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VIII. EAUX SUPÉRIEURES. Voy. Exvx de l'abIme, n° IV

EBADI ou EBADIEN, nom d'une race d'Arabes chrétiens composée de différentes tribus qui s'établirent dans l'Irak- Arabi. Voy. Herbelot , Bihlioth. Orientale.

I. EBAL , en hébreu Hobal , huitième fils de Jectan. On croit qu'il peupla une partie de l'Arabie. Voy. Genèse, x, 28.

II. EBAL, lils de Sobal, un des descendants de Séïr le Horréen. Voy. Genèse, xxxvi, 23. I Paralip., i, 40.

EBANO (Placido), Sicilien, de l'Ordre des Clercs réguliers de Palerme, mort en 1683, gouverna longtemps la maison professe de Saint- Joseph de cette ville. Il a laissé : Brieve Prattica per l'oratione mentale; Palerme, 1676; cet ouvrage a été réimprimé sous le titre de : Esercifio spirituale per la matina e per la sera ; ibid., 1682. Voy. Moréri, Diction, histor. Mongitore, Bihliotheca Sicula. La Nouv. Bio^r. rjénér.

EBBA (sainte), martyrisée a Colignan vers l'an 870, était abbesse d'un couvent de religieuses. Les Danois, qui à cette époque désolaient l'Irlande, la brûlèrent, ainsi que ses religieuses, dans leur monastère. Voy. Baronius, Annales, ann. 870. Moréri, Diction, histor. La Soiiv. Bioqr. ge'nér.

EBBERT (Jean -Baptiste), bénédictin, né en .\utriche l'an 1664. professa le droit canon à l'université de Salzbourg. On a de lui : 1° Confix)versiœ selectœ ex universo jure; 1698, 1699, in-4°; — 2» Pax; 1700, in-4»; — 3° Jubilœum, 1700, in-fol. Voi/. la Sour. Biogr. yénér.

EBBES ou EBBON, EBOBE (saint), évèque de Sens , né à Tonnerre, mort l'an 750, appartenait à une famille noble. Il renonça à tous les avantages du monde pour entrer dans le monastère de Saint-Pierre-le-Vif, dont il fut élu abbé. Peu après il succéda à son oncle, Gœricus ou Géric, sur le siège épiscopal de Sens. Il termina ses jours dans un ermitage situé au village d'Arces. On dit que par ses prières il défendit Sens contre la fureur des Sarrasins. Les anciens Martyrologes du ix« siècle ne parlent pas de lui, ni' même le romain moderne. Quelques-uns marquent sa fête au 26 d'août. Sa vie se trouve dans les Acta Sanctorum Ord. Sancti Bpnedicii, tom. II, et dans la Collection des Bol- Inndistes , avec des notes de Jean Stiltin^. Voy. Biilteau , Hist. l>énnd., I. IV. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

__I. EBBON , archevêque de Reims, né vers l'an 775, mort à Hidelsheim l'an 851 , fut secrétaire de Lo\iis le Débonnaire, qui lui donna l'archevêché de Reiras l'an 816 ; plus tard Ebbon remplit diverses fonctions diplomatiques. L'an 822 il alla prêcher l'Évangile dans la Saxe et dans le Danemark, et il assista l'an 829 au concile de Pans. Malgré les bienfaits dont le roi ra%ait comblé, Ebbon seconda les entreprises que Lothaire tenta contre Louis; aussi* fut-il déposé et enfermé dans le monastère de Fulde. Dans la suite il se brouilla avec Lothaire lui-même, et il

se retira auprès de Louis le Gennaniquej qui lui donna l'évéché d'Hidelsheim. Ebbon a laissé : 1" Statuts ou Bèglements, imprimés à la suite de V Histoire ecclésiastique de Reims, par Flodoard; — 2" une Lettre à Halitgaire, évèque de Cambrai ; elle se trouve dans Flodoard , et à la tète du Pénitentiel de Halitgaire ; — 3» une Apologie de sa conduite, qui se trouve dans D. Luc d^chéry, Spicileg., tom. VII, p. 175-183, et dans la grande Collect. des conciles. Voij. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 89, col. 1, 2. La Nouv. Biogr. ge'nér.

lï. ÉBBON, bénédictin allemand, mort en 1139, est auteur de : Vita S. Othonis episcopi Bamhergensis , dans Canisius , Lectiones antiquœ, et dans les Acta Sanctorum ,\^ imWei. On croit que le IV* livre, qui contient les détails de la canonisation du saint évèque, est l'œuvre d'un écrivain plus récent. Voy. Fabricius, Biblioth. latina média: et infimœ œtatis. Feller, Biogr. univers.

ÉBÉDIÉSU. Voy. Abdiésu, n» II.

I. EBED-JESU, surnommé Bar-Bricha, mort l'an 1318, appartenait à des parents chaldéens de la secte nestorienne. Il fut d'abord pendant cinq ans évèque de Sigara et d'Arabie , et vers l'an 1290 on l'éleva au siège métropolitain de Soba et d'Arménie. On a de lui un certain nombre d'ouvrages indiqués dans la Nouv. Biogr. Le plus remarquable de ses ouvrages est intitulé : Epitome, ou Collection des canons des conciles : ces canons , traduits par Aloysius Assemani , ont été publiés par le cardinal Mai dans son recueil : Scriptorum veterum nova collectio, e Vaticanis codicibus édita, tom. X; Rome, 1825-1828. Voy. Bonetty, Table alphab., analyt. et rnisonnée de tous les auteurs sacrés et profanes, édités par S. E. le cardinal Mai; Paris, 1850.

II. EBED-JESU , fils de Jean , patriarche chaldéen , vivait au xvr siècle. L'an 1562 il vint à Rome pour faire confirmer son élection par le Pape et en recevoir le ftfdlium. C'était un homme profondément versé dans la connaissance des Pères grecs et latins, et dans les langues arabe , chaldaique et syriaque. Beaucoup de nestoriens lui durent leur conversion. Outre deux poèmes, il a laissé une Profession de foi dont on fit la lecture dans la vingt-deuxième session du concile de Trente. Voy. Assemani , Biblioth. Orient., tom. I", p. 358 et 359; tom. III, p. 3 et 325. Onuphr. Panvinius, Pa" IV Vita. Ciaconius , Vita Pontif. P. Stroza, Prœf. ad Disputationem de Chaldœorum dogmatibm. La Nouv. Biogr. génér.

I. EBELING (Christian), théologien et philosophe protestant, né à Bûckebourg l'an 1668, mort à Rinteln en 1716, professa la philosophie dans cette dernière ville. Ses principaux ouvrages sont : 1" Tract, de provocatione ad judicium Dei ;Lemso , 1708 et 1748, in-V; — 2" Enodatio j'uris divini decalogici ; Rinteln, 1710, in-8o; — 3" Disput. de consequentiis theologicis ; ibid., 1714, in-4°; — 4"' Ethtcœ christianœ compemlium ; 1715, in-8" ; — 5» Examen concilii Tridenlini; 1716, in-8°; — 6° Theologica homiletica; Rinteln, 1716, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. générale.

II. EBELING (Jean -Juste), théologien protestant , né à Êlze en 1715 , mort à Lunebourg l'an 1783 , fut nommé prédicateur à Garmessen, puis surintendant à Lunebourg. Il a écrit en allemand plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 1" Méditations religieuses, puisées dans le livre de la Nature et de l'Ecriture; Hildesheim, 1747, 4 vol. in-8»; — 2» Saintes vei-ttés de la foi chrétienne ; Lunebourg, 1748 et 1758, 2 vol. in-4»; 3» Péchés des hommes commis

ËBEft

ÊBÏO

sous le masque du culte ; Lemgo, 1748, iii-8". Voy. la Nnuv. Biogr. génér.

ËBER (Paul), protestant, né à Kissingen, en Francônie, l'an 1511, mort en 15C9, fut le secrétaire et l'ami de Mélanchthon , qu'il accompagna à la diète de Worms. Ses principaux ouvrages sont : 1" Expositio Evangeliorum ; — 2» Calendarium historicum; 1551, in -4°; — 3° Historia populi Judœi, a reditu Babylonico ad Hierosolymœ excidium, trad. en français sous le titre de : État de la religion et république du peuple judaïque ; Genève, 1561, in-o"; — 4» en société avec Major : Biblia Germanico- Lutina ; cette Bible se compose du texte allemand de Luther, et de la Vulgate latine modifiée d'après la version de Luther. Voy. la Nouv. Biogr. génér. Le Diction, etici/clop. de la théol. cathol.

\. EBERARI), disciple de saint Harwich, évoque de Saltzbourg, a donné la Vie de ce saint prélat, mort l'an 1054; on la trouve dans Canisius , Collect., tom. IL

II. EBERARD ou EVRARD (saint), archevêque de Saltzbourg, né vers l'an 1085, mort le 22 juin 1164, prit l'habit religieux dans le monastère de Saint-Michel, et fut choisi par Innocent II pour diriger l'abbaye de Bibourg , que ses frères venaient de fonder. 11 gouverna pendant quatorze ans ce monastère avec une sagesse consommée , et il montra en toute occasion une douceur et une charité inépuisables. Nommé archevêque l'an 1146, il fit briller davantage son humilité, son désintéressement et sa charité, et il demeura toujours fidèle au Pape légitime , que Frédéric Barberousse persécutait-. Sa vie , écrite par un de ses disciples, témoin d'une partie de ses actions , a été publiée par Canisius et par les continuateurs de Surius. Voy. Richard et Giraud.

III. EBERARD, moine de Saint -Mathias de Trêves, mort en 909, était inspecteur des écoles de cette abbaye. Il a composé les Vies des saints Eucaire, Valère et Materne, premiers évéques de Trêves. Voy. D. Calmet, Billioth. Lorraine.

IV. EBERARD ou EBRARD , ou EVERARD, de Béthune, vivait du xii« au xiii» siècle. On a de lui : 1» un Traité sur les premières paroles de l'Evangile de saint Jean : In principio ei^d Verbum; — 2° Anti-Hœresis , imprimé pour la première fois dans le lecueil de Gre tser , sous ce titre : Trias Scriptonim, adversus Waldensium sectam ; Ingolstadt, 1614, in-4o; on le trouve aussi dans la Bibliothèque des Pères de Lyon et de Cologne. Voy. Henri de Gand, de Script, eccl., c. LX.

V. EBERARD, archidiacre de Ratisboime, vivait au xiv^ siècle. Il a donné la continuation des Annales de Steron, laquelle se trouve dans Canisius , Collect., tom. I.

VI. EBERARD (Georges), jésuite, né à Munich ; mort l'an 1621 , a laissé : un Traité de la volonté de Dieu, de la Trinité et des Anqes; Dilingen , 1588.

EBERHARD (Jean -Auguste), philosophe et littérateur, né a Alberstadt l'an 1739, mort en 1809, exerça les fonctions de pasteur; il s'attira l'inimitié des théologiens de son pays pour avoir introduit le rationalisme dans la théologie. Outre des travaux purement littéraires et philologiques, on a de lui : 1» Nouvelle apologie de Sotrate, ou Examen de la doctrine du salut des païens; Berlin et Stettin, 1772-1773 et 1788, o* édit.; — 2" Introduction à la théologie naturelle; Halle, 1784, in -8°; — 3° Esprit du christianisme primitif; ibid., 1807-1808, 3 vol in-8''. Tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. Felier , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

EBERMAN (Vitus), jésuite, né à Rentweis-

dorf, dans le diocèse de Bamberg, l'an 1597, mort à Mayence en 1675. On a de lui : 1° ï Antimusée, ou Parallèle de l'Église vraie et fausse; Wûrtzbourg, 1659 ; — 2" Juste reproche aux luthériens de ce qu'ils accusent l'Église de Rome d'antictmstianisme; ibid., 1663; — 3° Vlrénique catholique opposé à celui d'Helmstndt ;Ma.yence, 1645 ; — 4" Anfarétiquc contre Béer , en allemand ; Wûrtzbourg, 1651 ; — 5° Bellarmini controversiœ rindicatœ ; ibid., 1661, in -4°. Voy. Richard et Giraud. Felier, Biogr. univers.

EBERMUNSTER (Aprimonasterium), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située dans l'Alsace, au diocèse de Strasbourg , et dans une ile formée parTIll au-dessous de Schelestadt;elle fut fondée au vii^ siècle.

I. EBERT (Jacques), né à Sprottau en 1549, mort l'an 1614, professa l'hébreu et la théologie à Francfort-sur-l'Oder, a laissé : i° Historia Juramentorum; Francfort, 1588, in-8° ; — 2o Institutio intellectus cum elegantia ; ibia., 1597 ; — 3" Electa Ilebrœa 750 a libro Rabbinico Michbar Rapheninim : 1630 , in-12 ; — 4° des Stances ou Quatrains, a la suite des Poemuta Hebraica de Théodore Ebert. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IL EBERT ou EBÉRTZEN (Pierre), théologien allemand, vivait dans le xvp siècle. On lui doit : 1° Défense contre les calvinistes staffortistes ; Tubingue, 1603, in -4"; — 2° Synopsis analytica SyngrammatisAnti-Zwingliani, etc. Foî/. la iVoww. Biogr. génér.

III. EBERT (Théodore), fils de Jacques Ebert, hébraisant allemand, mort l'an 1630, professa à Francfort-sur-rOder. Ses principaux ouvrages sont : 1° Chronologia prcecipuorum linguœ sanctœ doctorum, ab 0. C. ad suam usque œtatem; Leipzig, 1620, m-¥; — 2» Vita Christi, tribus aecunis rhythmorum quadratorum hebraicorum; ibid., 1615, in -4°; — 3° Animadversionum psalticat^um Centuria; ibid., 1619, in -4°; — 4° Eulogia jurisconsultorum et politicorum qui linguam hebraicam et reliquas orientales excoluerunt ; ibid., 1628; — 5» Poernata hebraica; ibid., 1628, in-8''. Voy. Felier, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. qénér.

EBERVIN, EVERVIN, EBROÏN, EBERWI- NUS , abbé du couvent des bénédictins de Saint- Martin de Trêves, vivait au xi"^ siècle. Il a laissé : \°Vita S. Magnerici, archevêque de Trêves, dans les Acta Sanctorum, tom. VI de juillet ; — 2» Vita Simeonis reclusi, dans Surius et dans les Bollandistes, au 1" juin. On lui attribue : 1° Acta Poponi, archevêque de Trêves de 1016 à 1047; — 2" Sermoues, liber de Pœnitentia, dejejunio, etc. Voy. Trithème, Catalog. de Scriptor. eccles. Fabricius , Biblioth. latin, med. et infiin. œtatis. D. Calmet, Biblioth. Lm^raine. Richard et Giraud.

ÊBIONITES ou ÉBIONIENS (Ebionitœ), hérétiques du is"" siècle de l'Église, ainsi nommés d'un mot hébreu qui signifie pauvres, parce qu'ils professaient la pauvreté apostoHque. Cette étyniologie parait du moins beaucoup mieux fondée que celle d'après laquelle les Ébionites tireraient leur nom d'un certain Èbion, leur fondateur, personnage dont l'existence est d'ailleurs fort aouteuse. Quoi qu'il en soit de cette question, les Ebionites avaient adopté en partie les erreurs des Nazaréens, auxquelles ils en ajoutaient quelques nouvelles qui leur étaient particulières. C'est ainsi, par exemple, qu'ils n'admettaient de l'Ancien Testament que le Pentateuque, et du Nouveau que l'Évangile de saint Matthieu, et encore après l'avoir corrompu, tandis que les Nazaréens recevaient toute l'Écriture renfermée dans le canon des Juifs. Ori-

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gène distingue deux sortes d'Êbionites : ceux qui croyaient que Jésus -Christ était né d'une vierge, comme le croyaient les îsazaréens, et ceux qui pensaient que sa naissance ne différait en rien de celle des autres iiornracs. Tout en se divisant en différentes sectes, qui se contredisaient dans leur croyance et dans leur morale, les Ébionites et les "Nazaréens se réunissaient cependant sur un point : ils reconnaissaient que Jésus-Christ était le Messie, preuve certauie que le divin Sauveur réunissait les caractères sous lesquels il avait été annoncé. Les Ebionites furent condamnés dans le concile de Gangres, tenu l'an 364 ou 365, selon plusieurs auteurs. Voy. TertuU., c/e Prœscript., c. XLViii, et de Came Chn'sti, c. xiv. Iren., 1. I, c. xxvi. Epiphan., Hceres. 19 et 30. August., de Hcer. Euseb., Hist. eccles., 1. III, c. xxvii. Théodoret., Hctieticor. fabuL, 1. II. Origen., Contr. Cels., 1. Il et V. Hermant, Hist. des Hérés., tûm. II, p. 110. Le P. Lequien, Dissert, sur saint Jean Damascène. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de thénl. Pluquet, Diction, des hére'sies. La Nouv. Biogr. génér., art. Ébion. Le Diction, encyclop. de la théol. caihol.

EBLENA. Foy. Dublin.

EBOBE. Voij. Ebbes.

EBORA. Voy. EvoRA.

EBORACUM. Voy. YORK.

EBRARD, de Béthune. Voy. Eserard, n» IV.

ÊBREUIL (Hhrolium), abbaye régulière de bénédictins non réformés située dans la ville du même nom, au diocèse de Clermont; elle fut fondée sous le règne de Lothaire, l'an 971. Voy. Richard et Giraud.

EBRCffi. Voy.ÉvREVX.

EBRODUNUM. Voy. Embrun.

EBROIC^. Voy. È\REUX.

EBROÏN. Voy. Ebervin.

EBUROVICUM. roy. Évreux.

ÉCAILLE (ORDRE DE L'), Ordre militaire institué en Gastille Tau 1318 par le roi Jean II. Les chevaliers faisaient vœu de mourir, s'il en était besoin, pour la défense de la foi. Voy. Justiniani, tom. II, c. L. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast.. tom. "VIII, p. 294.

ECBATANE, ville de Médie où Antiochus Épiphanc apprit la défaite de ses armées dans la Palestine. Le livre de Tobie met la ville de Rages dans les montagnes d'Ecbatane. Dans le lieu où s'élevait autrefois Ecbatane, on voit aujourd hui Hamadan ou Henidan , ville de l'Irak persique. Si l'on donne à Ecbatane (en hébreu Achmela ou Ahmeta, en grec Amatha et Ecbatann) une origine sémitique, ce qui semble plus naturel, il faut le dériver de l'hébreu Chômât ou Hamat, qui signifie forteresse, citadelle. Voy. I Esdras, vi, 2. Tobie, v, 8. Judith, 1,1. II Machab., IX, 3.

EGBERTUS SCHONAUGIENSIS. Voy. Egbert, nP VI.

ECCARDou AICARD, AICARDUS, AIKARD, ECHART, ECKARD, ECKHARD, ECKHART, donunicaiu allemand, mort Tan 1327, professa la théologie à Paris, au collège de Saint -Jacques , devint docteur en théologie à Rome, sous le pape Boniface "VIII , puis il fut provincial de son Ordre en Saxe l'an 1302 , en résidant à Cologne. On a de lui :lo Commentaria Sententiarum in IV libres; — 2» Postilla in Genesim; — 3» In Exodum;— 4» In Canticum canticorum ; — 5» In Sàpicntium; — 6"> In Evangelium Joannis; — 70 plusieurs autres ouvrajes indiqués dans la Nouv. Biogr. génér., art. Eckard ou Aicar- DUS. Quoique habile théologien , Eckard avança vingt-huit propositions qui furent condamnées

par 1 archevêque de Cologne, et ênèoite par Jean XXII le 27 mai 1329. Mais tout en défendant la lecture des écrits d'Eckard, ce pape déclara que l'auteur, avant de mourir, avait renoncé aux erreurs qui lui avaient été signalées. Voy. Fabricius, Biblioth. lat.med. et infim. œtu- ^2*. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdicator., t. I, p. 507. Trithem., Cataloa. de Script, eccles., n. o37. Raynaldi, Annal., aa ann. 1329. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la théol. caihol.,

art. ECKHART.

ECCETAN , père de Johanan, qui ramena cent dix personnes de la captivité de Babylone. Voy, I Esdras, viii, 12.

ECCHELLENSIS ou ECHELLENSIS (Abraham), savant maronite, né à Eckel, en Syrie, mort en Italie l'an 1664, était docteur en théologie et en philosophie, et professeur de langues orientales. 11 fut appelé à Paris en 1630 pour travailler à la Bible polyglotte de Le Jai. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages; nous citerons seulement : 1" S. Antonii magni epistolce viginti; Paris, 1641, in-S"; — 2» Concilii Nicœni prœfatio, etc.; ibid., 1645, in-S*; — 3" S. Antonii magni regulœ, sermones, documenta, admonitiones, responsiones et vita duplex; ibid., 1646, in-S"; — ipConcordantianationum christianarurii orientalium in fidei catholicœ dogmate; Mayence, 1655, in-S"; — 5" de Origine nominis Papœ... adeo de ejusprimatu. etc.; Rome, 1660 ; — 6° Catalogus librorum chaldœorum , tam ecclesinslicO' rura quamprofanorum. auctore Hahed-Jesu ; ibid., 1653, in-S". Voy. Assémani, Biblioth. Orient., tom. III, p. 3. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Le Dictionnaire de la théologie catholique.

ECGLÉSI ARQUE (Ecclesiarcha), officier de l'Église grecque dont la fonction, en quelques endroits, consistait à assembler le peuple à l'église.

EGCLÉSIASTE, en hébreu Qôhéleth, dont le vrai sens est proprement qui assemble, et par extension orateur, prédicateur, qui harangue en public. Ce livre, composé de douze chapitres, contient un tableau admirable de la vanité du monde; l'auteur conclut que, sur la terre, tout n'est que néant, et que le vrai bonheur consiste à craindre Dieu et à observer ses commandements. Il a toujours eu sa place parmi les livres divinement inspirés. On a prétendu y trouver des contradictions; mais les interprètes ont démontré que ces contradictions n'étaient qu'apparentes. Bien qu'il ne soit pas de foi que Salomon ait composé l'Ecclésiaste , les juifs et les chrétiens n'en ont jamais douté. Quant aux diflicultés que les critiques et les exégètes modernes d'Allemagne ont opposées à ce sentiment unanime, elles ne sont pas démonstratives; il faut avouer pourtant qu'il y en a de spécieuses. Voy. D. Calmet, Préface sur T Ecclésiaste. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés. tom. l", p. 241 et suiv. Bossuet, Préface sur le livre de l Ecclésiaste, § 1. Haneberg, Hist. de la révélation biblique. Le Diction, de la théol. caihol. J.-B. Glaire, Introd., etc. tom. IV, p. 174 et suiv., où l'on trouve la liste des principaux ouvrages des auteurs catholiques, protestants et juifs qui ont écrit sur l'Ecclésiaste.

I. ECCLÉSIASTIQUE, terme qui désigne les personnes et les choses qui appartiennent à l'Église. Les ecclésiastiques ont d'abord été appelés clercs; on comprend sous ce nom tous ceux qui se sont séparés de l'état de simple laïque pour se consacrer au service de l'Eglise. Voy. Clerc, Clergé. Labbé André, Coursai' phabét. de droit canon.

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