‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 668 sur 1220 · DIVO · texte numérisé non relu

DIVO

suivi dans son travail la méthode des géomètres, et s'en est servi avec succès contre les déistes. Voy. Feller, Biogr. univers. La liouv. hiogr. gén. DIUM ou DIUS, ville épiscop. de Macédoine peu éloignée du golfe Thermée. On n'en connaît qu'un évéque , Pallade, qui souscrivit à la lettre du concile de Sardique à toutes les Églises.

'DIURNAL , livre d'église où est renfermé l'oflice divin qui se récite de jour, c'est-à-dire les petites heures, vêpres et complies. Il est différent du bréviaire , qui renferme de plus l'oflice de la nuit. Voy. D. Macri Hierolexicon , àA voc.

DiURNDS.

DIUS. Voy. DiUM.

DIVIN, (jui appartient à Dieu, qui a rapport à Dieu, qui provient de Dieu, etc. Ainsi une doctrine divine est une doctrine révélée de Dieu ; un livre divin est un livre qui a été écrit par inspiration de Dieu; une mission divine est une mission prouvée par des signes surnaturels qui ne peuient venir que de Dieu. On a nommé divins les hommes inspirés de Dieu ou éclairés par une lumière surnaturelle. Voy. Bergier, Diction, de théol.

DIVINATION (Drymaùo),terme qui se prend : 1» pour la prédiction certaine et infaillible des événements contingents, et qui n'appartient qu'à Dieu seul; d'où vient qu'on la nomme divination ou divine action ; 2» pour cette science vaine et superstitieuse par laquelle les hommes prétendent connaître l'avenir. L'Écriture condamne dans un grand nombre d'endroits la divination , les devins et ceux qui les consultent. Voy. Devin.

i. DIVINITÉ (La), est la nature, l'essence divine. Dieu même.

II. DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST(La)estla nature divine qui est en Jésus-Christ, hypostatiquement unie à l'humanité. La divinité de Jésus-Christ est appuyée sur les preuves les plus démonstratives : 1» sur les saintes Écritures, où il est appelé expressément Fils de Dieu, et simplement Dieu, l'image vivante du Père, l'objet de ses complaisances éternelles , et où il affirme qu'il ne fait qu'un avec son Père ; 2» sur les prophéties qui l'ont annoncé et qui le distinguent des autres propiiètes; 3° sur plusieurs circonstances particulières de sa vie, telles que sa naissance d'une Vierge, l'adoration des anges et des mages, le témoignage que lui rendent le juste Siméon et Anne la prophétesse, l'admii-ation des docteurs qui l'écoutent parler et enseigner dans le Temple, l'abaissement de saint Jean devant lui , la voix céleste qui se fait entendre lorsqu'il se soumet au baptême de saint Jean, sa gloire et sa transfiguration sur le Thabor, etc., 4" sur la sainteté de sa vie, où on ne voit qu'amour pour la vertu et la perfection, que mépris sincère pour le monde , qu'indifférence pour la gloire humaine, qu'une charité infinie pour les hommes, qu'un zèle ardent pour la gloire de Dieu ; 5° sur 1 excellence de sa doctrine, où tout est pur, sublime, divui, où la gloire du siècle est une illusion, la prospérité un écueil, les afflictions le chemin du vrai bonheur, la teri e un exil, la mort un gain ; 6" sur les miracles qu'il a opérés , et particulièrement ceux qu'il a faits en preuve de sa divinité , tels que la guérison du paralytique qui lui fut présenté par l'ouverture du toit d'une maison, la guérison de l'aveugle-né, la résurrection de Lazare ; 7" sur l'accomplissement de ses prédictions et de ses promesses, et sur ce qu'il nous a révélé de lui-même, car on est en droit de faire ce raisonnement : Jésu-s - Christ a soutenu haute-

ment et publiquement qu'il était Dieu, et il est évident d'ailleurs que sa vie a été irréprochable et sahite; mais comment allier cette sainteté avec le blasphème qu'il aurait proféré en se disant égal à Dieu , Dieu même , s'il ne l'eût pas été réellement? Comment Dieu aurait- il conlirmé par l'événement ses prédictions et ses promesses, s'il n'eût été qu'un imposteur? Donc Jésus-Christ est Dieu. Mais il a souiTert et il est mort ignominieusement, disent les ennemis de sa divinité : faible objection. Sa mort et toutes les circonstances qui l'accompagnent avaient été prédites longtemps avant sa naissance , et il les avait choisies lui-même volontairement, comme entrant parfaitement dans le plan de la rédemption des hommes qu'il voulait opérer. Dieu et homme tout à la fois, il a prouvé son humanité par les faiblesses et les douleurs auxquelles il a permis qu'elle fut assujettie, et sa divinité par les prodiges qui ont accompagné sa mort; 8" le trait surtout qui caractérise authentiquement la divinité de Jésus-Christ, et auquel on ne saurait se refuser, puisqu'il est évidemment démontré, c'est que .ïésus-Christ est sorti glorieux du tombeau et qu'il est ressuscité le troisième jour apiès sa mort. Mourir pour vaincre la mort, est la marque d'une puissance surnaturelle et divine. Eu effet, comme le dit saint Augustin, si Jésus-Christ a eu le pouvoir de ressusciter après sa mort, combien lui aurait-il été plus aisé de ne pas mourir; 9" enfin la conversion d'une partie des Juifs et des Gentils, et l'établissement de la religion et de l'Église , malgré les persécutions inouïes des tyrans, nous offrent encore une preuve de la divinité de Jésus-Christ; car est-il croyable que tant de martyis et de confesseurs aient voulu se sacrifier aussi généreusement qu'ils l'ont fait pour accréditer une erreur, ou qu'ils aient pu être trompés, surtout dans un temps où il leur était si facile de s'instruire et de s'assurer si ce qu'on leur prêchait était véritable? Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif, et les apologistes de la religion, qui tous ont traité de la divinité de Jésus-Christ.

DIVIO. Voy. Dijon.

DIVISION. Voy. Dispute.

DIVOLÉ ou DIVOLEY (Pierre), dominicain, né à Auxerre l'an 1500, mort en 1568, prit le bonnet de docteur l'an 1538. 11 se livra pendant trente -cinq ans à la prédication avec un tel succès, que les calvinistes le firent prisonnier et voulurent le détruire lorsqu'ils se rendirent maîtres d' Auxerre. On a de lui : 1° Instructioiis et Sermons pour tous les jours du carême ; Paris, 1576, in-8°; cet ouvrage a eu de nombreuses éditions;— 2° Deux Sermons de la sainte messe et cérémonies d'icelle; ibid., 1581, in-S". Voy. le Journ. des Sava7its , 4725, p. 71. La Croix du Maine et Du Yerdier, Biblioth. Franc. Richard

DIVODURUM MEDIOMATRICORDM. Voy.

Metz.

DIVONA. Voy. Dijon.

DIVORCE (Divortium), séparation du mari et de la femme; il y en a de deux sortes : 1" le divorce quant à l'habitation seulement, qui consiste dans la séparation des corps (separatio (juoad thorum et mensam), mais qui ne dissout pas le mariage ; 2" le divorce quant au lien (separatio quoad vinculum), qui lompt et qui dissout entièrement le mariage , de sorte que les époux séparés sont libres de se marier à d'autres. Avant la loi mosaïque , le divorce était en usage chez les Hébreux, puisque Jésus -Christ nous assure que Moïse ne le toléra parmi eux qu'à cause de la dureté de leur cœur (Matth.,

DOBE

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