' Biblioth., ad voc. Cakcell.a- RiA. Matteucci,</e Officialibus curiœ Ecclesiastictr. Gaet. MoronijVoLXIX.p. 46 et suir.

III. COUR DE ROME ou COUR ROMAINE (Curia Romana), expression souvent employé»' pour désigner le Pape et les cardinaux qui for-ment le conseil et la cour de Rome; on entend quelquefois aussi par ce mot la chancellene romaine en général. On distingue ordinairement de cette cour le Saint-Siéoe, considéi-é comme le centre de l'unité sacerdotale et catholique.

COiJR

COUR

Il faut remarquer que cette expression est trèscommune parmi les hérétiques et les adversaires de la papauté, qui affectent de l'employer au lieu de dire le Saint-Siège ; aussi est-elle toujours évitée à Rome avec le plus grand soin dans les rapports diplomatiques. Voi/. l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. D. Bouix, de Curia Romana. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 28 et suiv. Le Diction, de la théol. coihol., art. Curie Romaine.

GOURAYER ou COURRAYER (Pierre-François LE), apostat, né en 1681 à Rouen, et mort impénitent l'an 1776, fut d'abord chanoine régulier et bibliothécaire de Sainte-Geneviève, et plus tard docteur d'Oxford. Parmi ses écrits nous citerons : 1» Dissertations sur la validité des ordinations anglicanes; Bruxelles, 1723, 2 vol. in-12 ; — 2» Défense de sa Dissertation;iT-25, 4 vol. in-12 ; — 3" Histoire du concile de Trente, écrite en italien par Fra-Paolo Sarpi,'fit traduite de nouveau en français, avec des notes critiques, historiques et théologioues ; Londres, 1736, 2 vol. in-fol.; Amsterdam,1736,2 vol. in-4°; notes infectées de l'esprit de secte et des erreurs du traducteur; aussi cet ouvrage a-t-il été condamné par un bref de Clément XII, en date du 26 janv. 1740 ; — 4" Défense de la nouvelle traduction de l'histoire du concile de Trente ; Amsterdam, 1743, in-12; mise à Y Index par un décret du 7 octobre 1746. Voy. le Journ. des Savants , 1717,1724, 1737 et 1742. Feller, Biogr. univers. VEncyclop. cathoL, qui donne des détails sur le caractère et la conduite de Le Courayer, ainsi que la liste complète non-seulement des écrits

3ui sont incontestablement de lui , mais encore e ceux qu'on lui a attribués avec plus ou moins de fondement.

COURBEVILLE (Joseph-François de), jésuite français, qui vivait au xviP et au xviix« siècle, a publié : 1" Méditations sur des passages choisis de l'Écriture sainte pour tous les jours de l'année, trad. de 1 itahen du P. Segneri; Paris, 1713, 5 vol.; — 2" le Directeur dans les voies du salut, sur les principes de saint Charles Borromée, trad. de l'italien du P. Pinamonti; ibid., 1743, ~)fi édit.; — 3" Lectures chrétiermes sur les obstacles du salut, trad. du même ; — 4" Imitation de la Vierge, trad. de l'espagnol du P. Arias ; 1740 , in-12- — 5° plusieurs autres ouvrages indiqués dans Feller, Biogr. univers., et dans la Nouv. Uioqr. qénér. Voy. le Journ. des Savants, 1713', 1728 et 1753.

COURBON , docteur en théologie et curé de Saint -Cyr, est principalement connu par un excellent ouvrage intitulé : Entretiens spirituels sur les principaux devoirs des personnes consacrées à Dieu, et autres qui te?ictent à la perfection ; Paris, 1712, 2 parties in-12 ; la dernière édition est de 1776. Voy. Feller, Biographie universelle.

COURCELLES , en latin Curcellœus (Etienne de), protestant, pasteur à Fontainebleau, né à Genève l'an 1586, mort en l(i59, fut disciple de Théodore de Bèze, et fut nommé pasteur à Fontainebleau; il professait la doctrine des Arminiens. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1» Novuni Testaraenturn grœcum, cum varianfibus lectionibus, tam ex rnanuscriptis quam ex impressis codicibus collectis; Amsterdam, 1658 et 1675, in-12; — 2" Dissertationes : de vocibus Trinitatis hijpostuseos, personœ, essentiœ ; de peccato originis; de necessitate cogniiionis Christi, de kominisper fidem et per opéra justificatione; ibid., 1659, in-S"; — 3" Advis d'un personnage désintéressé relativement à la dispute d'Arnyrault et de Dumoulin sur la prédestination ; ibid. ,1638, in-8°.

Voy. la Souv. Biogr. génér., qui donne la liste de plusieurs autres écrits de Corcelles.

COURCIER (Pierre), jésuite, né à Troyes l'aK 1604, mort à Auxerre l'an 1692, professa la théologie et les mathématiques, et fut élu provincial de sa compagnie pour la Champagne. On lui doit, outre des ouvrages de mathématiques : Negotium sœculorum Maria , sive rerum ad Matrem Dei spectantium chronologica epitome, ah anno mundi primo ad anno ChristiiGGO; Dijon, 1662, in-fol.

COUR-DIEU (LA), en latin Curia Dei, abbaye de l'Ordre de Citeaux située à six lieues d'Orléans. Elle fut fondée l'an 1118 par Jean II , évèqiie de cette ville. Voy. la Gall. Christ., ton\. Vlll, col. 1582. Richard et Giraud.

T. COURONNE (Corona), terme qui se prend : 1" pour un ornement de tête qu'on mettait aux dieux, aux prêtres, aux rois, aux grands et même au peuple ; 2" pour l'honneur, la gloire, la joie et la récompense; 3" pour la couronne de gloire ou la couronne du ciel, c'est-à-dire la béatitude éternelle, pour la récompense du martyre, pour le chapelet de la Vierge, pour la tonsure cléricale, qui est la marque des ecclésiastiques. La couronne papale est formée d'une tiare ou espèce de bonnet, et d'une triple couronne qui l'environne; elle a deux pendants comme la mitre des évèques. Voy. Ezéchiel, XXIV, 17. I Machab., x, 20,29. S. Paul aux Philippiens, c. iv. Les PP. Thomassin, et Morin. Hallier. Claude de Vert, Cérém. de l'Eglise, t. II, p. 472 et suiv. Richard et Giraud, et particulièrement Bergier, qui, dans sonDiction.de théol., venge victorieusement les Pères de l'Église, qui ont été blâmés avec beaucoup d'amertume pour avoir soutenu que les chrétiens ne devaient pas se couronner de tleurs, comme le faisaient les païens.

II. COURONNE (LA), Corona , abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située dans un bourg du même nom, au diocèse d'Angouléme. Elle tire son origine d'une ancienne église de clercs qui. à ce que l'on croit, fut fondée par les enfants du roi Childebert. On y suivit d'abord la règle de Saint-Augustin. Les papes accordèrent de grands privilèges à cette abbaye, qui , l'an 1644. fut possédée par les chanoines réguliers de la congrégation de France. Voij. laGallia Christ., tom. Il, col. 1043. Le Dictionn. univers, de In France. Richard et Giraud.

III. COURONNE (Matthieu de), théologien français, vivait au XYii* siècle. Il a laissé : 1" Traité de ^infaillibilité du Pape; Liège, 1668; — 2" de la Puissance temporelle et spirituelle des évêques ; ibid., 1671 et 1673; — 3° des Missianx apostoliques ; ibid., 1675.

IV. COURONNE D'ÉPINES de Notre- Seigneur Jésus-Christ. Voy. Épines.

V. COURONNE ROYALE, Ordre de chevalerie fondé, selon quelques-uns, par Charlemagne l'an 802; mais le P. Hélyot rejette cette opinion, parce que , suivant lui , il n'y a pas eu d'Ordre militaire avant le xii« siècle. Voy. le P. Hélvot, Ilist. des Ord. monast., tom. I", p. 271. fermant, Ilist. des Ordres de chevalerie, p. 39, 4-0.

I. COURONNEMENT DES IMAGES DE LA VIERGE. L'usage de couronner les images de la Vierge Marie et celles de son divin Fils est fort ancien dans l'Église; on en voit des exemples jusque dans les premiers siècles du christianisme. Plusieurs souverains Pontifes ont eu la dévotion de donner ce témoignage de leur dévotion à la Reine des cieux. En 1636, le chapitre de la basilique Vaticane fut mis en possession d'un legs destiné à offrir des couronnes

COUR

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d'or aux iraajres de la bienheureuse Vierge , célèbres pai- la piété des peuples, par l'antiquité du culte qui leur est rendu ou par le nombre des grâces et des miracles dus à leur invocation. Voi/. dans YEncyclopéd. cathoL, au Supplém., Ihistoire de ce couionneraent et le cérémonial qui s'v pratique.

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