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les plus subtiles de la théologie. Ses principaux ouvrages sont : 1" Trattenimenti spirituali sulle festc di M. Vergine; 3 vol. in-8"; — 2» Stimoli alla vera divozione; 1 vol. in-S"; — 3° Idea d'un vero Pénitente, ossia Spiegazione del Miserere', — 4° Meditazioni sul cuore addolorato di Maria Vergine; — 5" la Beneficenza di Dio verso gli uomini , e l'ingratitudine degli uomini verso Dio; ces ouvrages, publiés séparément, ont été réunis et imprimés à Venise , 1762. Voy. la Nouv, Biogr. génér.
II. DIOTALLEVI (François), évêque de San- Angelo di Lombardi, né à Rimini Tan 1579, mort à Rome en 1C20, devint très-habile dans la philosophie et dans la théologie scolastigue. On a de lui : 1" Opusculurn de concursu Dei ad adus Hheros voluntatis creatœ; Lyon, 1611; — 2» un traité rfe Usuris, resté manuscrit. Voy. Moréii, Diction, hi s for. LaNouv. Biogr. génér.
DIOTRÈPHE , méchant homme qui calomniait l'apôtre saint Jean, et qui, non content de ne point exercer l'hospitalité, empêchait les autres de l'exercer. Voy. III Jean, vers. 9, 10. D. Calmei , Dictiofi. de la Bible, et Comment, littéral sur la lll^ Épiire de saint Jean, vers. 9, 10. Le Diction, encychp. de la théol. cathol.
DIPLOMATIQUE {Diplomatica , diplomutum cognoscendarum ars, scientia), science ou art de juger sainement les anciens titres ou actes émanés des Papes, évèques, princes , corps ou particuliers, écrits en un certain style et revêtus d'un certain nombre de formalités et de caractères. Outre l'excellent traité de D. Mabillon, de He diplomatica, lihri VI, et le Nouveau Traité de diplomatique , par D. Toustain et D. Tassin, ouvrage dans lequel les deux savants bénédictins ont refondu celui de D. Mabillon, il y a plusieurs autres ouvrages sur la même matière ; on en trouve plusieurs indiqués dans Gaet.Moroni, vol. XX, p. 102 et suiv. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. genér., tom. XXXII, p. 445, col. 1 et 2, où il est dit quelques mots d'une attaque contre le traité de Mabillon et de la défense.
DIPLÔME (Diploma), acte émané de l'autorité des rois, des Papes, et quelquefois de personnes d'un rang inférieur. Les diplômes sont appelés titres parce qu'ils servent de fondement à la possession de quelque droit ou privilège. On les à appelés aussi charte, du latin charta. Voy. le Nouv. Traité de diplomatique cité à l'article précédent. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 97 et suiv.
DIPLOVATATZIS ou DIPLOVATAZIO (Thomas), juriscons., né à Corfou lan 14G8, mort à Pesaro l'an 1541 , fut employé et protégé par Jules II. Il professa le droit civil à Venise et devint gonfalonier de Pesaro. Nous citerons
Ïiarmi ses écrits : l» la Vie d'Innocent IV, avec es décrets de ce Pape ; 1552 ; — 2" de Vicariis S. Sedis et Imperii. Voy. Fabricius, Biblioth. Grœca. La Nouv. Biogr. génér.
DIPTYQUES ou DYPTIQUES {Acta diptycha), mot giec qui signifie une chose pliée en deux; c'étaient des registres publics ou les chrétiens écrivaient le nom des évèques qui avaient bien gouverné leur Église ou qui y avaient fait quelque bien. On en faisait ensuite mention dans la célébration de la liturgie ; on rayait le nom de ceux qui étaient tombés dans l'hérésie ou qui avaient commis quelque crime. Dans les premiers siècles de l'Église , on inscrivait aussi les conciles dans les diptyques. Voy. J.-R. Cardonna, Traité sur les Diptw/ues; Tarragone, 1587. Rosweyd, Onomast., ad, verb, Diptycpum, Le card.
Bona , Reruni liturg., 1. II, c. xii. Du Cango, Glossaire. 'Bo\\aiXià\iS,Acta sancta. Januar.,t. II,
Ê. 473 et suiv. D. Macri Hierolexicon, ad verb. IPTYCHUM. Richard et Giraud. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., qui cite plusieurs autres auteurs qui ont écrit sur les diptyques. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute certaines erreurs émises par les protestants. Gaet. Moroni , vol. XX, p. 129 et suiv.
DIRECTOIRE. Voy. Bref, n° IL
DIRIN, siège épisc. de la province de Perse, au diocèse de Chaldée. Assemani croit que c'est la même que Daden , ou Dadiane. Voy. sa Biblioth. Orient., tom. III, p. 111.
DIROIS (François), docteur de Sorbonne, né l'an 1620, mort à Avranches en 1690 ou 1691, fut d'abord intimement lié avec les écrivains de Port-Royal, mais il se brouilla avec eux et se déclara en faveur du Formulaire. Ses principaux ouvrages sont : 1" Preuves et préjugés pour la religion chrétienne et catholique, contre les fausses religions et l'athéisme; Paris, 1G83, in-4»; — 2" Elucidatio Augustinianœ doctrinœ de divina gratia ; Cologne, 1705; — 3° plusieurs ouvrages en faveur du Formulaire ; — 4" un écrit pour montrer qu'on ne pouvait définir l'Immaculée Conception de la sainte Vierge, comme Marie-Thérèse , reine de France , en avait fait faire la demande à Clément X. Dirois a participé en outre à V Histoire ecclésiastique de France, qui se trouve dans Mézerai, Abrégé de l'histoire de France. Voy. Observations sur les écrits modernes, tom. V, p. 41. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.
DISAN , fils de Séir le Horréen , et un des chefs qui commandèrent dans le pays de Séir. Vo7/. Genèse, xxxvi, 21 , 30.
DISCERNEMENT DES ESPRITS, don de Dieu, qui consiste à discerner, dans ceux qui se disent inspirés de Dieu , si c'est le bon ou le mauvais esprit qui les anime. Voy. Jean, iv, 1, I Corinth., xil, 10. D. Calmet, Diction, de la Bible.
DISCIPLES , nom donné par excellence à ceux qui suivaient Jésus- Christ comme leur maître et leur docteur. Souvent le nom de disciple se met pour celui d'apôtre, surtout dans l'Évangile ; mais ailleurs il faut distinguer les apôtres des disciples. (Foï/. Apôtres, n° II.) Les simples disciples étaient au nombre de soixante-douze. Voy. Matth., v, i; viii, 23, 25. Luc, x, 1-17. Actes, VI, 1; ix, 10. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théologie. D. Macri Hierolexicon. ad voc, Christianus. Gaet. Moroni, vol.XX,p.l06.
I. DISCIPLINE, châtiment ou peine que souffrent les religieux qui ont failli , ou que s'imposent volontairement ceux qui veulent se mortifier. Voy. Richard et Giraud, Gaet. Moroni, vol. XX, p. 108, 109.
IL DISCIPLINE se dit aussi de l'instrument avec lequel on se mortifie. Il est ordinairement fait de cordes nouées, de crin ou de parchemin tortillé, ou enfin de petites chaînes de fer. Saint Jérôme est communément représenté avec des disciplines de chaînes de fer armées de mollettes d'éperons. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol.
III. DISCIPLINE (ORDRE DE LA) ou DE L'AIGLE-BLANC, en Pologne, en Autriche et en Bohême. Ordre militaire dont la marquei était un aigle blanc , et qui symbolisait la pureté de la foi. Hermant dit que cet Ordre fut institué par Vladislas Y, roi de Pologne , au ma-,
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riage de son fils Casimir, et que , selon le rapjjort des historiens, un nid d'aiglons, qui fut trouvé par les premiers rois de Pologne lors-
Su'ils faisaient creuser les fondements de la ville e Gnesne, donna occasion à Vladislas de prendre l'aigle pour enseigne de son Ordre. Voy. Hermant, Histoire des Ordres de chevalerie, p. 319, 320. Marcantonio Giustiniani, Historié cronoloaichc delU Origine deyï" Ordini militari. Richara et Giraud.
IV. DISCIPLINE ECCLÉSIASTIQUE, police extérieure de l'Église quant au gouvernement ; elle est fondée sur les décisions et les canons des conciles, sur les décrets des Papes, les lois ecclésiastiques et celles des princes catholiques. Les maximes de la discipline de l'Église sont de deux sortes : les unes sont les règles immuables de la vérité éternelle ; les autres sont des pratiques indifférentes en elles-mêmes, et qui varient selon les lieux. Bergier , Diction, de théol. Gaet. Moroni , vol. XX , p. 107, 108. L'abbé André, Cours alphub. de droit canon. Le Diction, de lu throl. catliol.
I. DISCRET, titre d'honneur qu'on donnait autrefois aux curés, aux gradués et aux supérieurs de couvents.
II. DISCRET, mot qui , dans quelques Ordres religieux , signiliait un moine qu'on envoyait au chapitre provincial pour représenter le couvent et en prendre les intérêts. Voy. l'abbé André, Cours alp/udj. de droit canon.
DISCRETE (MÈRE). Dans les monastères de lilles, on appelle ainsi la religieuse qui donne des conseils à la supérieure pour la conduite de la communauté.
DISEN ou DISI60D (saint), évéque régionaire, né en Irlande, mort le 8 juillet ou le 8 septembre vers l'an 700, fut contraint par la
Ïiersécution de passer en France vers l'an 652. 1 s'arrêta dans le diocèse de Mayence, où il fonda un monastère vers l'an 664 ; il y adopta la règle de Saint-Benoit, et gouverna cette maison pendant 26 ans , donnant à tous les plus beaux exemples des vertus monastiques. Foy. Surius, tom. IV, où se tiouve la vie de ce saint , écrite par sainte Hildegarde, abbesse de Bingen. Richard et Giraud.
DISNET (Jean), théologien anglican, jurisc. et poète, né à Lincoln l'an 1677, mort en 1729, entra dans les ordres, et obtint, entre autres bénélices, celui de Sainte- Marie de Nottingham. Parmi ses ouvrages, nous citerons : l» Prnnitiœ sacrœ, or tfie reflections of a devante solitude; Londres, 1701 et 1703; — 2" An Essay upon the exécution of the law aaainst immoralityand profaneness; Londres, 1710, in -8"; — 3° 4 View ofancient law against immorulity and profaneness, etc.; Cambridge , 1729, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. DISPENSE, relâchement de la rigueur du droit accordé à quelqu'un par une autorité légitime.1» Les canonistes distinguent trois sortes de dispenses : la nécessaire, c'est-à-dire celle qu'on ne peut licitement refuser; la volontaire, oui n'est pas due, quoiqu'elle soit permise; la défendue ou qu'on ne peut accorder, parce qu'elle est contraire au droit naturel et divin. Ils divisent encore la dispense en totale, qui ôte entièrement l'obligation de la loi, et en partielle, qui n'en ôte qu'une partie; en générale, ou qui a pour objet l'utilité publique, et en particulière, qui n'intéresse qu'un individu ou qu'un certain nombre d'individus; enfin en formelle ou expresse, qui s'accorde par des paroles ou d'autres signes qui marquent positivement la volonté du supérieur, comme, par exemple, les
mots dispensamus ou permittimus; et en tacite, qu'on n'accorde pas directement en elle-même, mais dans une autre chose à laquelle elle est jointe nécessairement. Ainsi un supérieur qui ordonne à quelqu'un qu'il sait être irrégulier de se faire ordonner, le dispense tacitement par là même de l'irrégularité. — 2» Le Pape peut dispenser sur tout ce qui est de droit positif, quoique établi par un concile général, parce que son autorité est supérieure à celle d'un concile général. En général, le supérieur peut dispenser de ses propres lois, parce que la loi tire toute sa force de la volonté de celui qui l'a faite, et que toute obligation peut cesser parles causes qui l'ont produite : Per quascumque causas res nascitur, per easdetn dissolvi potest. Il peut aussi dispenser des lois de ses prédécesseurs, parce qu'il a une autorité égale à la leur et qu'ils ne peuvent lui lier les mains : C'um non habeat imperium par in parem, dit Innocent III. {Cap. Elect.) Il peut, à plus forte raison, dispenser des lois de ses inférieurs, puisque le pouvoir du supérieur s'étend jusqu'à les approuver ou les improuver, et, qui plus est, à les abroger. .\u contraire, les inférieurs ne peuvent ordinairement dispenser des lois de leurs supérieurs, parce que la dispense est un acte de juridiction, et que les inférieurs n'ont pas de juridiction sur les actes de leurs supérieurs. Ils le peuvent cependant extraordinairement, et en certains cas, comme lorsque le droit le leur permet explicitement ou implicitement, lorsque tel est l'usage légitimement prescrit, lorsque enfin il y a du doute si la dispense est nécessaire ou que la matière est légère. Celui qui a le pouvoir ordinaire de dispenser peut le déléguer; mais celui qui ne l'a que par délégation ne peut le subdéléguer, parce qu'il n'en est que l'exécuteur et non le maître. On excepte , soit le délégué du Pape et de tout autre souverain qui peut déléguer pour tout ce qui ne lui est pas défendu, soit celui qui est délégué généralement pour toutes les causes d'un certain genre ou d'un certain lieu, comme un doyen rural qui peut subdéléguer pour quelques causes seulement, soit le délégué à qui le supérieur a permis explicitement ou implicitement de subdéléguer. — 3° Les défauts qui rendent la dispense nulle viennent du dispensateur ou du dispensé. Or il y a deux défauts principaux qui rendent nulle la dispense du côté du dispensateur : le défaut de pouvoir et le défaut d'examen ; mais ce dernier n'annule pas toujours la dispense. Il y a également du côté de celui qui sollicite une dispense deux défauts qui peuvent l'annuler : la subreption, c'est-à-dire taire les choses que l'on devrait dire, selon le style et les règles de la chancellerie; Vobreption, qui consiste à dire des faussetés, à faire un faux exposé. De là vient la dénomination des dispenses subreptices et obreptices. — 4" Quant à la forme et à l'exécution des dispenses, nous dirons en premier lieu que c'est une règle de chancellerie que les dispenses ne s'accordent que par des lettres : ^ulli suffragetur dispensafio, nisi lit ter is confectis; non que la grâce ne soit censée accordée dès qu'elle est prononcée, mais elle ne peut produire d'effet qu'au moyen de l'expédition par écrit, à moins que la dispense ne soit accessoirement comprise dans les provisions d'un impétrant. Nous dirons, en second lieu , que l'exécution des dispenses a été ainsi réglée par le concile de Trente : « Les dispensées qui doivent être accordées pai- quelque autorité que ce soit , si elles doivent être commises hors de la cour romame {extra roinanam curiam), seront commises aux
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Ordinaires de ceux qui les auront impétrées; et, pour les dispenses qui seront de grâce, elles n'auront point d'effet que préalablement lesdits Ordinaires , comme délégués apostoliques , n'aient reconnu sommairement seulement, et sans formalité de justice, qu'il n'y a dans les termes des requêtes ni subreption ni obreption.» Voy. Concil. frid., sess. XXII, c. v, de Heform. Sylvius, in prirnam secundœ , q. 97, art. 4. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Dispensatio. Henr. Pirhing, Jm canon., in lib. I Décrétai. Reiffenstuel, Jus canon, universum, ad titul. 29, 1. 1 Decretalium. Corradus, Praxis dispensationurn apostolicarum , l. I, c. i, n. 3; c. il, n. 1; c. m, n. i. Thomassin, Discipline de l'Eglise, part. I, 1. II, c. XLVi; part. II, 1. II, c. Lxxii; part. IV, 1. II, c. LXVii-LXix. J. Cabassut, Juris canon, theoria et praxis, 1. IV, c. xiv. Gibert, Consult. canoniq., tom. II, p. 464. Les Conférences de Paris, tom. III, p. 446. Collet, Traité des Dispenses ;\^Ti, édit. de Compans, tom. I""-, p. 21, et Morale, tom. III. Richard et Giraud, qui traitent les diverses questions relatives à la dis- {>ense. Bergier, Diction, de théol. L'abbé Cailaud. Manuel des dispenses. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 117 et suiv. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
DISPENSE IN RADICE. On appelle ainsi la dispense en vertu de laquelle un mariage devient valide, sans qu'il soit nécessaire de renouveler le consentement, qui dans le principe a été nul à cause d'un empêchement dirimant, soit que la nullité provienne delà faute de l'Ordinaire qui a dispensé sans pouvoirs, soit qu'elle vienne de la faute du curé qui a omis quelque formalité essentielle. Il faut bien remarquer que la dispense in rudice ne crée pas le consentement et qu'elle ne le supplée pas, mais qu'elle le valide quand il existe, qu'elle le guérit, sanat, comme disent les canomstes. — Quelques auteurs ont refusé à l'Église le pouvoir d'accorder des dispenses in radice , prétendant que Grégoire XIII l'a ainsi reconnu ; et leur raison est qu'il ne dépend pas de l'Église de déclarer valide ce qui a été nul. Il est constant, au contraire, que depuis Boniface VIII, qui, en 1301, dispensa in radice Sanche , roi de Castille , qui avait épousé Marie, sa parente au 3«degré, jusqu'à Pie VII , qui , par l'organe du cardinal Caprara , accorda aux évéques de France ce pouvoir, pendant un an, pour tous les mariages contractés jusqu'au 14 août 1804, plusieurs souverains Pontifes l'ont exercé , sans qu'il se soit jamais élevé la moindre contestation. Quant à Grégoire XIII, en particulier, il est constant qu'il a accordé plusieurs fois ce genre de dispense ; Benoit XIV, qui atteste le fait, en conclut que la réponse qu on attribue à ce Pape est ou apocryphe ou relative seulement à quelque circonstance particulière. Voy. Benoît XlV, Quœstiones canon. 174. Institutiones ecclesiasticœ , 87, n. 80. De Synodo diœcesatia, 1. XIII, c. xxi, n. 7. L'abbé Caillaud, Manuel des Dispenses, tom. II, n. 347, 285. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon., art. Dispense, § v.
I. DISPERSION DES APÔTRES. Plusieurs Églises font une fête ou un oflice en mémoire de la dispersion des apôtres pour aller prêcher l'Évangile. L'intention de Jésus -Christ n'avait pas été que les apôtres se dispersassent d'abord ; en les élevant à l'apostolat, il leur avait défendu de prêcher pour lors aux' Gentils et aux Samaritains (Matth., X, 5); il voulait que leur mission commençât par les Juifs, et il leur avait dit dans le même sens qu'il n'était venu que
pour ramener les brebis perdues de la maison d'Israël (xv, 24) ; mais, avant de monter au ciel, il leur ordonna d'aller prêcher l'Évangile à toutes les nations (xxviii,19). Après la descente du Saint-Esprit, les apôtres attendirent encore l'ordre du ciel avant de travailler à la conversion des païens, et ils le reçurent, en effet, dans la personne de saint Pierre lorsqu'il fut envoyé pour instruire et pour baptiser le centurion Corneille avec toute sa maison. (Actes, x, xi.) La descente du Saint-Esprit sur ces nouveaux chrétiens lit comprendre aux apôtres que le moment était venu de prêcher l'Évangile aux Gentils aussi bien qu'aux Juifs. Cette timidité sage et circonspecte des apôtres démontre qu'ils n'étaient animés par aucun motif d'intérêt, d'ambition ni de vaine gloire. Voy. Bergier, Diction, de théol.
II. DISPERSION DES PEUPLES. C'est dans le chapitre x" de la Genèse que Moïse a tracé le plan de la dispersion des peuples et de leurs migrations. Malgré toutes leurs recherches et toutes leurs conjectures infinies, les critiques les plus hardis, les savants les plus habiles n'ont pu jusqu'ici le convaincre d'aucune erreur. Ainsi le x« chapitre de la Genèse est reconnu pour le plus ancien monument de géographie et le plus exact qu'il y ait dans l'univers. Ceux qui ont écrit après Moïse n'ont pas pu remonter assez haut pour nous instruire de l'origine des premières colonies qui ont peuplé les différentes parties du ^lobe. Voy. Bergier, Diction, de théol.
DISPUTE. Les incrédules ont souvent répété que la révélation n'a servi qu'à causer des disputes, des dissensions et des divisions, comme si les hommes n'avaient pas toujours disputé depuis le commencement du monde , comme si l'union et le bon accord avaient constamment régné parmi eux. Les disputes , les dissensions et les divisions , comme personne ne l'ignore , prennent leur source dans l'orgueil , l'ambition et l'opiniâtreté. Or ce n'est assurément pas la révélation qui enseigne aux hommes l'orgueil , l'ambition et l'opiniâtreté. Une des premières véiités que Dieu a révélée aux hommes est qu'ils sont tous frères, sortis du même sang et d'une même famille; cette révélation, loin de les diviser, aurait dû, au contraire, les réunir. Une autre vérité que Dieu fit connaître aux Hébreux par Moïse , c'est qu'il a donné lui-même à tous les peuples le pays qu'ils habitent, qu'il en a tracé les dimensions et posé les bornes (Deutéron., XXXII ,8); il leur abandonne le pays des Chananéens pour punir ceux-ci de leurs crimes ; mais il leur défend de toucher aux possessions des Iduméens, des Moabites, des Ammonites, etc. Il ne leur ordonne ni d'aller renverser les idoles de ces peuples, ni de leur faire la guerre pour cause de religion. Certes ce ne sont pas encore là des révélations qui puissent diviser les hommes et les nations. Jésus-Christ a donné pour sommaire de sa morale l'amour de Dieu et du prochain, par conséquent la charité et l'affection envers tous les hommes sans exception; ce grand commandement était- il destiné à les rendre ennemis les uns des autres? Ainsi c'est sans aucun fondement et tout à fait à tort que les incrédules ont prétendu que la révélation n'a servi qu'à causer des disputes. — D'un autre côté , les protestants ont souvent exagéré les disputes qui régnent entre les théologiens de l'Église romaine, puisque les franciscains et les dominicains, les scotistes et les thomistes, conviennent tous néanmoins d'une même profession de foi; il n'en est aucun qui ne souscrive aux décrets du concile de Trente, et qui
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ne soit prêt à signer de même les décisions de l'Église dés qu'elle aura prononcé sur les points actuellement contestés. Nous en avons une preuve évidente dans ce qui vient de se passer au sujet de l'Immaculée Conception; Pie IX, comme successeur de saint Pierre et chef de l'Éj^lise universelle, l'a déclarée dogme de foi, et à l'instant même tous les théologiens catholiques, sans exception, se sont entièrement soumis au décret. Voy. Bergier, Diction, de tMol.
DISQUE {Discus). Le disque est, dans l'Église grecque, ce qu'est la patène dans l'Eglise latine, avec cette dilTérence qu'il est plus grand et plus
firofond. Les Grecs y mettent le pain qu'ils veuent consacrer, comme les Latms le mettent sui' la patène.
DISSOUS et DISSE. Voy. Gautiek de Disse.
DISSEMBLABLES, nom donné aux Ariens parce qu'ils enseignaient que le Verbe était dissemblable en tout à son Père.
DISSENSION. Voy. Displte.
DISSENTANTS ou OPPOSANTS, en anglais Dissenters. nom général qu'on donne en .\.ngletiîrre à différentes sectes qui, en matière de religion , de discipline et de cérémonies ecclésiastiques , sont d'un sentiment contraire à celui de l'Église anglicane, et qui néanmoins sont tolérées parles lois civiles. Tels sont, en particulier, les presb^iériens , les indépendants, les anabaptistes et les quakers ou trembleurs. Les dissentants sont aussi nommés non-conformistes. Voy. C0XFOR.MISTES. Bergier, qui, dans son Diction, de théoL, fait des réllexions très-justes sur cette tolérance, dont on veut faire un mérite à l'Église aiifrlicane.
DISSERTATION. Voy. Exercitation.
DISSETO. Fo(/. DiCETO.
DISSIDENTS. On nomme ainsi, en général, tous les chrétiens séparés de l'Église catholique par la doctrine et le culte; mais particulièrement ceux qui, par suite de la réforme, professaient en Pologne, dans le dernier quart du xvi» siècle, les doctrines luthériennes, calvinistes, gréco-schismatiques, et jouissaient des mêmes droits civils que les catholiques. Les Ariens et lesSociniens voulurent aussi être mis au nombre des dissidents, mais ils en furent toujours exclus. Les dissidents se propagèrent aussi en Allemagne , mais leur chute fut aussi rapide que leur accroissement ; leur règne ne dura pas plus de trois ans. Voy. Bergier, Diction, de tliéol. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
DISTINCTION. C'est, dans le décret de Gratien, une partie divisée en canons ou chapitres.
DISTRACTION. Voif. Attention.
DISTRIBUTION. C'est, dans les chapitres, une certaine portion de fruits qui se donne ordinairement à ceux des chanoines qui assistent aux offices divins, ou le partage dune certaine portion des revenus de l'Église qui se fait aux chanoines présents. On appelle communément ces distributions quotidiennes, parce qu'elles se font tous les jours, ou parce que les chanoines, pour les recevoir, doivent tous les jours assister au service divin. Voy. Bonilace VIII, in 6, 1. III, tit. III, in cap. Consuetudinem de Clericis résident. Le Conc. de Trente, sess. XXIV, c. xii, de Heform. Moneta, de Distributionibus quotid., part. I, quaest. 2,6,7. Barbosa, de Jure ecclesiast., 1. III, c. xvm, n. 8. Pontas, au mot Distribution. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.
DITHËISHE. Voy. Manichéisme.
DITHÉISTES. Foi/. Manichéens.
I. DITHMAR ou DITMAR , bénédictin au monastère de Saint -Jean de Magdebourg, puis
évêque de Mei-sebourg, né en Saxe l'an 976, mort en odeur de sainteté l'an 1018 ou 4019, assista à la diète de Ratisbonne. On a de lui : Ditmari, episcopi Merseburgensis, chronici libri VIll : prœmissa est vita Ditmari. Additœ expositiones de veteribus Misniœ marchionibus usque ad Conradum Timonis filium; Francfort-sur-le- Mein, 1584, in-fol., édit. donnée par Reinerus Reineccius. Cette chronique, dans laquelle l'auteur fait entrer une grande partie de l'histoire ecclésiastique , a été aussi imprimée dans Scriptores Rerum Germanicarum , du même Reineccius , et dans Scriptores Rerum Brunsvicensium , avec des variantes et des corrections , in-fol. Il en a paru à Dresde , en 1790 , une traduct. allemande par Ursinas, qui a corrigé plusieurs des fautes qui se trouvent dans l'édition précédente; mais l'édition de Wagner: Dithmari , episcopi Merseburgensis, chron. Norimb.,1807, est préférable ; et la meilleure est celle de Luppenberg, dans les Monumenta Germaniœ historica de Pertz, tom. V, p. 723 et seqq., avec des éclaircissements et une bonne biographie deDithmar. D. Bouquet a donné des extraits de la chronique dans ses Rerum Gallicarum et Francicarum scriptores, tom. X. Koy. Richard et Giraud. La iVowi;. Biogr.géne'r., et surtout Welte, dans le Diction, encyclop. de la théol. cnfhol.
II. DITHMAR ou DITMAR (Juste-Christophe), professeur de droit, né à Rothembourg l'an lo77, mort à Francfort-sur-l'Oder en 1737, devint membre de l'académie de Berlin. Nous citerons parmi ses ouvrages : l'^ Gregorii septimi, pontificis romani, Vita, qua controversiœ inler imperatores et pontif. roman, circa investituram episcoporum prœcipue origo exponitur ; Francfort-surl'Oder, in-8"; — 2" Historia belli inter imperium et sacerdotium, qua controversiœ circa investituram episcoporum progressas exponitur; ibid., in-S"; — 3° Disiertatio de abdicatione regnorum aliarumque dignitatum illustrium, tam secularium quam ecclesiasticarum ; ibid., 1724, in-4». Voy. Richard et Giraud.
III. DITHMAR (Théodore -Jacques), professeur d'histoire et de géographie à Berlin, né dans cette ville l'an 1734, et mort en 1791, a publié : 1° de Methodo qua historia universalis doceriqueat; Berlin, 1779, in-4»; — 2» Description de l'ancienne Egypte; Nuremberg, 1784, in-8»; — df> de l'État du pays de Chanuan, de l'Arabie et de la Mésopotamie , depuis Abraham jusqu'à la sortie d'Egypte; Berlin, 1786, in-8"; — 4» Histoire des Israélites jusqu'à Cyrus , avec un supplément qui contient l'histoire ancienne des Assyriens, des Mèdes, des Babyloniens, etc.; 1788, in-S"; — 5» des Anciens peuples du Caucase, patrie des Chaldéens et des Phéniciens; 2« édit., 1790, in-8". Ces quatre derniers ouvrages sont en allemand. Voy. Feller, Biogr. univers.
DITTON (Humphrey), né à Salisbury en 1675, mort l'an l'il5, exerça les fonctions de ministre protestant à Tunbridge, dans le comté de Kent ; mais la pratique du ministère évangélique ayant fatigué sa santé, il quitta cette carrière pour se livrer à l'étude des mathématiques, .\yant inutilement cherché avec son ami, le fameux William ÂVhiston, le secret des longitudes sur mer, il s'occupa avec beaucoup plus de fruit à établir les preuves de la religion dans l'ouvrage suivant : Démonstration de la religion chrétienne; Londres, 1712, in-8». Cette démonstration fut traduite en français par La Chapelle , théologien protestant , sous ce titre : la Religion chrétienne démontrée par la Résurrection de ^^•-^• Jésus-Christ, en 3 part.; .\msterdam.l728,2 vol. in-80; réimprimée à Paris, 1729, in-4''. Ditton a