DANT
XII. DANIEL DE LA VIERGE, carme, né à Hamme en Flandre l'an 1615, mort l'an 1678, fut prieur des couvents de Bruxelles et de Malines, et deux fois provincial. Ses principaux ouvrages sont : 1» Démonstration de la véritable Église , en flamand ; Bruxelles , 1649 , in-8" ; — 2" Epitome Viiœ S. P. Thomœ,et scala virtutum ejusaem ; Anvers , 1659 , in-8"; — 3" Vinea Carmeli , seu historia Eliani Ordinis B. V. M. de Monte Carmelo, contracta in variis opusculis, regulam, orioinem, 'propaginem, etc., delineantibus; Anvers, lo62, in-4"; — 4o Spéculum Carmelitanum, etc.; ibid., 1680, 4vol. in-fol, Voy.Biblioth. Cannelit., tomi I, col. 375 et suiv. Richard et Giraud. qui donnent la liste complète des écrits de Daniel.
XIII. DANIEL DE PARIS, capucin, ancien lecteur en théoloffie et missionnaire, a laissé : Conférences théologiques et morales, par demandes et par réponses, sur le Décalogue et sur les sacrements, etc.; Paris, 1743, in-12, et 1746, ye édit. Voy. le Dictionn. des Prédic, II» part., p. 310. Richard et Giraud.
XIV. DANIEL DE SAINT- JOSEPH, carme, né à Saint-Malo l'an 1601, mort dans un couvent de son Ordre proche de cette ville l'an 1666, professa avec succès la philosophie et la théologie , et il devint provincial de son Ordre pour la province de Toulouse. On lui doit : i° Vie de saint André Corsini , carwie ; Rennes , 1630, in-8"; — 2» Manuel de la Confrérie de la Sainte-Famille de Jésus; Angers, 1640; — 3» la Somme de saint Thomas réduite en une fonne plus convenable pour l'école; Caen, 1649; — 4" le Théologien français sur le mystère de la sainte Trinité; 1643 et 1658, in-4°; — 5" Panégyriques; 1660, in-4°. Voy. Huet, Origines de Caen, 2« édition. Moréri, Diction, histor.
XV. DANIEL DE SAINT-SÉVER (Le P.), capucin de la province d'Aquitaine , vivait l'an 1625. Il professait la théologie et savait beaucoup de langues. On a de lui : Christomachia expugnatu, sive de descensu Christi ad inferos, ndversus calvinistas, en latin et en français; Lyon, 1618, in-8". Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. l»"", p. 290.
XVI. DANIEL FELLENBERG.jurisc, a laissé : Jurisprudentia antiqua,continens opuscula et dissertationes, quibus leges antiquai, prœsertim mosaicœ , grœcœ et romanœ illustrantur ; Berne , 1761 , in-4". Cette collection renferme un certain nombre de Dissertations et de Traités dont on trouve les titres dans Richard et Giraud. Voy. Annales typographiq., mois de janvier 1762, p. 24 et 25.
DANIELO (Jean-Paul), né à Port-Louis l'an 1800 , fut d'abord secrétaire de Chateaubriand , puis il entra dans les ordres , et devint curé à Guer. Outre des ouvrages historiques et biographiques, il a publié : 1» les Mœurs chrétiennes au moyen âc/e , ou les âges de la foi; Le Mans, 1841,2 vol. m-S»; — 2° Eléments de géologie sacrée, ou accord de la Genève et de la géologie; Paris, 1850, in-8". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DANIUM. Voy. Dorchester.
DANNA , ville située dans les montagnes de la tribu de Juda. Voy. Josué, xv, 49.
DANNEBROCH ou DANEBROY, Ordre de chevalerie institué vers l'an 1219 par Waldemar, roi de Danemark, ou, selon d'autres, par Christian V l'an 1672. Voy. Thomas Bartholin , de Equestr. Ord. Danebrogici dissert. hist. Hélyot, Hist. des Ord. mon., tom. VIII, p. 387. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIX , p. 102, 103.
DANNEMAYER (Matthieu), théologien , né à Œpfingen l'an 1741, mort l'an 1805, professa
d'abord l'histoire ecclésiastique, puis devint doyen et recteur de l'université de Fribourg en Brisgau. L'an 1786 il fut nommé à la chaire de théologie et d'histoire ecclésiastique de Vienne. Il a laissé : 1" Introductio in historiam Ecclesiœ christianœ universam , usibus academicis accommodata; Fribourg, 1778, in-8"; — 2" Institutiones historiœ ecclesiasticœ Novi Testamenti , periodus prima, a Christo nato usque ad Constantinum Magnum; Fribourg, 1783, in-8"; — 3° Institutiones historiœ ecclesiasticœ Novi Testamenti, p. I et II; Vienne , 1788; cet ouvrage obtint le prix décerné au meilleur traité élémentaire d'histoire ecclésiastique. Vot/. la Nouv. Biogr. génér.
DANNHAWER. Voy. Danha'ver.
DANOW (Ernest-Jacques), théologien protestant, né à Redlau en Prusse, mort l'an 1782, professa à léna. On a de lui : 1" Institutiones theologiœ dogmaticœ , 1. I, II; léna, 1772, 1776, in-8"; — 2" Disputatio de Episcopis tempore Apostolorum; ibid., 1773, in-4"; — 3" Disputatio continens explanationem locorum S. S. divinitatem Jesu Christi probantium; ibid., 1774, in-4"; — 4" Programma de gloria Christi ex D. Pauli sen^ tentia ps. LXVIII et Cil celebrata; ibid., 1769, in-4»; — 5" Simple démonstration de la vérité de lu religion chrétienne, en allemand; ibid., 1771 , in-8"; — 6" Disputatio de choreù sacris Ébrœorum; Dantzig, 1766 , in-4o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DANSE (Saltatio), entrait dans les actes de religion chez les Hébreux ; ainsi , après le passage de la mer Rouge , Marie , sœur de Moïse , dansait en chantant des cantiques; David, mû par la piété, dansa devant l'arche d'alliance. La danse n'est pas criminelle par elle-même, mais elle le devient par la dissipation qu'elle occasionne et par la familiarité qu'elle autorise. Les canons ont défendu la danse aux ecclésiastiques comme indigne de leur caractère , et aux laies mêmes les conciles l'interdisent les dimanches et les jours de fêtes. Voy. Exode, xv, 20. II Rois, VI, 14. Conc. Trid., sess. XXII, c. i, de Beform. Sess. XXIV, c. XII. Voy. aussi, dans le Droit canon, le can. Presbyteri, dist. 34. S. Thomas, in cap. m Isaiœ. Pontas, au mot D.\nse. Richard et Giraud. Bergier,Dîcho«. de ihéol. Le Diction, encyclopéd. de lu théol. cathol. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 166.
DANSEURS , secte qui se forma l'an 1373 à Aix-la-Chapelle, d'où elle se répandit dans le pays de Liège , le Hainaut et la Flandre. Ces fanatiques, hommes et femmes, se mettaient tout à coup à danser, se tenant les uns les autres par la main , et s'agitaient au point de perdre haleine et de tomber à la renverse, sans donner presque aucun signe de vie. Ils prétendaient être favorisés de visions merveilleuses pendant cette agitation extraordinaire, tenaient des assemblées secrètes, et méprisaient, comme les autres sectaires, le clergé et le culte reçu dans l'Église. Voy. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 103. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
DANT. Voy. Dam, n" II.
DANTECOURT (Jean -Baptiste), chanoine régulier de Saint-Augustin, né à Paris l'an 1643, mort en 1718 , devint chancelier de l'université de Paris et curé de Saint-Étienne du Mont. On a de lui : 1" Défense de V Église, contre l'ouvrage du ministre Claude : Défense de la réformation ; Paris , 1689 ; — 2" Factums pour la préséance des Augustins sur les Bénédictins aux Etats de Bourgogne.
DANTINE. Voy. Antine.
DANTOINE (Jean-Baptiste), docteur en droit
DAON
DAPH
et avocat au parlement de Lyon, vivait en 1720. Outre un ouvrage sur le droit civil, il a laissé : Règles du droit canon, dans le même ordre qu'elles sont disposées au dernier titre du V* livre des Décrétâtes, traduites en français avec des explications et des commentaires sur chaque règle; Lyon, 17'20, in-4o.
"^DANTZ ou DÂNZ (Jean- André), théologien luthérien et orientaliste, né à Sandhausen, village proche de Gotha, l'an 1654, mort en 1727, professa les langues orientales à îéna. Ses principaux ouvrages sont : \°lnterpres Hebrœo-Chaldœus^ utriusque linguœ idiotismos dextere explicans ad genuinum S. Scripturœ sensum rite indagandum; Iéna, 1694, in-8»; — 1° Baptismum proselytorum judaicum , e monumentis hebrœotahmuticis erutum; ibid., 1699, in-4'>; — 3» Partus Virginis miraculosu^ ad Esdram, vu, 14'; ibid., 1700; — 4" Divina Elohim inter coœquales de primo homine condendo deliberatio : ibid., 1712; — 5» Inauguratio Christi haud obscurior mosaica decem dissertationibus asserta; ibid., 1717, in-4'>; — 6° Programmata quinque de festo judaico Septimanarum abrogato et surrogato in ejus locum festo Pentecostali chrislianorum; ihià.., 1715-1718; — 7" Sinceritas sacrœ Scripturœ Veteris Testament i triumphans. cujus prodromus sinceritas Scripturœ Veteris Testamenti prœvulente Keri vacillans; ibid., 1713, in-4». Voy. Richard et Giraud.
L DANZER (Jacques), bénédictin, né à Langenfeld en Souabe l'an 1743, mort à Burgau en 1796, professa la théologie à Salzbourg; mais, comme on l'accusa de s'être laissé gagner par les hérésies de Pelage, il fut obligé de se retirer à Burgau, où il eut un canonicat. Ses principaux ouvrages sont : 1" Introduction à lu morale chrétienne: Salzbourg, 1791, 2« édit.; — 2» Idées sur la réforme de la théologie, surtout de la dogmatique, chez les catholiques : Ulm , 1793 ; — 3» Esprit de Jésus-Christ et de sa doctrine; Fribourg, 1793 ; — 4° Influence de la morale sur le bonheur de l'homme: Salzbourg, 1789; — o" Histoire critique de l'indulgence de la pfjriioncule ; 1794; — 6" plusieurs autres écrits en allemand, dont Meusel donne la liste. Voy. Feller, Biogr. univ.
II. DANZER ( Joseph -Melchior), théologien catholique, physicien et mathématicien, né l'an 1739 en Bavière, mort l'an 1800. Outre plusieurs autres ouvrages, il a publié : 1" Essai sur la théologie morale et pratique: Augsbourg, 1777, in-8°; — 2" Premiers principes du droit naturel ; 1778, in-8'>; — 3° Application de ses principes aux circonstances particulières de la vie: Munich, 1780. Voy. Feller, Biogr. univers.
DAOIX ou DAOYZ (Etienne), chanoine de Pampelune dans la Navarre, sa patrie , mort en 1619. Outre un ouvrage de droit civil, il a laissé : Jurispontificii Summa, seu Index copiosus , etc.; Bordeaux, 1613, 1624, in-fol.; cette table, trèsutile pour comparer les anciens canons, a été réimprimée à Milan en 1746, 2 vol. in-fol. Voy. Nicolas-Antonio, Bi/;/2o/A. Hisp. Moréri, Diction, histor.
DAON (Roger- François), Eudiste, né à Briqueville l'an 1679, mort'à Séez en 1749, professa la tliéologie à Avranches, et fut successivement supérieur des séminaires d'Avranches , de Senlis, de Caen et de Séez. On lui doit : l»/a Conduite des confesseurs dans le tribunal de la Pénitence, selon les instrurtions de saint Charles Borromée et la doctrine de saint François de Sales: Paris, 1738 et 1747, in-12; Toulouse, 1820, in-12; cet ouvrage a eu de nombreuses éditions et a été traduit en italien ; — '■l" Pratique du sacrement de l'Eucharistie, à l'usage des enfants qui font
leur première coiymiunion ; Caen , 1740, in-12 ; — Z" Pratique de la préparation et action de grâces avant et après la sainte messe; 1748; — 4» Méthodes pour bien faire les conférences spirituelles, les prônes, les catéchismes, les sermoris , etc.: Caen, 1744, et Alençon, 1749, in-12; — 5*> /a Conduite des âmes dans le tribunal de la Pénitence; Paris, 1753; — 6" Catéchisme pour les ordinands, contenant des instructions sur l'état ecclésiastique en général, sur la tonsure et sur les ordres mineurs; — 7° Introduction a l'amour de Dieu, tirée de saint François de Sales. Voy. Richard et Giraud. Quérard, la France littéraire
DAONIA ou DAONIUM , ville épisc. de la province d'Em'ope, au diocèse de Thrace, érigée en évèché au viip siècle, sous la métropole d'Héraclée. On n'en connaît que deux évèques, dont le premier souscrivit au septième concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ., lom. I, p. 1134. Richard et Giraud.
DAOULAS ou DOULAS (Daoulasium), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située au diocèse de Quimper. Selon les uns, elle fut fondée l'an 1125, et, selon les autres, l'an 1173. Elle fut unie
Elus tard à la maison des Jésuites de Brest. Voy. a Martinière, Diction, géogr. Le Diction, de la France. Richard et Giraud.
DAOYZ. Voy. D.\oix.
DAPHCA, nom d'un lieu où les Israélites campèrent en quittant le désert de Sin. Voy. Nombres, xxxiii, 12.
DAPHNË , faubourg situé à une lieue et demie d'Antioche, capitale de Syrie ; il y avait un temple célèbre qui servait d'asile à tous ceux qui s'y retiraient. Voy. II Machab., rv, 33.
DAPHNIM ou DAPHNÉ, fontaine dont il est question dans la Vulgate, au livre des Nombres, XXXIV, 11. Le texte hébreu porte simplement hayin. qui signifie fontaine, mais qui pourrait bien être ici un nom propre de lieu. Les Targums l'entendent de la fontaine de Daphné proche d'Antioche. Mais, comme l'a justement remarqué D. Calmet. Moïse dit que Hayin est à l'orient de la Terre-Sainte. Or, ni Antioche , ni Daphné , qui en était proche, ne sont à l'orient de la Terre-Sainte. Voy. D. Calmet, Comment, littér. sur les Sombres, xxxiv, 11. Reland, Palœst. illustr.. p. 263.
DAPHNOPATA (Théodore), premier secrétaire et patrice à Constantinople, vivait en l'an 956. On pense qu'il embrassa l'état monastique. Il a laissé : 1" un Discours sur la main de saint Jean -Baptiste, que l'on conservait à Antioche dans l'église de baint-Pierre, et qui fut enlevée par un diacre ; ce discours se trouve dans Surius, tom. IV; — 2" Apanthismeta . ou Fleurs tirées des ouvrages de saint Jean Chrysostome , dans l'édition grecque des Œuvres de ce saint, donnée par Saville, tom. VII, et dans celle de Fronton du Duc, tom. VI. On lui attribue : Encomium S. Pauli apostoli, ex diversis collectum, dans les Apanthismeta. Voy. Jean Scylitozes et G. Cédrénus, dans les avant-propos de leurs histoires. Richard et Giraud.
DAPHNUDIN (Custrum Daphnudin), siège épisc. dans la Mésopotamie, sous le patriarcat d'Antioche et la métropole d'Amid. Voy. De Commanville, I" Table alphabet., p. 271.
DAPHNUDIUM, ville épisc. de la première Phrygie salutaire, au diocèse d'Asie, érigée en évêché au ix' siècle, sous la métropole de Sy-iinade; elle est mentionnée dans la Notice de l'empereur Léon. On n'en connaît qu'un évèque, Damien, qui assista au concile de Photius. \ oy Lequien, Oriens Christ., tom.I, p. 857. Richard et Giraud.
DARG
DARO
- I. DAPHNUSE (Daphnusia), ville épisc. de la province de Bithynie, au diocèse de Pont, érigée au v« siècle sous la métropole de Nicomédie. On n'en connaît que trois évêques, dont le premier, Sabas, est honoré parles Grecs le 1'^'^ mai. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 630. De Comnrianville , !"« Table alphabet., p. 87. Richard et Giraud.
II. DAPHN USE (DopAwwîMm), évêché de l'Hellespont, dans l'exarchat d'Asie, fondé au ix« siècle sous la métropole de Cyzique. Voy. De Commaiiville, /"■« l'uble alphabet., p. 87.
DARA , fils de Zaré, appartenait à la tiùbu de Juda. Voy. l Paralip., Il , 6.
DARABADA ou DARABARA, ville épisc. de la province de Beth-Gasmé, au diocèse de Chaldée. Cette ville, qui est dans la Perse proprement dite, fut bâtie, dit-on, par le roi Darab ou Darius II, nommé auparavant Ochus. On n'en connaît aucun évêque. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIX, p. 107.
DARABEGERD ou DARABGERD , DARAB- GHERD, DARABJED, DARABJIRB, DARAB- GUIERD, DRANGERDA, ville épisc. de la province de Kerman , dans la Perse, au diocèse de Chaldée. On n'en connaît qu'un évêque , Malechus,qui siégeait l'an 552. Voy. Assémani, Biblioth. Orient., tom. III, p. 433. Richard et Giraud.
DARABITTA. Voy. Dabéreth.
DARAS, ville épiscop. de la Mésopotomie, au diocèse d'Antioche, érigée au ix® siècle sous la métropole d'Amid. Lorsqu'en 641 elle tomba au pouvoir des Sarrasins , elle ne releva plus d'Amid , et les Jacobites l'érigèrent en archevêché ; mais comme le nombre des chrétiens n'était ^lus très-considérable, ce siège fut uni l'an 1130 a ceux de Marda , de Nisibe , de Hanan, etc. Son
Ïiremier évêque siégeait vers l'an 506. Voy. ]laise Terzi, Syr. sacr., p. 94. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 998, et p. 1428. Assémani, Dissert, de Monoph., tom. II, p. 58.
DARC ou D'ARC (Jeanne). Voy. Jeanne d'Arc.
D'ARGON , Juif qui revint de la captivité de Rabylone. Voy. II Esdras , vil , 58.
DARGY. Voy. Cadry. .
DARDANIÉ , contrée de la Mœsie supérieure ou première, appelée Dace méditerrunée , vers les confins de l'IUyrie et de la Macédoine. Elle relevait, pour le spirituel, de l'archevêché de Thessalonique ; elle fut ensuite sous la métropole de Lychnide ou première Justinienne. Voy. Richard et Giraud.
DARDANIS ou DARNIS , ville épiscop. de la Libye inférieure ou Marmarique. La Notice jîrecque la met la première de la Libye seconde ou Égyptienne , ou Marmarique ; mais il parait qu'elle doit être attribuée à la Pentapole. Elle fut érigée en évéché au V siècle, et dans la suite en archevêché , avec sept évêchés pour saflragants. On n'en connaît que quatre évêques, dont le premier, Pison, souscrivit à la lettre des évêques ariens de l'assemblée de Philippopolis aux évêques d'Afrique. Voy. Joan. Moscn., Prai. spirit., c. CXLViil. Lequien, Orietis Christ., t. II, 11. 631 . De Commanville, /^e Table alphabet., p. 87.
DARDANUS , ville épisc. de la province de rilellespont, au diocèse d'Asie, érigée au v« siècle sous la métropole de Cyzique, et située où sont aujourd'hui les Dardanelles. Elle a eu cinq évêques, dont le premier, Paul, assista au concile d'Éphèse. Voy. Lequien, Oriens Chnst., tom. l, p. 776.
DARGONNE (D. Noël). Voy. Argonne.
DARIE (sainte), vierge et martyre, fui la com-' pagne de saint Chrysantho. Voy. Chrysanthe,
DARIQUE, en hébreu darkemôn ou adarkôn, espèce de monnaie dont les Juifs lirent grand usage pendant tout le temps qu'ils furent assujettis à l'empire des Perses. On ne s'accorde pas sur rétymologie du mot ; quant à sa valeur, il n'y a guère plus d'accord; les uns l'estiment 11 livres 11 sous 9 deniers, d'autres la portent beaucoup plus haut. Bernard prétend qu'elle pesait 2 grains de plus que la guinée. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible, art. Darmonim, et Comment, sur le /er livre d' Esdras, viii, 27. Bernard, de Mensuris et ponderibus antiq. E. Quatremère , Mémoire sur Darius le Mède et Balthasar, roi de Babylone. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. H, p. 194,195.
DARIUS. L'Écriture mentionne trois ix)issous ce nom : le premier est Darius le Mède, frère de Mandane , mère de Cyrus , lequel lit jeter Daniel dans la fosse aux lions après lui avoir donné une des premières places dans son royaume (paniel, VI, 1, 2,19-24, et l'art. Daniel); le deuxième est Darius, fils d'Hystaspe, qui permit aux Juifs de continuer la reconstruction du temple, qu'ils avaient interrompu depuis le temps de Cyrus. (I Esdr., VI, 3); le troisième est Darius Codoman, roi des Perses et des Mèdes (I Machab., 1,1).
DARLINGTON. Voy. Derlington.
DARNALT (Jean), théologien, vivait au vii* siècle et était prêtre religieux de Sainte-Croix, à Bordeaux. 11 a laissé ; l» Statuta et décréta reformationis congreyutionis Benedictinorum nù* tionis Gallicanœ; Paris, 1605, in-S»; — 2* Islarré véritable de la vie, trépas et miracles de suint Mommolin, auteur de la translation des sacrées reliques de M. S. Benoît du Mont-Cassin, en Ita-^ lie, au monastère de Fleury-sur-Loire, en l'an 664 ; Bordeaux, 1618, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.
DARNIS. Foy. Dardanis.
DAROCZI (Georges), jésuite, né en Transylvanie, qui vivait au xvii« siècle, est auteur de : Ortus et progressus collegii Societatis Jesu C!ondio-Politani ab anno 1579; Clausenbourg, 1736, in-l'i. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DAROMA, comme Darom en hébreu, signifie le midi. Eusèbe et saint Jérôme emploient souvent Daroma pour désigner la partie méridionale de Juda. C'est un canton qui s'étend du nord au midi, depuis la ville d'Éleutéropolis, en avançant vers l'Arabie Pétrée à la longueur de près de vingt milles, et du couchant, depuis la mer Morte jusqu'à Gérare et Bersabée. Vùy. Reland, Polœst. illustr., p. 185, 186.
I. DARON ou TARON, ville épiscop. de la grande Arménie, dont lévêque a pris dans la suite le titre d'archevêque. On n'en connaît que deux évêques, dont le premier, Nersapo, introduisit en Arménie la secte des Julianites incorrupticoles, et le second assista et souscrivit au concile d'Adana. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1424.
II. DARON ou REGEON DARON, évêché de la première Palestine, dans le patriarcal de Jérusalem , érigé au xii» siècle sous la métropole de Cé.çarée. Voy. De Commanville, /" Table alphabet., p. 87.
I. DARONATSI (Katchadour), docteur arménien, né l'an 4161 , composa le cantique que les Arméniens chantent avant de commencer la messe, les oraisons que le prêtre récite en mettant les habits sacerdotaux et plusieurs autres ouvrages du même génie. Il assista, l'an 1204,