II. AFFINITÉ ou ALLIANCE SPIRITUELLE
Elle se contracte au baptême et a la confirmation. Au baptême , entre la personne qui baptise et celle qui est baptisée; entre celui qui baptise et le père et la mère de l'enfant baptisé ; entre le parrain et la marraine et l'enfant et ses père et mère. La nécessité de baptiser n'empêche point l'affinité ; le mari seul qui baptise son enfant dans le cas de nécessité n'en contracte point avec sa femme. 11 en serait tout autrement d'un père naturel , il contracterait une alliance spirituelle avec la mère de l'enfant; de sorte quil ne pourrait l'épouser sans dispense. De même, dans la confirmation, le ministre de ce sacrement contracte une affinité avec celui qui le reçoit aussi bien qu'avec ses père et mère.
AFFIRMATIFS {Afprmutivi). Nom donné, dans le tribunal de linquisition romaine, aux liérétiques qui avouent de parole ou d'effet qu'ils ont dans l'esprit l'erreur dont on les accuse , et qui , étant interrogés dans les formes à l'inquisition , soutiennent avec opiniâtreté leur erreur. Voij. Emericus , Director Inquisitorum , part. 2 , quœst. îii.
AFFLICTIONS, ADVERSITÉS. Les afflictions et les adversités sont pour les incrédules un sujet de blasphème contre la Providence et la bonté divine. Déjà du temps de .Tob ses amis lui soutenaient que Dieu ne l'aurait pas aflligé s'il n'avait pas été coupable ; mais ce saint homme leur répond justement : 1" Que la conduite et les desseins de Dieu sont impénétrables, et qu'il n'en doit compte à personne ; 2° que l'homme n'étant jamais exempt de tout péché aux yeux du Seigneur, les adversités qu'il éprouve peuvent être un châtiment de ses fautes; 3" que Dieu dédommage ordinairement en ce monde le juste affligé; 4» qu'il y a une vie à venir où il recevra la récompense de ses peines, comme le mercenaire reçoit le salaire de son travail. Voy. Job, ix, 2, 38; xiii, 15; xiv, 6; xyii, 16; XXI, xxiv, xxvii. Mais ces vérités capitales, qui faisaient déjà la consolation des patriarches, Jésus-Christ les a mises dans un plus grand jour; car par ses leçons et par son exemple il a fait entièrement comprendre aux hommes qu'il faut acheter le bonheur éternel par les souffrances , et il a su apprendre aux justes à remercier Dieu des afflictions. Voy. Bergier, Dtrfion. de théoL, au mot Affliction, AFFLIGHEM ou AFLIGHEM, AFLINGEM, célèbre abbaye de bénédictins dans le Brabant , fondée en 1083, et qui perdit son titre abbatial lorsque Philippe II fit ériger Malines en archevêché. Elle était la mère de douze autres abbayes , qui , dans la même piovince , formaient depuis le concile de Trente la congrégation de Saint-Placide.
I AFFLITTO (Gaétan -André d'), en latin Affïictus, avocat général à Naples, a publie des Controverses' et des Décisions de droit; î^aples,
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II " AFFLITTO (Jean-Marie), dominicain, célèbre mathématicien de Naples, mort en 1673, a composé, outre son Traité des bortificatiom, un ouvrage intitulé : Miscellanea p/nlosophica ac théologien. ,,^ . . ,. ,
III AFFLITTO (Matteo d'), jurisconsulte de Naples, mort en 1510. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1» rfe (/y«rpatione legum Principis; Bâle, 15o0; — 2P bmgularis Lectura de omnibus sacrisconstitutwnibus regnorum utriusque Sicihœ; Milan , ^^fo; — 3» Commentaria super tribus libris feudorum; Venise, 1534, in-fol., réimprimé deux fois a Lyon et deux fois à Francfort.
IV. AFFLITTO (Thomas), jurisconsulte napolitain , né en 1570, et mort l'an 1645 , après s'être fait théatin à Florence et avoir professé la philosophie à Rome. On a de lui : deJustitiaetjure commentorium , imprimé après sa mort à Naples, 1059 , in-S".
AFFRANCHI (/î7*er<î«MJ.). Les anciens Hébreux avaient des affranchis, c'est-à-dire des esclaves mis en liberté. On peut voir dans l'Exode, ch. xxi , le mode et les conditions de l'affranchissement. Voy. aussi Esclave. Les Actes des apôtres racontent (vi, 9) ((ue (pielques hommes de la synagogue appelée synagogue des affranchis et de celle des Cyrénéens, etc., s'élevèrent contre le diacre saint Etienne , et disputèrent contre lui dans le dessein de prouver qu'il méritait la mort. L'opinion la plus généralement reçue est que ces affranchis étaient simplement des Juifs emmenés captifs de la Palestine en Italie, et qui, ayant obtenu la liberté, s'établirent à Rome et y demeurèrent jusqu'à ce que, chassés par Tibère , ils se retirèrent dans la Judée et formèrent une synagogue à Jérusalem , où ils se trouvaient lorsque saint Etienne fut lapidé. Voy. Vetsténius, Nov. Test., tom. II, p. 492. Miscellanea Groningana , tom. 1«' , fasc. 3, p. 329. Deylingius, Observ. sacr., part. Il , observât. 35. Joh. Floderus , in Dissert, de Synagoga libertinorum, Act.Mi %\ Upsal,1767.
AFFRE (Denis-Auguste), archevêque de Paris, né à Saint-Rome , diocèse de Rodez , et mort à Paris victime de son dévouement, le 27 juin 1848. Outre une foule d'articles intéressants insérés dans Y Ami de la Religion, et des mandements et des lettres pastorales, qui sont pour la plupart une soui"ce abondante d'instructions précieuses, il a laissé : 1" Traité des Écoles primaires, ou Manuel des instituteurs et des institutrices; Paris, 1826,in-8''- — 2» Traité de l'Administration temporelle des paroisses; Paris, 1827, 3« édit., 1835; — 3» Essai critique et historique sur l'origine, le progrès et la décadence de la suprématie temporelle des Papes; Amiens, 1829; — 4" Traité de la Propriété et des biens ecclésiastiçjues ; Paris, 1837: — bo Introduction philosophique à l'étude du christianisme : 1n-12 ; — 6» Traité des Appels comme d'abus ; Paris, 1845, in-8''. Mgr Affre était gallican ; mais c'était par préjugé ; il n'avait jamais étudié la question du gallicanisme ; nous le savons pertinemment ; aussi n'avons -nous pas été surpris quand nous l'avons entendu, en plusieurs circonstances, soutenir les doctrines opposées.
AFHAKER (Gilles), théol. hollandais, né à Vreswick à Vx fin du xvi^ siècle , a composé une histoire curieuse publiée sous le pseudonyme de Salomon Théodote , et intitulée : Enotikon dissecti lielgii, in quo historica relatio originis et