‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 715 sur 1220 · EDIT · texte numérisé non relu

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lesquels rÉcriture désigne la situation de ce lieu se rencontrent dans cette même contrée (Genèse, ii, 8-15; m, 23, 24. Ézéch., xxxvi , 35, etc.); mais quand il a ce premier e bref, il désigne une région de la Mésopotamie ou de l'Assyrie (IV Rois, xix, 12. Isaie , xxxvii, 12. Ézéch., XXVII, 23). Voy. les interprètes sur ces divers passages bibliques. Voy. aussi les Diction, hébreuj:. Huet, de la Situation du Paradis terrestre , édit. franc, ou lat. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théoL, art. Paradis. Le Diction, de la théol. cathol.

TI. ÉDEN, lévite, fils de Joah. Voy. II Paralip., XXIX, 12.

III. ÉDEN ou PARADIS, siège épisc. situé à l'orient de Tripoli , sous la dépendance des Maronites , et près du monastère de Saint-Serge et de Saint-Bacchus. On n'en connaît que trois évèques , dont le premier , Pierre , siégeait en 1404. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 92, 93. Richard et Giraud.

EDENIUS (Jordan-Nicolas), protestant suédois, né l'an 1624, mort en 1666, fut reçu docteur en 1661. Il a laissé : l» Dissertationes theokigicœ de Christi religionis venta te; Abo, 1664; — 2« Epitome historiée ecclesiasticce ; ibid., 1681. Voy. la .Vomi;. Biogr. génér.

i. EDER, ville située au midi de la tribu de Juda. Josué, xv, 21.

II. EDER (Tour d'), c'est-à-dire Tour du Troupeau, village situé près de Bethléem. (Genèse, XXXV, 21.) Le prophète Michée a pris cette expression pour désigner la ville même de Bethléem , et, dans le sens métaphorique , la race royale de David. Voy. Mich., iv, 8.

III. EDER, fils de Musi et frère de Moholi. Voy. I Paralip., xxiii, 23.

IV. EDER (Georges), jurisc. allemand, né à Freysingen l'an 1524, mort en 1586, devint conseiller de Ferdinand , roi des Romains , puis avocat fiscal en Autriche. Ses principaux ouvrages sont : 1° Œconomia Bibliorum. seu partitionum theologicarum lib. V, etc.; Cologne, 1568, in-fol. ; — 2° Cotnpendium seu epitome Catechisrni catholici; ibid., 1570 , in- 8" ; — 3» Discursus de Fide catholica; Budissin , 1571, in -8"; — 4° la Toison d'or de la société' et communauté' chrétienne, en allemand ; 1581 ; — 5o Maliens hœreticorum, de vanis falsorum dogmatum notis atque censuris libri duo; Ingosltadt, 1280, in -S"; — 6» Matœologia hœreticorum, seu summa hœreticorum fabularum, etc.; ibid., 1581, in-8" ; — 7° Partitiones catechisrni catholici ejus nimirum qid ex decreto concilii Trident., PU V pontif. max. jussu, ad parochos primum édita; ; Cologne , 1582. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

V. EDER (Henri), Allemand, a publié : Exemples de lu constance religieuse et des fraudes des hérétiques : Ingolstadt , 1615.

VI. EDER (Wolfgang), théologien allemand du xvii<^ siècle, a donné en allemand : Vie de saint François de Sales, tirée du français de Henri Maupas; Munich, 1674. Voy. la Nvuv. Biogr. génér.

EDESE (saint), frère aîné de saint Apphien, né en Lycie , mort en avril 306: ayant embrassé le christianisme par conviction ,' il souffrit la prison et les mines dans la Palestine , sous Galère Maxiraien. Dès qu'il eut recouvré la liberté il se rendit à Alexandrie , où Hiérocle , préfet d'Egypte, persécutait les chrétiens. Édèse lui reprocha sa cruauté , et le préfet, irrité , le fit jeter à la mer après lui avoir fait subir mille tourments. Les anciens Martyrologes placent sa fête au 5 avril , et les modernes au 8. Voy. Eusèbe, Hist. des martyrs de la Palestine. Hensche-

nius, Acta Sanctorum. D. Ruinart, kcta primorum Martyrum. Richard et Giraud.

I. EDESSE {Orpha ou Ourfu , Orsa), ville épisc. et métropolitaine de la province Osroëne; on l'appela d'abord Arach . puis Callirhoé ou Rhoè , et enfin Edesse, nom d'une ville de Macédoine dont les habitants s'y réfugièrent. Thaddée , l'un des soixante-douze disciples , y porta la foi, et le christianisme y était si florissant au iv« siècle, que Julien lApostat, allant en Perse , ne voulut point traverser cette ville toute chrétienne. Édesse acquit une grande célébrité par ses écoles savantes. Elle conserva la vraie foi jusqu'au temps de l'empereur Zenon, où le nestorianisme s'y glissa. Elle eut des évèques jacobites, dont le premier siégeait l'an 541. Édesse est actuellement le siège d'un évêque arménien , mais avec un mélange de Juifs et de Musulmans. Elle est en outre un archevêché in partibus, et les évêchés suffragants sont aussi des titres in partibus. Voy. Xssem-dni, Biblioth. Orient., tom. I". II et III. Lequien , Oriens Christ., t. II , p. 953,1315. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXI , p. 56 et suiv.

ÉDESSE , ancienne ville épisc. de Macédoine , située dans l'.Emathie, au diocèse de l'Illyrie orientale, sous la métropole de Thessalonique. On n'en connaît que cinq évêques , dont le premier, Isidore, souscrivit aux canons in Trullo. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 80. Richard et Giraud.

EDEU. Voy. Deu.

EDEUS. Voi/. Ede.

EDGAR ou ÉGDAR , dit le Pacifique, roi d'Angleterre, a publié en 967 : 1» des Lois et des Cotistitutions pour les ecclésiastiques ; c'est une espèce de rituel pour les curés ; — 2» un Discours à saint Dunstan, ai'chevéque de Cantwbéry, contre les désordres du clergé. Ces pièces se trouvent dans les conciles.

EDILBERGE. Voy. Ethelburge.

EDILBERT. Vot/. Ethei.bert.

EDILBURGE (Édilburgis). Voy. AUBIERGE.

EDILTRUDE, EDILTHRYDE est la même sainte quAndry. Voy. ce dernier mot.

EDIMBOURG ou EDEMBOURG, EDEMBUR- ROW {Edimburgum), ville épisc. d'Ecosse et capitale de ce pays. Ce siège fut établi par Charles I" l'an 1633 , sous la m^étropole de Saint- André. Le dernier évéque d'Edimbourg et le dernier prélat d'Ecosse, depuis l'abolition de lépiscopat en ce royaume, est Jean Rossi, mort en 1720. On a tenu deux conciles à Edimbourg : le premier en 1177, et le second l'an 1239. Voy. Wilkins, tom. I", p. 665. Mansi , tom. II, p. 1051. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 59 et suiv.

EDISSA , autrement Esther, nièce de Mardochée. Voy. E.sther.

EDISUANA, ville épisc. d'Afrique dont la province est inconnue. Elle est mentionnée dans la Conférence de Carthage, ainsi que son évéque Mi^gin. Voy. la Collect. Carth., cap. cxcviii.

EDITH signifie en hébreu témoignage. Les anciens rabbins donnent ce nom à la femme de Loth , parce que , changée en statue de sel , elle est un monument qui rend témoignage de son incrédulité. Voy. D. Calmct, Diction, de la Bible.

ÉDITHE (sainte), fille d'Edgar, roi d'.Angleterre , née l'an 961 , morte le 16 septembre 984, fut élevée à l'abbaye de Wilton, où elle vivait dans une grande abstinence , s'étudiant à se rendre conforme en tout à Jésus crucifié. Elle refusa constamment les abbayes dont son père voulut la charger, et elle fut assistée à ses derniers moments par saint Dunstan, aichevéque

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