‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 711 sur 1220 · CARD · texte numérisé non relu

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IL ECKHARD (Arnold), philosophe allemand du xvu» siècle. Il professa la théologie, la physique et les mathématiques à Rinleln, et se rendit dans le Hanovre, où il fut nommé surintendant (évêque protestant). Outre des ouvrages sur la physique , il a laissé : Disputatio de causa efficiente peccati :\^lb.i in-4o. Voy.X&Ncniv. Biogr.

III. ECKHARD (Paul-Jacques), protestant, né à Jûterbock l'an 1693 , mort en 1753 . entra au collège des prédicateurs de Sainte -Sophie, et fut élevé au diaconat. On a de lui quatre ouvrages, dont : 1» Histoire ecclésiastique des Wendes, en allemand ; Wittemberg , 1739, in-8«; — 2" Vindiciœ D. Lutheriet Melanchthonis ab infumi ûictura cummendatorium Juterbocensium ; Juterbock, 1738, in-4o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IV . ECKHARD (Zacharie), protestant , né en Silésie, vivait du xvi* au wii* siècle. Outre des ouvrages historiques, il a donné : Conciliât iones locorum Scripturœ; 1601. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

ECKHART. Voy. Eccard.

ECKIUS ou ECHIUS , ECK (Jean), professeur de théologie, né à Eck, en Souabe, en 1486, mort à Ingolstadt en 1543. Sou vrai nom était Jean Mayer. Il s'appelait lui-même Majoris, et

il ajouta à son nom celui de sa naissance. Eckius combattit avec vigueur les doctrines de Luther, non-seulement dans ses ouvrages, mais encore dans les conférences de Leipzig et aux diètes d'Augsbourg et de Ratisbonne. On a de lui : 1" le Manuel des controverses ; Ingolstadt, 15iS,7« édit.; — 2" Chrysophrase ou Six centuries sur la prédestination; Augsbourg, 1514; — 3» Commentaire sur Aggée; Cologne, 1538; — 40 Postules ou Homélies sur les Evangiles du temps et des saints; Ingolstadt, 1531, et en latin, avec des Discours sur les sept Sacrements ; 1566 et 1580; — 5° une Apologie contre Bucer; Paris, 1543; — 6» deux Traités sur le sacrifice de la messe, dont l'un imprimé en 1626 , et l'autre , depuis , à Cologne ; — 7" un Traité sur la Pénitence; Venise , 1^5; — 8° une Lettre à Mélanchthon sur divers sujets ; — 9° une Lettre aux cantons suisses contre fhérésiede Luther et de Zwingle, écrile en allemand ; — IQo une Lettre touchant les études ; Ingolstadt, 1543. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

ECKLESTON ou ECLESON, franciscain anglais, vivait au xiv» siècle. Il a écrit Y Histoire de son Ordre. Voy. Possevin, in App. sacr.

ECLANE (Aclanum), appelée aussi Decimumquintum ou Quintodecimum , parce qu'elle était a quinze milles de Bénévent; ville épisc. érigée en évêché au y« siècle, sous la métropole de Bénévent. Comme elle a été ruinée au xi« siècle , son siège épisc, transféré d'abord à Frigento, a été uni à celui d'Avellino. Toj/. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 50.

ÉCLECTIQUE, ÉCLECTISME, dérivent dun mot grec qui signifie choisir. On appelle, en effet , ordinairement éclectiques les philosophes qui choisissent dans les divers systèmes les opinions qui leur paraissent les plus vraies ou les plus vraisemblables, sans adopter de système particulier; comme on nomme e'cfccfii^i? la philosophie même qui consiste â faire ce choix. On a donné le nom de philosophes éclectiques plus particulièrement aux philosophes du m* et du IV*' siècle de l'Église , parce qu'ils choisissaient dans les différentes sectes de philosophie ce qui leur semblait meilleur, sans pourtant s'attacher à aucune école, et de nos jours, en France, à un des écrivains les plus distingués, à M. Victor Cousin, qui, par l'enseignement d'un svstèrae à la fois éclectique et synthétique, et dominé d'ailleurs par les idées de Platon, de Plotin, de Schelling et d'Hegel, aboutit au panthéisme, quelque effort que fasse l'illustre écrivain pour s'en défendre. Quant au tableau d'imagination que des critiques modernes et des protestants ont tracé de l'éclectisme, aux impostures qu'ils y ont mêlées, aux calomnies qu'ils ont Jiasardées à cette occasion contre les Pères de l'Eglise, elles ont été solidement réfutées dans V Histoire critiaue de l'éclectisme ;iiyo,1\o\. in-12. Toî/.le Diction, de théol. de Bergier, édit. de Lille, 1844, où l'on trouve en particulier un exposé et une juste appréciation de la philosophie éclectique de M. V. Cousin. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

ECLESON. Voy. Eckleston.

ÉCLIPSE , moi dont on se sert communément pour exprimer les ténèbres {tenebra, en grec skotos) qui, à la mort de Jésus-Christ, couvnrent durant trois heures toute la terre , ou , selon Origène et plusieurs autres interprètes, la Judée et les pays voisins; mais ce mot est d'autant plus impropre, que la lune étant alors dans sou plein, ou, comme disent les astronomes , en opposition, ne pouvait naiturellejnent causer une

ÊCOL

ÈCOL

éclipse. Cette disparition apparente du soleil ne peut donc être qu'un fait miraculeux. Sans entrer dans l'examen de la manière et de la cause de ce grand événement, saint Jérôme dit que le soleil, pour ainsi dire, sensible à l'outrage que soulTrait le Seigneur et aux blasphèmes que les Juifs vomissaient contre lui, retira ses rayons pour ne plus les éclairer. Saint Léon parle à peu près de même. Le rationaliste Kuincel, expliquant ce passage de saint Matthieu, reconnaît qu'il ne peut s'agir ici d'une éclipse de soleil proprement dite, par la raison que nous venons de donner nous-méme ; mais il s'ettbrce, quoique en vain, d'expliquer le phénomène d'une manière naturelle. Voy. Ovi^en. ^ in Maith., homil. XXXV. Hieronym.jzra Matth. xvii, et in Amos, l , 3. Léo , Serm. X de Passione. D. Calmet, Dic- ■ iion. de lu Bible, et Comment, litt. sur S. Matthieu, xxvix,45.Bergier, Diction,de </ieo/.Richard

ËCOLAMPADE. Voy. Œcolampade.

ÊCOLAtRE ( Scholasticus ) , ecclésiastique pourvu d'une prébende dans une église cathédrale ou collégiale, à laquelle est attaché le droit d'institution et de juridiction sur ceux qui sont chargés d'instruire la jeunesse. Ils sont appelés itiaitres d'écoles , et, en d'autres endi'oils, escokits, scholastics ou chanceliers. Plus tard on appela écolâtre celui qui n'enseignait que la philosophie, et </ieo/o^fl/ celui qui professait la théologie. Voy. Joly, Traité Idstor. des écoles épisc. et ecclés., p. 16o et suiv. JWe'm. du clergé, tom. pf, p. 999 et suiv. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Le Diction, de la théol. cvthol.

ÉCOLATRERIE, dignité ou office d'écolâtre. Autrefois, en France, ceux qui en étaient revêtus avaient un rang supérieur au prébendier théologal, parce que depuis longtemps ils n'instruisaient plus par eux-mêmes, ils avaient seulement la supériorité et la surintendance des écoles, et, communément, le droit d'institution «t de juridiction sur les maîtres d'école de la ville , comme il est dit à l'article précédent ; mais c'était à l'exception de ceux que les curés avaient placés dans les écoles de charité des paroisses. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

I. ECOLE (Schola), terme qui se prend : i<) pour une secte; '2," pour une faculté ou une université; 3" pour l'instruction même; 4» pour le lieu public où l'on enseigne les sciences. Les Juifs prétendent qu'il y avait chez eux, même ayant le déluge, des écoles de science et de piété; mais cette prétention parait purement gratuite. {Voy., un peu plus bas, Écoles, nolV.) Dans les premiers siècles de l'Éclise , il y avait des écoles où l'on expliquait l'Lcriture sainte. La plus célèbre école de l'Orient est celle d'Alexandrie, dans laquelle Origène enseignait l'Écriture sainte , la philosophie et les mathématiques.Parmi les écoles d'Occident, on cite celles de Rome, de Carthage, de Poitiers, d'Arles, d'Orléans et de Paris. Dans les monastères et les pîiroisses, il y avait des écoles où l'on apprenait le psautier, la note, le chant, le comput et l'orthographe. Fo?/. Joly, Traité des écoles. Les Mém. ^u clergé, tom. I", p. 969 et suiv. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Le Diction, tcclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alpha h. de droit canon.

II. ECOLE ÉCOSSAISE. En transportant dans les sciences morales l'analyse et la méthode d'induction, plusieurs philosophes ont cru obtenir des résultats décisifs. S'appuyant sur les Ëiits (les faits psychologiques), l'école écossaise

répond mieux, eu ce sens, aux besoins du temps ; mais , incapable d'aller au delà du fait primitif, elle s'arrête devant les causes. Elle a donc besoin d'un complément. Le rationalisme est hors d'état de le lui fournir. Elle le sait, elle le dit; toutefois elle hésite à prononcer le mot révélation; l'orgueil l'arrête. Voy. le Diction, de théol. de Bergier.

I. ÉCOLES CHRÉTIENNES. Ce sont des écoles où les petits garçons reçoivent gratuitement une instruction très -chrétienne par des frères appelés Frères de la Doctrine chrétienne ou Frères de Saint- Yon, et vulgairement Frères ignorantins, ou simplement Ignorantins, c'est-à-dire qui instruisent les ignorants. Elles ont été fondées par Jean-Bapt. de La Salle, qui a institué la congrégation des Frères à Reims, en 1659. Il est faux de prétendre, comme quelques-uns le font, qu'il leur est défendu par leur règle d'avoir des pensionnats payants. Outre les petits garçons qu'ils instruisent pendant le jour, ils font le soir une classe pour les adultes.

II. ÉCOLES CHRÉTIENNES ET CHARITA- BLES DE L'ENFANT JÉSUS, communautés d'hommes et de lilles destinées à l'instruction de la jeunesse; leur premier instituteur est le P. Barré, minime, mort à Paris en 1686. Les uns et les autres vivent en communauté, sans faire de vœux. Ces maisons sont sous la protection du saint enfant Jésus et de la sainte Vierge ; aussi leurs principales fêtes sont celles de la Nativité du Seigneur, de la Pentecôte et de la Présentation de la sainte Vierge. Voy. leP.Hélyot, Hist. monast., tom. VIll, p. 233. Richard et Giraud.

III. ÉCOLES DE THÉOLOGIE. Dans la primitive Église, les écoles de théologie étaient la maison de l'évêque, qui expliquait lui-même à ses prêtres et à ses clercs l'Écriture sainte et la religion. Quelques-uns se déchargèrent de ce soin et le contièrent à des prêtres instruits. C'est ainsi que dès le ii"-' siècle Pantène, Clément d'Alexandrie, et ensuite Origène, furent chargés d'enseigner. De là sont venues, dans les cathédrales, les dignités de théologal et d'âcolâtre. Ces écoles sont restées dans les cathédrales et dans les monastères jusqu'au xn' siècle , où parurent les scolastiques. Albert le Grand, saint Thomas, saint Bonaventure,Scot, etc., firent des leçons publiques; les papes et les rois fondèrent des chaires particulières et attachèrent des privilèges aux fonctions de professeur de théologie. Dans l'université de Paris, outre les écoles des réguliers agrégés à la faculté de théologie, il y avait deux écoles célèbres, celle de Sorbonne et celle de Navarre. Dans le principe, ni l'une ni l'autre n'avaient de professeurs fixes et permanents. Les ecclésiastiques qui se préparaient à la licence y exphquaient 1 Écriture sainte , les Sentences de Pierre Lombard , ou la Somme de suint Thomas. Ce n'a été que sous François I" que les écoles de théologie ont pris une nouvelle forme , qu'elles ont conservée jusqu'en 1793, époque de leur destruction. Dans quelques universités étrangères, surtout en Flandre, comme à Louvain et à Douai, l'on a suivi encore l'ancienne méthode. Outre ces écoles de théologie, il y en a plusieurs autres qui sont devenues très -célèbres parmi les catholiques, comme celles de la Minerve et de la Sapience à Rome, celles de Salamanqueetd'Alcala. Les protestants ont eu autrefois celles de Saumur et de Sedan; celles de Genève, d'Oxford et de Cambridge ont encore aujourd'hui beaucoup de réputation parmi eux. Voy. Bergier, Diction, de théol.

ÉCOL

ÉCOS

IV. ÉCOLES DES JUIFS ou ACADÉMIES DES JUIFS. Quoique les Hébreux aient toujours étudié et enseigné avec beaucoup de soin les lois qu'ils avaient reçues de Moïse , on n'est pas en droit pour cela d'aftirmer que , dès avant le déluge, il y avait des écoles de science et de piété dont Adam, Enos et Noé ont été les premiers directeurs. 11 nest pas même certain qu'avant la captivité les Hébreux aient eu des écoles proprement dites , c"est-à-dire des écoles scientiliques, comme en avaient les Perses ; à moins quon ne veuille considérer comme telles les écoles des prophètes, qui durèrent, en effet, jusqu'à la captivité de Babylone. A ces écoles ou communautés de prophètes succédèrent les synagogues. Mais, outre les synagogues, il y avait chez les Juifs des académies ou écoles particulières, qui se multiplièrent infiniment dans la Judée depuis la captivité. Après le retour de la captivité, on vit en Israël les distinctions des sectes de Pharisiens, de Sadducéens, dEsséniens; on trouve aussi dans l'Évangile celle des Hérodiens. (Matth., xxii, It). Marc, m, 6 ; xii, 13.) Chacune de ces sectes avait ses écoles particulières. Quant à la méthode d'enseigner, le Talmud nous apprend que jusqu'au temps de Gamaliel on entendait la loi debout, mais qu'ensuite on s'asseyait. Saint Paul dit qu'il a étudié la loi aux pieds du docteur Gamaliel; et Philon rapporte que, dans les assemblées des Esséniens, les enfants sont assis aux pieds de leur maître, qui leur explique la loi et qui leur développe les sens allégoriques ou ligures à la manière des anciens philosophes. L'enseignement des docteui-s juifs avait principalement pour objet les questions les plus futiles, ces minuties ridicules dont les Talmuds sont remplis. Cependant, au milieu dune foule de choses ridicules, on y trouve traités des sujets qui ne sont point sans intérêt. Après la ruine de Jérusalem, les docteurs juifs se répandirent dans plusieurs villes de la Palestine, où ils fondèrent des écoles; et, après la chute de ces écoles, qu'on fixe vers le milieu du iii« siècle, les Juifs prétendent que leurs docteurs s'établirent au delà de l'Euphrate, où ils instituèrent de nouvelles écoles qui durèrentdepuis l'an "2*20 environ jusque vers l'année lOciÛ de l'ère chrétienne, où elles furent détruites par les Sarrasins. Du débris. de ces dernières écoles se formèrent celles d'Egypte , d'Europe. Voy. Marc, v, '2*2, 35, 3û, Luc, xili, 14. 1 Corinth., XI, 10. Talmud, tit. Meguilà. Philo, lib. Quod oninis urobus liber. Le P. Morin , Exercitut. Bibliçœ, I. II, exercit. II, c. i et m. U. Calmet,D/ction. de la Bible, et Dissertation sur les écoles des Juifs. J.-B. Glaire, Infrod., etc.,tom.II,p. 183, 184. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., art.

ÉCOLES (h.\LTES) des JUIFS.

'V. ECOLES-PIES (Les Pères des) ou les Pauvres de la Mère de Dieu, clercs réguliers institués à Rome vers l'an 1593 par le P. Joseph Casalanz, gentilhomme du royaume d'Ai'agon. Cette société commença par donner gratuitement l'instruction aux pauvres. L'an 1621, Grégoire XY la mit au rang des Ordres religieux. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Dicfion. de théol.

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