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DODA

Dictionnaire eiicyclopéd. de la théol. catholique.

DOCH. Voy. Dagon, n" II.

DOCHIUM , ville épisc. de la grande Arménie. Cet évèché fut uni à Amasie d'Hélénopont ; on n'en connaît gu'un évèque , Vartane , qui assista et souscrivit au concile de Sis.

DOCIMIUM , ville épisc. de la Phrygie Salutaire , située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Synnade. Elle a eu cinq évêques, dont le premier, Antoine, souscrivit à la lettre des évêques ariens qui sortirent du concile de Sardiquepour s'assembler à Philippopolis. FoJ/.Le- (mien,Onens Christ., tom. I,p. 853. Richard et Giraud.

DOCKINGHAM, en latin DocWwz/m* (Thomas), théologien et chancelier de l'université d'Oxford , vivait vers l'an 1270. On lui doit des Comnientuires sur les qmtn; livres des Sentences; Paris, 1505. Dockingham a fait anssi un Traité des différents symboles de la Foi et des Commentaires sur le Deutéronome, le prophète Isaïe, les Épitres de saint Paul et l'Apocalypse de saint Jean ; mais ces divers ouvrages sont restés manuscrits. Voy. Richard et Giraud.

I. DOCTEUR , celui qui a passé par l'examen et par tous les degrés d'une faculté , et qui a le pouvoir d'enseigner ou de pratiquer la science ou l'art dont cette faculté fait profession. On croit généralement que c'est vers le milieu du xii* siècle qu'on a substitué le titre de docteur à celui de maître, qui avait été jusqu'alors en usage. Nous allons dire un mot des différentes sortes de docteurs. Le mot docteur a été appliqué comme surnom à quelques savants théologiens ; ainsi on a surnommé saint Thomas d'Aquin Doctor angelicus ; saint Bernard , Doctor mellifluus ; saint Bonaventure, Doctor serapliicus ; Alexandre de Halès, Doctor iiyefragabilis, etc.

II. DOCTEUR est, chez les Grecs, le titre d'une dignité ou d'un office ecclésiastique. Ils appellent docteur de l'Évangile celui qui interprète les Évangiles; docteur de l'Apôtre, celui qui interprète les Épitres de saint Paul , et docteur du Psautier, celui qui interprète les Psaumes. Cela vient de, ce qu'on lisait dans l'église les Évangiles , les Épitres et les Psaumes , que l'évéque expliquait ensuite , et que les prêtres expliquèrent depuis. Voy. Meursius, Glossaire. Goar, Eucolngium.

m. DOCTEUR DE LA LOI. C'était, chez les anciens Juifs , un titre d'honneur ou de dignité. Quand on voulait élever quelqu'un au rang de docteur de la loi, on lui mettait dans les mains une clef et les tables de la loi. C'est à cet usage que Jésus -Christ fait allusion, quand il dit : « Malheur à vous , docteurs de la loi , parce vous avez pris la clef de la science ; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes , et ceux qui entraient, vous les en avez empêchés (Luc , xi, 52)! » Les docteurs juifs sont aussi appelés rabbins.

IV. DOCTEUR DE L'ÉGLISE , nom donné à ceux des Pères de l'Église dont la doctrine et les opinions ont été le plus généralement suivies et autorisées par l'Église. On les appelle docteurs de l'Église , parce qu'ils n'ont pas seulement enseigné dans l'Église, mais qu'ils ont enseigné l'Église elle - même , comme dit Benoit XIV. {De Canonizat., 1. IV, part. II, c. xi, n" 11.) L'Église grecque en compte quatre : saint Athanase , saint Basile le Grand , saint Grégoire de Nazianze et saint Jean Chrysostome; il y en a six de l'Église latine : saint .\mbroise, saint Jérôme, saint Augustin, saint Grégoire le Grand, saint Thomas d'Aquin et saint Hilaire , que notre saint Père le pape régnant, Pie IX, a dé-

claré docteur de l'Église universelle , en prescrivant pour le jour de sa fête la messe et l'office des docteurs.

V. DOCTEUR EN DROIT. On en distingue trois sortes : les docteurs en droit civil, les docteurs en droit canon, et les docteurs en l'un et l'autre droit.

VI. DOCTEUR EN THÉOLOGIE. C'est le titre de celui qui a pris le degré de docteur dans une faculté de théologie en quelque université. Les différentes universités de France n'exigeaient pas toutes le inême temps d'étude pour obtenir ce degré, et n'observaient pas absolument les mêmes cérémonies de l'inauguration ou prise du bonnet. Dans la faculté de théologie de Paris , on demandait sept années d'études , savoir : deux de philosophie, après lesquelles on recevait ordinairement le bonnet de maître es arts; trois de théologie, qui conduisaient au degré de bachelier en théologie , et deux de licence, pendant lesquelles les bacheliers étaient dans un exercice continuel de thèses et d'argumentations sur l'Écriture sainte, la théologie scolastique et l'histoire ecclésiastique. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, eccle's. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol.

DOCTRINAIRE, clerc régulier de la doctrine chrétienne. Il y eut deux congrégations de ce nom, l'une en Itahe, l'autre en France. La première commença sous Pie IV, et fut établie par Marc de Sedis-Cusani, qui s'unit à quelques personnes pour enseigner la doctrine chrétienne aux enfants et aux ignorants. Grégoire XIII approuva les constiutionsde cet Ordre. La seconde fut établie en France Tan 1592, par le P. César de Bus , et confirmée par Clément VIII. Voy. Bus, no II. Hélyot , Hist. des Ord. reliq., part. Ill, ch. xxxiv et XXXV. Richard et Girauà. Encyclop. cathoL, au Supplém. , art. Doctrine chrétienne (Pères de la).

DOCTRINE. On entend par ce mol les dogmes, les maximes ou les préceptes de la religion chrétienne. Le premier devoir des évêques est d'instruire et de faire instruire leurs diocésains de la foi et des préceptes de notre religion , en quoi consiste la doctrine de l'Église; le droit canon est formel à ce sujet : Episcopum oportet opportune et importune ac sine intermissione Ecclesiam docere,eamque prudenter regere et amare , et a vitiis se abstineat, ut salutemconsequi posait œternam. Le même canon impose à l'Église de l'évéque le devoir d'accueillir avec amour la doctrine de son pasteur comme étant l'envoyé de Dieu, le héraut de la vérité : Et illa cum tanta reverentia ejtts doctrinam suscipere débet , eumque amare et diligere ut legatum Dei et prœconem veritatis. (C. 7, 10, q. 1.) Or, selon Benoît XIV, ce devoir imposé à l'évéque s'étend aussi au curé et à tous les ecclésiastiques qui ont charge d'àmes : Doctrina christiana est fiaelibus populis tradenda ub episcopis , a parochis aliisque animarum curam habentibus. (institution., tit. X; Constit. Etsi minime. § 2.)

DODANEou DODÈNE, DUODENA, moraliste française, née à Uzès en 843, a écrit en latin un Manuel en 60 chapitres ; elle y donne d'excellentes leçons à ses enfants, et surtout à son fils aîné Guillaume, devenu duc d'Aquitaine. Voy. Mabillon, Acta Sanctorum Ord. S. Benedicti, tom. V, Appendice. Moréri, Diction, histor. La 'Nouv. Biogr. génér.

DODAinM ou RHODANIM, selon la leçon du Samaritain, des Septante, et du texte hébreu lui-même dans l'endroit parallèle (I Paralip., 1 , 7), dernier fils de Javan , qiii , selon les uns , peupla l'ile de Rhodes, et, selon les autres, fut

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