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I. DÉFENSEUR. Voy. Avocat, n» I

II. DÉFENSEUR, moine de Ligugé, près de Poitiers, vivait au vii« siècle. On a de lui : Liber scintillarum seu sententiarum selecfarum ex sacra Scripiura et sancfif Patrihus ; knvers, 1550; Venise, 1552; Cologne, 1554 ou 1556, et Rome, 1660, in-4o. Voy. Fabricius, Biblioth. vwdiœ et infimce latinitatis ,\. IV, p. o6. D. Mabillon , Musœum Ital., tom. I,p. 121, édit. del724. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés.. tom. XVII, p. 764, 765. Richard et Giraud, qui rapportent le texte de Mabillon relatif à Défenseur, texte au sujet duquel Fabricius et D. Ceillier auraient, selon eux , commis une erreur.

DÉFINITEUR(/)eAj»r/to), terme employé dans quelques Oi dres religieux pour signifier lassesseur ou conseiller d'un supérieur général. Dans certains Ordres, il n'y a des défmiteurs que pendant l'assemblée du cliapitre général ou provincial, et, dans certains autres, pendant tout l'intervalle d'un chapitre à Fautre. On a distingué aussi les déliniteurs généraux et les déliniteurs particuliers. Les pieiniers sont ceux que cliaque chapitre provincial députe au chajutre général poiu' régler les aÛaires de tout l'Ordre. Les défmiteurs particuliers sont ceux que cha({ne monastère députe au chapitre provincial pour y tenir le délinitoire dans lequel se règlent les affaires de la province.

DÉFINITOIRE {Definitorium), se dit du lieu où s'assemblent les déliniteurs et de l'assemblée des déliniteurs.

DÉFONT (Jean de), capucin de Normandie, a laissé : Scientùi pri/ici/iis christianissirni , 1. X. Voy le P. Jean de Saint-Antoine, Bihlioth. univ. Froncis/'.^ tom. 11, p. 147.

DEFORIS (Jean- Pierre), bénédictin de la congrégation de Saint-Main-, né à Montbrison l'an 1732, guillotiné en 1794 pour avoir écrit contre la Coiistitution civile du cleryé , collabora à la nouvelle édition des Conciles des Gaules, entreprise qu'il abandonna pour défendre la religion contre les incrédules. Ses principaux ouvrages sont : !• la Divinité de la religion chrétienne '/(■e des sophismes de J.-J. Rousseau; Paris, ), in -12; — 2" Préservatif pour les fidèles ^'■ulre les sophismes et les impiétés des incrédules.

oit l'on développe les principales preuves de la religion, eic; ibid., 1764, 2 vol. in-12;— S' Importance et obligation de la vie monastùjue , son utilité dans l'Eglise et dans l'État... répnpse aux ennemis de l'Ordre monastique; ibid., 1768, 2 vol. in-12, et 1785; — 4» Exposition de la doctrine de l'Eglise sur les vertus chrétiennes, etc.; ibid., 1776, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nnur. Uioor. génér.

DÉFROQUE se dit, à proprement parler, de la dépouille ou de la succession d'un moine ou d'un chevalier qui a fait des vœux.

DEGENKOLB (Charles-Frédéric), théologien, né à 'Weissenfels l'an 1682, mort l'an 1747, devint diacre, puis archidiacre, et exerça à Stolpen les fonctions de pasteur. Ses principaux ouvrages sont : 1" Enseignement approfondi des directions de Dieu dans le gouvernement de l'Eglise, d'après F Ancien et le Nouveau Testament, ou Compendium de l'histoire de l'Église; Bautzen , 1715, in-8»; — 2o Démonstration de lu religion chrétienne contre les athées, les matérialistes, les juifs, les Turcs et les païens ; \l'îi , m-S" ; — 3» Principes de la théologie; Dresde, 1731, in-8». Tous ces ouvrages sont en allemand. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

DEGOLA (Eustache), théologien , né à Gênes l'an 1701 , mort l'an 1826, était intimement lié avec Grégoire, ancien évèque de Blois, qu'il accompagna dans ses voyages; et, lorsque l'Assemblée nationale eut décrété en France la constitution civile du clergé, il envoya une lettre d'adhésion au clergé assermenté. Il a publié un certain nombre d'ouvrages en français et en italien ; nous citerons seulement : 1" Annali politico-ecclesiastici ; 1191-\19à, 1 vol. in-4"; — 2« Instruzioni famigliari sopra la verità délia christiana catholica religione; Gènes, 1799, in-12; — 3° Catechismo de' Gesuiti ; Leipzig, 1820, in-8". Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

DÉGRADATION (Degradafio), peine par laquelle un clerc est privé pour toujours de tout office, bénéfice et privilège clérical. Originairement la dégradation n'était (jue la déposition, c'est-à-dire la privation des grades et des ordres ecclésiastiques. On en distingue deux sortes aujourd'hui : la simple ou verbale, Vuctuelle ou solennelle. La première est proprement la sentence par laquelle un ecclésiastique est privé de ses offices et de ses bénéfices. La seconde est l'acte par lequel un évéque dépouille publiquement un ecclésiastique de tous ses ornements et lui enlève jusqu'à la tonsure, eu lui faisant raser toute la tète pour ne laisser sur sa personne aucune marque de cléricature. La dégradation ne pouvait se faiie que par l'évêque seul du clerc qu'on dégradait, en présence de cinq autres évêques, s'il était prêtre, et de deux, s'il était diacre. Un clerc dégradé ou déposé n'était pas exempt du vœu de chasteté ni du bréviaire. Voy. Déposition. Mém. du clergé, tom. VII, p. 1307 et suiv. Bellelbrèt, Annales, 1. III, c. Lxvii. Louet, lettre D, n. 59. Tournet, lettre 0, n.l7. Loiseau, Traité des Ordres, c.iK. Durand de Maillane, Diction, de droit canon., au mot DÉGRADATION. Richard et Giraud. Le Dictionn. ecclés. et canon, portatif. L. Ferraris, Prorapta Biblioth. L'abbé André, Cours al phab. de droit canon. L'abbé J. Stremler, Traité des peines ecclésiastiques, p. 36 et suiv.

DEGR ANGES. Voy. Desgranges.

1. DEGRÉS (Jean des), en latin Joannes de Gradilms, qui vivait au xv« et au XVP siècle, a contribué à l'éclaircissement et à l'intoiligence des ouvrages de droit et de théologie. 41 a revu

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