‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 657 sur 1220 · BIÉ · texte numérisé non relu

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de théologie à Paris. 11 a écrit, avec Guillaume de Saint-Amour, contre les Ordres mendiants de la manière la plus acerbe; mais saint Thomas et saint Bonaventure ont été leurs défenseurs. Voy. Du Boulay, Historia universitat. Paris. Bellarmin , de Monachis, c. xxxv. Pratéole , au mot Desider. Longobard. Boulay, Historia universitat. Parisiens, tom. III, p. 678. Moréri, Diction, histor.

DIDRACHME ou DOUBLE DRACHME, pièce de monnaie valant deux drachmes, c'est-à-dire 16 sous 2 deniers 1/2» c'est-à-dire environ 81 centimes. Voy. Matth., xvii, 23. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. II, p. 196, 3» édit.

I. DIDYME (Didymus), mot grec qui signifie jumeau, est le surnom de l'apôtre saint Thomas. Voy. Jean, xi, 16; xx, 24; xxi, 2.

il. DIDYME (saint), martyr, né à Alexandrie, mort l'an 304, s'habilla en soldat pour sauver l'honneur de sainte Théodore, vierge d'Alexandrie. Il changea d'habit avec cette jeune fille, et elle put s'enfuir sans être reconnue. Didyme fut condamné à mort , et , Théodore l'ayant appris, vint souffrir le martyre avec lui. L'Église grecque honore saint Didyme le 5 avril, et l'Église latine le 13 du même mois. Voy. Théodore (sainte).

111. DIDYME D'ALEXANDRIE, théologien grec, mort l'an 396, perdit la vue à l'âge de quatre ou cinq ans. Il n'en posséda pas moins la grammaire, la rhétorique , la dialectique, les mathématiques, la musique, la philosophie et l'astronomie; il joignit à ce savoir profane une

Firofonde connaissance de la littérature sacrée. I professa la théologie à Alexandrie. Saint Jérôme, Rufin, Palladius, Ambroise d'Alexandrie et Isidore, sont cités parmi ses disciples. Malgré les éloges que saint Jérôme donne a Didyme, il ne dissimule pas son attachement à quelques erreurs d'Origène, et c'est ce qui l'a fait condamner après sa mort par le cinquième concile général. 11 ne nous reste qu'un petit nombre de ses ouvrages : 1» Liher de Spiritu Sancto; trad. en latin pai- saint Jérôme vers l'an 386 , et imprimé dans les œuvres de ce Père; — 2» Brèves Enarrationes in epistolas canonicas; Cologne, 1531, à la suite du précédent; il se trouve aussi dans toutes les collections des Pères de l'Éçlise; — 3° Liber adversus Manichœos ; Venise , 1603 ; Cologne, 1608, et dans Combefis, Aucttmrium novissimum; Paris, 1672,in-fol.; — i" sur la îVz- /n/e; Bologne , 1669 , in-fol. Voy. saint Jérôme, de Script, eccl., c. cix. Pallade, Histor. laus, c. xxxviii. Rulin, 1. II. Socrate, 1. I, c. xiii. Sozomène, 1. III. D. Ceillier, tom. VIII. Fabricius, Biblioth. Grceca, tom. IX. Baronius, ann. 386, n.32. Bellarmin, de Scriptor. Richard etGiraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

DIDYMOTICHE (Dimotue), ville épisc. de la province de Rhodope, au diocèse de Thrace, sous Trajanopolis. Au ix* siècle, elle devint archevêché honoraire du rit grec. Elle a eu huit évêques, dont le premier, Nicéphore, assista au concile qui rétablit Photius. Voj/. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1208. Richard et Gi-

DIE (Dia, Deia, Dea, Dea Vocuntiorum , et quelquefois Auyusta Co/o«zV/, parce que Auguste en fit une colonie), ville épisc. en Dauphiné,sur la Drôme, et dont l'évêché, érigé au iii« siècle, était sufl'ragant de Vienne. En 1276, Grégoire X lunit à celui de Valence, et ils ne formèrent plus qu'un siège jusqu'en 1688. Son premier évêque fut Martius, vers l'an 220. Le siège de

Die a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 271 et suiv.

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