‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 640 sur 1220 · DENI · texte numérisé non relu

DENI

DÉNO

Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cnthol.

DENHOFF (Jean - Casimir), cardinal -évêque de Césène, né l'an 1649, mort à Rome en 1697, a laissé : 1" Recueil de conférences ecclésiastiques; Florence, 1740, 'i» édit.; — 2*^ Instruction sur les matières de la pénitence; Louvain, 1701. Voy. Richard et Giraud.

DÉNI DE JUSTICE, refus que fait un juge de rendre la justice quand elle lui est demandée. (Glos., in Pragm. de Causis, § Statuit. verb. Ccrniplimentum.) Autrefois, en France, les parlements connaissaient de tous les appels de déni de justice de la part des juges ecclésiastiques, séculiers ou réguliers , sous la qualification et la forme dappei comme d'abus. Sur le refus du juge laïque à rendre la justice, on peut recourir au juge ecclésiastique (r»p. Licet; cap. Ex tenore, de Fora compétent.)-, et, sur le refus du juge ecclésiastique, on doit se pourvoir à son supérieur, non pai- la voie d'appel, mais par la simple prise à partie {per viarn simplicis querelœ. Cap. Nullus, de Jure patronatus : Innoc. in c. Ex conquestione, de Restit. spoL). Vo>j. le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, et Compar. l'art. Appel , n" I.

DENIALDUS. Voy. Denyau.

I. DENIER (Denarius), terme qui se prend : 1" pour une pièce ou une somme d'argent; 2" pour une sorte de monnaie dont la valeur a varié selon les temps et selon les lieux. Le denier était ainsi appelé chez les Romains parce (}ue, dans le principe, il valait 10 as; plus tard il en valut 16. Les rabbins, sous le nom de denier, entendent une pièce de monnaie qui équivaut à 8 sous. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire,' Introd., etc., tom. II, p. 196, 3« édit,

II. DENIER A DIEU , pièce de monnaie que celui qui achète ou loue donne au propriétaire ou au vendeur, comme une assurance du marché qui vient d'être conclu. Elle était autrefois destinée à faire quelque aumône ou œuvre pie, d'où lui vient le nom de denier à Dieu. Voy. De Vert, Cérémon. de V Eglise , tom. II, p. 464 et 465.

III. DENIER DE CHRÉTIENTÉ, nom qu'on donnait à Reims au droit que payaient à la fabrique de l'église métropolitaine les curés des cinq doyennés du diocèse , pour se racheter de faire baptiser leurs paroissiens dans cette église. Voy. De Vert, Cà-émon. de l'Église, tom. II, p. 439.

IV. DENIER DE SAINT PIERRE, nom donné en Angleterre à l'impôt établi sur chaque maison pour être payé au Pape, par forme de redevance ou d'ofl'rande. Les uns font remonter l'origine du denier de saint Pierre à Ina, roi de Wessex, qui mourut à Rome en 728; les autres, avec plus de probabilité, à Offa, roi de Mercie, vers 740, ou 764, ou 796. Quoi qu'il en soit, il se répandit insensiblement dans tous les royaumes chrétiens, et fut supprimé dans la suite. Nous venons de le voir se rétablir spontanément parmi les diverses populations catholiques de l'univers, depuis que le petit royaume du Piémont, soutenu par quelques nations de l'Furope, et foulant aux pieds les lois les plus sacrées de la propriété , s'est emparé par un vol sacrilège d'une partie des États de l'Eglise. Quelques auteurs ont dit qu'on l'appelait denier de saint Pierre parce que l'argent se comptait à Rome le jour de la fête de Saint-Pierre-ès-liens. Voy. Spelman, Cndex legum , veterum statutorum Angliœ. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et

canon, portatif. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol,

DENINA (Charles -Jean -Marie), docteur en théologie, né à Revel l'an 1731, mort en 1813, a laissé, outre un grand nombre d'ouvrages d'histoire et de littérature : de Studio theulogiœ et de norrna fidei ; Turin, 1758, 2 vol. in-8«; — 2<» Dwcorso istorico sopra l'origine délia gerarchia e de' concordati fra la podestà ecclesiuMica e la seco' lare; 1808, in-8»; ouvrage qui fut supprimé. Voy. le Journ. des Savants, 1760, p. 233. relier, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. géiiér,

* DENIS, qui vient du grec Dionusos, par le latin Dionysius, s'écrit aussi Denys. On devra donc chercher au mot Denys les noms qu'on ne trouvera pas ici parmi les articles Denis,

I. DENIS (Michel), bibliographe et poète allemand, né en 1729 à Scharding, en Bavière, mort à Vienne en 1800, entra en 1747 chez les Jésuites, où il resta jusqu'à la suppression de la société. Parmi ses nombreux écrits historiques et littéraires, nous citerons : 1" Sancti Augustini sermones inediti ex viembranis sec. xil , biblioth. FiHrfoôon.; Vienne , in-fol.; — 2" Codices manuscripti theologici bibliothecœ Palat. Vindobon. latini aliai^mque Occidentis linguarum;'\\)'\à.,\l^- 1802, 2 vol. in-fol.; — 3° Monuments de la foi chrétienne et de la morale dans tous les siècles; ibid., 1795-1796, 3 vol. in-S", en allemand. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

IL DENIS DE GÊNES (Le P.), capucin, né à Gênes l'an 1636, mort en 1695, a donné : Bibliotheca scriptorum Ordinis Minorum S.-Francisci Capuccinorum ; Gênes, 1680, in-4'>, et 1691 ; Venise, 1747, in-fol. Cette dernière édition, due au P. Bérard de Bologne , a été revue avec soin et beaucoup augmentée; mais elle n'est pas sans beaucoup de défauts. Voy. Feller, Biogr. univ.

DENIS ART (Jean -Baptiste), procureur au Châtelet de Paris, né à Iron, près de Guise, en Picardie, l'an 1713, mort à Paris en 1765, a laissé, outre plusieurs autres écrits : Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la Jurisprudence; Paris, 1754-1756, 6 vol. in-12, 5* éd.; ibid,, 1771, 4 vol. in-4''; recueil qui peut servir de dictionnaire pour le droit canonique comme pour le droit civil. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. DENISE (Claude), directeur du séminaire d'Orléans , né l'an 1701 , mort en 1761 , n'est connu que par un livre intitulé : Thesaums sacerdotum et clericorum; 1754, in-16; livre estimé par les ecclésiastiques. Voi/. Feller, Biogr. univ.

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