DIOG
I. DIOCLÉTIANOPOLIS ou DÉOCLÉTIA, ville épisc. de la province de Thrace et au diocèse de Thrace. On n'en connaît que trois évêques, dont le P"", Cyriaque , souscrivit à la lettre du concile que les Orientaux adressèrent à Jean d'Antioche et aux autres évêques qu'ils avaient envoyés à Constantinople contre le concile général d'Éphèse. Suivant de Commanville, ce siège fut érigé au v« siècle sous la métropole de Philippopolis.Fo//. Lequien, Oriens Christ., 1. 1", p. 1161. De Commanville, /■•« Table alphahét., p. 90. Richard et Giraud , au mot Diogletia. Gaet. Moroni , vol. XX, p. 8(5.
IL DIOCLÉTIANOPOLIS , évêché de Dardanie, dans l'exarchat de Dace, érigé au v^ siècle. Voy. De Commanville, /""^ Table alphabet., p. 90.
III. DIOCLÉTIANOPOLIS, ville épisc. de la première Palestine , au diocèse de Jérusalem , fut érigée en évéché au iv« siècle, sous la métropole de Césarée , et devint au xn« un archevêché honoraire. Elle est mentionnée dans les Notices ecclésiastiques et dans les conciles. On n'en connaît que trois évêques, dont le I", Élissée ou Elisée , siégeait l'an 359. Dioclétianopolis est aujourd'hui un simple évêché in partibus sous le patriarcat de Jérusalem , également in partibus infidelium. Voy. saint Épiphane , Hœres., Lxxiii, n" 26, p. 74. Le P. Hardouin , Con. ind. geograph. episcopat., tom. II, p. 714. Lequien , Oriens Christ., tom. III, p. 645. De Commanville, Z" Table alphabet., p. 90. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 85, 86.
DIOCLÉTIEN (Caius ValerianusDiocletianus), né à Dioclée, ou à Salone en Dalmatie, vers 245, mort à Salone l'an 313, s'appelait auparavant Docles ou Diodes, du nom de sa mère, Doclea ou Dioclea. D'abord simple soldat, il sut s'élever jusqu'à l'empire. Il fut l'un des plus cruels persécuteurs aes chrétiens. Il abdiqua l'an 305. Voy. Eusèbe, Histor. eccles., 1. VlII. Aurelius Victor , de Ccesarihus , c. xxxiv ; Epitome de Cœsarib., cap. xxxix. Eutropius, Breviarium rerum romanarum, 1. IX, c.xill. J. Zonaras , Annal., 1. XII, c. xxxi. Tillemont, Hist. des Empereurs, tom. IV. Le P. de Rivaz , Eclaircissements sur le martyre de la légion Thébaine ; 1779, in-8o; ouvrage dans lequel on trouve des documents précieux sur le règne de Dioclétien. Feller, Biogr. univers. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
DIOCLIA ou DIOCLÉE , ville épisc. de la Phrygie Pacatienne, au diocèse d'Asie , sous la métropole de Laodicée, est mentionnée dans les actes des conciles; on n'en connaît que deux évêques , dont le I", Constantin , assista et souscrivit au I" concile d'Éphèse. Selon de Commanville, ce siège fut érigé au ix« siècle. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un simple évêché in partibus sous la métropole de Laodicée , également in partibus. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I^"-, p. 824. De Commanville, /« Table alphabet., p. 90. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 85, col. 2.
I. DIODATI (Dominico), archéologue, né à Naples l'an 1736, mort en 1801, se livra à l'étude de l'histoire ecclésiastique. Ses principaux ouvrages sont : 1» Discorso sulla pretesa papessa Giovanna; — 2» Analisi de' Concilii; — 3" Ristretto d'istoria ecclesiastica ; — 4» de Chris to grœce loquente exercitatio , qua ostenditur grœcam sive hellenisticam, linguam, tum Judœis omnibus tum ipsi adeo Christo Domino, et Apostolis nativum et vernaculam fuisse; Naples, 1767, in-S». Voy. Tipaldo, Biografia degli Ituliani illustri . t. III. Lombardi, Storia délia Letteratura Italiatta, tom. V. La Nouv. Biogr. ge'nér.
II. DIODATI (Jean), ministre protestant, né à Genève l'an 1o76, d'une famille originaire de Lucques, mort l'an 1649, professa l'hébreu et la théologie. Il tenta inutilement de protestantiser l'Italie. Ses principaux ouvrages sont : 1" une Traduction de la Bible en italien- Genève, 1603, publiée avec des rotes, 1607 et 1641, in-4''; — 2» le Nouveau Testament, trad. en Italien; Genève, 1608; Amsterdam et Harlem, 1665; — 3" Annotationes in Biblia; Genève, 1607, in-fol.;
— 3" Mortis meditatio theologica, ou Disputotio de miseria peccatum conséquente; ibid., 1619, in-40; — 5° ae Ficiitio pontificiorum Purqatorio ; ibid.; — 6° de Ecclesia ejusque notis; 1620 , in-4" ;
— 7» de Verbo Dei; ibid. ; — 8° Histoire du concile de Trente, trad. de Paolo Scarpi ; ibid., 1621 et 1635, in-4»; 1655 et 1665, in-fol.; — 9« des traductions françaises du livre de Job, de YEcclésiaste et du Cantique des cantiques; Genève, 1638; — 10° Traductions des Psaumes et des Proverbes ;\hid., 1640; — 11° une Traduction de la Bible en français; ibid., 1644, in-fol.; elle est écrite en stylé barbare. Voy. D. Calmet, Biblioth sacrée. Le Long, Biblioth. sacra. Feller, Biogr. univers.
I. DIODORE , un des martyrs qui furent étouffés dans le tombeau de saint Chrysanthe et de sainte Darie ; leurs reliques furent trouvées dans la grotte de saint Chrysanthe, et transportées à Rome le 17 janvier 886. Voy. Chrisanthe, n» I.
IL DIODORE D'ANTIOCHE, évêque de Tarse, vivait au iv« siècle, fut d'abord prêtre et religieux d'Antioche, où il maintint l'orthodoxie en l'absence de Mélétius, exilé sous l'empereur Valens. A son retour, Mélétius ordonna Diodore évêque de Tarse. Il avait composé beaucoup d'ouvrages , dont il ne nous reste que quelques fragments ; entre autres, des commentaires sur la Bible; des traités sur la Trinité, la résurrection des morts, sur l'âme, sur le destin, contre les ApoUinaristes , etc. Saint Athanase, saint Basile et saint Chrysostome ont rendu témoignage à sa doctrine et à sa vertu. Voy. saint Basile, Epist. CLXVii. Saint Athanase. Saint Épiphane. Saint Jérôme. Théodoret, Hist., 1. IV, c. xxiii et suiv. Socrate, 1. VI, c. m. Sozomène, 1. VIII, c. II. Photius, Biblioth., cod. xviii . 85, 102. Baronius, Annal, ad ann. 370, 392. Tillemont, Mémoires. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de la théol. cathol., où on lit des réflexions très -justes sur l'orthodoxie de Diodore et de ses écrits.
DIOGNÈTE, philosophe sous Marc-Aurèle, donna des leçons de vertu à ce prince et lui apprit à faire des dialogues. On croit que c'est le même à qui est adressée la Lettre à Diognète, qu'on trouve parmi les ouvrages de saint .mstin. Il paraît certain que cette lettre n'est pas écrite à un juif, comme quelques savants l'ont cru, mais à un païen ; car la manière dont l'auteur parle des faux dieux à celui auquel il écrit, ne laisse presque aucun lieu d'en douter, suivant la juste remarque de Feller, qui rapporte quelques-unes des paroles de la lettre relative à ce point. Cette lettre à Diognète est un des plus précieux morceaux de l'antiquité ecclésiastique ; mais il y a bifen des motifs de croire qu'elle n'est pas de saint Justin. D'abord le style n'a rien de commun avec celui de ce saint; il lui est bien supérieur en pureté et en netteté. En second heu, aucun auteur ancien énumérant les ouvrages de saint Justin , ne parle de celte lettre, qu'on n'aurait certainement pas plus passé sous silence que Y Apologétique de Tertullien. Troisièmement, l'auteur de la lettre juge le judaïsme tout différemment de saint Justin. Quatrième-