DODO
le père des Dodoniens, habitants de Dodone, ancienne ville d'Épire. Ce dernier sentiment est le seul fondé, si l'on admet la \eçon Dodiini m. Voy. Genèse, x, 4, et les commentateurs sur ce passage.
DOfiART ou THÉODART (saint), fils d'un gentilhomme français, mort lan 668, fut placé sous la discipline de saint Remacle, abbé de Cougnon , qui devint évéque de Maëstricht. Sa vertu et le talent qu'il possédait comme administrateur le firent placer à la tète des monastères de Stavelot et de Malmédy, situés l'un dans le diocèse de Maëstricht, et l'autre dans celui de Cologne. Saint Remacle s'étant démis de son évèché l'an 662, obtint que Dodart lui succéderait; ce dernier s'appliqua à gagner tous les cœurs à Jésus -Christ, conserva les biens temporels de son Église, et déploya le plus ^rand zèle pour recouvrer ceux qu'on lui avait injustement ravis. Il fut assassiné dans la forêt de Riwald, au moment où il allait se plaindre à Childéric II des usurpations faites sur son Église. On met sa fête au 40 de septembre, ['oy. Richard et Giraud.
DODAU , père du prophète Éliézer. Voy. II Paralip., XX, 37.
^OODD (William), anglican, né à Bourne l'an 1729, mort en 1777, acquit une certaine réputation comme prédicateur, et fut nommé chapelain du roi. Outre des ouvrages littéraires , il a laissé : !<> Commentar-y on the Bible: 1765,3vol. in-fol.; — 2" Sermons on the Parables and Miracles; 1758, 4 vol. in-8"; — 3» Semions on the Duties of the Great, translatée from the french of Massillon ; 1769, in-8»; — 4° The Frequency of capital punishments inconsistent with justice, sound prAicy and religion ; 1772 , in-S". Voy. la Now'. Bi'igr. génér.
DODDRIDGE ou DODERIDGE (D. Philippe}, pasteur et prédicateur anglican, né l'an 1702, mort à Lisbonne l'an 1751. On a de lui, outre d'autres écrits : \° Four sermons on the éducation ofchildren; Londres, 1732; ils ont été traduits en français par M. Bertrand; — 2» The Absurdity and iniquity of persécution for conscience sake; 1736 ; — 3" nise and progress of religion in the soûl ; Londres, 1744. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
DODE (sainte), abbesse* du monastère de Saint-Pierre de Reims, vivait au vu' siècle ; elle succéda à sainte Beuve, sa tante , dans le gouvernement de cette maison, et marcha dignement sur ses traces; elle suivit la sainteté de ses exemples et se conforma à ses exhortations. L'Église les honore toutes deux le 24 avril. Voy. VEucuclop. cathol., au Supplém., art. DoD.
pODECHIN , allemand , vivait du xii* au xiii» siècle, et était abbé de Saint-Disibod. Il a laissé la Relation d'un voyage qu'il avait fait dans la Terre-Sainte, et a continué la Choniquede^airianus Scotus.
DODERIDGE. Voy. Doddridge.
DODO (Augustin), né dans la Frise, mort en 1501, était chanoine de Saint-Léonard à Bàle. Il fut le premier qui rassembla tous les écrits de saint .Augustin , en y ajoutant des Commentaires; mais , la mort l'avant enlevé avant la publication de son ouvragé , Amerbach l'imprima sous le titre de D. Augustini Opéra omnia: Bàle, 1504. ^ ' '
DODONE (Dodona), ville épisc. de l'Épire , au diocèse de riUyrie orientale, sous la métropole de Nicopolis. Elle fut érigée au y« siècle. La Notice de Léon en fait le premier évèché suffragant de Lépante. On n'en connaît que cinq évéques , dont le pi emier, Théodore, assista au
concile d'Éphèse. Voy. De Commanville,/" Table alphabet. Richard et Giraud.
DODSON (Michel),jurisc. anglican, né à Mari borough l'an 1732, mort à Londres en 1799, faisait des Écritures saintes sa passion favorite ; il appartenait à une société instituée pour propager la connaissance de la Bible. Il a composé en anglais, outre quelques ouvrages biographiques , une Nouvelle traduction d'isaie , avec des notes, pour faire suite à celle du docteur Lowth, et des observations sur quelques parties de la traduction et des notes de ce savant évéque, par un laïque: 1790, in-8°. Voy. Feller, Biogr. univers.
DODS'WORTH (Roger), historien anglican, né à York l'an 1585, mort en 1664, a fait, avec Guillaume Dugdale : Monasticon Anglicanum, or the history of the ancient abbeyies , monasteries , ho^pitals, cathedrals and collégiale churches with their dependences in Englana and Wales; Londres, 16o5, 1661 et 1673, in-fol., et 1722, 1723, 2 vol. in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv, Biogr. génér.
I. DOD"WELL (Henri), né à Dublin en 1641 , mort à Shotterbrook l'an 1711, professa l'histoire à Oxford. C'était un homme très-savant, mais qui avait sur certains points des idées aussi smgulières qu'erronées. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° une Préface à l'ouvrage intitulé : Introduction to a Devout life, by Francis de Sales: Dublin, 1673, in-12; — 2» Disseriationes Cyprianœ; 1682 et 1684; une de ces dissertations, intitulée de Paucitate Martyrum, a été réfutée par D. Ruinart; — 3° Dissertation on Irenœus; 1689, in-S"; — 4° ^ Letter conceminy the immortality of the soûl; 1703, in-4°; — 5" Epistolary discourse, proving from the Scriptures and the first Fathers, that the soûl is a principle naturally mortal, but immortalized by the pïeasure of God , to punishment or to reward , by ils union with the divine baptismal fpirit, etc.; Londres, 1706. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol. D. Ruinart, Prœfat. gênerai, in Acta Martyr., | 2, 3.
IL DODWELL (Henri), jurisc. anglican, déiste, de la seconde moitié du xviii« siècle , a laissé : Christianity not founded upon argument ; Vi^l; ouvrage qui causa en Angleterre un grand émoi, mais (jui fut réfuté par Leland- Doddridge et par Guillaume Dodwell, le propre frère de l'auteur. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DŒDÉRLEIN (Jean -Christophe), luthérien, né à Windsheim en 1748, mort à lénal'an 1792, joignait à une mémoire heureuse une profonde érudition et un style pur. Il a contribué à introduire en Allemagne le nouveau système théologique qui règne aujourd'hui dans le plus grand nombre des universités luthériennes; mais il n'alla pas aussi loin qu'on est allé depuis; il parait même que dans les dernières années de sa vie il vit avec inc^uiétude les conséquences de ces nouvelles opinions, et qu'il voulut en arrêter les progrès. Il professa la théologie à Altdorf et à léna. Ses principaux ouvrages sont : 1° Esaius, ex recensione textus hebrœi , etc.; Altdorf, 1778, in-8<»; 1780 et 1789; — 2» les Proverbes de Salomon, avec des notes; en allemand, ainsi que les deux suivants; ibid., 1778, in -8»; 1782 et 1786; — 3» /e Cantique des cantiques, avec des notes; léna, 1784 et 1792, in-8»; — 4» Suntma institutionis theologi christ iani: .\ltdorf et Nuremberg, 1782, in-8»; 1793 et 1797; — 5° Instttutio theologi christiani, in capitibus rehyionis theoreticis, nostris temporibus accomnwdata:!^dorf, 1780-1781, in-S»; 1782, 1784, 1787 et 1791 ;
DOIG
DOLI
— 6* Opmcula théologien; Leipzig, 1789, in-S". Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. géne'r.
DOEG, Iduméen, était le plus puissant des pasteurs de Saiil. Il avertit ce prince que David était allé à Nobé demander de la nourriture au grand prêtre Achimélech, et, en présence et par l'ordre de Saûl , il tua tous les prêtres de ce lieu , au nombre de quatre-vingt-cinq. Voy. I Rois, XXI, 7; xxii, 18.
DŒRING ou DORING (Jean -Pierre), théologien et philosophe, né à Hamm l'an 1704, mort a Borkem en 1754, fut élevé dans la religion catholique; mais il embrassa le protestantisme et remplit diverses fonctions pastorales. Ses principaux ouvrages sont : 1° Auctoritas ponfificia ex ipsis pontificiorum decretis seu jure canonico eversa et refutatu; Marbourg, 1734, in-4»;
— 2" le Véritable usage de la i-aison, etc.; ibid., 1748 , in-S"; — S» Heures de loisir philosophiques, etc.; ibid., 1753, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. ge'nér.
DOGMATIQUE , se prend principalement dans deux sens : 1» pour ce qui appartient au dogme, ce qui le concerne. On ApipeWe jugement dogmatique un jugement prononcé sur le dogme ou sur les matières qui y ont rapport. Un fait dogmatique est un fait relatif au dogme. Lorsque l'Église a prononcé sur des faits dogmatiques, nous devons à ses décisions un acquiescement de cœur et d'esprit , et non point un simple silence respectueux, comme l'ont prétendu les jansénistes à l'occasion de la condamnation du livre de Jansénius ; 2" par extension , pour ce qui est consacré, usité dans l'école. C'est ainsi qu'on dit terme dogmatique, style dogmatique. Voy. les théologiens dans le Traité de l'Eglise. Bergier, Diction, de théol.
DOGMATIQUE (La), terme que quelques personnes emploient aujourd'hui pour désigner la science des dogmes ou la théologie dogmatique, en tant que distincte de la théologie morale.
DOGMATISER, terme qui s'emploie plus communément pour exprimer l'acte de celui qui sème des erreurs et des principes pernicieux. Ainsi l'on dit que Calvin et Socin commencèrent à dogmatiser en secret, et qu'enhardis par le nombre des personnes séduites, ils répandirent leurs erreurs. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol.
DOGME (Dogma), mot grec qui signifie maxime, axiome, d'une science en général ; mais il se dit plus spécialement d'une proposition , d'un principe étabh en matière de religion, d'une vérité de foi. Ainsi nous disons les dogmes de la foi pour exprimer les vérités que Dieu a révélées et que nous sommes obligés de croire. L'Église ne peut pas créer de nouveaux dogmes; mais elle nous fait connaitre avec une certitude infaillible ceux que Dieu a révélés. Voy. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., résoud les objections faites par les incrédules et les protestants contre les dogmes.
DOIGT, en parlant de Dieu, marque sa puissance et son opération. Les magiciens de Pharaon reconnurent le doigt de Dieu dans les miracles de Moïse; Dieu écrivit de son doigt les tables de la loi ; les cieux sont l'œuvre des doigts de Dieu; et, dans saint Luc, Jésus -Christ dit qu'il chasse les démons par le doigt de Dieu. Voy. Exode, viii, 19; xxxi,18. Psaume viii, 3. Luc, XI, 20.
DOIGTIER, nom donné à un mouchoir de toile que portaient les chanoines de Reims au petit doigt de la main gauche lorsqu'ils célébraient au grand autel. Ce doigtier faisait les
fonctions du manipule, qui n'est plus aujourd'hui qu'un ornement. Les moines de Chesal- Benoît portaient aussi, outre le manipule, un doigtier au bras gauche. Voy. Claude de Vert , Cérém. de l' Eglise, tom. II , p. 320.
DOL (Dola, Dolum), ville de Bretagne qui fut érigée en évèché l'an 565, et en siège archiépiscopal l'an 848. Mais, en 1198, Innocent III ordonna que Dol serait remis sous l'archevêché de Tours, ainsi que les autres évèchés de Bretagne. Il s'y est tenu deux conciles, l'un en 1094, et l'autre l'an 1128. Le siège de Dol a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. De Commanville, /" Table alphabet., p. 91. Richard et
DOLBEAU (Jean), chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris, a laissé : Avertissement aux incrédules, avec l examen de la distinction du fait et du droit; 1668.
DOLCI (Le P. Sébastien), de l'Ordre des Frères -Mineurs de l'Observance, né à RaOTse l'an 1699, mort vers 1770, fut nommé théologien de la république de Raguse , et occupa d'une manière brillante les principales chaires de l'Italie. Il se distingua par sa science, son éloquence et sa piété. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» Maximus Hieronymus vitœ suœ scriptor, sive de moribus, doctrina et rébus gestis D. Hieronymi; Ancône, 1750, in-4''; — 2" Ragusini archiepiscopatus antiquitas eorumque antistit'um chronologia ; ibid., 1761. Voy. la Nouv. Biogr. aénér.
liOLERA (Clément^, franciscain , né à Moneglia l'an 1501 , mort a Rome en 1568, fut général de son Ordre. L'an 1557, Paul IV le nomma cardinal, puis évêque de Foligno. On a de lui : 1° Compendium catholicarum Institutionum ad Chris tianam theologiam; Rome, 1562 et 1565, in-B» ; — 1" de Symbolo Apostolorum ; — 3" de Sacramentis ; — 4" de Prœceptis divinis; — 5" de Peccatis et eorum differentiis ; — 6° de Consiliis evangelicis; — 7" de Ccelibatu sacerdotum; — 8° de Œcumenico concilio. Voy. Aubéry, Hist. des Cardin., tom. IV, p. 551. Wading, ^?2nafeî Ord. Minor. Le P. J. de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I, p. 271.
DOLET (Etienne), typographe et humaniste , né à Orléans l'an 1^09, mort à Paris en 1546. On lui doit : 1» Catu christianus, opuscule théologique; 1538; — 2' Lihri très de legato, de immunitate legatorum et de Joannis Langiachi, Lemovicensis episcopi, legationibus ; Lyon, 1541, in-4'' ; — 3° les Épitres et Évangiles des 52 dimanches, avec briève et très-utile exposition d'icelles; ibid., 1541 , in-S"; — 4" Exhortation à la lecture des saintes Lettres; Lyon , 1542, in-16; — 5" la Paraphrase de Jean Canipensis sur les Psalmes de David et l'Ecclésiaste de Salomon, faite française ;ïbiA., 1542, in-16; — 6" Bref discours de la République française désirant la lecture des livres de la sainte Ecriture lui être loisible en sa langue vulgaire (en vers), avec un petit Traité (en prose) montrant comme on se doit apprêter à la lecture des Écritures saintes et ce qu on y doit chercher; Lyon, 1554, in-16; —1° plusieurs autres dont la liste est indiquée dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XX. La (f^roix du Maine et Du Verdier, Biblioth. franc.
DOLFIN (M.), prévôt de Saint-Laurent de Brescia,a laissé : Il tempio di Dio, ossia la gitistificazione dell' uomo,simboleqgiata neUafaoïnca d'un nuovo tempio materiale; Brescia, 1760, in-H". Voy. Annales typograph.. 1762, mois de février, tom. I", p. 104 et 105. Richard et Giraud.
DOLIA {Oppidum Doliense), ancienne ville