‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 604 sur 1220 · CUIS · texte numérisé non relu

CUIS

sous ce titre : Briève Relation du voyage fait dans la plus grande partie du monde , par D. Pedro Cubero Sébastian, prédicateur apostolique de l'Asie , avec les choses les plus remarquables qui lui sont arrivées et qu'il y a vue\' parmi tant de nations barbares, leurs religions, usages, cérémonies, etc.; Madrid , 1C80, in-4'>; Saragosse, 1688, in -4°. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biour. gêner.

duCCHUS (Marc-Antoine), jurisconsulte, né à Berjjame, a laissé : Pe^itateuque du droit canon ; Pavie , 1579.

CUCUFAT ou COUGAT, COUQUENFAT (saint), martyr, né à Scillite en Afrique, mort vers l'an .304, passa en Mauritanie, et de là en Occident, pour éviter la persécution qui sévissait alors en Orient. Il aborda à Barcelone, où il souffrit le martyre. L'Église l'honore le 25 juillet. Prudence en parle dans ses Couronnes, hymne IV*.

CUCULE (Cucullus), espèce de chape propre aux voyageurs, qu'on appelait aussi coule, goule ou gule, dont le nom a passé chez plusieurs religieux pour signilier leur chape. Voy. Coule.

CUCUS£, ville épisc. de l'ancienne Cappadoce, puis de la seconde Arménie, au diocèse de Pont, érigée en évèché au iv siècle, sous la métropole de Malathia {Mélitène). Ce fut là que l'empereur Constance exila saint Paul , évêque de Constantinople, et qu'Arcadius relégua saint Jean Chrysostome. Ce siège a eu cinq évéques, dont le premier accueillit saint Jean Chrysostome. Voy. De Commanville, /" Table alphabet., p. 83. Richard et Giraud.

CUDSEMIUS (Pierre), né à Duisbourg, dans le duché de Clèves , mort au commencement du xviie siècle. Il fut élevé à Wesel , dans le calvinisme , qu'il abjura à Avignon , où il reçut le sacrement de confirmation, et le nom de Pierre au lieu de celui de Samuel, qu'on lui avait donné au baptême. Après s'être rendu à Rome, il se lixa à Cologne. Nous avons de lui : 1° de Dcsperata Calvini causa; Cologne, 1(512, in-S»; — 2" le Synode d'Utrecht, en latin, avec des notes très-curieuses; ibid., 1614; — 3» plusieurs autres écrits de controverse. Voy. Feller, Biogr. univ.

CUDWORTH (Rodolphe), théologien anglican, né à Aller l'an 1617, mort à Cambridge en 1688, professa l'hébreu dans cette dernière ville, et fut reçu docteur en théologie; il était grand mathématicien , habile philosophe, et profondément versé dans les langues et l'antiquité. Ses principaux ouvrages sont : 1" Discours sur la sainte Cène, en anglais; lt)42, trad. en latin par Mosheim; léna, 1733; — 2° VUnion typique de Jésus -Christ et de l'Eglise, en anglais; 1642; trad. par le même ; léna , 1733 ; — 3» /e Système intellectuel de l'univers, où il réfute l'athéisme; Londres, 1678, in-fol.; plusieurs fois réimprimé, et mis à V Index par un décret du 13 avril 1739; — 40 Traité de l'éternité et de l'immutabilité , du juste et de l'injuste, en anglais ; Londres , 1731, in-S». Voy. Mosheim, Vie de Cudworih.^icéron, Mémoires, tom. XXX'VI. Richard et Giraud. Feller, Bioar. univers. La Nouv. Biogr. génér.

CUEILLENS(Le P.Félix), de l'Ordre de Saint- François de l'Observance, prêcha le carême devant Louis XIV l'an 1665. On a de lui : 1» les Vérités auxquelles Notre- Seigneur a rendu témoignage en venant au monde, préchées dans un avent; Paris, 1696, in-8»; — 2» les Douze Etoiles qui composent la couronne de la sainte Vierge, ou Douze panégyriques en son honneur; ibid., 1676, in-8»; — 3" Oraison funèbre de Marie- Thérèse d'Autriche, reine de France; Toulouse, 1683, in-4'». Voy. le Diction, des Prédic.

CUEILLT (Olivier de), dominicain , né à La-

val en 1565, mort vers l'an 1620, se distingua comme prédicateur. 11 a laissé : 1» Morale interprétation sur les premiers chapitres du prophète Ezéchiel; Paris, 1611, in-8»; — 2" les Fléaux de Dieu sur les hommes, avec les remèdes qu'on y doit apporter: ibid., 1613, in-8'». Voy. Quétif et Echard, Scriptor. Ordin. Prœdicator., tom. IL B. Hauréau, Hist. littér. du Maine. La Nouv. Biogr. génér.

I. ClIENÇA (Concha), ville épisc. d'Espagne. Délivrée des Maures en 1177, elle fut érigée en évêché suffragant de Tolède l'an 1183, par le pape Lucelll. Voy. De Commanville, /« Table alphabet., p. 77. Richard et Giraud.

IL CUENÇA (Concha), ville épisc. de l'Amérique méridionale, au Pérou, érigée en évêché par Pie VI en 1786, sous la métropole de Lima. Considérant sa vaste étendue, Grégoire XVI en détacha en 1837 une partie, dont il forma un nouveau diocèse. L'évêque de ce nouveau diocèse a sa résidence dans la ville de Guayaquil. Voy. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 16, 17.

CUFRUTU, ville épisc. d'Afrique dans la province Bisacène, comme le prouve la Notice, n. 62. Félicien, un de ses évêques, assista l'an 403 à la conférence de Carthage. Voy. Confér. de Carth., \" jour, c. cxxviii.

CUICKIUS ou CUYGK (Henri), docteur en théologie, né à Cullenbourg, mort l'an 1604, fut successivement vicaire général de l'archevêque de Malines, doyen de Saint -Pierre de Louvain et évêque de Ruremonde. Ses principaux ouvrages sont : 1» Huit discours sur la doctrine et la discipline de l'Église; Louvain, 1596;

— 2» du Rétablissement de la tonsure cléricale, de la réforme du clergé, des testaments des ecclésiastiques, et de l'aSolition du droit de l'année de grâce, contre la tolérance des prêtres concubinaires; — 3° Traité des prières liturgiques; — 40 Explication des sacrements de la Confirmation et de la Pénitence, en flamand ; — 5° des Lettres;

— 6» plusieurs autres écrits , dont on trouve la liste dans Richard et Giraud.

CUICULUM, siège épisc. d'Afrique dans la province de Numidie, érigé au IV siècle sous la métropole de Cirte , dont saint Augustin fait mention. Pudentien,un de ses évêques, assista au concile de Carthage sous saint Cyprien, et Cresconius , un de ses successeurs , fut présent à la conférence de Carthage. Voy. l" jour, c. cxxi, not. 33. August., Contra Donatist., 1. VII. De Commanville, /f« Table alphabet., p. 83.

GUI-PRIUS, terme de daterie qui s'entend d'un moyen ou d'une voie par laquelle on parvient à la correction ou à la réformation d'une provision expédiée en daterie. Voy. Durand de Maillane, Diction, de droit canon., au mot Cui- Prius. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

CUISSE. Lorsque Abraham envoya Eliézer pour chercher une femme à Isaac, il lui fit jurer, en mettant sa main sous sa cuisse, de ne choisir pour son fils aucune femme chananéenne. Il en lut de même quand Jacob, au lit de mort, fit jurer à Joseph de ne pas l'enterrer en Egypte. Cette pratique, selon plusieurs Pères de l'Eglise, renferme un sens mystérieux, qui est un serment fait au nom du, Messie qui devait naitre d'Abraham. Dans l'Écriture, frapper sur sa cuisse marque un grand étonnement, une grande douleur. Il est dit encore, les âmes qui sont sorties de la cuisse de Jacob, pour désigner les personnes qui sont sorties de lui immédiatement ou médiatement par ses fils et par ses filles. Voy. Genèse, xxiv, 2; xlvii, 29; xi.vi, 26. Jeremie, XXXI, 19. Hieron., Quœst. Hebr. 1» Gènes.

CULT

cmi«

GUISSI {Cuissiacum), abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Prémontré, située a trois lieues de Laon. Elle fut fondée au xii" siècle, époque à laquelle le B. Luc de Rouci, doyen do rÉglise de Laon , se retira dans ce lieu avec plusieurs disciples. Quelques années après, ils embrassèrent tous l'Ordre de Prémontré, que saint Norbert venait de fonder. L'an 1124, ce monastère fut érigé en abbaye. Voy. la Gall. Christ., tom. IX, col. 668. Richard et Giraud.

CUJAS (.lacques), en latin Cujacius, célèbre jurisconsulte, né à Toulouse l'an 1520, mort à Bourges l'an 1500, acquit une connaissance profonde du droit romain, et professa avec le plus grand succès dans plusieurs universités. On voit dans ses ouvrages posthumes que Gujas s'était occupé aussi du droit canon. On regarde comme la meilleure édition de ses Œuvres celle donnée par Charles-Annibal Fabrot; Paris, 1658 et 1659, 10 vol. in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. Papire Masson, Vie de Cujas. Bernard i. Éloge de Cujas. Perrière, Histoire du droit romain. Nicéron, Mémoires. Berriat Saint-Prix, Histoire du droit romain. La Nouv. Bioar. génér. Le Diction, encydop. de la tkéol. cathoL

CULCITA. Voy. CULUSITA.

CULENS (Henri), docteur de Louvain et curé de Grammont , né à Cartemberg , dans le Brabant, vivait au xvp siècle. On a de lui : 1° Trésor des lieux communs; Anvers , 1622 ; — 2» Comparaison du Jubilé ancien des Hébreux avec le .Jubilé nouveau des chrétiens; ibid., 1601 et 1018; — S*" Recueil de sujets de sermons tirés de l'Écriture et des Pères; ibid., 1619 et 1620; — 4» Instruction sur le Décalogue; ibid., 1618.

CULLU , siège épisc. d'Afrique dans la province de Numidie, sous la métropole de Cirte. Il en est question dans l'Itinéraire d'Antonin et dans les Tables de Peutinger. De Commanville pense avec raison que Colla d'aujourd'hui est l'ancien Cullu. Voy. la Confe'r. de Carth., I" jour, c. cxxvi, not. 87. De Commanville, /" Table alphabet., p. 83. Richard et Giraud.

CULM (Culmia), ville épisc. de Pologne dans la Prusse royale. Ce siège fut d'abord suffragant de Riga, en Livonie ; mais l'an 1466 on le restitua à l'archevêché de Gnesne, dont il avait été désuni durant deux cents ans. Depuis on l'a transféré à Colmensée, autre ville du palatinat de Culm. Voy. De Commanville, /" Table alphabet., p. 83. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 19, 20.

I. CULTE {Quitus), hommage rendu à un être à cause de son essence surnaturelle et de son élévation au-dessus de nous. 11 y en a de plusieurs sortes : 1° le culte de luArie, qui est l'hommage rendu à un être à cause de son excellence infinie et divine; il n'est dû qu'à Dieu et à l'humanité de Jésus-Christ, en vertu de son union hypostatique avec le "Verbe divin; 1" le culte de dulie, que l'on rend à un être à cause de son excellence créée, mais commune à plusieurs; il appartient aux saints, à leurs reliques et à leurs images; 3° le culte d' hyperdulie , qui convient à une créature à cause de son excellence créée, mais admirable et propre à elle seule; tel est le culte qu'on doit à la sainte Vierge; 4" le culte intérieur, ou les sentiments par lesquels nous honorons dans un être une dignité, un pouvoir, un mérite surnaturel ; 5" le culte extérieur, c'està-dire les signes sensibles par lesquels nous témoignons ces sentiments, comme les génullexions, les prostrations , les prières , les vœux, les offrandes, etc.; 6» le culte absolu, qui se termine à l'être que l'on honore ; tel est le culte de Dieu ; 7" le culte relatif est celui qui ne se ter-

mine pas à l'être immédiat que l'on honore, mais qui passe et qui se rapporte à un autre être supérieur ; tel est le culte des iniages , qui se rapporte aux originaux qu'elles représentent; tel est en particulier le culte qu'on rend à la croix et aux autres instruments de la Passion du Sauveur, aux vases , aux ornements de l'Église, à toutes les choses bénites ou sacrées, que l'on honore différemment, selon les différents rapports qu'elles ont à Dieu, à la sainte Vierge ou aux saints; 8" le culte indu, qui est une superstition par laquelle on rend à Dieu un honneur apparent et faux , comme serait celui qui prêcherait des miracles faux ou ferait honorer de fausses reliques; 9° le culte superflu, qui consiste à se servir dans les cérémonies de la religion de certaines choses vaines et inutiles, et que l'Église n'ad*net point. Voy. les tliéologiens et les canonistes, qui ont traité du culte aux divers points de vue de leur science respective. Voy. en particulier Bergier, qui, dans son Diction, de théoL, réfute les objections des incrédules et des protestants. L'Encyclop. cathoL, où la question du culte est traitée sous le rapport philosophique et social.

11. CULTE ÉTRANGER. Les Hébreux appelaient ainsi non-seulement le culte idolàtrique, mais encore celui qu'on rendait au vrai Dieu dans un lieu, dans un temps ou d'une manière dilférente de ce qu'il avait ordonné, parce qu'il n'était pas conforme à celui des patriarches et des pères de la nation. Voy. D. Calmet, Diction. de la Bible.

CULULI ou CIVILI, siège épisc. d'Afrique dans la province Bisacène. Victor, un de ses évêques, assista à la conférence de Carthage. Voy. l" jour, c. cxxxvi, not. 56 et 87. Richard et Giraud.

CULUSITA ou CULCITA, siège épiscopal de l'Afrique occidentale dans la province Proconsulaire, sous la métropole de Carthage. Vincent, un de ses évêques, assista aux conciles de Carthage en 416 et 419. Marcien, un de ses successeurs, se trouva au concile tenu dans la même ville l'an 525; et Pierre, un autre de ses successeurs, fit partie du concile de Latran sous le pape saint Martin, dans le vii» siècle. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 22.

CUMANA, province située à l'extrémité de la Hongrie, et qui tire son nom des peuples de la Comanie, qui s'y retirèrent. Il s'y forma une église sous l'archevêché de Strigonie, etThéoderic ou Thierri, de l'Ordre des Frères-Prêcheurs, en fut nommé le premier évéque par Grégoire IX, l'an 1227. Voy. le Bullar., tom. I, p.22,26et2'7.

CUMANUS, succéda à Tibère- Alexandre dans le gouvernement de la Judée. Comme il commit diverses injustices et extorsions envers les Juifs, ceux-ci s'en plaignirent à Quadratus, gouverneur de Syrie, lequel fit prendre Cumanus et l'enyoya à Rome à l'empereur Claude, chargé de chaînes; Claude le condamna à l'exil, et donna le gouvernement de la Judée à Claude- Félix, frère de Pallas. Voy. Joseph, ^nhç,, 1. XX, c. v.

CUMBERLAND (Richard), évéque de Péterborough, né à Londres l'an 1032, mort l'an 1719, se signala par ses emportements contre l'Église romaine. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" de Legibus naturœ disquisitio philosopJiica; 1672, in-4°; contre les principes de Hobbes; trad. enanglais,1686, in-8«, et en français par Barbeyrac , 1744 , in-4o; — 2" Essai sur les poids et mesures des Juifs, en anglais; 1686, in-è». Voy. Nicéron, Mémoires, tom. V. Richard

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