‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 611 sur 1220 · I. CYBAR (saint), prêtre. Voy. Cibar, n" I · texte numérisé non relu

I. CYBAR (saint), prêtre. Voy. Cibar, n" I

II. CYBAR f SAINT-), en latin Sanctus Eparchius, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un faubourg d'Angoulème. Elle fut fondée l'an 828, en l'honneur du saint dont elle porte le nom , et qui est le patron de la ville. Elle a été occupée alternativement par des bénédictins et par des chanoines. Voy. la Gall. Christ., tom. Il , col. 1030. Richard et Giraud.

CYBESTRA ou CIBISTRA, ville épisc. de la seconde Cappadoce, au diocèse de Pont, sous la métropole de ïhyane. Elle fut érigée en évêcbé au iv« siècle, et en archevêché sous le patriarcat de Constantin Lichudes, vers l'an 660. On n'en connaît que cinq évêques , dont le premier, Timotliée , assista au concile deNicée. Voy. De Commanville, /" Table a/jj/iaW^, p. 70. Richard

CYBO. Voy. Innocent VIII.

CYCLE {Cyclus), c'est un certain nombre d'années dont le calcul recommence après une révolution déterminée. On distingue plusieurs cycles qui servent à des usages ecclésiastiques : 1" le cycle solaire, ^ui est une révolution de 28 ans , révolution après laquelle les dimanches, et par consécjuent les autres jours de la semaine, tombent à la même date du mois. On appelle ce cycle solaire parce que le dimanche est nommé par les astronomes le jour du soleil, et que la lettre dominicale est celle qu'on cherche principalement par le cycle solaire. Les lettres dominicales sont les 7 premières de l'alphabet, A , B , C , D , E , F, G. Pour trouver le cycle solaire en telle année qu'on voudra, il faut ajouter 9 à l'année proposée, et diviser le tout par 28; le reste sera le nombre des années du cycle solaire , et le quotient sera le nombre des révolutions depuis Jésus-Christ; s'il ne reste rien à la division , on sera à la 28* année du cycle solaire. 2" Le cycle lunaire, qui est une révolution de 19 années lunaires et de 7 mois embolismiques ou intercalés , révolution après laquelle les nouvelles et les pleines lunes tombent aussi

CYGN

CYPR

exactement aux mêmes jours du mois. Le cycle lunaire a été appelé Ennéudecaëténde ou la Pé'riode de Méthon , parce qu'il fut inventé par Méthon, Athénien, lequel observa qu'au bout de ce temps la lune recommençait à faire les mêmes lunaisons. Le cycle lunaire servait à marquer les nouvelles lunes et à fixer la célébration de la Pàque dans l'ancien calendrier; mais, dans le nouveau, il ne sert qu'à trouver les épaotes, qui font voir que les nouvelles lunes arrivent tous les ans il jours plus tard. 3" Le cycle pascal, c'est-à-dire la révolution de 532 années, à la (in desquelles la fête de Pâques revenait au même jour de dimanche. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 251, 252, art. Calendario, et vol. XIII, p. 131,132. G. Weiss, dans le Diction, encyclop.de la théol. cuthol.

CYCLOPS ou ZIGLOF (Wolfgang), médecin, mort à Magdebourg vers 1526, grand partisan de Zwingle et Carlostadt, eut à Zelle une contioverse avec les Franciscains et avec Kic. Amsdorf. On a de lui : 1» Combat spirituel ; Magdebourg, 152't, in-4''; c'est le compte-rendu de la controverse de Cyclops avec les Franciscains de Zelle; — 2" du Très -saint Sacrement de Notre- Scigneur Je'sus-C hrist ;ïh\d., 1524, in-4"; récit de la controverse avec Amsdorf; — 3" Réponse à la Réplique d' Amsdorf; ibid., 1526, in-4*. Ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv. Bionr. gévér.

(ÎYDNOS. Voy. Corse.

CYDOESSA ou CYDOSSUS, dont parle Joseph, est un bourg des Tyriens sur les frontières de Galilée. Eusèbe dit que Cydossus est un lieu près de Panéade, à vingt milles de Tyr. Voy. Joseph, de Bello Jud., 1. IV, c. iv. D. Calmet, Dictiim. de la Bible.

CYDONIA , ville épisc. de Crète , au diocèse de rillyrie orientale , sous la métropole de Gortyne, évêché in partibus. Toutes les Notices la mentionnent. On n'en connait que deux évêques, dont le premier souscrivit à la lettre des évêques de sa province à l'empereur Léon. De Commanville la donne, à la p. 212, comme érigée en évêché au vi« siècle , et à la Z" Table alphabet, il dit : « L'évéché y était avant l'an 45U, et y subsiste encore aujourd'hui. » Voy. Piichard

CYDONIUS. Voy. Démétmus Cydonios.

L CYGNE. C'est par ce mot que la Vulgate a rendu l'hébreu tinschémeth , sorte d'oiseau impur. Les Septante ont traduit porphyrion, oiseau aquatique qui a le bec et les jambes rougeâtres. Les rabbins et Bochart entendent le terme original de la chouette; mais la raison d'étymologie qu'ils invoquent pour justilier leur ûpinionn'est rien moins que solide. T'oj/. Lévit., XI, 18. Deutéron., xiv, 16. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire , Ititroduct. hist. et crit., etc.,tom. II,p.81,3<" édit.

II. CYGNE (ORDRE DU), Ordre militaire institué l'an 711 par Béatrix, fille unique de Thierry, duc de Clèves , selon les uns, par Salvius Brabon, selon les autres; mais Ordre entièrement fabuleux, selon le P. Hélyot. Après avoir remarqué « qu'on ne sait point le temps de l'institution de cet Ordre, » Hermant ajoute : « Quoi qu'il en soit, les princes sortis de la maison de Clèves, pour conserver la mémoire d'un de ces chevaliers , nommé Ilélias , qui était de leur famille, ont pris pour leur Ordre un cygne d'argent, qu'ils ont aussi pris pour devise, cimier et supports de leurs armes. )-> Voy. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie, p. 52-54. Hélyot, Hist. des Ord. monast., relia, et milit., toui. VIII, p. 4i2.

GYGNÉE ou SWAENS, ZWAENS, ARNOUL OLORIN {Cygnœus, Arnoldus Olorinus), né à Goirle, petit village du Brabant hollandais, mort en 1630, fut curé et doyen de Gertrudenberg. Son zèle pour la religion catholique lui attira des persécutions qui l'obligèrent à se retirer dans le béguinage de Bois-le-Duc. On a de lui:!» Thésaurus salu taris snpien tiœ, 1610, in-S""; — 2" Explicatio missœ et canonis, 1611, in-16; — 3" deArté concionandi; 1611, in-16; — 4" Salutares doctrinœ ac phrases mentem lingurxmque ornantes; 1612, in-8"; — 5° Summa virtutum et vitiorum; 1615, in-S"; — 6" Doctrine consolante contre les scrupules et la pusillanimité: 1612, in-8»; en flamand, ainsi que les suivants; — 7» Démonstration de la foi chrétienne et véritable ; iGiS^inS»; — 8» Explication de la Cène et de la Passion du Sauveur; 1622. Tous ces ouvrages ont été imprimés à Bois-le-Duc. Voy. André-Valère, Biblinth. Belg., 1739, in-4», tom. 1, p. 100.

GYME , ville épisc. de la province 6t du diocèse d'Asie, sous la métropole d'Éphèse. On n'en connait que cinq évêques, dont le premier, Maxime , assista au concile d'Éphèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 730. Richard et Giraud.

CYNIQUES , surnom donné aux philosophes sectateurs d'Antistène, qui foulaient aux pieds toute espèce de rè^le, les mœurs et la bienséance, et aux TurJupins, qui s'abandonnaient publiquement et sans remords aux plus honteuses débauches.

CYNNABORIUM. Voy. CmNABor.E.

, I. GYNOPOLIS, ville épisc. de la seconde Egypte située sur le Nil, entre Oxyrinthe etHermopolis. On n'en connaît que trois évêques, dont le premier. Adamantin, se trouva au concile de Nicée, et le dernier, Sergius, au cinquième concile général. Vny. Lequien, OHeni ChHst., tom. H, D. 567. Richard et Giraud.

. II. GYNOPOLIS, ville épiscopale de la haute Egypte, dans l'Heptanomie , et peu éloignée des montagnes de la Thébaïde. On n'en connaît que trois évêques, dont le second, Harpocration, assista au concile de Nicée. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. II, p. 5M. Richard et Giraud.

GYPHONISME. Voy. Kyphoxisme.

GYPRjEUS (Jean-Adolphe), qui vivait au XVli» siècle, a laissé: les Annules des évêques de Schlesivig ; Cologne , 1634.

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