IV. AGNEAU PASCAL. Voy. Paqie
AGNEAUX (Jean- Baptiste d'), de Vienne,
bénédictin de la congréi^ation de Saint -Maur, né en 17*28, mort l'an 1792, a laissé, entre plusieurs autres ouvrages : 1" Lettres en forme de dissertation sur l'incrédulité: 1756, in -12; — 2" Point de vue concernant la défense de l'état religieux: 1757 et 1771, in-i2; — 3" Plan d'éducation , etc. ; 1709; — 4" Dissertation sur la religion de Moiitaiyne : 17.55.
I. AGNEL (saint), abbé, mort à Naples eu 59(j, est honoré le 14 décejiibre.
II. AGNEL. diacre, gardien de l'église de Sainte-Agathe, nommé archevêque de Ravenne l'an 558, et mort en 5<36, est auteur d'une lettre intitulée De ratione fidei ad Armeniuin , lettre qu'on trouve dans la Bi/iliothèffue des Pères df. l'Eglise, et qui est mentionnée par Théodulfe, évèque d'Orléans, dans son Traité du Saint- Esprit^ et par Énée, évèque de Paris, dans son Traité contre les Grecs. Voy., sur la méprise de Moréri et de Vossius à son sujet, ISour. Biogr. générale.
ACjNELLI (Joseph), jésuite, né à Naples en 1021 , et mort à Rome l'an 1706, a composé en italien un certain nombre d'ouvrages de piété, dont deux , la Settimona consacrata a san Giuseppe, vol. in-10, et le Catechismo anmuile, vol. in-4'\ ont été imprimés à Macerata, et les autres à Rome, in- 4". Voy. Moréri, édit. de 1759.
AGNELLO (André), de Ravenne , au i.x« siècle, écrivit l'histoire des évèques de sa ville natale sous l'inlluence de la haine personnelle qu'il nom'rissait contre les papes, et qu'excitait encore le schisme qui divisait alors les Églises de Ravenne et de Rome. Cet ouvrage fut publié, en 1708, par le P. Bacchini, bénédictin, qui l'enrichit de notes savantes, sous le titre de ; Agnelli, qui et Andréas , abhatis S. Mariœ ad Blakernas , site Vitœ pontificum Buvennat., etc. ;2 vol. in-4''. n a été réimpiimé par Muiatori dans son lecueil, Scriptores rerum italicarum , tom. II, part. 1''''.
I. AGNÈS (sainte) , vierge et martyre, n'avait que treize ans lorsqu'elle mourut à Rome pour
AGNU
AGON
le nom de Jésus-Chiist, lan 304, triomphant par une mort glorieuse de la faiblesse de son a^^e comme de la cruauté du tyran qui la tourmentait. Son nom a été inséré dans le Lanon de la Messe, et sa fête se célèbre le 21 janvier. F07. Prudence, dans Vhvmne 14 dex Couronnes: J. Maxime , de Turin ; Ruinart , Acfrs des Marti/rs-, et les Bollandistes, au 21 janvier.
II. AGNÈS (sainte), de Monte-Pulciano, en Toscane, reli2;ieuse de l'ordre de Saint-Dominique, naquit vers 1274, et mourat le 20 avril 1317. Ses vertus et les miracles dont Dieu 1 illustra pendant sa vie la firent canoniser par Benoit XIII en 1726. Voi/. Bollandus , Vie de sainte A an es.
III. AGNÈS. 11 y a plusieurs autres saintes de ce nom honorées par l'Église : 1» le 13 mai, la Uî- abbesse de Sainte-Croix , au vi« siècle ; 2° le 28 août, une abbesse de Mincelle, à Florence, et sœur de sainte Claire, morte et inhumée à Saint-Damien-d'Assise , vers 1255; 3» le 19 octobre, Agnès de Jésus, dominicaine, morte en 1634 ; 4» le 6 mars, une iille d'Ottocar, roi de iJohème, née à Prague en 1205, prit l'habit de Sainte-Claire en 1236, et mourut en 1281.
IV. AGNÈS ou AGNESIO, ANYÈS (Jean- Baptiste), prêtre, né à Valence (Espagne), mourut en 15.53. Il a laissé beaucoup d'ouvrages de piété et de littérature. Voy. André Scot et Nicolas Antonio, Bihlioth. Hispan. Le Mire, de Script, wi sœc; Escrittores delreynode Valenciu, pnr Vincente Ximeno, tom. I''^
AGNESI ( Marguerite-Gaétane-Angélique-Marie), naquit à Milan en 1718, et moumt en 1799. Elle était encore assez jeune, qu'elle savait le latin, le grec, l'hébreu, le français, l'allemand et l'espagnol. Elle abandonna les langues pour se livrer aux mathématiques et à la philosophie, qu'elle cultiva avec beaucoup de succès. Outre ses ouvrages scientifiques, elle a laissé : 1" Traité sur les vertm et les mystères de Jésus -Christ ; — 2" deux Paraphrases , l'une du traité de saint Laurent Justinien , de Sacro Connuhio ; l'autre du traité de saint Bernard , de Passione Christi. Agnési mourut en odeur de sainteté à Milan , dans un étabhssement fondé pour des femmes pauvres.
AGNINI (Fratres), Frères agneaux. On a nommé ainsi une branche des Frères Moraines dans le xv" siècle.
AGNOALDUS. Voy. Cagnoald.
AGNOÉTES ou AGNOÏTES (Agnoetœ ou AynnUd') ; on a donné ce nom à plusieurs sectes d'iiérétiques. Les premiers étaient disciples de Théophrone de Cappadoce , et s'élevèrent vers l'an 370. Voy. Nicéphore, hb. XII, cap. xxx. Les seconds parurent en 535,, et eurent pour chef Thémistius, diacre de l'Église d'Alexandrie. On les nomma aussi Thémistiens, Théodosiens, Jacobites. Voii. Baronius, Annal, ad ann.
I. AGNUS DEI , prière de la Messe , entre le Pater et la Communion , que le prêtre récite trois fois , en se frappant chaque fois la poitrine. Aux messes de Requiem, le prêtre ne se frappe pas la poitrine , et, au lieu de terminer par les mots doua ?robis pacem , il finit deux fois par dona eis requiem , en ajoutant sempiternam à la troisième. Le Vendredi saint, à la Messe des Présanctifiés , on omet entièrement YAgrius Dei. Voy. Jo. Veimanni , Dissertatio de Agno Dei peccata mundi tollente. Jo. Philip. Ileinii, Dissertatio de Agno Christi imagine. Gaet. Moroni, vol. I«r^ p. 132,133.
II. AGNUS DEI. Petits pains de cire que le Pape bénit solennellement le dimanche in albis,
après sa consécration , et ensuite de sept en s<»pt ans. Ces pains sont empreints de la figure d un af'neau portant l'étendard de la croix, origine de leur nom. Le Pape les distribue aux cardinaux, aux évoques et aux prélats; ceux que l'on donne aux laïques sont couverts d'une petite pièce d'étoffe afin qu'ils n'y touchent pas, parce qu'ayant été consacrés par le saint chrême, ils sont comparés aux vases sacrés. Cette coutume vient de l'usage où l'on était autrefois de distribuer par morceaux au peuple une certaine partie du cierge pascal, béni le Samedi saint. On recevait ces petits morceaux de cire comme un préservatif contre les prestiges du démon et contre les tempêtes et les orages. W;//. Sirmond, Notes sur Ennodius. Amalarius , Offic. eccles. A. Ciccarelli , Traité de l'Origine de la bénédiction et des vertus de l'Agnus Dei. Gaet. Moroni, vol. P^ p. 127-1:32. L'abbé André. Cours alphah. de droit rnnon, tom. I", p. 115-120.
ni. AGNUS DEI, petits reliquaires en forme de losanges qui sont ornés de petites figures de saints, de fils d'or et de franges de soie. Anciennement on mettait dans ces agnus Dei des reliques des saints; on se borne depuis longtemps à y déposer un morceau du cierge pascal avec une devise ou une sentence pieuse.
AGOARD et AGLIBERT (saints), étrangers venus d'au delà le Rhin vers le V siècle , et qui souffrirent le martyre sous les Vandales. Ils furent enterrés à Créteil, près de Paris.
AGOBART, AGOBERT, AGOBALD ou AGUE- BAUD, mort le 5 juin 840. En 813, Leidrade, archevêque de Lyon, le nomma son coadjuteur ; il lui succéda peu de temps après. On a de lui un traité contre Félix d'Urgel, qui avait été condamné dans le concile d'Aix-la-Chapelle, et phisieurs autres lettres , épitres ou traités.
AGONIE DE JÉSUS-CHRIST. Celse dans Crigène (liv. 11, n" 23), les Juifs dans le Munimen pdei (IPpart., ch. xxiv), et les incrédules modernes prétondent que Jésus-Christ, en approchant de la mort, a montré une faiblesse dont un homme courageux rougirait en pareil cas. Quand on considère l'ensemble du récit évangélique, on voit précisément le contraire. Le divin Sauveur, en elTet, qui avait prédit plus d'une fois à ses disciples sa passion et sa mort, venait à l'instant même de leur en parler de manière à montrer qu'il ne craignait ni l'une ni l'autre. Il nommait ses souffrances le moment de sa gloire, il ne tenait qu'à lui de les éviter. Au moment qu'il sait que ses ennemis viennent pour le prendre et le faire mourir, il se lève, éveille ses disciples, va au-devant des soldats, se présente à eux d'un air intrépide, les renverse par terre d'un seul mot , et leur fait sentir ainsi rpi'il est le maître de les exterminer ou de se livrer entre leurs mains. Par son agonie, Jésus-Christ prouvait son humanité réelle, et fermait par avance la bouche aux hérétiques, qui plus tard ont prétendu qu'il ne s'était incarné et n'avait souffert qu'en.apparence. Il nous apprenait encore que la répugnance naturelle de souiîrir et de mourir n est pas un crime quand elle est jointe à une parfaite soumission à Dieu. Enfin n'y a-t-il pas un extrême courage à marcher à la mort en la redoutant? l'o)/. Rorgier, Diction, de théologie.
I. AGONISANTS (confraternité des), société de pénitents qui portent, dans les cérémonies, un sac blanc et une mosette violette sur laquelle il y a un écusson représentant la Nativité de Jésus-Christ. Il n'y en a qu'à Rome, Leur principale obligation est de prier ou de faire prier pour ceux qui sont condamnés à mort par la justice.
AGRÉ