DÉMO
DENC
démission ordonnée par un décret du Pape dans les provisions d'un bénéfice qu'il accorde. Ainsi, quand un impétrant fait mention dans sa supplique de certains bénéfices qu'il possède, et qui sont incompatibles avec celui cju'il demande, le Pape n'accorde le bénéfice qui est demandé qu'à condition que l'impétrant se démettra, dans 1 espace de deux mois , des autres bénéfices incompatibles, Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
DÉMISSOIRES. Voy. Dimissoires.
DEMOCHARES. Voy. Mouchy, n» I.
DÉMON , du grec ddimôn, ou génie, se prend le plus oi'dinairement pour mauvais anae. Les démons sont aussi appelés Puissances de l'enfer. Esprits de malice et de ténèbres. Ce sont les anges qui se sont révoltés contre Dieu en voulant lui être semblables, et qui sont devenus ainsi les victimes éternelles de sa justice. Plusieurs d'entre eux sont répandus dans les airs ; Dieu permet qu'ils emploient leur malice à tenter les hommes. Mais au second avènement de Jésus-Christ, à la fin du monde , ils seront tous précipités dans l'enfer. Voy. Richard et Giraud , qui traitent en quelques mots du nom et de la nature des démons; de la chute, du lieu et du supplice des démons; du pouvoir, des fonctions et de la subordination des démons. Bergier, Diction, de théoL, et les autres autorités que nous avons citées à l'art. Ange , n"^ I. Le Diction, ancyclop. de la théol. cathoL, art. Diable.
I. DÉMONIAQUE (Dœmoniacus, energumenus, arreptitius), celui qui est possédé d'un mauvais esprit ou démon. Il y a, dans l'Église catholique romaine, des formules particulières pour exorciser les démoniaques. Voy. Exorcismes, et Compor.
II. DÉMONIAQUE (Dœmoniacus), nom donné à certains anabaptistes, parce qu'ils croyaient qu'à la fin du monde les démons seraient sauvés.
DÉMONOGRAPHE , auteur qui a écrit sur les démons ou génies malfaisants, sur la magie, la sorcellerie, et sur les magiciens ou sorciers. On a mis au rang des plus célèbres démonographes Agrippa, Flud, Bodin, Wyer, Delrio, etc. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
DÉMONOMANIE (Scieniia dœmotium), connaissance des démons , de leur nature , de leur pouvoir, des effets dont ils sont la cause.
DÉMONSTRATION, DÉMONTRER. Les philosophes entendent par démontrer faire voir la vérité d'une proposition par la notion claire des termes dont elle est composée; comme, par exemple, quand ils démontrent que le tout est plus grand que sa partie, que la somme des trois angles d'un triangle est égale à la somme de deux angles droits; dans ce cas, l'évidence de la proposition est intrinsèque, c'est-à-dire tirée de la nature même de la chose ou de la signification des termes qui l'énoncent. Les théologiens soutiennent qu'une proposition qui est obscure en elle-même peut cependant être démontrée par des témoignages auxquels il nous est impossible de ne pas acquiescer. Ainsi l'existence des couleurs, d'un miroir, d'une perspective, est démontrée aux aveugles-nés, quoique ces objets soient incompréhensibles pour eux, parce qu'il y aurait autant d'absurdité de leur part de nier cette existence , qui leur est prouvée par le témoignage de ceux qui ont des yeux , qu'il y en aurait à nier une proposition démontrée en ellemême. Seulement, cette espèce d'évidence ou de certitude invincible est une évidence extrinsèque, "pasce qu'elle résulte du témoignage, qui est une preuve extérieure , au lieu d être tirée
de la nature même de la chose. C'est dans le même sens que les théologiens disent que la vérité des dogmes de la religion nous est démontrée par la certitude des preuves de la révélation ou par le témoignage de Dieu même; cju'il y aurait de notre part autant d'absurdité à les nier ou à les révoquer en doute, qu'à douter des propositions dont nous avons une démonstration rigoureuse ou une évidence intrinsèque. Au reste, à l'exception des vérités de géométrie , de calcul et de quelques principes métaphysiffues, toutes les autres vérités nous sont démontrées par des preuves extrinsèques. Rien n'est donc plus absurde que de prétendre, comme font certains incrédules, quà l'exception des vérités démontrées rigoureusement par une évidence intrinsèque, rien d'absolument incontestable dont il ne soit permis de douter. Voy,^ Bergier, Diction, de théol.
DÉMOPHILE, évêquede Bérée,joua un grand rôle parmi les ariens. Use trouva au concile de Rimini, fut placé par ceux de son parti sur le siège de Constantinople , et chassé par l'empereur Théodose. Il mourut en 386, après avoir assisté à plusieurs conciles où il avait toujours soutenu l'erreur avec beaucoup de subtilité. Voy. Feller, Biogr. univers.
JDÉMOPHON, un des officiers de l'armée d'Antiochus Eupator qui fut laissé dans la Judée , après la trêve conclue entre ce prince et Judas Machabée. Voy. Il Machab., xil, 2.
DEMOUCHY. Voy. Mouchy, n» I.
DEMPSTER (Thomas), théologien écossais, né dans le comté d'Angus l'an 1579, mort à Bologne en 1625, quitta son pays pour ne pas abandonner la religion catholique, et vint à Paris, où il fut quelque temps principal du collège de Beauvais. Il alla ensuite à Bologne, où il professa avec le plus grand succès. Parmi ses divers ouvrages , nous citerons : 1" Historia ecclés. gentis Scotorum, libri XIX; Bologne, 1627, in-4o; — 2" Apparatus ad historiam scoticarn libri duo : primus de religione veterum Scotorum. Secundus de regni et regum Scotorum majestate. Accesserunt Martyrologium scoticum sanctorum 679, scriptorum scoticorum 1603 nomenclatura ; Bologne, 1619, 1622; — 3° le Ménologe d'Ecosse; ibid.; — 4* trois livres du Sei^ment pour Bellarmin; ibid., 1623. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXVIll. Le Mire, de Script, sceculi sextidecimi . Jac. Warseus, Her. Hihem. Richard et Giraud. Feller, Bioqr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
DEMUAURACLIA. Voy. Abrostola.
DENABA, ville d'Idumée dans laquelle régna Bêla, fils de Béor, de la race d'Ésaù. Voy. Genèse, xxxvi, 32.
DENATTE (François), curé de Saint-Pierreen-Chàteau, au diocèse d'Auxerre, né à Ligny l'an 1696, mort l'an 1765, a paraphrasé l'ouvrage latin d'Opstraet, <ie Conversionc peccatoris , dans un écrit intitulé : Idée de la conversion d'un pécheur; 1732, 2 vol. in-12. Voy. Chaudon et Delandine. Diction, univers, histor, et crit,
DENCK ou DENK (Jean), théologien allemand, né dans le haut Palatinat, mort à Bâle l'an 1528, appartenait à la secte des anabaptistes, et était très-versé dans les langues latine, grecque et hébraïque. A Augsbourg, où il séjourna, il se créa des partisans appelés Denckers ou Denkers, et Démoniaques , à cause de l'opinion de leur maitre au sujet de la réhabilitation des démons. Ses principaux ouvrages sont : 1° Sur ce qu'il est dit dans l'Ecriture que Dieu fait le bien et le mal; 1526, in-4''; — 2" Tous les prophètes traduits sur le texte hébreu; Worms, 1527, in-fol.; ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. l&Nouv.