PENSEURS
DAMNA , ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué, XXI, 35.
DAMNATION , peine éternelle de l'enfer. Voy. Enfer.
DAMNÉS (Damnati), réprouvés qui sont en enfer. Voy. Enfer.
DAMPiERRE (Antoine Esmonin de), né à Beaune l'an 1743, mort l'an 1824, fut successivement conseiller et président à mortier au parlement de Bourgogne, et président à la cour royale de Dijon. Il a laissé : 1» Vérités divines pour le cœur et l'esprit; Lausanne, 1823, 2 vol. in-8o; — 2» Historique de la révolution tiré des saintes Écritures; Diion, 1824, in-S». Voy. la ^'ouv. Bioqr, génér.
I. DAN , fut le cinquième fils de Jacob et le premier de Bala, servante de Rachel. Son père, au moment de mourir, lui donna une bénédiction particulière. Voy. Genèse, xxx, 3-6; xux, 10, 17.
II. DAN, ville située à l'extrémité septentrionale du pays d'Israël , dans la tribu de Nephthaii, ù quatre milles de Panéas ou Panéade, du côté de Tyr. Elle se nommait anciennement Laïs; elle changea de nom lorsqu'elle fut occupée par un détachement de ceux qui étaient de la tribu de Dan (Juges, xviii, 29). Jéroboam plaça un de ses veaux d'or à Dan et l'autre à Béthel pour marquer les deux extrémités de la terre promise. L Écriture se sert souvent de cette manière de parler depuis Dan jusqu'à Bersabée. Fo//. Juges, xx, 1. 1 Rois, xxx, 20. II Rois, m, 10. ne\and, Palœst. illustr., p. 271, 489,502, 734,919,921.
lil. DAN (Tribu de). La tribu de Dan eut son pailage dans un pays fertile, entre la tribu de Juda à l'orient et le pays des Philistins à l'occident. Plus tard elle s'étendit à Laïs, près des sources du Jourdain; et, depuis, cette ville fut appelée Dan. Voy, Josué, xix, 40-48. Juges, xviii, 1. Reland, Palœst. illustr., p. 154, 371.
DANABA, siège épiscop. dans la Palmyrène, fondé dans le v« siècle sous la métropole de Damas ; quelques conciles en font mention. On n'en connaît que deux évèques, dont le premier, Théodore , souscrivit pour les évèques de sa province au concile de Chalcédoine. C'est aujourd'hui un simple évèché in partihus , comme Damas sa métropole est purement in partilms. Voy. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 88.
DANiEUS. Foî/. Daneau,
DAN CALA, ville épisc. et capitale de la Nubie. Barthélemi de Tivoli, dominicain, en fut nommé évéque par Jean XXII vers l'an 1330. Voy- le Bullaire des Frères Prêcheurs, tom. II, p. 215. Richard et Giraud.
DAND , Eudiste , ancien directeur du séminaire de Senlis , a laissé : 1" Conduite des confesseurs dans te tribunal de la Pénitetice; Paris, 1747, in-12 , 3« édit.; — 2» Conduite des âmes dans la voie du salut; ibid., 1753. C'est un supplément de l'ouvrage précédent.
I. DANDINI (Anselme) de Césène , a laissé : de Suspectis de hœresi , opus in duas partes distributum, quorum altéra de iis qui dicuntur suspecti de hœresi, altéra de pœnis quibus plectuntur suspecti de hœresi; Rome, 1703, in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1704, p. 497, l'« édit., et 399, 2» édit. Richard et Giraud.
II. DANDINI (Jérôme), jésuite, né à Césène l'an 1554, mort à Forli l'an 1634, fut visiteur des provinces de Venise, de Toulouse et de Guyenne, et provincial en Pologne et au Milanais; l'an 1596, Clépient VIII l'envoya en qualité de nonce
chez les Maronites. On a de lui, entre autres ouvraj^es : 1" Morale sacrée des vertus et des vices; Césène, 1651 ; — 2» rfe la Mission aposto^ lique vers le patriarche du mont Liban ;'\\i(à., 1656; trad. en français; Paris, 1675; La Haye,
DANDOLO (André), doge de Venise, né l'an 1307, rnort l'an 1354, fut le premier des doges vénitiens qui prit le bonnet de docteur. On lui doit une Chronique de Venise depuis le pontificat de saint Marc jusqu'en 1339; elle se trouve dans Muratori, Renim Italicarum. tom. XII.
DANEAU , Danœus (Lambert), théologien protestant, né à Beaugency vers l'an 1530, mort à Castres en 1595, se retira l'an 1560 à Genève, où il exerça les fonctions de ministre. Il professa plus tard la théologie à Leyde. Il a laissé : 1" Opuscula omnia theologica ab ipso auctore recognita et in très classes divisa; Genève, 1583, in-fol.; — 2" Ethice christiana, sive de rerum creatarum origine et usu, disputatio e sacrœ Scripturœ fontibus hausta; ibid., 1576, in-S"; — 3" TractatusdeAntechristo; ibid., 1576: — ¥Christiana Jsagoge ad christianorum theologorum locos communes , libri duo; ibid., 1583, in-S»; — 5<* de Vene/jciis aut sortilegis quos sorciarios vocunt, Dialogus ;ihid., 1573, in-e"; Cologne, 1575; traduit en français par l'auteur lui-même ; Genève, 1577, in-S". Voy. La Croix du Maine, Bibliothèque Française. DeThou, Hist., 1. CXVIl. Teissier, Éloges des hommes illustres, tom. V. Nicéron, Mémoires. Feller, Biographie universelle.
DANEBROY. Voy. Dannebroch.
I I. DANËS (Pierre), évêque de Lavaur, né à Paris, mort Tan 1577, professa la langue grecque. François l"' l'envoya en qualité d'ambassadeur au concile de Trente, où il prononça un discours qui fut imprimé avec les actes de ce concile. On a de lui plusieurs Lettres latines et autres Opuscules, qui ont été imprimés à Paris, 1731, in-4". Voy. Génébrard, Chronol. et Oraison funèbre de P. Dnnès. Sponde, in Annalib. De Thou, Hist. Le Mire, de Scriptor. sœculi sexti' decimi. Amelot, Mémoires , tom. 1*»', p. 109 et suiv. ; 1731 , édit. d'Amsterdam. Richard et Giraud.
II. DANÈS (Pierre -Louis), théologien, né à Cassel l'an 1684, mort à Louvain en 1736, professa la philosophie à Louvain, et fut successivement curé de Saint -Jasques à Anvers, chanoine gradué à Ypres, puis président du séminaire épiscopal et pénitencier. Il a laissé : \o Institutiones doctrinœ c/tristianœ; Louvain, 1713 et 1768; — 2° Generalis temporum notio; Ypres, 1726, in-12; avec des additions de Martin Page; Louvain , 1741 ; avec des notes et des suppléments jusqu'à l'an 1722 ; Louvain , 1773 ; — 3" Orationes et homilite; Louvain, 1735; — 4" de Fide, Spe et Charitate; ibid., 1735, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
DANGEAU (Louis de Courcillon, abbé de), né à Paris l'an 1643, mort l'an 1723, fut reçu à l'Académie française l'an 1682. Il a laissé, outre une multitude d'ouvrages sur la grammaire : 1" Liste des cardinaux vivants le 29 mars 1721 , avec des remarques instructives, etc.; Paris, 1722, in-12; — 2° quatre Dialogues : sur l'Immortalité de l'âme , sur l'Existence de Dieu , sur la Providence, sur la Religion ; ibid., 1684, in-12. D'autres attribuent ces quatre Dialogues à l'abbé de Choisi. Voy. La Croix du Maine, Biblioth. Franc. tom. I", p. 295, et tom. II, p. 155. Nicéron, Mémoires, tom. XV, p. 277. Richard et Giraud.
DANHAVER ou DANNHAWER (Jean-Conrad). .
ministre luthérien, né à Kendring l'an 1603,
DAXï:
DAXl
mort l'an 4666, professa à Strasbourg l'éloquertce et la théolo°fie; il s'opposa constamment à la réunion des luthériens et des calvinistes. On a Je lui : l" Christeis, sive drama sacrum, in quo Ewlesiie mililia a Jesu Christo ad thronum cœle.fte>ti exultata, ad novissimum usque ac prœseris ■s/ecidu/n deduciiar; Wittemberf;, 1696 , in-4°; — 2" Disfjiif'ifiones decalogiœ; — 3» Christosophia.
I. DANIEL, le quatrième des grands prophètes, était de la tribu de Juda et d'une des plus illustres familles. La quatrième année du règne de Joachim , à peine sorti de l'enfance, il fut emmené à Babylone par l'ordre de Nabuchodonosor, avec quelques enfants des plus nobles maisons, AnaniaSjSlisaël, Azarias et autres, pour Y être instruit dans la langue et les sciences des Chaldéeus, et attaché ensuite au service et à la cour du prince. Il reçut le nom chaldéen de Ba/tassar, et il fut nourri dans le palais même de Nabuchodonosor. Mais il observa toujours lidèlement la loi de Moïse. Dieu lui accorda le don d'expliquer les visions et les songes, et de ! piédire l'avenir. Sous Darius le Méde, il fut un des trois ministres auxquels les gouverneurs I des provinces devaient rendre compte de leur ■ admmistration; ce qui lui attira la haine des courtisans, et, par suite, des mauvais traite- ] ments, comme d'être jeté dans la fosse aux ; lions. Daniel prophétisa depuis les premières années de la captivité, sous le roi Joachim, jusqu'au règne de Cyrus. On ignore le temps précis \ et le lieu de sa mort. Le faux Épiphane dit qu'il finit ses jours à Babylone, et Benjamin de Tudèle | raconte dans ses voyages qu'on lui montra son tombeau à Chuzestan, autrefois Suze. Ézéchiel, qui fut déporté à Babylone sept ans après Da- \ niel , le représente comme un homme d'une j vertu et d'une sagesse extraordinaires, et le met ' en parallèle avec Job et Noé. L'auteur du pre- 1 mier livre des Machabées le nomme et cite deux ' traits de ses prophéties. L'historien Joseph fait de même. Témoignages qui, joiuts à la tradition la plus ancienne, la plus constante et la plus universelle des Juifs en faveur de l'existence de Daniel, suffisent pour faire sentir l'absurdité de quelques incrédules modernes, qui ont prétendu que Daniel était un personnage fictif. Daniel a écrit un livre qui se compose de deux parties bien distinctes. La première, qui comprend les douze premiers chapitres, contient des faits historiques et des prophéties. La seconde partie, qui se compose de deux chapitres seulement, renferme l'histoire de la chaste Susanne et celle de Bel et du dragon. Les juifs refusent de mettre Daniel au rang des prophètes proprement dits, parce qu'il n'a pas vécu dans la Terre- Sainte, ni à la manière des autres prophètes. L'authenticité du livre de Daniel a été fortement attaquée dans ces derniers temps en Allemagne; mais elle a trouvé en même temps des défenseurs habiles qui l'ont complètement vengée de ces attaques. Les Grecs célèbrent la fête de Daniel le 17 décembre, et les Latins le 21 juillet. Vuy. Daniel, i, 3-6; x,l ;xiv. Pseudo-Epiphan., de l'ita et morte Prophetarum. Ézéchiel, xiv, 14; XXTHI,3. 1 Machab., i,57; ii, 59. Joseph.,.4«/2'?.. 1. X, c. XII; 1. II, c. vin. Feller, Bioqr. univers. Herbst, Introd. au Nouv. Test., tom. ÏI, part. II, p. 76. Haneberg . Hist. de la révélation , trad. tranç., tom. 1«, p. 437 et suiv.; Paris, 1856. J.-B. Glaire, lntix>d. histor. et ait., tom. III, p. 474- :>4l. où se trouvent exposées et résolues les divei-ses objections des exégètes allemands.
II. DANIEL, fils de David et d'Abigail, qui naquit pendant que David demeurait à Hébron. lui/. I Parai., iit^l. , ^- ^,
III. DANIEL, de la famille d'Ilhamar. revînt de la captivité de Babylone avec Esdras, sous le règne d'Arlaxerxès. Voy. I Esdras. viii, 2.
IV. DANIEL (saint), martyr de Palestine, souffrit l'an, 309, sous l'empereur Galère-Maximien, avec Elle, Jéréraie, Isaïe et Samuel. Vou. Élie,n»II. •
V. DANIEL (saint), surnommé Stylite, né à Maratha , près de Samosate, vers l'an 410, mort dans le voisinage de Constantinople l'an 490, se retira de bonne heure dans un monastère dont Tabbé le mena à Antioche, oii il connut saint Siméon Stylite. Daniel résolut d'imiter ce saint solitaire, et il fit constniire sur la montagne Anapleune colonne où il demeura jour et nuit. Il fut honoré du don de prophétie et de celui des miracles. L'empereur Léon, qui l'aimait beaucoup , fit construire près de sa colonne un monastère et un hospice pour ses disciples. Les Grecs l'honorent le 11 décembre. Voy. Bulteao, Hist. monnst. d'Orient, \. III, c. xxil.
VI. DANIEL (saint), martyr, mort en Afrique le 8 octobre 1221, était provincial de l'Ordra des Frères-Mineurs en Calabre. Il s'embarqua pour l'Afrique l'an 1221 , à la tête de quelques missionnaires, dans le but de travailler à la conversion des Maures. Ils aboidèrent à Ceuta , où ils commencèrent à prêcher. Le peuple se jeta sur eux et les conduisit au roi de Maroc, qui leur fit trancher la tète. Léon X les mit au nombre des saints l'an 1516. L'Église honore leur mémoire le 13 octobre. Voy. saint Antonin, Summ., III« part., tit. XXIV, c. iv, § 1. "V^'ading. Surius. Richard et Giraud.
VIL DANIEL, moine de Raithe, près de la mer Rouge, vivait vers l'an 600. 11 a écrit la Vie de saint Jean Climaque. Voy. Baronius. Bollandus.
VIII. DANIEL, évêque de "Winchester, vivait dans le viii<^ siècle. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1» Historia suœ provinciœ ; — 2° de Vita S. Ceddce, episœpi, etc.; — 3" Epitre à saint Boniface pour l'instruction des infidèles. Voy. Pitseus, de Script. Angl. Baronius, Annal., ad ami, 724.
IX. DANIEL (Gabriel), jésuite, né à Rouen l'an 1649, mort l'an 1728, professa avec distinction les belles-lettres, la philosophie et la théologie, fut aussi bibliothécaire et supérieur de la maison professe de Paris. Outre un certain nombre d'autres ouvrages, on a de lui ; 1" Examen du livre intitulé: du Témoignage de la vérité dans l'Église; 1715, in -12; — 2° Recueil dou^ vrages philosophiques, théologiques, apologétiques et critiques ; 1724, 3 vol. in-i"; — 3° traduction da livre de Louis de Léon sur la Dernière Pûque de Jésus - Christ ; 1695, in -12; — 4" le Voyage du monde de Deicartes: Paris, 1690, in-12; c est une, réfutation du système de Descartes enveloppé» sous une fiction ingénieuse ; — 5" Entretiens de Cléandre et d'Euxode sur les Provinciales ;V3iris, 1694, in-12; c'est une réfutation solide des Provinciales. Voy. l'abbé Joly, Étoge du P. Daniel. Le P. Oudin,jésuite. Richard et Giraud. Feller, Biogr. iinirers. La Souv. Biogr. génér.
X. DANIEL (Gautier), de l'Ordre de Citeaux, mort vers l'an 1170, a laissé : 1» de Conceptioné- B. Maria; — 2« de Virginitate ejusdem. Voy. Pitseus, de Scriptor. Angl. Ch. de Visch, Biàlioth:
XI. DANIEL CAMERIUS , ministre en Dauphiné, mort l'an 1621, fut auteur ou du moins grand défenseur desMétaphoristes. Il disait que le Fils de Dieu n'était que métaphoii«pï«n»«at le Verbe ou l'image du Père. Voy. Antomc le Grand,//j><. Aipr**., p. 389. ' -•