VI. ÉCOLES SECONDAIRES ECCLÉSIASTI- QUES. Voy. Sé>i1n.\ire
1. ÉCOLIERS (CONGRÉGATION DES), congrégation de chanoines réguliers près de Boulogne, établie par quelques écoliers de cette ville. Le cardinal Jacques de Vitry en parle avec éloge dans son histoire d'Occident. Voy. le P. Hélvot, Hist. monast., tom.lj, p. 257.
II'. ÉCOLIERS (VAL DES). Voy. Val, n» VU.
ECOLISMENSIUM {Civitas). Voy, hsoov-
LÊME.
ÉCONOMAT ou ŒCONOMAT, commission de celui qui est préposé pour avoir soin des biens ecclésiastiques. Voy. lart. suivant.
I. ÉCONOME ou ŒCONOME, personne préposée pour avoir soin de certains biens ecclésiastiques. Il y avait déjà des économes dans plusieurs églises d'Orient lorsque le concile de Chalcédoine prescrivit aux évéques d'en choisir un qui fût en état de gouverner, sous leiurg ordres, les biens ecclésiastiques du diocèse. Dans l'Église latine, les économes avaient le soin des revenus, et les archidiacres celui des fonds; les uns et les autres devaient rendre compte de leur administration à l'évèque même, à qui appartenait toujours la disposition des oblations et des dîmes, et même de certains fonds en usufruit ; c'est de là qu'est venu l'usage ainsi que l'établissement des bénéfices. En France, comme c'était le roi qui jouissait des revenus des évêchés vacants, en vertu de la régale, il nommait un économe laïque pour en percevoir les revenus. Voy. D. Macri Hierolexicon, ad voc, ,Œco- NOMUS. Le P. Thomassin, Discipline de l'Église^
Êart. 1 , 1. IV, c. xiv et xvii ; part. III , 1. IV, c. x. luperray, de la Capacité, 1. 1, c. xvi; 1. II, c. v. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Gaet, Moroni , vol. XXI, p. 50, 51.
II. ÉCONOME SPIRITUEL, nom donné autrefois à l'ecclésiastique qui était chargé de régir les églises des nommés aux bénéfices consistol'iaux non pourvus par la cour de Rome.
ÉCONOMIE ou (ECONOMIE, en grec oitiononiia, dans la Vulgate dispensatio , gouvernement. On se sert quelquefois de ce terme pour désigner la manière dont il a plu à Dieu de gouverner les hommes dans l'affaire du salut. Dans ce sens, on distingue Vancienne économie, qui avait lieu sous la loi mosaïque, d'avec la nouvelle, qui a été établie par Jésus-Christ. Saint Paul l'emploie quelquefois(Éphés., 1, 10, etc.); mais il s'en sert plus commnnément pour exprimer le gouvernement de l'Église confié aux pasteurs. (Coloss., I, 25, etc.) Il suffit de sentir la force et l'énergie de ce terme pour comprendre que le ministère des pasteurs ne se borne pas simpleT ment à enseigner ou à prêcher, et qu'il n'est permis a personne de l'exercer sans une mis^ sion spéciale de Dieu. Les protestants prétea-. dent que les anciens Pères de l'Église l'ont interprété quelquefois de manière à lui faire autoriser le mensonge ; mais Bergier a démontré, dans son Diction, de théol., qxxe cette prétention n'était nullement fondée.
ECOSSE, royaume d'Europe qui fait partie des lies Britanniques. D'après plusieurs auteurs^ l'Ecosse avait reçu l'Évangile dès le temps du
[)ape Victor, et saint Jérôme semble dire que es Pietés, habitants de la partie méridionale de ce pays, croyaient en Jésus-Christ sur la fin du IV» siècle. Bédé nous apprend que saint Ninien, instruit par le pape Damase, y avait prêché l'Évangile. Saint Colomban fut, en 565, l'apôtre de la partie septentrionale. U n'y eut d'abord aucun métropolitain en Ecosse; les évéques relevaient du Saint-Siège; mais Sixte IV érigea en 1471 les deux provinces de Saint- André et de Glasgow, Aujourd'hui l'Ecosse est divisée eo trois vicariats apostoliques, sous la désignation de districts de l'est, de l'ouest et du nord, ayant pour chefs-lieux respectifs Edimbourg, Glasgow et Aberdeen. Dans le xvi* siècle, le calvinisme y changea la face entière de l'État et y suppnna les évéchés ; mais le roi Jacques y introduisit U réforme anglicane dès qu'il fut siu- le trône, «i
ÊCUE