I. CYPRE, ile. Voy. Chypre, n" I
II. CYPRE (Cy/jnw), arbrisseau dont il est question dans rÉcriture, etqui produit une Heur très-odoriférante. Il est commun dans l'île de Cypre , et on croit que c'est de là que l'île a tiré son nom. Voy. Gant., i,13; IV, 13.
CYPRÈS (Cuprcssus et Cypressus), arbre trèshaut et très -droit dont l'odeur et l'ombre sont dangereuses. Il est commun sur le mont Liban, et les auteurs sacrés en tirent quelquefois des comparaisons comme d'un arbre neau et grand. Voy. Plinius. l. XVI, c. xxxili. Ecclésiastique, XXIV, 17; L,ll.
CYPRIAN, minime, a publié : Quintessentia magistralis in quatuor secta partes succinciis solutionibus prœcipuo in fheologorum schoiis controversa solvens; Saint- Mihiel, 1614. Voy. D. Calrnet, Bibfioth. Lorraine.
CYPRIANUS (Jean), protestant, né à Rawitz l'an 1642, mort en 1723, docteur et professeur de théologie à léna, a laissé : i» Continua tto Historiée sucrœ animalium Wolfongi Franziî ; — 2» Disputationes de signis; — 3» de Indiffereiitismo iïiorali; — 4° de Contradictione enuneiutionum; — 5» de Sensu et cognitione brutorum;
CYPR
CYPR
— 6» rfe Vocatione fiominum universali; — 7" de Analysi fidei christianœ; — 8" de Baptiamo proselytortim judaico ; — 9" Annotationes. Programmata. etc. Voy. Moréri, édit. de 1740 et de 1759. CYPRIARCHÈS , titre honorilique qui signifie gouverneur de Cypre. On le donne à Nicanor dans le II» livre des Machab,, xii,2.
I. CYPRIEN (saint), docteur de l'Église, évêque et martyr, né à Carthage dans les premières années du iii« siècle, mortle 14 septembre 258, était doué d'un grand esprit, et excellait surtout dans l'éloquence, qu'il enseigna longtemps. Né de parents païens, il se convertit au christianisme, et reçut le baptême vers l'an 240. Il distribua ses biens aux pauvres, embrassa la continence parfaite; et, après la mort de Donat, évéque de Carthage,le peuple l'appela au siège épiscopal. C'est alors qu'il fit éclater la piété , la charité et la justice qui le distinguaient. Il s'éloigna pendant la persécution de l'empereur Dèce; mais l'an 251 il revint à Carthage, où il tint plusieurs conciles. Durant la peste qui désola cette ville, il donna de beaux exemples de sa charité. Cependant la persécution sévit encore contre les chrétiens, et Cyprien confessa la foi. Son martyre effaça la faute qu'il avait commise en soutenant, avec plusieurs autres évèques d'Afrique, la nullité du baptême conféré par les hérétiques. Ses Œuvres ont été imprimées plusieurs fois; les meilleures éditions sont celles de Hollande, 1700, et Paris, 1726, in -fol. Elles ont été traduites en français par Lombert, et imprimées à Paris, 1672, et à Rouen, 1716, in-4''. Fo</. saint Paulin, Carm.XXVI, tom. III, p. 293, Biblioth. des Pères. Lactance, Instit., 1. V, c. I. Hieronym., de Viris illustr., c. lxvii. Saint Ponce, Vie de saint. Cyprien. D. Gervaise, Vie de saint Cyprien. D. Maran, qui a mis une Vie du saint martyr en tête de l'édition des Œuvres de saint Cyprien. D. Ceillier, Hist. des auteurs ecclés., tom. III. Richard et Giraud, qui donnent une analyse des ouvrages de saint Cyprien, et Bergier, qui, dans son Diction, de the'oL, réfute les erreurs des protestants relativement à notre saint martyr.
II. CYPRIEN (SAINT-), en latin Sanctits Cyprianus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un faubourg de Poitiers. Fondée l'an 828 par Pépin , fils de Louis le Débonnaire , et iniinée par les Normands, elle fut rétablie l'an 936 par Frotaire II, évêque de Poitiers. Cette abbaye a dépendu pendant quelque temps de celle de Maillesais, et elle a été unie l'an 1642 à la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Gall. Christ., tom, II, col. 1230, nouv. édit. Le Diction, univers, de la France.
III. CYPRIEN (saint), surnommé le Magicien, né à Antioche en Syrie, mort l'an 304, fut élevé dans toutes les sciences des sacrifices, de l'astrologie et de la magie. Ayant tenté, mais en vain, de corrompre une jeune chrétienne nommée Justine , et voyant l'inutilité de ses efforts, il se convertit, se mit sous la conduite d'un chrétien nommé Eusèbe, vendit ses biens, dont il donna l'argent aux pauvres , et n'oublia rien pour réparer ses crimes passés. Arrêté comme chrétien , ainsi que Justine , ils confessèrent au milieu des tourments la foi de Jésus-Christ , et eurent la tête tranchée. Les Latins les honorent le 26 septembre, et les Grecs le 2 octobre. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. V.
IV. CYPRIEN (saint), évêque d'Unizibir, fut un des quatre mille neuf cent soixante -seize martyrs et confesseurs d'Afrique , sous Hunneric, roi des Vandales, l'an 483. Il ne fut pas d'abord du nombre de ceux qui avaient été con-
damnés à l'exil, mais il suivit volontairement les confesseurs, alin de les soutenir et de les consoler. Son zèle le lit mettre au nombre des condamnés. Les Grecs honorent la mémoire de ces saints martyrs le 7 septembre, et les Latins le 12 octobre.
V. CYPRIEN (saint), évêque de Toulon, mort vers l'an 548, se retira de bonne heure dans la célèbre abbaye de Saint -Victor de Marseille, d'où il fut appelé à Arles par saint Césaire, qui le lit diacre de son égUse. Il obtint le rétablissement de ce saint évêque sur son siège, et le lit rentrer en grâce auprès d'Alaric, roi des Visigoths. Promu à l'épiscopat vers l'an .516, Cyprien rétablit dans son diocèse la pureté de la foi et des mœurs , et combattit avec succès Tarianisme. Il assista aux conciles d'Arles, d'Orange , de Vaison et de Valence. Le Martyrologe de France place sa fête au 3 octobre.
VI. CYPRIEN DE GAMACHES, capucin de la province de Paris , fut professeur en théologie , missionnaire apostolique en Angleterre , aumônier de Henriette, reine d'Angleterre, et confesseur de sa fille la duchesse d'Orléans. Il se distingua au xvii« siècle par son zèle, sa science et ses vertus. On a de lui : 1" de Missione Capticinorurn in Angliam ab awno 1630 arf li^s^we 1658 ; Paris, 1659; — 1'^ Exercices de l'âme royale, ou les Devoirs propres de l'homme chrétien; ibid., 1631 et 1655, 2 vol. in-4»; — 3» Avis familiers de la bonne vie et de la mort du chrétien ; ibid., 1658, 2 vol. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise p. 284 et 285.
VII. CYPRIEN DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE ou ANDRÉ DE COMPANS, carme déchaussé, né à Paris l'an 1605, mort en 1680, a laissé, entre autres ouvrages : l» le Monde saint ou Manière de vivre saintemetit dans chaque état ; Paris, 1650, in-8"; — 2° Description des ermitages et de la vie érémitique des Cai^mes déchaussés; ibid., 1651 , in-4°, et 1668; — 3» la Clef des trésors célestes ou de t Exercice de la présence de Dieu; ibid., 1651 , et Bruxelles, 1672, in-16; — 4" plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud. Voy. la Biblioth. Carrnel., tom. I , col. 355 et 356
VIII. CÏPRIEN DE SAINTE -MARIE, franciscain , né en Espagne , vivait au xvip siècle. Il fut déliniteur et professeur en théologie. On a de lui : 1° Traité des allusions de l'Ecriture sainte aux moeurs , rites, cérémonies anciennes, etc., en espagnol ; Grenade, 1654, in-4"; — 2o Diligens compendium,quoprobatur mysterium immaculatœ conceptionis B. M. Virginis esse prope diffmibile: ibid., 1661 ; — 3° un Traité, en espagnol, sur la Résurrection de la sainte Vierge; ibid., 1645; — 4» plusieurs autres ouvrages indiqués dans Richard et Giraud. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine , Biblioth. univ. Francise.
IX. CYPRIEN HUERGA, de l'Ordre de Citeaux, né en Espagne, mort l'an 1560, professa à Alcala. On a de lui : 1° Commentaires sur Isaïe, Jérémie et Nahum, sur le livre de Job, sur les Evangiles de saint Jean et de saint Matthieu, et sur l' Avocalypse ; Alcala et Louvain, 1582; Lyon, 1568; — 2° Trois livres sur les Cantiques de Salomon; ibid.;— 3" un Traité de la créatitm du monde.
I. CYPROS , femme d'Antipater et mère d'Hérode, de Phazaël, de Phérodas, de Joseph et de Salomé.
II. CSrPROS, fille d'Hérode le Grand et de Marianne , sœur d'Alexandre et d'Aristobule, et femme d'Antipater, lilsde Salomé. Cette Cypros eut une fille du même nom. Voy. Joseph. Aniiq., I.XVIIÏ,c. VII.
CYRÈ
CYRI
III. CYPROS, fille de Phazaël, frère d'Hérode le Grand, et de Salampso, fille du même Hérode et de Mariamne.EUe épousa le grand Agrippa, et fut mère du jeune Agrippa, de Drusius, de Bérénice, de Mariamneetde Drusille. Voy. Joseph , Anliq.. 1. XVIII . c vu.
IV. CYPROS, château bâti par Hérode le Grand au-dessus de Jéricho , en l'honneur de sa mère Cypros. Voii. Joseph, Antiq.. 1. XVI, c. ïx; de Belln Jud.,\.\l, c. xx.
CYPSELLA, aujourd'hui Ipmla, ville épisc. de la province de Rhodope, au diocèse deThrace, sous la métropole de Trajanopolis sur l'Èbre. On n'en connaît que six évéques , dont le premier, Georges, assista au cinquième concile général. Cypsella fut érigée en évéché au v» siècle, et en archevêché l'an 869. Voy. Lequien, Orten^ Christ., tom. J, p. 1204. De Commanville, /■"* Table alphabet., p. 85. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol.XIir,p. 192.