‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 593 sur 1220 · I. COX. Voy. CoccEïus · texte numérisé non relu

I. COX. Voy. CoccEïus

IL COX (Richard), anglican, né à Whaddon l'an 4499, mort l'an 1581, acquit la protection dn cardinal Wolsey, qui l'attacha au collège d'Oxford; mais son zèle pour les idées des réformateurs le lit chasser de l'université, et il fut emprisonné pour crime d'hérésie. A l'avénement d'Edouard , il fut élevé aux plus hautes dignités , et , sous Elisabeth , il fut promu à l'évêché d'Ely. Il a laissé plusieurs ouvrages de controverse, et a traduit : 1» les quatre Evangiles: — 2» les Actes des Apôtres; — 3« YEpître aux Romains pour la Bible des évêques. Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.

COXAM (Hercule), hérétique du xvii» siècle Il prétendait qu'il n'y a ici-bas aucun autre pasteur des âmes que Jésus -Christ, que les dimanches et les fêtes sont abolis, que la cène ne consiste que dans le pain et le vin, et que c'est une idolâtrie de la recevoir à genoux, etc. Voy. Gautier, Chron. du wii» siècle, c. xxil. Richard et Giraud.

COXIDA ( Élie de ) , né dans un bourg de ce nom en Flandre, vers l'an 1140, mort en 1203, fut abbé de Dunes , de l'Ordre de Citeaux. Il a composé plusieurs Discours moraux, publiés l'an ■1649 par le P. Charles de Visch. Voy. le P. Ch. de Visch, Biblioth. Scriptor, Ord. Cister.

COYACE ou COYACO (Coyacum), place ou château situé dans le diocèse d'Oviedo en Espagne. Ferdinand I"'', roi de Castille, y assembla un concile où l'on fit treize canons concernant en partie l'Église et en partie l'État. Voy. Regia, torn. XXV. Labbe, tom. IX. Hard., tom. VI.

COYSSARD (Michel), poète et lexicographe, né à Besse l'an 1547, mort à Lyon l'an 1628, fut recteur des collèges de Besançon, de Vienne, et de la Trinité à Lyon. On a de lui, outre quelques ouvrages de littérature : Sommaire de la doctrine chrétienne; Lyon, 1591, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.

COZBI, iille de Zur, prince des Madianites, sollicitait les Hébreux au crime et à l'idolâtrie. Elle fut tuée par Phinées, fils d'Éléazar, qui la surprit avec Zambri, fils de Salu,de la tribu de Siméon. Voy. Nombres, xxv, 6, 15.

COZZANDO (Leonardo), servite, né à Rovato, près de Brescia, en 1620, mort l'an 1702, enseigna encore jeune la philosophie , puis la théologie. On a de lui, entre autres écrits : 1° Bistretto deiprelati délia sua religions; Brescia, 1673; ■ — 2" de Magisterio antiquorum philosophorurn : Cologne, 1682, in-8»; Genève, 1684, in-12; — 3° Vago et curioso Bistretto profano et sacro dell' istoria Bresciana; Brescia, 1694, in-8». Voy. là Nouv. Biogr. génér.

GOZZA (Laurent), franciscain de l'Étroite Observance et cardinal , né à San-Lorenzo l'an 1654, mort à Rome l'an 1729, professa la théologie , devint vice-commissaire de son Ordre , et en fut élu ministre général l'an 1723. Il a laissé : 1» Vindictes Areopagitœ, una cum antiqua Ecclesiœ disciplina circa varios ritv^, et apologia Joannis Novii pro scriptis Areopagitœ; Rome, 1702, in-fol. ; — 2o Commentaria historico-dogmatica in librum S. Augustini de Hœresibus; ibid.,1707, 2 vol. in-fol. ; — 3" Dubia selecta emergentia circa sollicitationem. in confessione sacramentali , etc.; Rome, 1709, in-8"; — 4" Historia polemica de

Grœcorum schismate ex Ecclesiasticis tnonumen- /i>;ibid., 1719-1720, 4 vol. in-fol.; — 5» Tractatus dogmatico-m,oralis de jejunio ecclesiastico , tripartitus; ibid., 1724, in-fol.; — 6" Vita sancti Dyonisii Areopagitœ , cum annotationibus pro Patnsiensi episcopatu, imprimé dans le Patrimotiium serapnicum de François de Jésus -Maria. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. II, p. 264. Gaet. Moroni, vol. XVIII, p. 166, 167.

CRABBE ou CRABBIUS (Pierre), franciscain, né à Malines l'an 1470, mort l'an 1553, fut un théologien distingué, et se fitremarquer par son opposition aux doctrines protestantes. On lui doit : Concilia omnia, tam generulia quam particularia, quœ jam inde ab Apostolorum temporibus in hune usque diem celebrata , etc.; Cologne, 1538,2 vol. in-fol., et 1551, 3 vol. in-fol. Surius y a ajouté, l'an 1567, un 4« volume. Cet ouvrage a été traduit en français sous le titre de Traité de l'étude des conciles. Voy. André-Valère , Biblioth. Belg, Le Mire, de Scriptor. sœc. sextidecim,i.

CRACOVIE {Cracovia\ ville épisc. de Pologne sous la métropole de Gnesme , et située sur la Vistule. L'an 1189, le cardinal Jean Malabranca, légat de Clément III, y assembla un concile pour la réforme du clergé, auquel il imposa les décimes pour le recouvrement de la Terre- Sainte, Voy. Regia, tom. XXVIII. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XVIII, p. 167 et suiv.

CRADOCK (Samuel), théologien anglais noncoiifo.miste, né l'an 1620, mort l'an 1706, a laissé : 1° Knowledge and practice, a system of divinity; in-fol.; —2» The harmony of the Evangelisfs; — 3" The apostolical history; — 4" The old Testament methodized; 3 vol. in-fol.; — 5» O/.e exposition oftheBevelation. Voy. La Nouv. Biogr. génér.

I. CRAIG , en latin Cmg'iM*(Guillaume), théologien anglican, né à Glasgow l'an 1709, mort l'an 1784, a laissé : i° Essai sur la vie de Jésus- Christ; Glasgow, 1767 ; — 2" Vin^t discours sur divers sujets; Londres, 1775; — 3" des Sermons. Voy. la Nouv. Biogr. genér.

il. CRAIG (Jean), mathématicien écossais, vivait au xyii» siècle. Il a laissé , entre autres ouvrages : Theologiœ christinnœ principia mathematica; Londres, 1669, in-4", et Leipzig, 1755, in -4». Craig y établit que tout ce que nous croyons sur le témoignage des hommes , inspirés ou non, n'est que probable, et que cette probabilité va toujours en diminuant à mesure qu'on s'éloigne du temps auquel les témoins ont vécu; et, par le moyen de calculs algébriques, il trouve que la probabilité de la religion chrétienne peut durer encore 1454 ans. L'abbé Houteville a réfuté ces rêveries dans sa Religion chrétienne prouvée par les faits. Voy. Feller, Bionr. univers.

I. CRAINTE {Timor, metus, formido), considérée théologiquement, se divise : 4° en crainte servilement , c'est-à-dire purement servile, celle par laquelle l'homme évite extérieurement le péché à cause de ce qui y est attaché, mais conserve dans son cœur l'inclination à le commettre, s'il pouvait éviter la punition; 2» en crainte simplement servile, qui bannit le péché et toute affection au péché pour éviter la peine ; 3" en crainte filiale, qui fait renoncer au péché par amour pour Dieu ; 4° en crainte révérentielle. qui n'est autre chose que le respect pour la majesté divine. Or, tout le monde en convient, la première crainte est vicieuse, puisqu'elle laisse dans le cœur l'affection au péché ; la

CRAM

Page 1