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SACRÉS

ÉCROUELLES, maladie dont la guérison est attribuée communément aux rois très-chrétiens, en vertu de l'onction sainte qu'ils reçoivent à leur couronnement. Guibert, abbé deNogent, rapporte que Louis VI, surnommé le Gros , touchait et guérissait un grand nombre de personnes atteintes de cette maladie, et Guillaume de Nangis rend le même témoignage à saint Louis et aux autres rois. Voy. Guibert, de Pignoribus sanctorum. Du Chêne, deScriptor.Hist. Francor. ,Xom. V, p. 309. Sainte-Beuve, tom. III, cas 170. Pontas , tom. l"^ au mot Écrouelles. Richard et Giraud.

ECSMIAZIN. Foî/.EscHMiAziN.

ECTHÈSE (Ecthesis), mot grec qui signifie exposition. C'est le nom donné à un édit fameux rendu l'an 639, par l'empereur Héraclius, en faveur du monothélisme. Voy. Monothélites.

Baronius , .4««a/., tom. VIII. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

ECU D'OR ou VERT, Ordre militaire qui, selon quelques auteurs, est le même que celui de Notre-Dame-du-Chardon. Voy. Chardon et André, n» XXXII.

ÉCUELLE ou ESCUTELLE (Scutella), terme qui, dans les anciens titres, se prend pour le

droit des pauvres dans les biens du roi, en forme de denier à Dieu et d'aumône. Voy. le Diction. tmiv. Richard et Giraud.

ÉGUY (L'). Voy. Lécuy.

EDBERT ou EÀDBERT (saint), évêque de Lindisfarne, en Angleterre, mort le 6 mai 718, succéda à saint Cuthbert l'an 688. Il, était profondément versé dans les saintes Écritures, et, pendant les retraites qu'il faisait deux fois par an, il entrait en commerce avec Dieu par la plus haute contemplation. Il gouverna saintement son Église pendant trente années. L'Église célèbre sa fête le 6 mai. Voy. Bède, Vie de saint CM///ier^ Richard et Giraud.

EDDIUS ou EDDUES (Etienne), moine et prêtre de Cantorbéry, vivait au viii" siècle. Il a donné la Vie de saint Wilfrid I", évéque d'York; on la trouve dans ^labillon , iv« siècle hénéd.. part. Il, p. 550, et part. IV, p. 671; et d'une manière plus complète dans Thomas Gale ou Galée, Recueil des écrivains; Oxford, 1691, in-fol.

EDDO , chef des Nathinéens qui étaient en captivité dans les monts Caspies. Esdras les lit inviter à retourner avec lui à Jérusalem. Voy. I Esdras, viii, 17.

EDDUES. Voy. Eddius.

EDE ou EDÉUS, ou .ffiDEUS, franciscain, grand prédicateur, né à Herefort en Angleterre, mort 1 an 1406, professa avec succès à l'université d'Oxford, et devint gardien du couvent de son Ordre à Erfort. Ses principaux ouvrages sont : l» Opuscula theoloyica, lib. I; — 1° In magistrum Sententiarum . lib. IV; — 3° Lecturœ in Apocalypsim ; lib. I ; — 4» Fasciculus virtutum et vitioimm, lib. I. Voy. Jolessasus , de Vir. illust. Wading, Bihlioth. Francise, ad ann. 1406, n. 2. Le P. Jean de Saint -Antoine, Biblioth, univ. Francise, tom. Il, p. 156.

EDEL (Louis), théologien catholique allemand qui vivait au xvii« siècle, a laissé : Relatio ad Urbanum VIII de Ecclesiœ statu; Francfort, 1630, 1654, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. géni'v.

EDELBERGA. Voy. Aubierge.

EDELMANN (Jean-Christian), esprit fort, né à Weissenfels en 1698, mort l'an 1767, fut longtemps indécis entre différentes sectes religieuses; mais il se déclara toujours contre le christianisme. Il travailla quelque temps à la Bible que J.-Fr. Haijg publiait à Berlebourg, et il y traduisit quatre Épitres de saint Paul. Parmi ses ouvrages , qui sont tous écrits en allemand, nofts citerons : i'^ Ve'rite's innocentes, ouvrage qui a pour but de prouver le peu d'importance de toutes les religions ; — 2» Mdise démasqué; 1740, — 3° Christ et Bélial: 1741, in-8» ; — 4" /a Divinité de la raison, etc.; 1741 ou 1742, in-8°; — 5° Profession de foi forcée: 1746, in -4"; — 6» Y Évangile d'Harenberg; 1747, in-S"!; cet ouvrage est dirigé contre les doctrines de ce théologien. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cntliol.

EDEMA, ville de Nephthali. Foy. JosuÉ, xix,

ÉDEMBOURG , EDEMBURROW. Voy. Edimbourg.

I. ÉDEN, mot hébreu qui signifie délices, et que la Vulgate a rendu tantôt par deliciœ , tantôt par voluptas, tantôt enfin par le terme même Eden. Or, lorsque dans le texte hébreu Eden a son premier e long, il signifie la contrée de l'Orient où se trouvait le Paradis terrestre, c'est-à-dire très-probablement dans l'Arménie, vers les sources de l'Euphrate, du Tigre, du Phase et de l'Araxe; car tous les caractères par

EDÈS

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