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les chanoines réguliers de la congréyalion de France s'y établirent, et la restaui'èrent. Voy. la Gall. Christ., tom. X , p. 464.

V. CRESPIN LE GRAND (SAINT-), en latin S\ Crisjn)ius Major, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située à Soissons; on ignore l'époque de sa fondation. Les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur sy établirent l'an "1646, et la restaurèrent. Voy. la Gall. Christ., tom. X, col. 395.

GRESPO (François), bénédictin espagnol du XVII» siècle, fut abbé du Montserrat, visiteur général de sa congrégation, et professeur de théologie à Salamanque. On a de lui : Tribunal Thornisticurn de immaculuffr' Deiparœ coticeptu; Barcelone, 4657, in -4°. ]'oi/. la Nouv. Biogr. r/értêr.

CRESSELLE. Foy. Crécerelle.

CRESSEY ou CRÉSSY (Hugues-Paulin ou Serenus), théologien, né à Wakelield l'an 1605, mort à Grinstead l'an 1674, abjura le protestantisme à Rome, et entra chez les bénédictins anglais de Douay. Plus tard il retourna en Angleterre, et devint chapelain de Catherine de Portugal, femme de Charles II- 11 a laissé : 1° Exo?nologes'is,or faithful narration of the occasion and motives of Aw conversion to catholic ««i7y; Paris, 1647 et 1653, in-8°; c'est une excellente réfutation du protestantisme ; — 2" Chiirch history of Britanny, from the beyinning ofchristianity to the Norman conqiiest ; Rouen, 1668, in-fol.; — 3" Fanatieism fanât ically imputed to the catholic church; 1672, in-S"; — 4° un grand nombre d'autres écrits en faveur du catholicisme. Fo>/. "VS'ood, Athenœ Oxonienses.^\chdxA et Giraud.

CRESSI , lieu situé près de Narbonne, où Arnaud, archevêque de cette ville et légat du Saint-Siéçe , tint un concile l'an 1132 pour la dédicace de l'église de Saint-Martin. Voy.h&hhe, tom. X. Richard et Giraud.

CRESSY. Voy. Cressev.

I. CRÈTE, aujourd'hui Candie. île d'Europe dans la Méditerranée et province ecclésiastique. Saint Paul y aborda lorsqu'il se rendait par mer â Rome. Il y laissa Tite comme évéque des chrétiens qu'il y avait formés , et lui enjoignit de faire des prêtres et des évêques dans les villes, et partout où on en aurait besoin. Voy. Actes, xxvii, 7, 12, 13. Tite, i , 5.

II. CRÈtE (LA), en latin Crista, abbaye de l'Ordre de Citeaux située au diocèse deLangres, et fondée l'an 1121, était fille de Marimond. Saint Bernard la mentionne dans sa 346' lettre. Voy. la Gnll. Christ., tom. IV, col. 823. Richaid et Giraud.

CRÉTENET (Jacques), instituteur de la congrégation des prêtres missionnaires de Saint- Joseph, né à Lhamplite, en Bourgogne, l'an 1603, mort à Montluel l'an 1666, étudia d'abord la chirurgie à Lyon, et soigna les malades pendant la peste qui désolait cette ville. Maitre d'une fortune considérable, il fonda une congrégation de prêtres connue sous le nom de Joséphites, et qui, en quelques endroits, furent appelés Crétenistes. Ces missionnaires firent quelques établissements hors de Lyon; ils étaient gouvernés par un général. Après la mort de sa femme, Crétenet entra dans les Ordres. Voy. N. Orame, Vie de M. Crétenet. Moréri , édit. de 4759. Richard et Giraud.

I. CREUTZIGER ou CRTJCIGER (Gaspard), luthérien, né à Leipzig Tan 1504, mort à Wittemberg en 1548, professa la théologie dans cette dernière ville , et travailla avec Luther à la traduction de la Bible en allemand. Il a laissé :

l" de Ordinc discendi; — 2" de Puritnte doctrinœ in Ecclesia conservanda ; — 3» de Dignitate studiorum theologicorum et ministerio ecclesiastico: ces trois discours sont dans les Œuvres de Mélanchthon; — 4» des Comtnentaires sur la Bible et divers écrits sur des sujets théologiques. Voy. la Souv. Biogr. génér.

II. CREUTZIGER ou CRUGIGER (Gaspard >, fils du précédent, né à Wittemberg l'an 4525. mort à Cassel l'an 4597 , fut expulsé de sa ville natale parce qu'il avait embrassé les doctrines de Calvin. On a de lui : 4» de Justificatione et bonis operihus; — 2" quelques écrits de polémique. Tous les ouvrages de Gaspard Cruciger sont à V Index. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CREUX, ou dedans de l'Église, terme usité autrefois pour désigner tout ce qui venait aux curés des droits casuels qu'ils recevaient pour les messes, les offrandes, les baptêmes, les mariages, etc., droits qui n'étaient sujets à aucune charge, non plus que les distributions manuelles des chanoines. Voy. De Ferrière, /n/roc/. au droit eccle's. et canon., p. 419.

CREYGHTON ou CRICHTON (Robert), évêque anglais, né en 1593, mort à Bath l'an 1672, a laissé : Vera historia unionis non verœ inter Grœcos et Latinos , sive concilii Florentini exactùsima narrutio, grœce scripta, per Sylv. Sguropulum, magnum ecclesiarcham , etc.; La Haye, 1660, in-fol. Cet ouvrage a été condamné par la S. congrégation de V Index (Decr. 14 aprilis

CRIEE (Prceconium, promulgatio), terme qui signifie plus particulièrement les quatre publications qui se faisaient à la porte des églises paroissiales, des immeubles dont on poursuivait la vente en justice.

CRIEURS (Jurés). Officiers créés au mois de février 1415, par une ordonnance de Charles V, (' pour crier les corps des morts, aller quérir et rapporter les robes, manteaux et chaperons pour les obsèques et les funérailles, crier les denrées à vendre et les choses perdues.» Comme il s'élevait continuellement des différends entre ces officiers et les curés et les fabriques de Paris, un arrêt contradictoire du conseil du 9 août 1701 fixa les droits de chacun; cet arrêt a été inséré dans le Code des curés. Voy. le Diction, eccléi. et canon, portatif.

CRIME (Crimen), action commise par dol, et qui blesse l'intérêt public ou les droits du citoyen. On peut ranger les crimes en quatre classes : ceux qui choquent la religion, les mœurs, la tranquillité et la sûreté des citoyens; tous attaquent la religion, mais particulièrement l'impiété, le blasphème et le sacrilège. Les crimes de lèse-majesté, d'assassinat, d'hérésie publique et de simonie, privaient les coupables ipso Jure de leurs bénéfices.

CRIMINEL. Un criminel ne peut, d'après saint Thomas, sortir de prison par violence, ni se défendre contre ceux qui voudraient l'arrêter ou le conduire au supplice , parce qu'en le faisant il pécherait contre les lois et l'autorité publique , qui le lui défendent. — Un criminel est aussi obligé, sous peine de péché mortel, de répondre au juge qui l'interroge juridiquement et selon les formes du droit, parce qu'il lui doit l'obéissance comme à son supérieur. Voy. S. Thomas, 2. 2, q. 69, art. 1 et 4, ad Corp. — Anciennement, en France, on refusait le .sacrement de Pénitence aux criminels condamnes à mort; ce fut sous Charles VI, en 4396, qu on abolit cette coutume ; mais on se borna la. Le dernier concile de la province de Reims et celui de Lyon déclarent qu'il fallait leur domier

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même la communion, quand ils se montreraient dignes de cette faveur. Ce n'est pas une innovation; déjà en 506 le concile d'Aide, en 770 celui de "Worms, en 848 celui de Mayence, en 1035 celui de Tribur, et, dans le xm* siècle, Alexandre IV, firent la même déclaration. Enfin, le 26 juin 1590, la congrégation des Évèques décida qu'on ne refuserait pas l'Eucharistie aux condamnés, lors même que l'exécution devrait avoir lieu quelques heures après : Etiam mane, quando exequenda est sentenfia, potest administrari Eucharistia. Voy. l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

GRINESIUS (Christophe), protestant, né en Boliéme l'an 1584, mort à Altdorf l'an 1629, professa les langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : 1" Gyrnnnsiurn Syriacum, lioc est linguœJem Christo vernaculœ perfecta instituiio, etc.; "Wittemberg, 1611 , in-i"; — 2» Epistola S. Pauli ad Romanos, lingua synaca, Jesu Messiœ et sospitatori nostro vernacula , ex Testant. Syr. Viennensi desumpta; ibid.,161'2,in-4o; — 3° Lingua Samaritica ex Scnpfurœ Sacrœ libris impressis et manuscriptis fidélité?- cruta, etc.; Altdorf, in-4o, sans da te ; — i" de Confusione linguarum, tum orientulium, scilicet hebraicœ, chaldaicœ , syriacœ, scripturœ samaritanœ, etc.; tinn occidentalium, nempe grcecœ, lutinœ, italicœ, etc., statuens hebraicam omnium esse primam. et ipsissimam matricem; Nuremberg, 16'29, in-4*; — 5» de AuctorHate Verbi divini in lieh-aico Codice; Amsterdam, 1664, in -4». Voy. Feller, Biogr. univers. La Nnnv. Biogr. géne'r.

CRINSOZ DE BIONENS (Théodore), protestant, né à î<{yon,près de Genève, l'an 1690, mort vers l'an 1750, avait entrepris une nouvelle traduction de la Bible; mais comme il avait refusé de signer la formule du consentement, le clergé de Genève ne lui permit pas de publier son ouvrage. On a de lui , outre quelques autres écrits : 1° le Livre de .lob, trad. en fiançais d'après le texte hébreu; Rotterdam, 1729, in-4''; — 2» le Livre des Psaumes, trad. en français d'après le texte hébreu; Tverdun, 1729, in-4»; — 3" Essai sur F Apocalypse, avec des éclaircissements sur les prophéties de Daniel qui regardent les derniers temps; 1729, in-4o. voy. la No7iv. Bioqr. génér,

GRISCÔNIÙS. Voy. Cresconius.

CRISP (Tobie), anglican, chef de la secte des antinomiens, né à Londres l'an 1600, mort l'an 1643 , fut d'abord ministre de Biinkworth; mais les opinions qu'il émit sur la grâce lui suscitèrent de nombreux adversaires" 11 a laissé des Sermons, souvent réimprimés ; 1646, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CRISPE ou CRISPUS (saint), était chef de la synagogue des juifs de Corinthe, en , .'Vchaïe , lorsque saint Paul y vint prêcher l'Évangile. L'Apôtre le baptisa lui et toute sa famille, et l'établit évêque de l'ile d'Égine. Le Martyrologe romain place sa fête au 4 octobre. Foy. Actes, xviJi, 8. I Corinth., i, 14. Constit. apost., viii, 46. Tillemont, Mémoires ecclés., tom. I", p. 252 et 584.

GRISPI (Jérôme), né à Ferrare l'an 1667, mort l'an 1746, fut reçu docteur en droit, puis entra dans les ordres, et devint successivement archidiacre, archevêque de Ravenne, patriarche d'Antioche et archevêque de Ferrare. On a de lui : 1" DecisionesJ. rotce ronmnce, in ires tumos distributœ; Urbin,1728, in-fol.; — '2'>Discorsi ed Inni sacri; Rome, 1720; — 3" Discorsi ed Inni sacri altri; Ravenne, 1722; — 4o Compendium vitœ démentis XI; ibid., 17^. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

L CRISPIN ou CRISPINUS de Lampsaque , qui vivait probablement vers la fin du iv« siècle, a écrit la Vie de saint Parthénius de Lampsaque, évêque du temps de Constantin le Grand. Cette Vie se trouve dans Siméon Métaphraste, dans Surius etBollandus, tom. l'"^, au 7 février.

II. CRISPIN (Gilbert ou Gislebert), abbé de Westminster, mort vers l'an 1115, a laissé une Conférence avec un juif au sujet de la religion ; elle se trouve dans la Bibliothèque des Pères.

III. CRISPIN (Jean). Voy. Crespin, n» IH. CRISPINE (sainte), martyre, née à Thagare,

morte le 5 décembre 304, appartenait à une famille riche et noble. Ayant été aiTêtée comme chrétienne, et ayant refusé de sacrifier aux dieux de l'empire, elle eut la tête tranchée. L'Église l'honore le 5 décembre. Voy. D. Mabillon, Jl«alecta, tom. 111. Tillemont, Mém. ecclés., tom. V. Richard et Giraud.

CRISPINUS. Vo7f. Crispin, n» I.

CRISPUS ou CRISPO (Jean -Baptiste), né à Gallipoli, mort vers l'an 1595, a laissé plusieurs ouvrages, dont le plus remarquable est intitulé : de Ethnicis philosophis caute legendis; Rome, 1594,. in-fol. Voy. la Vie de Crispo, par Dominique de Angelis, dans le tom. II des Vite de letterati So/enfiV(!/;Naples,1713, in-4''. Possevin, Appar. sacer., torn. Il, p. 117. Mersenne, Observât, et emendat. in Problemata G. Veneti in Genesim.. Is^cér on, Mémoires, tom. XXVII.

CRISTALLOMANCE ou CRISTALLOMANTIE, CATOPTROMANTIE (Cristallomantia, Catoptromantia), mots grecs signifiant une sorte de divination qui consiste à faire voir dans un miroir des personnes absentes qu'on veut découvrir et connaître, comme, par exemple, celles qui ont volé ou fait quelqu'autre chose qu'on désire savoir.

CRITHOMANCE (Crithomancia), mot également grec dont le sens est oi-ge et divination. On croyait, en effet, découvrir l'avenir en considérant la pâte des gâteaux qu'on offrait en sacrifice et la farine qu'on répandait sur les victimes qu'on devait égorger.

CRITHOPHAGE (Crithophagus), en grec mangeur d'orge, nom donné à saint Macédoine, prêtre d'Antioche et solitaire, parce que, durant quarante ans, il ne vécut que d'orge broyée et détrempée avec du son.

CRITICISME, dérivé d'un mot grec qui signifie/?/^e/\ discerner, est le nom donné spécialement a la méthode d'Emmanuel Kant. Or, on l'a dit avec beaucoup de raison , le scepticisme, dont Hume se constitua le représentant en Angleterre, engendra en Allemagne le criticisme de Kant, lequel à son tour a donné lieu au développement du système de Fichte , puis à celui de Héçel, de Schelling, de Boutervveck et autres. Kant donc, recherchant les éléments de la connaissance humaine, en reconnut deux, le sujet et Vobjef; mais de telle sorte que le sujet, recevant les impressions de l'objet, le modifie selon les formes nécessaires, subsistantes en lui a priori; d'où il suit que l'esprit ne peut en aucune façon connaître l'objet tel qu'il est réellement, mais seulement le phénomène ou l'apparence de l'objet; car les objets ne sont perçus que par les formes subjectives que nous leur imposons; or ces formes montrent simplement comment nous concevons les objets, et non comment ils sont réellement. Les choses en soi, que Kant nomme noumènes ou êtres de raison , nous demeurent donc entièrement inconnues; car l'expérience des sens ne donne que desjo^ nomènes . c'est-à-dire des apparences, et l'intelligence ne nous donne qu'un ordre purement

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