‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 65 sur 1220 · I. AFRIQUE. Voy. Africain, n» II · texte numérisé non relu

I. AFRIQUE. Voy. Africain, n» II

H. AFRIQUE, une des cinq parties du monde. On prétend quelle a commencé à être habitée par les descendants de Mesraïm , fils de Cham. Cette contrée a reçu la foi par les soins et les missions des papes , et il n'y a pas d'Église qui ait donné autant de martyrs à Jésus-Christ. Dans le iv» siècle elle fut divisée en six provinces; l'invasion des Sarrazins, ou Arabes occidentaux, qui y fondirent dans les vii'^ et vili'^ siècles, porta un coup funeste à la religion. Voy. Encydop. catfioL. tom. !•"", p. 465-406. Gaet. Moroni, vol. I", p. 440 et suiv. Dict. encyclopéd. de la thëol. cnth., tom. l", p. 93 et suiv.

III. AFRIQUE, province particulière qui était autrefois l'Afrique proprement dite. C'est dans l'Afrique prise en ce dernier sens qu'ont été tenus les conciles qu'on appelle conciles d'Afrique. Voy. Gaet. Moroni , vol. I", p. 444. Dict. encyclopéd., p. 92,93.

AGABA, forteresse près de Jénisalem, que Galeste , qui en était gouverneur, remit à Aristobule, fils d'Alexandre Jannée. Voy. Joseph, Antiq.. liv. XIIl, c. XXIV.

AGABUS, prophète , et l'un des septante disciples du Sauveur, selon les Grecs , prédit une famine qui arriva sous l'empereur Claude, et

les liens de snint Paul. Voy. Actes, xi, 27. 28. XXI, 40, 44. Les Grecs disent qu'il fut martyrisé à Antioche ; ils en font la fête le 8 mars , et les Latins , le 9 février.

AGAG , roi des Amalécites, que Saiil prit à la guerre , et qu'il conserva d'abord vivant, contre l'ordre du Seigneur, mais qu'il fit tuer ensuite , lorsque Samuel lui reprocha sa désobéissance. Voy. I Rois , XV, 4 et suiv.

ÀGAGITE, descendant d'Agag, nommé dans l'article précédent. Voy. Esther, viii, 3. ix, 6.

AGAMON (saint), martyrisé à Crowland, en Angleterre , l an 870, par les Danois , avec Théodore , son abbé , est honoré avec lui le 25 septembre.

AGANDURU (Roderic-Maurice) , missionnaire espagnol, augustin déchaussé qui vivait sous Philippe III et Philippe IV , fut chargé de poiter au pape Urbain VIII l'hommage (les Japonnais et des Tabules, nouvellement convertis à la foi. On a de lui, outre V Histoire générale des îles Moluqufis et Philippines , 1" Y Histoire des conversions faites nu Japon et aux Philippines; — 2" la Relation détaillée de son ambassade religieuse: Rome , 1645, 2 vol. in-S". Voy. Nicolas Antonio, Riblioth. Hispnnia nova.

AGANON ou HAGANON, chanoine de Chàtillon-sur-Seine, qui vivait au xi* siècle. On a de lui : Homilia et lihellus de miraculis B. Veroli ab Aganone, viro scholastissimo. ^oy. la coll. des Rolland, an 17 juin. D. Rivet, Hist. litt. de la France, tom. VII, p. 259 et suiv.

I. AGAPE (d'un mot grec qui signifie amour, amitié, charité), au plur. Agapes, repas de charité que faisaient les premiers chétiens dans leurs assemblées, en mémoire de la dernière cène de Jésus-Christ avec ses apôtres , la veille de sa mort, lorsqu'il institua la sainte Eucharistie. Mais cette institution, si belle et si louable dans son origine , ne tarda pas à dégénérer en abus. Saint Paul dit, en effet, que déjà de son temps la charité ne s'y observait plus ; que les riches, méprisant les pauvres, ne daignaient pas manger avec eux. (/ Corinth., xxi, 1.) D'autres abus s'y étant encore introduits , elle fut insensiblement supprimée. (Voy. Tillemont, Mémoires, tom. XIII, p. 2tMj.) Dès l'oiigine, les païens accusaient les chrétiens de manger la chair de jeunes enfants après les avoir égorgés , et de se livrer dans les ténèbres à d'horribles impudicités. Mais cette calomnie tomba sans peine lorsque Pline, après de soigneuses informations, assura à l'empereur Trajan que dans les agapes tout respirait l'innocence et la frugalité. Quant à l'assertion de quelques écrivains qui, après Fauste le manichéen', ont prétendu que les agapes étaient vme coutume empruntée des païens , nous croyons l'avoir entièrement détniite dans Y Encyclopédie cathol., tom. I«^ p. 472. Voy. Grégor., Epist. 71, l. IX. Baronius, Annal, ad ann. 57, 37/, 384. Moléon, Voyage liturgique, p. 421. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. I"", p. 115 et suiv., qui cite un certain nombre d'auteurs qu'on peut consulter sur les agapes.

II. AGAPE (saint). L'Église honore plusieurs saints de ce nom : 1» le 20 septembre , un fils de saint Eustache, soldat, mis' à mort à Rome avec ses parents au ii" siècle ; 2» le 29 avril, un évêque, martyrisé, en 260, sous Valérien, à Cirthe, en Numïdie, où il était exilé; 3» le 24 mars, un martvr de Césarée, en Palestine, en 303, sous Dioclétien; ¥ le 28 avril, un lecteur, immolé pour la foi à Tarse, en 3(J4; 5" le 19 août ;*)6, un mai'tyr de Césarée, en Palestine, rejeté dans la mer après avoir passé deux ans en prison et

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