VIII. CROIX ( MYSTÈRE DE LA). Voy. Passion de Jésus-Christ
IX. CROIX DE SAINT-ANDRÉ, celle qui est composée de deux pièces de bois égales et posées en sautoir; elle est ainsi nommée paice que , selon une tradition respectable , ce fut sur une croix pareille que l'apôtre saint André souffrit le marUre à Patras, en Achaïe.
X. CROIX PECTORALE, croix d'or, d'argent ou de quelque autre matière précieuse que le Pape , les archevêques, les évêques portent pendue au cou; elle leur descend sur la poitrine; cette croix n'était d'abord qu'une dévotion arbitraire; mais les Papes en firent un ornement de cérémonie. Quant à la croix que Ion porte devant les prélats , on croit qu'elle signifie que toutes leurs marches et tous leurs pas ne tendent qu'à l'établissement ou à l'agrandissement de l'empire de la croix. Voy. le P. Thomassin , Discipline de l'Eglise. 1. 1", c. xxv, p. 3.
XI. CROIX (FILLES DE LA), filles vivant en communauté, et dont l'occupation est de tenir des écoles chrétiennes et d'instruire les jeunes lilles. Cet institut a commencé à Roye, eu Picardie, l'an 1625. Il y en a deux congrégations :
les unes ont fait les trois vœux simples de pauvreté, de chasteté et d'obéissance; les autres ont conservé toute leur liberté. Voi/. le P. Hélyot, Hist. des Ord. mnnast., tom. VIII, c. XVin.
XII. CROIX (GRAND-), chevalier de l'Ordre de Saint- Louis, institué l'an 1693. Il y a huit grand-croix de cet Ordre. Voy. Hermant, Hist. des Ord. militaires et de chevalerie, p. 404
XIII. CROIX (GRAND-), première dignité de l'Ordre des chevaliers de Malte après celle de grand maitre. Vot/. Malte.
XIV. CROIX (ORDRE DE LA VRAIE). Ordre institué l'an 1668 par l'impératrice Éléonore de Gonzague, veuve de Ferdinand IIL Le pape Clément X approuva cette société, dont le but était d'honorer particulièrement la croix de Jésus- Christ. Voy. Justiniani. Le P. Kélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIII, p. 428. Hermant, ibid., p. 392. Richard et Giraud.
XV. CROIX (SAINTE-), en latin Sa«cte Crtu; , abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît, de la congrégation de Saint-Maur, située à Bordeaux. On croit qu'elle fut fondée l'an 650 par le roi Clovis II; mais on pense qu'elle pourrait être beaucoup plus ancienne , puisque, du temps de Grégoire de Tours, il y avait déjà des moines à Bordeaux. Voy. le Diction, univ. de France. La Gull. Christ., tom. IL col. 858, nouv. édit.
XVI. CROIX DE CONIMBRE (Chanoines réguliers de SAINTE-), congréption qui prit naissance en Portugal l'an 1131 , par les soins de Tellon , chanoine et archidiacre de la cathédrale de Conimbre. Après sa mort, les chanoines de Sainte-Croix adoptèrent les constitutions des chanoines réguliers de Saint- Ruf. Voy. le P. Hélyot, //j5/. des Ord. monast., tom. II, p. 177.
XVII. CROIX DE FONTANELLE ou FONT- AVELLANE (ORDRE DE SAINTE-), en latin de Fonte Avellano , Ordre dont les fondements furent jetés par le B. Ludolphe, disciple de saint Romuald , vers l'an 1000 ; il était situé dans une solitude de l'Ombrie, au diocèse de Faenza. L'an 1570, ce monastère fut uni aux Camaldules. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. V, p. 280. Richard et Giraud.
XVIII. CROIX DE GUINGAMP (SAINTE-), abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin située à Guin^amp, en Bretagne. Elle fut fondée vers l'an 1130 pour des chanoines réguliers de l'abbaye de Bourgmoyen, près de Blois. Voy. VHist. de Bretagne, tom. IL
XIX. CROIX-SAINT-LEUFROI (LA), en latin Crux S. Leufredi . abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située en Normandie , entre Evreux et Gaillon , fut fondée vers l'an 692 par saint Leofroi ou Leufroi, en un lieu où saint Ouen, évêque de Rouen, avait planté une croix enrichie de reliques. Le nouveau monastère fut donc appelé la Croix Saint-Ouen; mais plus tard il prit le nom de son fondateur. Voy. la Gall. Christ., tom. II, col. 632. Richard et Giraud.
XX. CROIX ou CRUZ (Saint JEAN DE LA), carme, né à Ontiveros l'an 1542, mort le 14 décembre 1591 , se lia d'amitié avec sainte Thérèse, qu'il seconda dans son projet de réformer l'Ordre des Carmes. Il fonda et dirigea plusieurs monastères. Il fut béatifié l'an 1675, et canonisé l'an 1726.11a laissé : i^Noche obscura del Aima; — 2» Subida del monte Carmelo; — 3° Cantico espiritual entre el Aima y Christo, su esposa ; — 4» Llama de amor viva; — 5° des Poésies sao-ées, des Conseils spirituels et des Lettres spirituelles, en espagnol. Ses Œuvres ont paiu à Barcelone, 1619, in-4»; trad. en français par le P. Cypnen,
I Paiis, 1641, in-4°; par le P. Louis de Sainte-
CROQ
Thérèse; Paris, \Gld0,m-i°; par le P. Maillard, i/Àd., 1694, in-4°: en latin, par le P. André de Jésus , Cologne, -1639, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
XXI. CROIX (Alphonse de la), franciscain déchaussé, né à Tolède, vivait du xv!» au xvii» siècle; il fut cinq fois déliniteur de la province de Saint- Paul. 11 a laissé : 4° Discours sur les Evangiles de l'année, en espagnol; Madrid, 1599, et Barcelone, 1600; — 2o Traité de la pureté de suint Paul; Madrid, 1599; — 3" la Voie du salut; Salamanque, 1625; — ¥ Abrégé de la vie spirituelle; ibid., 1625; — 5" des Sermons pour le Carême ; — 6" Spéculum Prœlatorum ; — 7" Spéculum Religiosorum. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine , hiblioih. univ. Francise, p. 43. Richard et Giraud.
CROMAZIONE (Agatopisto), est auteur d'une histoire critique et philosophique du suicide raisonné, intitulée : Istoria critica e filosofica del suicidio ragionato; Lucques, 1671, in-S". Dans cette histoire, l'auteur examine l'origine du suicide chez les peuples principaux de l'Orient et de l'Occident, et linit par réfuter toutes les raisons et tous les sophismes qu'on a employés pour soutenir cette opinion erronée. Voy. Annales typographiques, janvier 1762, p. 83-85. Richard et Giraud.
GROMBACH ou CRUMBACH (Hermann), jésuite, né à Cologne en 1598, mort l'an 1680, se livra particulièrement à l'étude de l'histoire ecclésiastique. On a de lui : l^ Ursula vindicata, sive vita et martyriuni SS. Ursulœ et sociarum martyrum; Cologne, 1647, 2 vol. in-fol., augmentée d'un Epitome chronologica archiepiscoporum Coloniensium ; ibid., 1674, in-fol,; — 2" Vie de saint Gérard , martyr, citoyen de Cologne, en allemand ; ibid., 1652, in-12; — 3» Primitiœ gentium, seu historia SS. trium regum magorum; ibid., 1654, 3 vol. in-fol.; — 4" Idea sacerdotum, seu vita P.-D. Jacobi-Marlo Horstii; ibid., 1655, in-12; — 5» plusieurs autres ouvrages indiqués dans Feller, Biogr. univers., et dans la Nouv. Biogr. génér.
GROMBEG (Jean), "jésuite, né à Douai, mort l'an 1626, a publié : 1» deux livres de la Perfection; Mayence, 1614; — 2" Ascension de Moïse ou Traiié de l'Oraison; Saint-Omer, 1618.
GROMER (Martin), évêque de "Warmie, né à Biecz, en Pologne , l'an 1512 , mort en 1589 , a laissé , entre autres ouvrages : 1" Colloquium de Religione, \ih. IV; — 2" de Cœlibatu sacerdotum; Cologne , Dillingen et Paris ; — 3» de la Fausse Religion de Luther, trad. de l'allemand en latin ; 1559 et 1561 ; — 4" un Catéchisme. Voy. Le Mire, de Sc7'i]ifor. sœc. septimidecimi.
CROMMEUS (Adrien), jésuite, né à Arschot, mort l'an 1651. On lui doit ; i° les Psaumes de David expliqués littéralement par une paraphrase, avec le sens mystique; Louvain, 1628; — 2» des Thèses sur plusieurs passages de l'Écriture ; — B° la Concorde des quatre évangélistes; ibid., 1633; — 4» de la Primauté de saint Pierre; Anvers, 1633.
CRONE, ville épisc. suffragante de Lépante; on eu mentionne deux évéques seulement, dont le premier, qu'on ne nomme point, eut pour successeur, en 1433, Matthieu, professeur de théologie, de l'Ordre des Frères-Mineurs, envoyé par le pape Eugène IV.
ÈRONION , surnommé Eune, martyr d'Alexandrie, soulfrit avec son maitre Julien sous l'empire de Dèce, l'an 250. Voy. Julien, n« VII.
CROPPER. Voy. Gropper.
GROQUET (André), dominicain, docteur en théologie, né à Douai , mort en 1580, est auteur