AGE
AGATHE (sainte), vierpre et martyre, était dune famille considérable de Sicile ; elle inoumt le 5 février 251. Voy. Tillemont, tom. III.
A6ATHÉMËRE (saint), martyr en Mysie au il« siècio. f^>t honoré le 3 avril.
AGATHIMBRE (saint), évéque de Meti au Vl« siècle . est honoré le 12 mai.
AGATHIN (saint), martyrisé à S^Tinade, est honoré le '20 .septembre.
AGATEOBULE , juif d'Alexandrie. Scipion Sgarabatus prétend qu'il a fait des Commentaires en grec sur le Pentateuque , et le soupçonne d'avoir travaillé avec .\ristobule à la traduction grecque dite des Septante. Voy. Scipio Sgambatus,.'lrc/»Hor«m Veteris Testamenti, etc., p. 501, 502. Wolf, Biblioth. hebr., tome I",
AGATHOCLIE (sainte), vierge, martysée en Orient lan 7(»<, est honorée le 17 septembre.
I. AGATHODORE (saint), serviteur de saint Carpe , évéque de Thyatire , en Asie , et de saint Papvle , son diacre , soulTrit avec eux le martvre le iJ} avril 251.
II. AGATEODORE (saint), évéque, martyrisé en Chersonèse , avec huit autres pontifes , au iv« siècle . est honoré avec eux le 4 mars.
I. AGATHON (saint), pape, fut surnommé le Thaumaturge à cause de ses miracles. Il monta sur le trône pontifical le 26 juin 679, et mourut le 10 janvier 682. Il envoya ses légats au concile œcuménique tenu à Constantinople contre les monothélifps. lo»/. Platina, Duchesne.
II. AGATHON. L'Église honore encore plusieurs saints de ce nom : 1" le 14 février, un exorciste brûlé pour la foi à Alexandrie , au i*'' siècle ; 2" le 4 septembre, un martyr éthiopien au ii« siècle ; 3" le 7 septembre , un soldat qui, en 250, eut la tète tranchée pour avoir voulu repousser ceux qui insultaient aux restes des martyrs; 4» le 5 juillet, un martyr sicilien qui mourut en 452 avec sainte Triphène ; 5° le 8 juillet, un moine de Fontenelle, en Norniandie . disciple et proche parent de saint Vendrille, en (i60;6° un évéque d'Hoste; 7° un pieux solitaire qui, pour s'accoutumer au silence, ayant gardé pendant trois ans une pierre dans sa bouche, ne put plus proférer une seule parole.
III. AGATHON , lecteur de la grande église de Constantinople, fut nommé secrétaire du sixième concile général. En 712, il composa un ouvrage au sujet du tyi-an Bardanes , surnommé le Philippique. Il se" trouve dans le tom. VI« des Conciles, p. 14^11.
I. AGATHONICE ou AGATHONIQDE (sainte), sœur de saint Papvle, martyr, se jeta dans le feu qui consumait son frère et mouiiit avec lui.
II. AGATHONICE ou AGATHONIQUE, vierge, martvrisée à Carthage vers 258, est honorée le 10 août.
AGATHOPE (saint), un des dix martyrs de Crète, sous Dèce, en 250, est nommé dans les Annales de Baronius, et honoré avec ses compagnons le 13 décembre.
AGATHOPOCLES. qui assista à la mort de saint Ignace , martyr, a décrit le martyre de ce saint, et son récit a été publié par L'ssérius dans son Appendice aux Lettres de saint Ignace ; Londres. 16i7, in-4".
I. AGATHOPODE (saint), diacre d'Antioche au lie siècle , est lionoré avec saint Philnn le 25 avril.
II. AGATHOPODE (saint), diacre, jeté dans la mer avec saint Théodule, au rv» siècle, sous l'empereur Maximien et le président Faustin. On l'honore le 4 avril.
AGATIO DI SOMMA, savant italien du
xvne siècle, a fait en italien ime Vie de Pie V qui a été traduite en français par Félibien , et mise à Y Index . ainsi que la traduction. (Décret. 31 rnartii 1681.)
I. AGATHOPOLIS , ville épisc. de Thrace , sous Farchevéché d'Hadrianople , dans l'Hémimont, appelée aujourd'hui Gotopoli. C'est maintenant le titre d'un évêché in partihus. Voy. Codin, de Offic, p. 3ît5. De Commanville, /" Table alphabet., p. 7. Gaet. Moroni , vol. I»"", p. 121.
II. AGATHOPOLISon SAINTE-AGATHE-DES- GOTHS, ville épiso. d'Italie, sous la métropole de Bénévent, et située sur la frontière de la terre de Labour. Voy. de Commanville, ibid. Gaet. Moroni, vol. I". p. 120.
AGAUNE ou ACAUNE, en Valais, lieu qui a
t»ris le nom de Saint -Maurice depuis que la égion Thébaine y fut décimée. Sigismond, roi de Bourgogne, y construisit en 515 un monastère qui est devenu fort célèbre. Il s'v est tenu depuis deux conciles : l'un le 14 mai 5^, l'autre en 888.
AGDE (Agatha), ville épisc. qui était sous la métropole ae Narbonne. Son premier évéque connu est saint Yenance , vers l'an 405. En 5Î)6, on y célébra un concile de 24 évéques et de 10 députés de diverses provinces des Gaules, sous la présidence de saint Césaire, évéque d'Arles. Ce siège a été supprimé par le concordat de
AGE, père de Semma, un des braves de l'armée de David. Voy. II Rois, xxiii, 11.
1. ÂGE. L'âge d'une personne se prend du jour de sa naissance, et se prouve, parmi les chrétiens, pai' le registre tenu par le cm'é de chaque paroisse de tous les nouveau -nés. Les lois de l'Église fixent un âge requis non-seulement pour les Ordres mineurs et majeurs, pour l'épiscopat, le cardinalat, la papauté, mais encore pour les autres fonctions, charges ou dignités, comme celles d'abbé, de prieur, de curé, de chanoine , etc. ; de sorte que le défaut d'âge rend irréguher tant pour les Ordres que pour les bénéfices. Le Pape seul est en possession du droit de donner des dispenses d'âge. C'est du jour de la naissance que doit se compter làge requis pour les Ordres et poiu" les bénéfices. Voy. Sacr. Congreg. Concil. in Crotonen., 4 décemb. 1627. Rota Rom., part, xviii, tom. I*% decis. 26:^, n» 13.
IL ÂGE D'OR. En terme d'herméneutique sacrée , làge d'or signifie les temps heureux décrits par les prophètes. Les rationalistes, fondés sur le principe que l'idée du Messie che« les Juifs a une origine purement humaine, prétendent faussement que toutes les fois que les prophètes décrivent làge d'or, ce sont les temps du Messie qu'ils nous représentent. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., etc., tom. III, p. 325,
III. ÂGE DU MONDE. Le moment précis où le monde est sorti des mains du Créateur nous est inconnu ; et le récit mosaïque du déluge, qui sert à en fixer l'époque , présente lui-même des dates dilTérentes dans ses divers textes. En eft'et, selon l'hébreu, l'univers comptait 1656 années d'existence quand ce grand cataclysme a eu lieu; selon le samaritain, l;iti7 seulement; mais selon les Septante, 22i2. Cette différence des trois textes a produit une infinité d'opinions opposées sur l'âge véritable du monde. Parmi tous les sentiments qui partagent sur ce point les chronologistes, on distingue comme le plus généralement suivi jusqu'ici celui d "Ussérius, qui, adoptant le texte hébreu, donne à l'imiversune existence de 4000 ans avant Jésus-Christ, et de
AGGE
AGIE
400i avant Tore vulgaire. Mais ceux qui ont admis celte opinion tiennent bien souvent compte de l'ère vulgaire sans pour cela en l'aire mention. Ainsi ils disent simplement 400i ans avant Jésus-Christ, et de même pour les autres dates de chronologie. Depviis quelque temps, il faut bien le reconnaître , on abandonne le texte hébreu povn- siiivre celui des Septante.
AGELLI ou AGELLIUS (Antoine), né à Sorrento, évoque d'Acerno , et mort en 1608, après s'être démis quatre ans auparavant de son évêché, s'est distingué par son érudition et ses connaissances dans les langues anciennes. Avant d'être évêque, il dirigea l'imprimerie du "Vatican, et fut employé à l'édition grecque des Septante. Il a laissé des Commentaires sur les Psaumes, le Cantique des cantiques, les Proverbes de Salomon , les Lamentations de Jérémie , Habacuc; mais son Commentaire sur les Psaumes est le meilleur de tous. Agelli a fait plusieurs autres ouvrages qui sont restés manuscrits à Rome. Voj/. Ugheli, Ifalia sacra, tom. VII. Le Long, HUdioth. sacr. Moréri, édit. de 1759.
AGELNOTH. Voy. Egelnoth.
AGEN (Agennum, Aginnum), ville dont le siège épiscopal, érigé en 350, est suffragant de Bordeaux. Voij. de Commanville, Tables géogr. et chron. P" Table alphabet., p. 7.
AGENARDUS. Voy. Egixard.
AGENDICUM. Foi/. Sens.
AGENTS DU CLERGÉ. Il y avait autrefois en France deux prêtres résidant à Paris, et choisis tour à tour par deux provinces du royaume, pour y gérer les affaires du clergé ; ce qui les ht a'pYyeXev agents généraux du clergé. Leur charge ne durait que cinq ans, c'est-à-dire l'intervalle qu'il y avait entre les assemblées du clergé. Suivant l'édit du mois d'avril 1695, ils étaient autorisés à poursuivre dans les parlements, comme parties principales ou intervenantes , les affaires qui regardent la religion, le service divin, l'honneur et la dignité des personnes ecclésiastiques des diocèses qui les avaient nommés, et à y demander ce qu'ils croyaient être de la dignité et de l'intérêt général du clergé du royaume lorsqu'il ne serait pas assemblé.
AGENTS IN REBUS. Voy. ApocRisiAinE.
AGERI (Agoricus), évêq. Voy. Ami.
AGERICUS . abbaye. Voy. Airy.
Ages du monde. Ce sont des époques qui embrassent un certain nombre de siècles, et dont les deux termes sont fixés par des événements qu'on regarde comme les plus remarquables dans l'histoii-e du monde. Nous les diviserons en sept, avec une partie des' chronologistes. Ainsi le 1" âge s'étend depuis le commencement du monde jusqu'au déluge; il comprend 1656 ans. Le S" âge, depuis le déluge jusqu'à l'entrée d'Abraham dans la terre promise, en 2083; il comprend 427 ans. Le 3"^ âge, depuis l'entrée d'Abraham dans la terre promise jusqu'à la sortie des Hébreux de l'Egypte, en 2513; il comprend 430 ans. Le 4" âge, depuis la sortie d'Egypte jusqu'à la fondation du temple de Salomon , en 2992 ; il comprend 479 ans. Le 5« âge, depuis la fondation du temple de Salomon jusqu'à la captivité de Babylone , en 3416 ; il com- Êrend 424 ans. Le 6« âge, depuis la captivité de abylone jusqu'à la naissance de .Tésus-Christ, en 3416, comprend 584 ans. Le 7« âge enfin a commencé à la naissance de Jésus -Christ, et doit s'étendre jusqu'à la lin du monde.
I. AGGÊE, le 10« des 12 petits prophètes, revint de Babylone avec Zorobabel. 11 fut suscité de Dieu pour exhorter les Juifs à reprendre la construction du temple, interrompue sous
Cyrus et Cambyse , son lils et son successeur. Le ch. ii^^ d'Aggée renferme une vraie prophétie messianique; c'est le sentiment des Pères de l'Église des anciens talmudistes , des rabbins les plus célèbres et de tous les interprètes catholiques, à l'exception de quelques catholiques, tels que le P. Houbigant et Jahn. Ajoutons que l'herméneutique et l'exégèse viennent à l'appui de ce sentiment universel. Les Grecs honorent la mémoire de notre prophète le 16 décembre , et les Latins, le 4 juillet. Voy. Encyclopéd. cathoL. tom. I", p. 496, 497.
II. AGGÉE, martyr de Bodon, en Mysie, mis à mort en 304 , sous Maximien , est cité dans le Martyrologe au 4 janvier,
AGGI , de la tribu de Gad , chef de la famille des Aggites. Voy. Nombres, xxvi, 15.
AGGITH ou AGGITH, une des femmes de David. Voy. II Rois, m , 4, etc. II Paralip., m, 2.
AGGRAVE ou AGGRAVATION est la sentence d'excommunication que le juge ecclésiastique porte, en suite du monitoire, contre ceux qui n'ont pas obéi aux monitions précédentes. L'aggrave, outre la privation des biens spirituels, interdit le commerce de la vie civile. Elle se publie ordinairement au son des cloches, et avec des cierges allumés qu'on tient d'abord en main, et que Ion jette ensuite par terre en les foulant aux pieds. On expose même quelquefois des cercueils dans l'église, et on y célèbre des cérémonies lugubres : appareil effrayant qui a pour but , soit de jeter plus de terreur dans l'âme des coupables et de leur inspirer des sentiments de pénitence, soit de frapper d'une crainte salutaire tous les assistants. Voy. L. Ferraris, au mot Excommunicatio , art. 1", noS, 9, et compar. Excommunication, Anathème, Réaggrave.
AGGRÉGATION , AGGRÉGÉ. Il y avait autrefois dans plusieurs diocèses de France des communautés de prêtres qu'on appelait dans certains pays filleuls, communaiistes, et dans d'autres, aggrégés; ces prêtres faisaient corps sans lettres patentes ; ils étaient ordinairement natifs des paroisses où ils s'établissaient, et quand ils étaient étrangers ils payaient un aroit d'aggi-égation. Ils se sont souvent attribué la plus grande partie des fonctions curiales ; mais un arrêt du parlement de Paris de 1726 réduisit à de justes bornes leurs prétentions.
AGHTAMAR, ile au milieu d'un grand lac, nommé Varaspuracan. On sait qu'en 1341 le pape Benoit XII distinguait, parmi les Arméniens , trois catholiques : celui de Colombe ou d'Eschméazin ; le catholique de la petite Arménie, cest-à-dire de Sis, et celui d .\ghtamar.
AGIER (Pierre-Jean), magistrat français , né à Paris en 1748, et mort l'an 1823, embrassa avec chaleur la cause de l'Église constitutionnelle, et la soutint avec la même ardeur jusqu'à la fin de sa vie. Nous citerons, parmi ses nombreux ouvrages : l" Tiaitc du mariage dam ses rapports avec la religion et les lois nouvelles de la France; Paris, 1800, 2 vol. in-8»; — 'if' Justification de Fra-Paoh Sarpi, 1811, in-8»;
3" Vues sur le second avènement de Jésus-Christ , ou analyse de l'ouvrage de Lacunza. etc.; 1818, in-8"; — 4° Psaumes nouvellement traduits sur l'hébreu et mis dans leur ordre naturel, avec des explications et des notes critiques, etc.; 1805), 3 vol. m-H" ; et le même ouvrage abrégé en latin ; 1818, in-16;, — 5" Prophéties concernant Jésus- Christ et l'Eglise e'parses dans les livres saints, avec des explications, des notes, etc. ; 1819, in-8" ; — 6" les Prophètes nouvellement traduits sur l'hébreu , avec des explications et des notes critiques;
ACtNA
AGNÈ
1820-l!^2-2, 9 vol. 111-8"; — 7" Commentaire sur l'Aiiocntupse: 18'23, 2 vol. in -8". Dans tous ces «)uvrages Agier se moiitie le défenseur du jansénisme. Voij. une juste appiéciation de cet auteur et de ses ouviages dans V Encyclopédie
cat)loliniip,
AGILBERT ou ADILBERT, évéque de Paris, mourut vers (581. 11 prêcha d'aboi'd la foi en Il lande et en Angleterre, puis il gouverna lÉi;lise des Saxons occidentaux pendant li ans, et levint à Paris, dont il fut nommé évèque. Voy. Gaet. Moroni. vol. V", p. P2;}.
AGILE ou AILE, AYLE (saint), dit Ayilns Heshacensis . issu dune des plus illustres familles de la Bourgogne , moinut vers (i"JO. 11 prêcha la foi dans hi Bavière et fut le premier abbé de Rébais, monastère bâti par saint Ouen, dans le diocèse de Meaux. Voy. Mabillon, ^Ic/. des SS. Jiéne'd., tom. II.
AGILES (Uaymond), dit de Porfio/ alla en Terre-Sainte, 1 au lOiNi, comme chapelain d"Aimar de Monteil. 11 se trouva à la prise de .lérusalern et en écrivit Ihistoire . qui se trouve dans le recueil de Bongars, et intitulé : Gesta Deiper Fruiiras. Vnij. Moréri.
AGILGON (Salomon), rabbin, mort en 1728, après avoir été chef de la Synagogue de Londres, puis de celle d'Amsterdam. Il a ajouté au Talmud des notes criti(|ues imprimées à Amsterdam en 1714. Voy. ^Volf, BibliotU. hebr., tom. III, p. KW.
AGIOGRAPHE. Koy. Hagiogr.vphe.
AGIONITES. l'oy. Agvnmens.
AGIUS, piètre et moine de la nouvelle Corbie, en Saxe , dans le i.x." siècle. Il a écrit la Vie de .sainte Hathumude, première abbesse de Gandersheim, et un dialogue en vers élégiaques sur sa mort. Voy. 1). Rivet, Hist. lit ter. de la France , tom. \', p. ii8.
AGLAË. \<>i/. BoNiF.vcE, martvr.
I. AGLIBERT (saint), évéque îlAngei-s, 700, est hoiioi é avec saint Godebert le 6 mars , jour de