IV. COUSIN (Jean). Voy. Cognatus
V. COUSIN (Louis), président à la cour des monnaies , né à Paris l'an 1627, mort l'an 1707,
étudia la théologie, les Pères de l'Église et l'histoire ecclésiastique; il fut reçu à l'Académie fi-ançaise et choisi pour censeur royal. Il a laissé, entre autres ouvrages : l" une traduction de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe; Paris, 1672, 1 vol. in-4''; — 2° la traduction des Hisioii^es ecclésiastiques^ de Socrafe , de Sozomène, de Théodoret et d'Evagre ; 3 vol. in-i»- — 3° la traduction du Discours de Clément d Alexandrie pour exhorter les païens à embrasser h religion chré" tienne ■f'PsLris , 1684, in-12; — 4» la traduction des Principes et des Règles de la vie chrétienne , du cardinal Bona; Pans, 1675 et 1693, in-12. 4^ édit. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XVIII et XX. Journ. des Savants , 1707. Richard et Giraud. Ldi Nouv. Biogr. génér., qui donne le catalogue complet des écrits de Cousin.
COUSSORD (Claude), théologien de Paris au xwv siècle. On lui doit : Valdensium ac quorumdam alio7mm errores , quœ nunc vigent hœreses continentes ; Paris, 1548, in-8", et en français, sous ce titre : La doctrine des Vaudois représentée par Cl. Seissel et Cl. Coussoi^d. avec des notes, par .Jacques Cappel; Sedan, 16lB, in -8".
COUSTANT (D. Pierre), bénédictin, né à Compiègne l'an 1654, mort à Paris en 1721, fut doyen de l'abbaye de Saint-Germain-des-Pi-és à Paris. On a de lui : 1" Appendix tomi quinti opemm S. Augustini complectens sei^mones supposititios ; — 2° Appendix tomi sexti operum S. Augustini continens subdititia opuscula ; — 3" S. Hilarii, Pictavorum episcopi, opéra, ad manuscriptoscodices gallicanos, romanos, belgicos, necnon ad veteres editiones castigata ; Paris, 1693, in-fol.;
— 4° Vindiciœ manuscriptorum codicum confirmatœ; Paris, 1715, in-8»; — 5<» Epistolce romanorum pontificum et quœ ad eos scriptœ surd , a S. Clémente ad Innocentium Hl , quotquot reperiri potuerunt, etc.; Paris, 4721. Voy. Richard et Giraud.
COUSTEL (Pierre), moraliste français, né à Beauvais l'an 1621 , mort en 1704, a laissé, entre autres ouvrages ; l** les Règles de l'éducation des e7i fards , etc.; Paris, 1687. 2 vol. in-12; réimprimé sous ce titre : Traité d'éducation chrétienne et littéraire ;'i\iidi.., 1749, 2 vol. in-12; — 2" Sentiments de V Eglise et des saints Pères, pour servir de décision sur la comédie et les comédiens ; ibid., 1694, in-12. Voy. Moréri, édit. de
COUSTURIER ou COUTURIER (Pierre) , en latin Petrus Sutor, chartreux, né à Cheméré-Ie- Roy, mort l'an 1557, parvint aux plus hautes dignités de son Ordre. On a de lui : lo de Trons- Intione Bibliœ , et novarum reprohatione interpretotionum ; Paris, 1525, in-fol. Érasme lui répondit par l'ouvrage suivant : Adversus debacchationes Sutoris, Srasmi Roterodami apologia ; et Cousturier lui répliqua par l'écrit intitulé : Adversus insanam Erasmi apologiam Pétri Sutoris , Antapologia ; Paris , 1526 , in-4" ; — 2" Apologeticum in novos anticomuritas ,prœclarœ B. V. Mariœ laudibus detrahentes ; ibiol, 1526, in -4»;
— Apologia Pétri Sutoris, adversus damnatam Lutheri hœresin devotis monasticis ; ibid., 1531 , in-S" ; — 4" Pétri Sutoris de potestate Ecclesice in occultis ; ibid., 1534, 1546, in-8». Voy. D. Liron , qui , dans ses Singularités histor. et littér., tom. III, donne une notice de tous les ouvrages de Cousturier.
COUTANCES {Constantin), ville épisc. de la basse Normandie, érigée en évéché au iv« siècle. Saint Ereptiole fut son premier évéque. Voy. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 262 et suiv.
COUTRERIE, terme usité autrefois pour exprimer une fonction qui consistait à sonner
COUY
covo
l«s cloches, à prendre soin du luminaire, à entretenir les lampes et à garder les clefs de l'église.
COUTRES-CLERCS, officiers ecclésiastiques des églises cathédrales dont les fonctions consistaient principalement dans la garde des choses appartenant à léglise. Ils étaient si considérés dans quelques églises, qu'un concile de Tolède appelle le coutre une des trois colonnes de rÉglise, et le met à côté de lai^chidiacre et de l'archi prêtre. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
COUTUME se prend : 1" pour les choses qui se font ordinairement et naturellement; 2» pour les actions libres et ordinaires qui, étant plusieurs fois répétées, forment la coutume ; 3'^' pour les mœurs, cérémonies et usages des différents peuples; 4° pour certains droits ecclésiastiques ou civils, tels que ceux que les évèques se faisaient payer autrefois dans leurs visites ou dans d'autres temps, comme à Pâques; 5" pour le droit d'un pays fondé sur l'usage et rédigé par écrit; 6" pour le droit non écrit établi seulement par l'usage. Voy. Richard et Giraud, qui traitent des Effets de la coutume qui a force de loi, et des Conditùms nécessaires pour que la coutume ait foi'ce de loi.
COUTURE (LA), Culiura, abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, de la congrégation de Saint- Maur, située dans un faubourg de la ville du Mans; elle fut fondée par Bertrand, évêque de cette ville , à la lin du vi« siècle. Voy. le Diction, univers, de la France.
COUTURES (Jacques Parrain, baron des), né à Avranches, mort l'an 1702, a composé, entre autres ouvrages : 1° l'Esprit de l'Écriture sainte, ou Examen de plusieurs endroits des livres saints; Paris, 1686, in-12; — 2" la Genèse, en latin et en français, avec des Notes littérales sur les endroits les plus difficiles; Paris, 1687 et 1688, 4 vol. in-12; — o" la Vie de la sainte Vierge; ibid., 1691, in-12. Voy. Goujet, Biblioth. française. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Moréri, Diction, histor. Chaudon et Delandine , Diction, universel.
1. COUTURIER (Jacob), curé de Salives près de Dijon, né à Minot-la-Montagne, mort l'an 1805, a laissé : Histoire de l'Ancien Testament; Dijon, 1825, 4 vol. in-12. Voy. YeWev, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
H. COUTURIER (Jean), jésuite, frère du précédent, né aussi à Minot l'an 1730, mort à Léry l'an 1799, professa la rhétorique à Langres, à Verdun, à Pont-à-Mousson et à Nancy, et devint curé de Léry. En 1791 , il fut mis en prison à Dijon pour n'avoir pas voulu prêter le serment demandé aux prêtres. Il a laissé : 1» Catéchisme dogmatique et moral; Dijon, 1821 et 1832,4 vol. in-12; — 2» Abrégé pratique de la doctrine chrétienne; ibid., 1822 et 1823, in-18; — 3" la Sainte famille, ou l'Histoire de Tobie; ibid., 1823, in-12; — 4» la Bonne journée, ou Manière de sanctifier laioumée pour les gens de la campagne; ibid., 1822 et 1825, in-12; Coutances, 1827, in-18. Voy. Felier, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
COUTURIER (Pierre). Voy. Coustl'RIER.
COUVENT {Conventus, monasierium, cœnobium), maison habitée par des religieux ou des religieuses qui sont autorisés à y former une communauté. Toutes les maisons occupées par des moines ne forment point un couvent si elles nont été érigées pour y entretenir ce qu'on appelle conventualité. On a appelé petit couvent ou biens de petit couvent ceux des abbayes et autres bénéfices qui ont été acquis par les religieux, ou qui leur ont été donnés depuis la fon-
dation du monastère. Voy. Clôture. Communauté. Conventualité, n" I. Monastère. Religieux. Religieuse. Bergier, Diction, dethéol., art. MoNASTÈnE.
COUVOYON (saint), premier abbé de Redon, né a Combsac l'an 788, mort à Plélan le 5 janvier 868, embrassa l'état ecclésiastique, et devint archidiacre de Vannes; mais il se retira bientôt dans la solitude de Redon , où il fonda un monastère sous la règle de Saint-Benoit. Le duc de Bretagne l'envoya à Rome pour demander si un évêque pouvait, sans simonie, recevoir des présents de ceux à qui il conférait les ordres. Léon IV condamna cette coutume, et Couvoyon fit alors déposer quatre évèques. Lorsque la Bretagne fut envahie par les isormands, Couvoyon se retira auprès de Salomon, prince breton, qui lui fit construire un monastère à Plélan; cette abbaye reçut plus tard le nom de Saint-Maixent. Le Martyrologe de France place la fête de saint Couvoyon au 28 décembre, et les calendriers de Redon au 5 janvier. Voy. D. Mabillon, //« part, du ly* siècle bénédictin. Richard et Giraud.
COUVRE-FEU {lgnitegium),»\^x\a\ de retraite et de prière qu'on donnait autrefois, sur les huit heures du soir, au son de la cloche, après lequel il n'était plus permis de sortir de la maison. La loi du couvre-feu était spécialement une police ecclésiastique en usage dans les anciens cloîtres des pays du Nord. Voy. le concile de Caen de ranie*^, can. 2.
I. COVARRUBIAS ou COVARRUVIAS Y HO- ROZCO (D. Juan), neveu du suivant, né à Tolède, mort l'an 1608, fut chanoine de Séville, archidiacre de Cuellar et évêque de Girgenli. Il a laissé, entre autres ouvrages : i" Emblemas morales de Alciato; Ségovie, 1591, in-4"; trad. en latin par l'auteur sous ce titre : Symbola sacra: Girgenti, 1601, in -8"; — 'i" Parudoxus christianas, contra las falsas opiniones del mundo; Ségovie, 1692; — 3o Doctrina de Principes, enseàada por el santo Job ; Valladolid , 1605, in-4*. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
II. COVARRUBIAS ou COVARRUVIAS Y LEYVA (Diego ou Didace), surnommé le Bariole espagnol, prélat, né à Tolède l'an 1512, mort à Madrid l'an 1577, professa le droit canon à Salamanque. Philippe II le nomma, l'an 1559, évêque de Ciudad-Rodrigo, et il fut cliargé par les Pères du concile de Trente de dresser les décrets de réformation. De retour en Espagne, le roi le nomma à l'évèché de Ségovie, puis à celui de Cuença; mais il mourut avant d'avoir pris possession de ce dernier siège. 11 a laissé des Commentaires sur les Décrétâtes et les Clémentines, et des résolutions de diverses questions de droit civil et canonique. Ses ouvrages ont paru à Lyon ; 1606, 2 vol. Voy. André Schottus. Nicol. -Antonio, Biblioth. H isp. Le Mire, de Scriptnrib. sœc. sextidecimi.
COVEL ou COWEL (Guillaume), théologien anglican du xvii« siècle, a laissé, entre autres ouvrages : 1° Examination of some things now in use in the Churcli of Englund ; Londres, 1604, in-4" ; — 2° Defence of M. Hooker's Ecclesiastical po//e(/,- ibid., 1603, in -4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
II. COVEL ou COWEL (Jean), théologien anghcan du xviF siècle, suivit a Constantinople le chevalier Harvey, qui s'y rendait comme ambassadeur. Covel a laissé : Some account ofthe présent greek Church; Cambridge , 1722 , in-fol.
COVORDE (Françoise-Ursule de), née à Hesdin en Artois l'an 1732, est morte en odeur de
GOZZ