‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 62 sur 1220 · I. ADURAM, iils de Jectan. Voy. Genèse, X · texte numérisé non relu

I. ADURAM, iils de Jectan. Voy. Genèse, X

II. ADURAM, intendant des tributs sous le rèane de David. Voy. II Rois, xx, 24.

ill. ADURAM. intendant des tributs sous Roboam , fut lapidé par le peuple des dix tribus .schismatiques vers lesquelles ce prince l'avait envoyé. Voy. III Rois , xii , 18 et suiv.

IV. ADURAM, ville de la tribu de Juda que Roboam fortifia. Voy. IlParalip., XI, 9.

ADVENCE (Adventius), succéda à Drogon dans l'évéché de Metz , l'an 855. Il ne nous reste de ses poésies que l'épitaphe qu'il composa pour lui-même, rapportée par Meurisse, Hist. des évêques de l'église de Metz, et dans Y Hist. lift. On a encore de lui l'écrit qu'il composa en faveur du divorce du roi Lotbaire avec la reine Thietberge, et imprimé dans les Annales de Raronius. Voif. D. Rivet, Hist. litt. delà France, tom. V, p. 249 sqq.

ADVENT ou AVENT, dérivé du mot latin adventuSf ou avènement, est un temps consacré par l'Eglise pour se préparer à célébrer dignement la fête de la naissance du Sauveur. On donnait autrefois ce no<n à la fête même de la naissance de Jésus- Christ; mais, depuis plusieurs siècles, il est devenu propre aux trois ou quatre semaines qui précèdent cette fête. L'avent est le commencement de l'année ecclésiastique , et il commence au dimanche qui est le plus proche de la fête de saint André. La célébration des mariages est défendue pendant le temps de l'Avent. Voy. D. ^incrï , Hierolexicon , ad verb. Adventus. Gaet. Moroni, vol. III, p. 300 et suiv. L'abbé Doissonnet, Diction, des Cérémonies et des Rites sacrés. L'abbé André, Cours alphab. de droit canon. Mast, dans le Diction, encyclop. de la théolog. catholique , ioïn. II, p. 208 et suiv.

ADVENTICE ou ADVENTOR, un des compagnons de saint Maurice , martyrisé à Turin. Voy. Baillet, tom. III, au 22 septembre.

ADVENTIFS (/jona adve?itiiia), terme de jurisprudence, les biens qui arrivent à quelqu'un, soit comme un présent de la fortmie , soit par héritage ou par sa propre industrie.

ADVENTIUS. Voy. Advence.

ADVENTOR. Voy. Adventice.

ADVERSITÉS. Voy. Afflictions.

ADVEU, en droit, signifie la reconnaissance ou lacle qu'on était obligé de donner au sei-

gneur de fief, quarante jours après qu'on avait fait la foi et hommage, contenant un déiioaibrement de toutes les terres qu'on avouait tenir do lui.

ADVOUÉ. !>"/. Avoue. . , .

iECA, JECE ou .ffiCANA, ville autrefois episc. dans la Fouille Daunienne, au pied du mont Apennin , entre Lucéra et Vénosa. On prétend qu'elle fut bâtie par Malence, roi des Salentins, et ainsi appelée du nom de sa femme ^Ecananie. 11 y avait encore des évêques au vi« siècle.

JECULANUM ou EGLANUM , ville autrefois épisc. et très -ancienne des Hirpens dans le Sarnnium. Cluvier dit que c'est aujourd'hui la ville du rovaume de Naples appelée Fricensi. On l'appelait autrefois Quintodecimum ; Constantin la détruisit en 669; mais elle fut rétablie et garda son siège épiscopal jusqu'au XI" siècle. Voy. Ugheli, Ital. sacr. , tom. X,

./EDEUS. Voy. Ede.

iEDUI. Fo?/. AuTUN,

JEELNOTH , moine de Saint-Augustin à Cantorbéry, vivait au xii" siècle. Il a écrit vers 1120 la vie et la mort de Canut, roi de Danemark, Voy. Richard et Giraud.

>EGA ou JEGIA, ville épisc. du diocèse d'Antioche , dans la seconde Cicile , sous la métropole d'Anazaibe. Justinien 1" y lit bâtir une église en l'honneur de saint Cosme et de saint Damien, qu'on disait y avoir soulYert le martyre sous l'empereur Ûioclétien. Voy. Théodoret, Collect.ex Tragœd. Irenœi, cap. cxxxili.

I. .ffiGIDIUS, mot latin qui signifie Gilles. Voy. donc à Gilles les iEciDius qui ne se trouvent pas ici.

IL JEGIDIUS, espèce d'anabaptiste cfui parut à Aix-la-Chapelle vers la fin du xvi« siècle ; il fut condamné à mort à Anvers. Il n'a pas eu de sectateurs.

III. JEGIDIUS, abbé dans la Gaule Narbonnaise l'an 514 , a laissé : Libellus pro privilegm Ecclesiœ Arelatensis , Symmacho papo' o/)lfitu.<t. On trouve ce petit traité dans Lalsbe, tom. VI.

IV. JEGIDIUS D'ASSISE, de l'ordre des Frères Mineurs, mort en 1262; outre plusieurs ouvrages inédits , a composé Aurea verba ; Anvers, 1534, in-S". Voy. Acta Sanctorum, tom. III (23 avril). Wadding, Bibliotheca 0)"d. Minorum.

V. iEGIDIUS LEODIENSIS , de Liège, moine de la vallée d'Orval, monastère de Citeaux, dans le duché de Luxembourg, vivait dans la première moitié du xiiP siècle. Il a écrit la vie des évêques de Liège (Gesta Episcoporum Ij'odiensium) depuis Theodwin, successeur de Vason, jusqu'à Henri III, en 1246. Cette histoire a été continuée jusqu'en 1348 par un chanoine de Liège , et publiée avec d'autres chroniques ; Liéiîe,1613, in-4».

JEGÏL. Voy. Egil.

I. .ffiLAM ou ELAM, fils de Sem, habita à l'orient du Tigre et de l'Assyrie , au nord et à l'orient des Mèdes. Voy. Genèse, X, 22.

IL ^LAM ou ELAM, province de la Perse dont la capitale est Suse (Daniel, viii, 2), embrassait anciennement toute la Perse , et se prenait quekpiefois pour les habitants euxmêmes. Voy. Isaïe, xxi, 2. Jérémie, xx, 25.

^LAMITES ou ÉLAMITES, descendants d'^Elam ou habitants du pays d'^lam. Voy. Genèse, xxiv, 1. Actes, ii, 9.

.fflLFID et ALFRED. Voy. Alfred , n» I.

.ffiLFRIG. Voy. Alfric.

.ffiLATH. Voy. Aila,

JELlk. Voy. Elia.

^LRED. Voy. Ailred.

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AÉMÈR£,mot grec qui siiijiUie sans jour déterminé, et sert à désigner les saints dont on n'a pu découvrir Ja date précise de la mort , et qui par conséquent ne sont pas inscrits dans le martyrologe à un jour spécial de Tannée.

" AÊN ou AÏN , ville donnée d'abord à la tribu de Juda, et ensuite à celle de Siméon. Voy. Josué. XV, 3"2; xix, 7.

^NEAS. Voij. pour ce mot et pour plusieurs auties commençant par yE, à la lettre E.

jENEAS SILVIUS. Voy. Pie II.

.ffiQUA ou ^QUANA, ville ancienne des Picentins en Italie, entre Sorrento et Stabia, C[u'Abraham Ortélius a confondue avec .Ecana. Les Goths l'ayant renversée , le roi Charles II

Îfit constiiiire une nouvelle ville , vers l'an 300 , qu'il api^ela Vtro di Sorrento.

AÉRIUS, AÉRIENS. Aérius, hérésiarque du IV» siècle, né dans le Pont, fut sectateur d'Arius et chef des Aériens. Il ajoutait aux erreurs de son maitre que l'évèque n'était point supérieur au prêtre ; que la célébration de la Pàque, les fêtes, les jeûnes, etc., étaient des superstitions. 11 condamnait aussi les prières pour les morts. Voy. saint Épiphane, Hœres. 75.

AËROMANCIE. sorte de divination qui se faisait par le moyen de lair et par l'obsei'vation des météores.

AESCHINES , empirique d'Athènes qui suivit les erreurs de Montan. Il enseignait que le Paraclet promis avait dit, par la bouche de Montan , plus de clioses , et des choses plus importantes c(ue l'Évangile.

AÉSINUS (Fnmritts), de la ville de Jési (Asiion), mort en 1549. 5sommé à l'évêché de sa ville natale, il y renonça pour entrer dans l'ordre des Mineurs. La biblioth. Vatic. possède quelques opuscules de sa composition qui furent très-eslimés du pape Marcel.

AETHAM ou AETHAN. Voy. Ethan.

AETHIGUS. Voy. E.ucus.

AÉTIENS. Voy. Anoméens.

AETIUS, surnommé IImpie, chef des aétiens, naquit à Antioche de Syrie; il dogmatisait vers le milieu du iv« siècle. Il laissa plusieurs disciples (ju'on , appela tour à tour Eunoméens , Anoméens, Etourésiem , Troglodites ou Troglittes, Exomentiens et Exaconites. Us furent condamnés avec leur maitre dans le concile de Séleucie, tenu l'an 359. Voy. Basil., lib. I et II, Contra Eunom. Théodoret, lib. II, c, xxvii. Socrate , lib. V. Tripart., Hist.. cap. 42.

AFFAIRES ECCLÉSIASTIQUES. Ellesdoivent être jugées en première instance par ceux à qui la connaissance en appartient de droit , et en cas d'appel au Saint-Siège , après avoir passé par tous les degrés de juridiction. Or la connaissance des affaires purement spirituelles, comme celles qui concernent la foi , les sacrements, les vœux de religion, le sei'vice divin et la discipline ecclésiastique, appartient exclusivement aux juges ecclésiastiques; cette juridiction leur appartient de droit divin. C'est ce oue reconnaît en termes exprès ledit du mois d'avril 1695, ai-t. 14. Il doit, à plus forte raison, en être de même aujourd'hui, sous l'empire de notre législation entièrement sécularisée.

AFFAIRES PROFANES. La loi même de Dieu défend aux ecclésiastiques de s'en mêler : Nemo rnilitans Deo implicat se sœculuribus (II Timoth., II, 4). Voy. Avocats , Négoce , Office.

AFFAITATI {Antoine-Marie) , capucin, né en ItW) , et mort l'an 17'21 , vivait à Milan, chargé d'assister les condamnés à mort. On a de lui : 1" Fiori Istorici, overo compendio d'eruzioni virtuose, et fatti illustri d'uomini grandi, antichi

et rnodeimi , sagri et profani ; e loro detti memorabili; Milano, 1711, in-fol., et 1732, 3 vol. in-4», édit. plus complète; — 2» Memoriale catechisto, esposto aile religiose claustrali di qualuncunque ordine; ibid., 1716, in -4"; — 3° Patriarca Davidico, spiegato neila vita et santita eminente di S. Ginseppe, sposo di Maria sempre virgine; Milano, 1716, in-S"; — 4° // Caritativo assistante in pratica; metodo per confortare ed adjutare i condannati à morte ad un felice passaggio, etc.; Milano, 1719, in -8». Voy. Nouv. Biogr. ge'nér.

AFFAROSI (Camille), bénédictin, né en 1680 à Reggio en Lombardie , mort en 1763 , outre une histoire de sa ville natale , a composé : Memorie istoriche del monastero di S. Prospéra di Hygio; Modène , 1733 et 1737, 2 vol., in-8». Voy.

AFFECTATION, AFFECTÉ {affectio, affecttis, a, uni). Va/fecfntion , en droit canon, est la réserve de la collation d'un bénéfice ecclésiastique qui doit vaquer. Au pape seul appartient V affectation de tous les bénélicesdu monde; et, s'il a accordé aux évêques la faculté de conférer ceux de leurs diocèses , il n'a nullement abandonné son pouvoir suprême en cette matière. Voy. L, Ferraris, Promptu Biblioth. can., etc., ad voc. Beneficrm, art. 8.

AFFELMAN (Jean), théologien, né à Soest en Westphalie, l'an 1588, et mort à Rostock en 1624. Ses principaux ouvrages sont : 1" Syntagma de articulis fidei inter pontificios et calvinianos controversis ; — '^ de Omnipotentia Chrviti secundum naturam humanam; — 3° De ferendis Hœreticis, non auferendis.

AFFICHES. D'après le chap. Dudum, de Jtidic. in Clément., les affiches publiques tiennent lieu de dénonciation, et on les emploie dans les cas de censure aux portes des églises. Apposées aux portes du palais de Rome en forme de citation , elles tiennent lieu d'avertissement pour tout le monde (Ej:trav. Rem non novam, de Dolo et Cnntum.). On s'en sert aussi pour la convocation d'un concile général , comme nous l'apprend la bulle de Paul III touchant la convocalion du concile de Trente. Enfin elles sont nécessaires pour la vente des biens d'église. (Cap. Ea enim. ex, q. 2.)

I. AFFILIATION , qu'on appelle aussi conventualité. C'est l'incorporation d'un religieux à un couvent autre que celui où il a fait profession, couvent auquel il s'engage, et dent il devient enfant. Pour que l'affiliation soit valide, il faut, selon la règle ordinaire, la permission du supérieur, le consentement des religieux du couvent qu'il quitte, et celle des religieux du couvent auquel il s'incorpore. En certains cas cependant la S. Gong, des évêq. et des régul. dispense de ce consentement. Voy. L. Ferraris, Prompta Biblioth. , ad voc. Affiliatio religio-

SORUM.

IL AFFILIATION. C'est encore la communication qu'un Ordre religieux fait à quelque personne ou à quelque maison particulière de ce qu'il y a de plus saint, comme les prières; les messes, les bonnes œuvres, etc. Le titre qui constate cette affiliation se nomme Lettres d'affiliation.

I. AFFINITÉ. C'est, suivant le droit canon, la parenté que contractent deux personnes dont l'une a eu avec l'autre un commerce charnel,. soit licite, soit illicite. Mais, pour qu'il y ait réellement affinité, il faut que l'acte ait été entièrement consommé. Or, si l'affinité provient d'un commerce illicite, elle s'étend, comme la parenté naturelle , jusqu'au 2* degré. Dans le

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cas contraire , elle s-étend jusqu au ¥ degré. L'affinité ne se contracte par le mari qu avec les parents de sa femme , et par la femme qu'avec les parents du mari , sans que les ïarents de l'un et de l'autre se trouvent lies par aucune affinité. De là deux frères peuvent épouser deux sœurs; le père et le fils, se marier avec la mère et la fille. Il y avait aussi parmi les Hébreux plusieurs degrés d'aflinite qui empêchaient de se marier; et si les mariages oe plusieurs patriarches ont été contractés malgré l'affinité, ils sont excusables, tant parce que la loi n'existait pas encore, que parce que l'usage, la nécessité, enfin la permission de Dieu les autorisait. Voy. L. l' erraris, Protnpta Bihlioth., etc., au mot Akfinité. Richard et Giraud. ,„,„„„, , t,

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