AGAT
avoir survécu à l'attaque d'un ours, sous Valère- Maxime ; 6» le 21 août, un martyr d'Edesse , mis à mort en BG'-i , et suivi peu à près de sa mère, nommée Basse , qui soutlrit le martyre en Macédoine.
m. AGAPE ( sainte). Plusieurs femmes de ce nom sont vénérées par l'Église : 1° le 15 février, une vierae martyrisée à Terni au commencement de l'ère chrétienne ; 2» le 8 août, une vierge, morte à Trêves au in« siècle ; 3» le 28 décembre, une vierge martyrisée à Nicomédie, en 304, sous Dioclétien ; 4» le 3 avril , Agape , qui, en 303 , fut brûlée vive avec sa sœur Chionie pour avoir, malgré la défense de Dioclétien , conservé soigneusement le livre des Écrituies saintes. Ses Actes , traduits du grec en latin par le cardinal Sirlet, ont été insérés par Baronius dans ses Annales, et par Ruinart dans ses Mnrtyrum Acta sincera; 5» une vierge appelée Charité, sœur des saintes Foi, vierges, martyres et lilles de sainte Sophie, qui ont été célèbres en Occident sous les noms latins de Fides, Spcs, Chantas, et sous les noms grecs de Pistit, Elpis, Agapé,
I. AGAPETou AGAPIT (saint), compagnon de martyre du pape saint Xiste , était diacre. Le pape Félix III fit bâtir , vers 480, une église de Saint-Agapet auprès de celle de Saint-Laurent à Rome.
II. AGAPET ou AGAPIT (saint), martyr de Preneste, aujoiu'd'hui Palestrine , près de Rome. On veut, dit Moroni, qu'il ait souffert le martyre sous Aurélien, vers 273. Dans les Sacramentaires de Gélase et de saint Grégoire le Grand, comme aussi dans le Martyrologe de Bède et dans celui qui est attribué à saint Jérôme, il est fait mémoire d'Agapet au 8 août. Voy. Gaet. Moroni, vol. P'', p. 118.
III. AGAPET ou AGAPIT (saint), pape , I" de ce nom, fut élu l'an 535, mort le 17 avril 536. Il travailla à réparer les rnaux que l'erreur et la barbarie avaient faits à l'Église sous les Gotlis et les Vandales. On a de lui une Epitre à Justinien, deux à Césaire , évêque d'Arles, et deux à Réparât, évêque de Carthage.
IV. AGAPET ou AGAPIT II succéda à Martin Il l'an 946, et mourut l'an 956. Il régla, par une lettre que nous avons , le dilférend qui s'était élevé entre les églises de Lorche et de Saltzbourg au sujet du droit de métropole. Voy. Baronius, Annnl. ad ann. 9i6 et 955.
V. AGAPET ou AGAPIT , diacre de l'Église de Constantinople, vivait au vi" siècle. Il écrivit à l'empereur Justinien une lettre, appelée la royale, qui se trouve dans la Bibliothèque des Pères, SifjipL. tom. II, p. 362.
VI. AGAPET ou AGAPIT, archevêque de l'île de Rhodes, vivait en 457. Il écrivit à l'empereur Léon une lettre dans laquelle il défendait avec vigueur la cause du concile de Chalccdoine. Cette lettre se trouve dans les Actes du concile de Chalcédoine, part. III, ch. XLV,p. 940.
I. AGAPÈTES, agapatœ, signilie en grec bienaùne'es, chèrcv: c'étaient des vierges qui vivaient en communauté, ou qui s'associaient avec des ecclésiastiques par un motif de piété ou de charité , d'où vient qu'on les appelait so'urs adoptives; on leur donnait aussi le nom de sous-introduites. Ces sociétés, qui n'avaient d'abord rien que de saint , dégénérèrent par la suite en libertinage et furent proscrites par les conciles. Il ne faut pas confondre les 'igapètes avec les diaconesses. On appelait aussi ogapètes les clercs qui fréquentaient ces filles ou femmes dévotes. . II. AGAPETES, branche de gnostiques qui subsistait vers la fin du iv* siècle. Saint Jérôme
représente cette espèce de secte comme composée principalement de femmes qui s'attachaient les jeunes gens, et qui leur enseignaient qu'il n'y avait rien d'impur pour les conscience.s pures. Une des maximes des agapètes était de jurer et de se parjurer plutôt que de révéler le secret de la secte. Voy. August., Hœres., LXX. Stockman, Lexic.
AGAPIT. Voy. Agapet.
I. AGAPIUS (saint), évêque et martyi\ compagnon de saint Jacques et de saint Marien, mourut pour la foi, en Numidie, le 6 mai 259 ou 260.
II. AGAPIUS , moine grec du mont Athos, ou Monte S«wc/o , vivait au xvii" siècle. On a de lui un ouvrage écrit en grec vulgaire, intitulé le Salut des pécheurs.
AGAR, Égyptienne, servante de Sara et seconde femme d'Abraham, a^ant conçu, méprisa sa maîtresse parce qu'elle était stérile ; ce qui la fit renvoyer. Mais un ange du Seigneur robligea de retourner vers Sara et de s'humilier sous sa main. Là elle enfanta Ismaël , avec lequel elle fut renvoyée une seconde fois. On ignore le temps de sa mort. Voy. Genèse, xvi et xxi. Voy. encore tout ce que les rabbins et les musulmans ont ajouté au récit de Moïse dans D. Calmet, Dict. de la Bible, au mot Agar, et VEncycloo. cathol., tom. I", p. 473 et 474.
AGARAI , l'un des braves de l'armée de David. Fo?/.. I ParaHp., xi, 38.
AGARÉENS, que l'hébreu nomme Hagimens, et que la Vulgate et les Septante désignent quelquefois par Agare'niens , était un peuple contre lequel la tribu de Ruben fit la guerre du temps de Saiil, et du pays duquel elle s'empara à l'orient des montagnes de Galaad. (I. Paralip., y, 10.) L'auteur du psaume lxxxii, 8, en les distinguant des Ismaélites, les joint aux Moabites. Voy., sur ce peuple, Christoph. Cellarius, JVo^ttia orbis antiq., tom. II, liv. m , ch. xiv, p. 679 ; Leipzig, 1706. Niebuhr, Description de l'Arabie, tom. II , p. 198-200; Paris, 1779. Abulféda, /Iraè, edit. Gagnier, p. 49, 50, 54. J.-D. Michaelis, Supplem.^ nd Lexic. hebr., p. 498.
AGARÉNIENS , chrétiens apostats, ainsi nommés parce qu'au viF siècle ils embrassèrent la religion de Mahomet et des Arabes, descendants d'Ismaël, fils d'Agar. Voy. Aug., Hœres., LXX. Stockman, I^xic,
AGATHA. Voy. Agde.
I. AGATHANGE (saint), diacre de saint Clément, évêque d'Ancyre , en Galatie , souflrit avec lui le martvre au iv» siècle.
II. AGATHANGE (Aguthangelus), Romain d'origine, historien d'Arménie, secrétaire de Tiridate, premier roi chrétien de ce pays, llorissait vers l'an 320. Nous avons de lui une histoire de l'introduction du christianisme en Ar^ mënie, histoire qui est une sorte de biographie du roi Tiridate, à laquelle il a joint celle de saint Grégoire riUnminateur.preniier patriarche de la nation arménienne. On doute qu'Agathange ait écrit son histoire en arménien. Il existe un texte grec fort ancien dont le texte annénien ne semble être gu'une version, avec des variantes et des additions. Les Bollandistes ont publié la version grecque dans le tome VIII» de leur collection, sous la date du 30 septembre, jour de la fête de saint Grégoire. Le texte grec a été imprimé pour la première fois à Constantinople en 1709, puis en 1821., mais cette édition est moins correcte et moins complète que celle donnée par les religieux méchitaristes de Venise en 1835 , et à laquelle ils ont ajouté les sermons et les méditations attribués à saint Grégoire.