‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 682 sur 1220 · DOYE · texte numérisé non relu

DOYE

ciennes , 4632, in-l^ , et 1645 ; — 3» Amor increatus in creaturas effUsus; Lille, 1652, 5 vol. infol. ; — 4° des ouvrages historiques et plusieui'S traductions françaises. Vmj. André-Valère, Bihlioth. Be/g.. édit. de 1739, in- i», lom. II, p. 997. Richard et Giraud, DOUNOUS. Voy. Combes - DouNOUS.

I. DOUTE (Dubium)-, c'est la suspension d'un esprit flottant entre deux opinions contraires sans pencher vers l'une plus que vers l'autre, et sans savoir à laquelle il doit se déterminer. On distingue plusieurs sortes de doutes : 1° le doute spécuiatif. qui iegarde une chose prise en général , comme quand on doute s'il est permis de peindre ou de graver un jour de fête; 2" le doute pratiqueinent pi atique , qui regarde une chose considérée en particulier et avec toutes ses circonstances, comme si quelqu'un doute s'il lui est permis de peindre actuellement un jour de fête pour la décoration de l'éirlise; 3" le doute positif, qui a lieu lorsqu'on a des raisons également fortes pour croire qu'une chose est pennise ou défendue; 4» le doute négatif, celui de quelqu'un qui n'a point de raison ni pour croire qu'une chose est permise, ni pour croire qu'elle est défendue; 5° le doute de droit , par lequel on est incertain s'il y a une loi qui commande ou qui défend une chose ; 6" le doide de fait, par lequel on est incertain si l'on a commis l'action défendue ou omis celle qui est commandée; par exemple, si on a mangé gras le vendredi, ou manqué à la messe le dimanche. Quant aux règles à suivre dans le doute , voici les principales que fournit le droit canon : 1° In dubiis pro reo judicandum est ( Glos. inc, Cum tu, de Testib.) ; 2° Dubia verba secundum prœferentis inientionem sunt accipienda ut res potius valeat ouam pereat (C. Ambiguis, de Reo.jur.: C, Aboate, de Verb. signif.); 3» In re aubia auctoritas Ecclesiœ est requirenda (Palam, dist. 11); 4* In rébus dubiis absolute, non débet fiei-i sententia (C. Habuùse, dist. 33); 5" Cum injure tantum dubium emergit, uhi certum factum et personœ , tune consulenda est sacra Scriptura, et seniores provinciœ et Papa (C. Dequibtis , dist. 25; C. Quoties , 24, q. 1). Voy. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, enci/clnp. de In tlu'ol. cathol.

II. DOUTE EN MATIÈRE DE RELIGION. Ce doute peut se trouver dans un homme qui , par légèreté, par dissipation ou autrement, n'a pas cherché à s'instruire , ou qui , par une curiosité téméraire , a lu les livres des incrédules , sans avoir fait des études nécessaires pour démêler le faux de leurs sophismes; mais jamais on ne le rencontrera dans celui qui aura pris la peine d'examiner sérieusement et sans préjugés les preuves de la religion ; parce que ces preuves sont si fortes, si puissantes et si claires, qu'elles ne peuvent manquer de subjuguer entièrement tout esprit droit et sincère qui ne cherchera pas à s'aveugler volontairement. Quant à nous en particulier, nous croyons les avoir assez étudiées pour pouvoir affirmer qu'il n'y a pas une seule objection quelles ne puissent résoudre d'une manière satisfaisante. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., fait sur ce doute d'excellentes réflexions ; elles sont précédées dans redit, de Lille, 1844, d'un beau passage emprunté des Pensées de Pascal. Voy. aussi VEncyciop. cathol., qui a reproduit les réflexions de Bergier, mais sans le passage de Pascal.

DOUZI ( Duziocum ou Duodeciacuni ) , petite ville de France en Champagne , située au diocèse de Reiras. On y a tenu deux conciles : le premier l'au 871, où Ilincmar, évêque de Laon,

fut déposé , et le second , l'an 874 , contre les mariages incestueux etlesdéprédations des biens de l'Église. Voy. Regia, t. XXIV. Labbe, t. IX. Hardouin, tom. VI.

HOUZIEIAL (Duodecima ,Vesperœ , Vefpertinœ preces), nom donné autrefois aux vêpres, parce qu'on les disait douze heures après le lever du soleil , comme on appelait Prime l'office qui se disait le matin ; Tierce, celui qui se disait à la troisième heure après le lever du soleil ; Sexte, celui que l'on disait six heures après le soleil levé , et Norté-j celui qui se disait à la neuvième après le lever du soleil. Voy. Chastelain , Focabulnire hagioloyiqxie.

DOWN, probablement l'ancienne Dunum,\\\\Q épisc. d'Irlande, dans l'Ultonie citérieure , et capitale du comté de ce nom. Ce siège fut occupé par saint Patrice en 435 , et placé sous la métropole d'Armagh , dont il est encore suffragant. Son premier évêque, saint Cailan, y siégeait vers la lin du v» siècle. Voy. de Commanville, /fo Table alphabet., p. 94, au mot Dun'um. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 264.

DOXALIA. Voy. Absides, n» II.

DOXAPATER ou DOXOPATER (Jean), né en Sicile, a écilt conti'e les hérésies. On a de lui : 1" de Universa Christi œconomia ; — 2" de Secundo Adam Christo ; — 3° de Vita spirituali et angelica. Voy. Octave Gaétan, Isagoge ad Hisi. sacr. Siciil., cap. xlii.

DOXOLOGIA. Voy. Absides, n» I.

DOXOLOGIE , mot dérivé du grec, et qui signilie glorification. Les Grecs distinguent la grande et la petite doxologie; la première est ce que l'on appelle communément le Gloria in excelsis ; la seconde est le verset Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto. Les ariens, dès l'an 341 inventèrent trois autres doxologies favorables à leurs erreurs : Gloire soit au Père par le Fils dans le Saint-Esprit ; Gloire soit au Père datis le Fils et le Saint-Esprit ; Gloire soif au Père et au Fils dans le Saint-Esprit. Les Rubricains ont aussi désigné par ce mot la lin de chaque hymne où l'on rend gloire aux trois personnes de la sainte Trinité. Voy. Théodoret, Hist., 1. II, c. XIV. Philostorge , 1. III , c. xiii. Nicephor. Gregoras, Hist. Byzunt., 1. IV. Goar, in Eucholog. Du Cange, Glossar. grœcit. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et eccle's., tom. I", p. 667 et 697. Le Brun, Explicat. des cérém. de la messe, 1. 1*% p. 1(33. D. Macri Hierolexicon , ad Gloria ih' Excelsis et Gloria Patri. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.

DOXOPATER. Voy. Doxapater.

I. DOYEN (Decanus), celui qui est au-dessus des autres membres de sa compagnie. Il y avait dans l'Église plusieurs sortes de doyens : ceux des cathédrales ou collégiales , et ceux des curés, qu'on appelle doyens ruraux. Quoique les doyens fussent la première dignité dans la plupart des chapitres , cela ne leur appartenait pas par le droit commun , mais par la coutume qui réglait leur juridiction et toutes leurs fonctions. Le doyen d'un chapitre est celui qui se trouve à la tète du chapitre , soit comme le plus ancien en réception , soit comme le premier en dignité. Le doyen en dignité est celui qui , par le droit annexé à son bénéfice , a le titre et les prérogatives de doyen. Dans quelques chapitres, il y a un prévôt avant le doyen. Le doyen rural est un curé de la campagne qui a droit d'inspection et de visite dans un certain district du diocèse , apP^« doijenné rural. Voy. Gibert, Instit. ecclés.. P-l-^- Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XIX , p. 165 et suiv. L'abbé André, Cours alpfiabét. de

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