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DIOT

ment enfin, les opinions de celui qui a écrit la lettre sur les dieux du paganisme diffèrent aussi de celles de saint Justin. Quant à l'époque à laquelle cette lettre a été rédigée, on pense assez généralement que ce fut vers les temps apostoliques. Henri Estienne la publia pour la première fois à Paris eu 1592, in-4", avec des notes et une traduction latine. Voy. Feller, Biogr. univers. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

DIOLA (Horace), théologien italien du xyii» siècle , a laissé : Croniche degli Ordini instituti dal S. Francesco, composte dal P. Marco da Lisbona in linyua portoghese, ridotte in lingua italiana; Brescia, -1581; Venise, 1617, in-4'; en français, Paris, 1623, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

OIOMÈDE (^ saint), médecin et martyr, né à Taise, en Cilicie, mort sous Dioclétien, exerçait la médecine avec succès et déployait le plus grand zèle pour la conversion de ses malades. Signalé à l'attention des persécuteurs, il reçut l'ordre de se, rendre à Nicomédie, et il mourut en route. L'Église l'honore le 16 août. Voy. les Acta Sanctorum, au 16 août. Bzovius, iVomé«c/atnr Sanctorum professione medicorum. La Nouv. Biogr. génér.

I. DIONISI (Jean- Jacques), antiquaire et philologue, né à Vérone l'an 1724, mort en 1808 dans lu même ville, où il avait été chanoine. On a de lui, parmi plusieurs autres ouvrages : Vite dei santi Martiri e Vescovi Veronensi ; Vérone, 1786, in-4o. Voy. Tipaldo, Biografia degli Italiuni illuslri. La Nouv. Biogr. génér.

II. DIONISI (Phihppe-Laurent), savant ecclésiastique, bénéficier de la basilique du Vatican, né à Rome l'an 1712, mort en 1789, consacra sa vie à l'étude des anciens canons et de tout ce qui appartient à l'érudition ecclésiastique. Il a laissé vingt-huit ouvrages, dont quatre seulement ont été imprimés, et dont nous citerons : 1" Colleclio Bullarum sacro-sanctœ basilicœ Vaticmœ; Rome, 1747, 3 vol. in-fol.; — 2° Sacrarum Vaticanœ basilicœ cryptarum monumenta, etc.; Rome, 1773, in-fol., avec 83 planches ; — 3" Antiquissimi vesperarum paschalium ritus expositio; de sacro inferioris œtatis processu dominica Resurrectionis Christi ante vesneras in Vatica?ia basilica usitato, conjectura; Rome, 1780, in-fol. Voy. Tipaldo, Biografia degli Italiani illustri, tom. V. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

DIONYSIA, ville épisc. de la province de Bisacène, dans l'Afrique occidentale. Saint Augustin en fait mention. Victor, un de ses évêques, assista à la conférence de Carthage.Pomponius, autre évêque, se trouva au concile de Carthage tenu sous saint Cyprien , et Fortunatus , un troisième évéque , au concile de Carbasuse. Voy. August., in Psalm. xxxvi. De Commanville, I" Table alphabet., p. 91.

DIONYSIAS , ville épisc. de la province d'Arabie, au diocèse d'Antioche, érigée au iv^ siècle sous la métropole de Rostres, est mentionnée par la Notice d'Hiérocle. Elle a eu trois évèques grecs et six latins; le premier évèque grec, Sévérus, assista au concile de Nicée. Dionysias n'est aujouid'hui qu'un simple évèché in partibus , sous le patriarcat de Jérusalem et la métropole de Bostres, qui sont également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Chrint., t. III, p. 1310. De Commanville, /« Table alphabet., p. 91. Richard et Giraïui. Gaet. Moroiii, vol. XX, p. 94.

DIONYSIOPOLIS, ville épisc. de la Phrygie Pacatienne, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Laodicée, a eu trois évèques, dont le pre-

mier, Chariton, assista au concile de Chalcédoine. De Commanville dit que ce siège a été érigé au vi« siècle sous la métropole d'Hiérapolis. Voy. De Commanville , i« Table alphabet.,

II. DIONYSIOPOLIS, ville épisc. de la basse Mésie, sous le patriarche de Constantinople; elle parait être la même que Tibériopolis , par la Notice grecque qui se trouve à la fin du livre de Codiii, de Officiis, p. 407. Elle a eu six évoques latins, dont le second, Nicolas 1" Stainecker, dominicain, fut nommé par Boniface IX. le 24 janvier 1393. Voy. Richard et Giraud.

DIONYSIUS , mot latin correspondant à Denis et Denys.

I. DIOSCORE (saint), martyr d'Alexandrie, n'avait que quinze ans lorsqu'il souffrit pour la foi, l'an 250, pendant la persécution de Dèce. Dans les Martyrologes d'Adon, d'Usuard, et dans le romain moderne , on en fait mémoire le 14 décembre, avec saint Héron, saint Ater et saint Isidore.

II. DIOSCORE I", vingt-troisième patriarche d'Alexandrie. Foy. Dioscoridiens.

III. DIOSCORE, antipape, mort l'an 529, était diacre de l'Eylise romaine lorsqu'il fut opposé à Boniface II. Il n'occupa le Saint-Siège que vingt-sept jours. Voy. Baronius, Annal., ad ann. 530. François Bianchini, dans son édition des Vies des Papes, par Anastase le Bibliothécaire. Moréri, Diction, histor. Arthaud de Monter, Hist. des Souv. Pont., tom. 1", p. 254.

DIOSCORIDIENS ou DIOSCORIENS , anciens hérétiques qui avaient adopté les opinions de Dioscore, patriarche d'Alexandrie et fauteur d'Eutychès; il assista au brigandage d'Éphèse, où il soutint qu'il n'y avait en Jésus -Christ qu'une nature, un entendement, une volonté et une opération. Déposé dans le concile de Chalcédoine tenu l'an 451 , comme coupable d'hornicide, d'adultère, d'incendie et de blasphème, il alla mourir à Gangres, en Paphlagonie, l'an 454. Voy. saint Léon, Epist. Vil et LA'A'AV. Théodoret, Epist. LXXXVI ad Flav. Richard et Giraud. Feller, et la Nouv. Biogr. génér. ^ au mot Dioscore. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 96, 97.

DIOSHIÉRON ou CHRISTOPOLIS. ville épisc.

de la province et du diocèse d'Asie, sous la métropole d'Ephèse. Dioshiéron signifie, en grec, consacré à Jupiter. C'était, en effet, un lieu où l'on rendait autrefois un culte à Jupiter. On l'appela Christopolis quand on le consacra à Jésus- Christ. On n'en connaît que trois évèques, dont le premier, Eustroge , est un de ceux pour qui Etienne d'Éphèse souscrivit au concile de Chaicédoine. Voy. Richard et Giraud.

I. DIOSPÔLIS, ville épisc. de la province de Thrace, sous l'exarchat de Thrace, et dépendant de la métropole de Philippopolis. Elle fut érigée en évèché au ix« siècle. On n'en connaît qu'un évèque, Alexandre, qui fut déposé à cause de son immoralité. Voy. Richard et Giraud.

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