ECHA
ECKA
II. ECCLÉSIASTIQUE (L') est un des livres deutéro-canoniques de l'Ancien Testament. Ce titre , que les Latins lui ont donné , est un mot grec qui signilie livre en usage dans l'assemblée ou dans l'Église, ou qui instruit l'assemblée. Les Grecs appellent ce livre Sagesse de Jésus , fils de Sirach, ou simplement Sagesse de Sirach, ou bien enlin Ponaretos, livre de toutes vertus, parce qu'il contient des exhortations à la sagesse et a la vertu. L'Ecclésiastique, qui se compose de 51 chapitres, a été composé primitivement en hébreu. La plus ancienne version grecque de ce livre est celle qui a été faite par le petitfils de l'auteur sous le règne de Ptolémée Evergète, comme il nous l'apprend lui-même dans la préface qui est à la tète de son ouvrage. Les écrivains sacrés du Nouveau Testament, comme Huef l'a justement remarqué, ont emprunté plusieurs passages de ce livre. Bretschneider, auteur protestant et un des critiques les plus hardis de la nouvelle exégèse, avoue que les Pères de l'Église n'ont pas donné à l'Ecclésiastique une autorité inférieure à celle des autres livres canoniques ; qu'ils l'ont cité sous le nom d'Écriture, d'Écriture divine, de parole divine; qu'ils ont gratifié son auteur du titre de prophète, et que par conséquent ils lui ont reconnu une autorité canonique et divine. C'est à tort qu'on a prétendu que certains passages favorisent l'arianisme, certains autres la magie, la nécromancie , et qu'on y trouve des contradictions. Voj/. Deutéro- Canonique. Huet, Demonstr. Propos. IV, de Eccli. n. 6. D. Calmet, Diction, deja Bible. Le P. de Graveson, Traité latin de l'Ecriture sainte; Rome, 1715. D. Ceillier, Hist. des aut. sacr. et ecclés., tom. I, p. 262. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Introd., etc., tom. IV, p. 205 et suiv. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
m. ECCLÉSIASTIQUE (L'esprit) est une vertu par laquelle on fait avec, affection et facilité toutes les fonctions de l'Église auxquelles on est engagé par état. Les principaux traits auxquels on reconnaît cette vertu sont : une haute idée du ministère , l'exactitude à porter l'habit ecclésiastique, la haine et la fuite du monde , l'amour de l'étude, de la retraite, de la chasteté, l'aptitude aux sciences, l'application au travail, le désir ardent du salut des âmes, la conformité des mœurs avec le portrait que le concile de Trente fait des hommes vraiment ecclésiastiques. Vog. Conc. Trident., sess. XV, c. II, de Reformata l,(i Diction, ecclés. et canon, portatif.
ECCLËSIENS (Ecclesiani), nom odieux qu'on donnait aux partisans de l'Eglise dans les démêlés qui s'élevaient entre elle et les empereurs.
ECDAUMAVA, ville épisc. de la province de Lycaonie , au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Icône. On n'en connaît qu'un évêque, Apragmonius, qui fut représenté par Onésiphore d'Icone à l'action 6 du concile de Chalcédoine. Voy. Richard et Giraud.
ECHAIA, un des chefs du peuple juif qui, après la captivité de Babylone, signèrent au nom de toute la nation 1 alliance renouvelée avec le Seigneur. Voy. II Esdras, x, 26.