II. DRUSIUS (Jean VAN DER). Voy. Driesch, no5 1 et II
DRUSUS. Voy. Drus.
DRUTHMAR (Chrestien), moine bénédictin de Corbie, né dans l'Aquitaine, vivait l'an 860; il se rendit recommandable par sa science. On a de lui : l" Commentaires sur l'Évangile de saint Matthieu; Strasbourg, 1514, in-fol.; — 2" Commentaires sur V Évangile de saint Jean; — 3° Commentaires sur l'Evangile de saint Luc; ces ouvrages ont été imprimés dans la Bibliotheca Patrum ; Paris, 1639, et Lyon, 1677, tom. XV. Voy. Dom Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés., tom. XVIII, p. 686 et suiv. Richard et Giraud. Wette, dans le Diction, encyclop. de la théol . cathol.
DRUYS. Voy. Drusius, n» I,
DRUZBIEKI. Voi/. Drusbieki.
DRUZIPARA ou DRUSIPARA, ville épisc. de Thrace , dans la province d'Europe , au diocèse de Tlirace et sous la métropole d'Héraclée. On l'appelle aujourd'hui Me'sène. Quelques notices ecclésiastiques en font même un archevêché. Selon Richard et Giraud, on n'en connaît que deux évéques, dont le premier, Théodore, assista et souscrivit au cinquième concile général. Gaet. Moroni prétend que, d'après le P. Lequien, il y en a eu quatre, comme il dit aussi que De Commanville place Drusipara sous la métropole de Sparte; mais l'honorable écrivain italien confond Mésène avec Messène, ce que ne font pas les autres auteurs. Druzipara est aujourd'hui un évêché in partibus suffragant d'Andrinopolis, métropole également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I,p. 1132. De Commanville, /« Table alphabet., p. 156, au mot Mesene. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 272.
DUBO
DUBO
DRYANDER. Voy. Enzina.?.
DRYGOBITIA ou DRUGUBITIA, ville épisc.
de Macédoine, au diocèse de llllyrie orientale, érisrée en évèché au ix* siècle , soas la métropole de Thessalonique. On n'ei» connaît qu'un évèque, Pierre, qui se trouva au concile de Constantinople et v souscrivit au rétablissement de Photius. Voy. Lequien, Oriens Chrùt., tom. II, p. 9i. Richard et Giraud.
DRYMAS , DRYMOS. Voy. Drumos.
DRYOPOLIS. Vo>j. AiCHSTADT.
DUALISME, loy. Manichéisme.
DUALISTES. Voy. Manichéens.
DUAREN ou DOUAREN (François), jnrisc, né à Moncontour 1 an 1509, mort à Bourges en 1559, fut élève d'Alciat, et professa le droit à Bourges et à Paris. Parmi ses ouvrages nous citerons, comme appartenant à la science ecclésiastique : i° de Sacris Ecclesiœ Ministeriis ac Beneficiis, libri VIII ; Paris, 1551, in-4»; ibid., 1557, 1585 , in-8° ; léna , 1087 ; — 2" Pro lihertate Ercle.nœ GaUicanœ, ndversus Romanam Aulam, defensio Parisieiisis curice, Ludovico XI , Gallorum régi , quondam ohlata: Paris, 1551, in -4". On lit au sujet de ces deux ouvrages, dans Vlndex de Clément VIII : Prohibetur'hœc Defensio; Duareni vero Liber pervnittitur , si fuerit correctus. Les œuvres réunies de Duaren ont paru à Lyon, 1578, 2 vol. in-fol.. et à Genève, 1608, in -fol. Kôj/. De Thou, Hist.,\. XXIII. Sainte- Marthe, Eiog. doct. GalL, 1. I. Sponde, Aniial. 1559, n. 35. Taisand, Vies des jurisconsultes.
DUBLIN (Duf/linum, Eblena), ville archiépisc. d'Irlande, dans la province de Leinster, ou Lagenie. Ce siège, fondé au xi« siècle, fût érigé en métropole par Eugène III. Trois conciles ont été tenus à Dublin : le premier l'an 1176, le second l'an 1186 , et le troisième l'an 1518. Voj/. Mansi, tora. II, par 673. Hardouin, tom. IX. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XX, p. 273 et suiv.
DUBLIODL. Voy. Blioul.
I. DUBOIS (Gérard ou Girard), oratorien, né à Orléans lan 1029, mort à Paris en 1696, professa 1 "histoire ecclésiastique à la maison Saint- Honoré, puis à Saint -Ma^loire. Il acquit une telle réputation , que Mp de Harlay le chargea d'écrire l'histoire de l'Eglise de Paris. DulTois commença ce grand ouvrage, mais il n'en fit paraître que le premier volume, sous ce titre : Historia Ecclesiœ Parisiensis; Paris, 1690-1710, 2 vol. in-fol. Dubois a publié le 8« volume des Annales ecclésiastiques de France du P. Le Cointe ; ibid., 1683. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. V. Richard et Giraud, tom. V, p. 1157. La Nouv. Jiioar. nénér.
II. DUBOIS (Jacques), écrivain du xyti* siècle, a laissé : 1» un Livre de la vérité et de l'autorité sacrée contre ^Vittichius; 1656; — 2» un Dialogue théologique astronomique; 1652; — 3° Commentaire sur les Actes des apôtres. Voy. Kœnig.,5/hlioth. vêtus et nova.
III. DUBOIS (Jean), en latin Joamies a Bosco ou Boscius. surnommé Olivier, religieux célestin, mort en 1636. Il obtint du Pape la permission de quitter son couvent, et embrassa la carrière des armes. Plus tard il rentra dans son Ordre, et obtint la confiance du cardinal Séraphin Olivier, qui lui permit de porter son nom et ses armes, et qui lui tit obtenir l'abbave de Beauheu, de l'Ordre de Citeaux. Il était "trèséloquenl, et il avait des connaissances trèsétendues. On a de lui bon nombre d'ouvrages, parmi lesfjuels on cite : Floriacensis vêtus hihliotheca, henedictinn, sancta , apostolica. pontificia. cusarea, regia, franco-gallica, etc. ; Lvon , 1605^
in -8". Cet ouvrage curieux a été composé d'après des manuscrits de la bibliothèque du monastère de Fleury-sur-Loire,de l'Ordre de Saint- Benoit. Voy. Richard et Giraud.
rv. DUBOIS (Jean -Antoine), missionnaire, né à Saint -Remèze, dans l'Ardèche, lan 17fô, mort à Paris en 1848, un des directeurs du séminaire des Missions étrangères , membre des Sociétés asiatiques de Paris, de Londres, etc., se rendit dans le Mysore pour y prêcher le christianisme. Il conquit par sa charité et ses vertus l'affection des indigènes, et après trentedeux ans de séjour dans les Indes il revint en Europe. Outre des Lettres, l'abbé Dubois a publié : i° Description of the cliaracter, manners and customs of the people of India , and of their institutions religions and civil ; Londres, 1816, in-i"; l'auteur en donna une édit. française, avec des additions, sous le titre de : Mœurs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde: Paris, 1825, 2 vol. in -8"; — )t> Expose' de quelques-uns des principaux articles delà théogonie des Brahmes; Paris, 1852, in-8". Voy. le Journal Asiatique , an. 1848, tom. I", p. 466. Journal des Savants, an. 1826. La Biogr. génér.
V. DUBOIS (Philippe), docteur en théologie, né à Chouain vers lan 1636, mort à Paris en 1703, fut bibliothécaire de Le Tellier, archevêque de Reims. Outre qu'il a donné une édition de quelques poètes latins , et le catalogue de la bibliothèque sous le titre de : Bihliotheca Telieriana . 1693, in-fol., il eut beaucoup de part à celle des œuvres de Maldonat : Joannis Maldonati , societatis Jesu, presbyteri uc theologi prœstontissimi , opéra varia theologica; Paris, 1677, in-fol. Voy. Huel , Origin. de Laen, p. 410. Nicéron , Mémoires , tom. aVI. Richard et Giraud, tom. V, p. 116.
VI. DUBOIS - GOIBAUD ou DUBOIS DE LA COUR (Philippe), traducteur français, né à Poitiers l'an lt)26, mort à Paris en 1694, fut reçu à l'Académie française l'an 1693. Ses principaux ouvrages sont : 1" Discours sur les preuves des miracles de Moïse; Paris, 1672, in -12; — 2» les deux livres de saint Augustin, de la Prédestination des saints et du don de la Persévérance, trad. en français ; ibid., 1676, in-12; — .3° une traduction des Lettres de saint Augustin sur l'édition des bénédictins ; ibid., 1684; — 4" une trad. des Confessions de saint Augustin^ ibid., 1686 ; — 5» une trad. des Sermons de saint Augustin sur le Nouveau Testament; ibid., 16J4, in-»". Dubois-Goibaud a laissé , outre ces traductions, un ouvrage intitulé : Réflexions sur les prédicateurs ; Vans , i6^ , in-12. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XVI, p. 206 et suiv. Gibert, Jugetnent des Savants, tom. VIII, part. II, p. 426 et suiv. L'abbé d'Olivet, Continuât, de l'hist. del'Acad. franc. Goujet, BibHoth. franc., tom. II, p. 202. Ricîiard et Giraud, tom. V, p. 108 et suiv.
VIL BUBOIS DE LA COUR. Voy. l'art, précédent.
VIII. DUBOIS DE LA PIERRE (Louise -Marie de Laufernat ) , née en 1663 au château de Courteilles , en Normandie , morte l'an 1730 près de Vemeuil, fut élevée dans la religion protestante, qu'elle abjura avec sa famille. Son mari étant mort à la guerre, elle consacra le reste de sa vie à la piété et aux lettres. Au talent de la poésie cUe joignait le goût des études historiques; aussi lui doit -on dutiles recherches sur l'histoire de sa patrie. Nous avons d'elle : 1" l'Histoire du monastère de la Chaise- Dieu; — 2» V Histoire de la Maison de f Aigle. Cependant cette dernière histoire est attribuée