‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 681 sur 1220 · DORO · texte numérisé non relu

DORO

eorumque comités; Rostok, 4736, in-4''. Voy. la

II. DORN (Jean-Christophe), théologien luthérien, né à Schleusingen , mort à Wolfenbuttel l'an 1752, exerça longtemps les fonctions de recteur du gymnase de Blankenbourg. On a de lui, entre autres ouvrages : i" Bibliotheca theologicocritica, secundum singulus divinioris scientiœ partes disposita; léna, 4721-4723, 2 vol. in-8»; — 2<* de Doctis impostoribus ; ibid., 4703, in-8". Voy. la Nouv. Bioc/r. génér.

DORNKRELL , ÛEBERHERTZ (Jacques), théologien luthérien, né à Lunebourg l'an 4643, mort à Hambourg en 4704, fut ministre à Holdenstadt, et, l'an 4690, devint préfet de Gulzow, dans la Poméranie ultérieure. Ses principaux ouvrages sont : 4" Spécimen Bibliorum liarmonicorum; — 2» Biblia Instorico - harmonica , sivc opus divinœ consonantiœ integrum; — 3" Jesu tractatus contra parum utilitatis habentes conciones ecclesiasticas , disputationes ; — 4" Politia amoris vere christiana et surnme beata; — 5" plusieurs disputes sous le nom de Corderius à Verimon, contre Samuel Schelwig, ministre et recteur à Dantzig. Voy. Moréri , édit. de Hollande , 4740, et de Paris, 4759.

DORNIBERG (Thomas), docteur en droit, né à Memmingen, vivait au xvi* siècle ; il était avocat du consulat de Spire. Il a donné un extrait des ouvrages de saint Jérôme, sous ce titre : Areola suavissima ex salutiferis floribus operum S. Hieronymi, etc.; Rome, 4472, in-fol.

DORNMEYER (André- Jules), protestant, recteur de l'école de Berlin, né à Lauwenstadt l'an 4674, mort en 4747, a laissé, outre quelques ouvrages à l'usage des écoles : Philologia sucra; Leipzig, 4699, in-8». Voy. Moréri , édit. de Hollande , 1 740, et de Paris, 4759.

DOROGOBONIA. Voy. Drogobuch.

DOROSTORUM, DÔROSTOLUM, ville épisc.

de la Mœsie inférieure, au diocèse de Thrace, sous la métropole de Martianopolis. Les Bulgares l'appellent Diristria ou Silisttna. De Commanville dit qu'elle fut érigée en évèché au v^ siècle , et qu'elle a un archevêché honoraire du rit grec. On n'en connaît que onze évèques,dont le premier, Dasius, soufl'rit le martyre sous Dioctétien. Voy. De Commanville , /f^ l'able alphabet. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XX, p. 226.

I. DOROTHÉE (saint), grand chambellan ou gouverneur des pages de la chambre de Dioctétien , fut étranglé pour la foi , après avoir souffert mille tourments. Il eut pour compagnons Gorgone, Pierre, Lucien, et plusieurs autres officiers de la chambre de l'empereur. Sa fête est marquée au 9 septembre dans le Martyrologe d'Adon et dans le romain moderne. Voy. Eusèbe, Hist., 1. YIII, c. i et vi. Lactance, de Mortib. persecutor., c. xv, et Instit., 1. V. Rufin, 1. VIII, c. VI. Tillemont, Mémoires, tom. V.

II. DOROTHÉE (saint), prêtre, ou, selon quelques modernes, évéque de Tyr. 11 confessa deux fois Jésus-Christ sous le règne de Dioctétien, et fut martyrisé sous Juhen l'Apostat, à l'âge de cent sept ans. Il ne faut point le confondre avec saint Dorothée ; évéque de Tyr , aussi célèbre

{)ar sa vertu que par sa science , lequel vivait à a lin du m» siècle , et dont Eusèbe parle dans son Histoire, 1. Vil , c. xxxvii. Voy. Baronius. Henschénius. Du Gange, Additions à la Chronique paschale. Tillemont, Mémoires, tom. V. Le P. Janning, Continuât, de Bolland., tom. I"', mois de juin. Richard et Giraud.

III. DOROTHÉE (saint), surnommé le Théhain, parce qu'il était né à Thèbes, en Grèce, mourut

à la lin du iv« siècle. Il s'était rendu en Egypte pour servir Dieu, et s'était enfermé dans une caverne située près du désert des Celles ou Cellules, entre Nitrie et Alexandrie. Là il vécut dans les plus grandes austérités et occupé à de pénibles travaux. Sa fête est marquée au 9 septembre. Voy. VaWade, Hist. Lausiaque. Sozomen, 1. VI, c. xxix. Rosweide, Vitœ Patrum. Richard

' et Giraud.

1 IV. DOROTHÉE (saint), archimandrite, né en Palestine, vivait au vi» siècle. Il se retira dans

I un couvent situé près de Gaza et dirigé par saint Séride; il fut le disciple de Jean, dit le Prophète, célèbre par sa piété. 11 bâtit un monastère près de Gaze et de Majume, et le dirigea jusqu'à sa mort. On a de lui : Doctrinœ seu sermones de vita recte et pie instituenda; ouvrage qui se trouve dans VAuctuarium de la Bibliothèque des Pères, ann. 4624. Voy. BoUandus, 23 février. Bulteau, Hist. monast. d'Orient., 1. IV, c. IX. Le P. Janning, Contin. de BoUandus, 5 juin. L'abbé De Rancé , abbé de la Trappe, Vie de sainte Dorothée.

V. DOROTHÉE (saint), surnommé le Jeune, né à Trébizonde, vivait du x* au xi" siècle. Il se retira à Amise, ville située aux extrémités du Pont et de la Paphlagonie, et se mit sous la direction d'un nommé Jean, qui bâtissait le monastère de Genne. 11 reçut les ordres sacrés, et plus tard il édifia le couvent de Cliiliotom ou Chiliocom, sur le bord du Pont-Euxin, du côté de la Bithynie, sous la règle de Saint-Arsène. 11 fut honoré du don de prophétie et de miracles. L'Église l'honore le 9 septembre. Voy. BoUandus, 5 juin. Richard et Giraud.

VI. DOROTHÉE (sainte), vierge et martyre deCappadoce, n'ayant point voulu adorer les idoles , fut mise enti'e les mains de deux femmes qui avaient été chrétiennes et qui étaient retournées à l'idolâtrie, afin qu'elles la pervertissent comme elles. Mais Dorothée les convertit, et elles subirent le martyre avant cette sainte, qui, dit-on, convertit un avocat nommé Théophile, au moment où elle marchait au supplice. On croit que le martyre de cette sainte arriva sous Dioclétien. Son corps est dans la célèbre église qui porte son nom , à Rome , et qui est dans le Transtévère. Elle est nommée dans l'ancien Martyrologe attribué à saint Jérôme. On l'honore le 6 février. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. V. Richard et Giraud. UEncyclop. cathol.

VII. DOROTHÉE (sainte), vierge d'Alexandrie, vivait au iv« siècle-, elle fut dépouillée de tous ses biens et condamnée à l'exil par Maximin Daia, qui ne put ni la séduire ni la faire renoncer à la foi. Eusèbe dit qu'elle s'exila elle-même pour se soustraire aux brutalités de Maximin. Voy. Eusèbe , Hist. ecclés., 1. VIII , c. xiv. Richard et Giraud.

VIII. DOROTHÉE, hérétique, vivait en 434, et était évéque de Martianopolis, en Mœsie. 11 soutint publiquement les opinions de Nestorius et prononça anathème contre ceux qui diraient que Marie était Mère de Dieu. Dorothée fut déposé et relégué à Césarée , par ordre de Théodose. Le P. Lupus, ermite de Saint-Augustin, a publié quatre Lettres de Dorothée dans son recueil : Ad Ephesinum concilium variorum Patrum epistolœ, etc.; Louvain, 4682, 2 vol. in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IX. DOROTHÉE, abbé, vivait l'an 454; il fut accusé, dans la quatrième session du concile de Chalcédoine, de partager les doctrines d'Eutychès, c'est-à-dire de professer que Jésus-Christ n'était pas consubstantiel aux hommes selon la

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chair, (ju'il y avait eu deux natures en lui avant l'union hypostatique, mais qu'après cette miraculeuse union il n'était resté qu'une nature mêlée des deux. Le concile anathématisa ces doctrines. Voy. la Nouvelle Biographie générale.

DORPinS (Martin), docteur de Louvain, né à Naëldwyck vers l'an 1480, mort à Louvain l'an 4525, fut recteur du collège du Saint-Esprit de Louvain. Outre des dialogues et des lettres , il a laissé : 1" de Assumptione Virginis Deiparœ; Louvain, 4514, in-4°; — 2" de LaudibusD. Pauli; Bàle, 4520; — 3» de Litteris sacris , etc.; ibid. Vog. Barland, Chronicon ducum Brabantiœ. Le Mire, in Eloy. Belg., et de Script, sœc. sextidecimi. André-Valère, Biblioth. Belg.

DORSANNE (.\ntoine), né à Issoudun, en Berri, mort l'an 1728, était docteur de Sorbonne et grand vicaire de Paris sous le cardinal de Noailles. Il fut un des principaux instigateurs des mesures que prit ce cardinal contre la bulle Vnigenitus. Aussi dès qu'il vit, en 1728, que larchevéque acceptait purement et simplement la bulle, il se retira à Ihôpital des Incuiables, où il mourut presque aussitôt de chagrin. On a de Dorsanne : 1" Règlement des petites écoles de Paris; 1725, in-12; — 2° Journal qui contient tout ce qui s'est passé à Rome et en France au sujet de la bulle Vnigenitus, depuis 1711 jusqu'en octobre 1728; 2 vol. in-4°, 5 vol. in-12, et avec des Kotes et un Avertissement par l'abbé Dupac de Bellegarde; 1756,6 vol. in-12. L'abbé Bourgoing de Villefore s'est beaucoup servi de l'ouvrage de Dorsanne dans ses Anecdotes ou Mémoires secrets sur la constitution L'nigenitu? ; 4730, 3 vol. in-42. Les deux ouvrages respirent d'un bout à l'autre l'esprit de parti. Voy. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. c/éfiér.

DORSCH ou DORSdHE (Jean-George), luthérien, né à Strasbourg l'an 1597, mort l'an 1659, fut pasteur à Ensisheim ; il professa la théologie à Strasbourg et à Rostock. Ses principaux ouvrages sont : 1" Heptas dissertationum historicotheologicarum de Spiritu Sancto in specie columbœ; — 2" de Inventione crucù, etc.; 1660, in-12; — 3° Biblia numérota, sive Index specialis in Vêtus et Sovum Testamentum ad singula omnium librorum capita et commuta; Francfort, 1694, in-fol.; — 4" Dissertatio de prophetia Énochi; Strasbourg, 1654, in-12; — o» de Auctoritate Ecclesiœ; — 6° de Voluntate D^i, gralia universali et scientia média : — 7» Thomas Aquinas exhibitus confessor veritatis Evangelicœ Augustana confessione repetitœ. Ce dernier ouvrage a été condamné par la S. Congrégation de Ylndex le 10 juin 1658; les précédents et tous les autres de Dorsch l'ont été le 10 mai 1757. Voy. la Nouv. Biogr. qénér.

DORTIA. Voy. Dorchester.

DORTOIR (Ùormitorium), galerie divisée en plusieurs cellules où les religieux dorment et habitent. On voit par le chap. xxii de la règle de Saint-Benoît que les anciens dortoirs n'étaient pas tous divisés par cellules. C'étaient quelquefois de grandes salles communes, où il y avait plusieurs lits éloignés les uns des autres de quatre à cinq pieds. Voy. Moléon, Voyage liturg.,T). 136.

DORiUEUM, ville épisc. delà Phrygie salutaire, au diocèse d'.\sie, sous la métropole de Synnade. On nen connaît que sept évèques, dont le premier, Athénodore, assista au concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 838. Richard et Giraud.

DORYMINI, père de Ptolérnée, que Lysias, général du roi de Syrie, envoya avec des troupes

pour ruiner le pays de Juda. Voy. l Machab., 111,38. ^

I. DOSITHÉE, qui se disait prêtre et de la race de Lévi , porta en Egypte la lettre des Phurim. c'est-à-dire très -probablement le livre d'Esther, traduit en grec à Jérusalem, et'envoyé aux Juifs comme une lettre. Voy. Esther, xi,'l, et les interprètes sur ce passage.

II. DOSITHÉE, un des officiers de Judas Machabée. 11 fut envoyé pour forcer la garnison que Timothée avait laissée dans la forteresse de Characa, au pays des Tubiénéens. Voy. II Machab., xii, 19.

III. DOSITHÉE, DOSITHÉENS. Les Juifs prétendent que Dosthaï ou Dosithée, fils de Janeus, vivait sous le règne de Sennachérib, et qu'il fut un des deux prêtres que ce prince envoya pour instruire la colonie des Cuthéens qu'il avait établie à Samarie, et que les lions dévoraient. Saint Jérôme, de son côté, fait de Dosithée le chef des Saducéens. Saint Épiphane veut que les Dosithéens aient été une quatrième branche d'hérétiques à Samarie; mais il n'en dit pas assez pour nous apprendre qui étaient ces hérétiques et d'où ils venaient. Plusieurs auteurs, parmi lesquels Philastre, ont prétendu qu'il y avait eu deux Dosithée : l'un qui avait vécu longtemps avant la venue de Jésus-Christ, et l'autre qui avait répandu sa doctrine au temps même du Sauveur. Mais l'opinion généralement reçue est qu'il n'y a eu qu'un seul Dosithée, que ce Dosithée vivait du temps de Simon le Magicien, et qu'il avait déjà son parti formé dans le pays de Samarie lorsque Jésus-Christ parut. On assure qu'il était Juif de naissance, et qu'ayant voulu se distinguer parmi les docteurs de sa nation par des explications nouvelles de la Loi, il fut rejeté de leur sein, et qu'alors il se jeta de dépit dans le parti des Samaritains, où il forma une secte qui affectait en tout une sévérité excessive ; car ils demeuraient, sans se remuer jusqu'au lendemain, dans la place et dans la posture où le jour du sabbat les surprenait; ils jeûnaient avec la plus grande rigueur et se privaient de tout ce qui avait été animé; ils blâmaient les secondes noces, et la plupart gardaient le célibat. Ils ne recevaient que les cinqlivres de Moïse et tenaient Dosithée, leur chef, pour le Messie. Lui-même s'appliquait les prophéties du Pentateuque que nous expliquons de Jésus-Christ. On s'accorde généralement à dire que Dosithée se retira dans une grotte, où il mourut de faim ; mais on est moins d'accord sur le motif de cette mort : les uns prétendent qu'il choisit ce lieu de retraite pour échapper à ses ennemis ; les autres veulent que ce fut pour faire croire à ses disciples qu'il était monté au ciel; d'autres enfin soutiennent qu'il mourut ainsi par esprit de pénitence et de mortification. Il y avait encore des disciples de Dosithée en Égvpte au vi« siècle. Voy. IV Rois, xvii, 24,25, 2"/, etc. Photius, Biblioth., Cod. 130. Hesesipp. apud. Euseb., Hist. eccles., 1. IV, c. xxii. Origen. contr. Cels., 1. I et VI. Clem., Constit. apostol., 1. V, c. VIII. Nicetas,l. I, c. xxxv. Euseb., Prœparat.. l.XI, c. m; l.XII, c. I.Epiphan., Hœres. XIII. Théodoret, Hœreiicor. FabuL, c. II. Hieronym., ad versus Lucif., c. vill. TertuL, de Prœscript., c. XLiv. Philastr., de Hœres. iv. D. Calmel, Diction, de la Hible. Pluquet, Diction, des hérésies. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théul. cuthol.

IV. DOSITHEE (saint), religieux en Palestme, vivait au vi» siècle. Se trouvant à Gethsémani, il fut si touché à la vue d'un tableau repi esentant l'enfer, qu'il se retira au monastère de bamt-

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Séride, où on le plaça sous la direction de saint Dorothée. Là il apprit l'humilité, la simplicité, l'obéissaiice et un renoncement complet à sa propre volonté. Il ne se trouve dans les Martyrologes que depuis le xvi« siècle, et encore n'est-il pas dans le romain. Sa Vie, écrite par un autre disciple de saint Dorothée , se trouve dans Bollandus, et en abrégé au commencement des instructions ascétiques de saint Dorothée son maître. Saint Dosithée est honoré le 23 février. Voy. Richard et Giraud.

DOSITHÉENS. Voy. Dosithée, n« III.

DOSMA-DELGADO ou plutôt DE OSMA DEL- GADO (Roderic), chanoine, né à Badajoz l'an 1533, mort en 1607, professa la théologie à Salamanque. Il était très -versé dans les langues mortes et vivantes. Ses principaux ouvrages sont : 1« de Auctoritate S. Scripturœ; Valladolid , 1594, in-4° ; — 2° Ad sanctorum quatuor EvanqeUorum cognitionem spectantia opéra ; Madrid , 1601, 2 vol. in-S»; — 3" Expositio sive Paraphrasts in sacros CL Psalmos et in Cantica canticorum ; ibid., in-4" ; — 4» Tratado del sacramento de la Penitencia , y calidades del confesor y pénitente; ibid.; — 5" de Theologia nativa, cum consideratione entis et qualitate propositionum ; — 6" de Computo eccksiastico ; — 7» Dialogos morales. Fo?/. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp., où on trouve la liste complète des écrits de notre auteur, et la Nouv. Biogr. génér., qui en indique un certain nombre.

DOT ou DOTATION RELIGIEUSE ( Dos), pension ou somme lixe qu'une fille donne pour être religieuse dans un monastère , et qui doit être employée à sa nourriture et à son entretien. Les saints décrets et constitutions des conciles se sont élevés de tout temps contre les conventions illicites dont le principal objet est de procurer de l'argent aux communautés. Mais il n a jamais été défendu, et ce n'est pas une simonie de donner de ses biens au monastère où on fait profession religieuse, pourvu que ces sortes de donations soient libres et volontaires, et qu'elles ne se fassent ni comme prix, ou en considération de la vèture ou de la profession , ni avec stipulation , soit de la part des personnes qui se font religieuses, soit de la part des monastères qui les admettent. Voy. le conc. II« de îsicée,le 1V« de Latran , can. 64. Le conc. de Trente, sess. XXV, c. III. Décret., 1. V, tit. III, de Simon., c. XXX. Thomas, in-4«, dist. 25, qusest. 3, art. 3, ad; 4. Hermant , Traité de la cond. canoniq. de l'Église pour la réception des filles dans les monastères; Paris, 1670. Les Principes de la perfect. chrét. et relig.; Paris, 1748, tom. II, p. 378 et suiv. Richard et Giraud. Le Dictioti. eccle's. et canon, portatif.

POTHAÏN ou DOTHAN , ville située à douze milles de Samarie , vers le septentrion, selon Eusèbe. Voy. Genèse, xxxvii, 17. IV Rois, vi, 13. Judith., IV, 5; vu, 3. Reland, Palœstina illustr., p. 741, 742.

DOUAREN. Voy. Duaren.

DOUBLET (Jacques), bénédictin , né l'an 1560, mort en 1648, fut doyen de l'abbaye de Saint- Denis. On a de lui : l» Histoire de l'ahhaye de Saint-Denis, en France, contenant les antiquités d'icelle, les fondations, prérogatives et privilèges; Paris , 1625, in-4" ; — 2» Histoire chronologique pour la vérité de saint Denis aréopagite, apostre de France et premier évesque de Paris ; ibid., 1664, in -4»; — 3» Histoire sacrée du glorieux protomartyr saint Estienne, grand archidiacre de Sion , etc. ; ibid., 1648, in-S"; cet ouvrage contient l'Histoire de la très -ancienne église de Saint -Estienne -des -Grès , des singu-

laritez de ladite église. Voy. la Nouv. Biogr. générale.

DOUCIN (Louis), jésuite, né à Vernon l'an 1652 , mort à Orléans en 1726, fut un zélé défenseur de la bulle Unigenitus. On a de lui : 1» Instruction pour les nouveaux catholiques ; Paris, 1585, souvent réimprimé ; — 2o Traité de l'usage du calice , ou de la communion sous les deux espèces; ibid. ; — 3" Lettres de controverse à divers ministres; ibid. ; — 4" Histoire du Nestor ianisme, précédée d'un traité de la divinité de J.-C, combattue par Nestorius et prouvée par saint Cyrille; 1693 et 1698, in -4»; — 5» Mémorial abrégé touchant l'état et les progrès du jansénisme en Hollande; Cologne, 1698, in-12; — 6" Histoire de l'Origénisme, etc.; Paris, 1700, in-4° et in-12; — 1° Addition à l'histoire du Nestorianisme, etc.; ibid., 1705. Foy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

DOUDEUVILLE (Dudeïlivilla). ancienne abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin, située au diocèse de Boulogne; elle dépendait de la congrégation d'Arouaise. Elle fut fondée, l'an 1099, par les barons du lieu où elle était située, et qui porte le même nom de Doudeuville. Voy. Richard et Giraud.

DOUGHTY (John), en latin Dougtœus, anglican, né à Worcester l'an 1607, mort en 1672, consacra ses études à l'interprétation des livres saints : il a laissé : Analecta sacra sive Excursus philologici brèves super diversis Vet. et Novi Testament! lacis. Subjiciuntur Northonii Knatchhulli Animadversiones in libros Novi Testamenti. Edit. secunda ; Amsterdam , 1694, in-4" ; ouvrage qui, au point de vue philologique, renferme d'excellentes interprétations.

DOUGLAS (Jean), éyèque anglican, né en 1721 à Pittenween, en Ecosse, mort en 1806, étudia à l'université d'Oxford, fut successivement chanoine de Windsor, gardien du muséum britannique, évèque de CarUsle, doyen de Windsor, évèque de Salisbury, a publié un grand nombre de pamphlets politiques, mais il est particulièrement connu par son Critérium des' miracles , 1753, in-8", où il réfute d'une manière victorieuse YEssai sur les miracles de Hume. Voy. Feller, Biogr. univers.

DOUJAT (Jean), jurisc, né à Toulouse l'an 1609, mort à Paris en 1688, fut reçu à l'Académie française l'an 1650, professa le droit canon au collège royal , et devint docteur régent de la faculté de droit de Paris. Il possédait un grand nombre de langues : le latin , le grec , l'hébreu, le turc, l'anglais, l'italien, l'espagnol. On lui doit plusieurs ouvrages d'histoire , de géographie, de droit civil et de droit canon; nous citerons seulement : 1" Spécimen juris ecclesiastici apud Gallos usu recepti ; Paris , 1671 , 2 vol. in-12 ; — 2» Synopsis conciliorum et chronologia Patrum, pontificum , imperatorum, etc.; ibid., 1674, in-12; — 3» Histoire du droit canonique ; ibid., 1677, in-12; — 4" Prœnotionum canotiicainm libri quinque; ibid., 1687, in -4», et 1697, in-4o; et Venise , 1742, 6« édit. ; — 5» J.-P. Lanceloti institutiones juris canonici ; ibid., 1670 et 1685, 2 vol. in-12; — 6° Joannis Ikirtis opéra canonica; ibid., 1656, in-fol. Voy. le Journal des Savants, février, 1689. Le Long , Biblioth. histor. de la France.

DOULAS. Voy. Daoulas.

DOULTREMÀN (Pierre), jésuite, né à Valenciennes, mort Tan 1656, fut un prédicateur distingué. Ses principaux ouvrages sont : 1» Tabula; vitarum cum beatorum, iuin illustrium viroi'um Societatis Jesu; Douai, 1622, in -8"; — 2" Traité des dernières croisades , etc.; Valen-

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